Nuit – Bernard Minier

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XO – février 2017 – 525 pages

Pocket – février 2018 – 608 pages

Pocket – novembre 2019 – 608 pages

Quatrième de couverture :
Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base offshore. Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz. L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant. Au dos, juste un prénom : Gustav.
Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

Auteur : Bernard Minier, né en 1960, originaire de Béziers, a grandi au pied des Pyrénées. Contrôleur principal des douanes, marié et père de deux enfants, il vit aujourd’hui en région parisienne. Son premier roman, Glacé (2011), a reçu le prix du meilleur roman français du Festival Polar de Cognac. Le succès de ses romans suivants, Le Cercle (2012, prix 2013 des bibliothèques et médiathèques de Cognac) et N’éteins pas la lumière (2014), qui mettent à nouveau en scène Martin Servaz, fait de lui un auteur incontournable du polar français. En 2015, il accorde un peu de répit à son héros et publie un thriller indépendant, Une putain d’histoire, qui reçoit le Prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac 2015. En 2017, Martin Servaz reprend du service avec l’angoissant Nuit, suivi en 2018 par Sœurs, « un cauchemar écrit à l’encre noire ».

Mon avis : (lu en juin 2020)
Voilà une valeur sûre pour participer (en version de poche) au Challenge Pavé de l’été, devenu cette année 2020 le Challenge Pavévasion…
C’est le quatrième tome de la série « Martin Servaz »
Et cette fois-ci, Martin Servaz fait équipe avec une inspectrice norvégienne, Kirsten Nigaard. Chargée d’enquêter sur le meurtre d’une technicienne sur la plate-forme pétrolière en mer du Nord, au large des côtes de Norvège, elle découvre qu’un homme manque à l’appel : Julian Hirtmann, le tueur en série psychopathe insaisissable que Martin Servaz tente d’attraper depuis des années.
En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos où sur plusieurs d’entre elles, Servaz apparaît et sur une autre un enfant appelé Gustav est présent…
Retour à Saint-Martin-de-Comminges, cette ville fictive au cœur des Pyrénées dans ce thriller efficace et haletant. Hirtmann est toujours extrêmement noir et inquiétant, il apparaît, disparaît semant des indices, des fausses pistes… Et le lecteur n’est pas au bout de ses surprises !

Extrait : (début du livre)
Elle regarde sa montre. Bientôt minuit.
Train de nuit. Les trains de nuit sont comme des failles dans l’espace-temps, des univers parallèles : la vie tout à coup suspendue, le silence, l’immobilité. Les corps engourdis ; somnolences, rêves, ronflements… Et puis le galop régulier des roues sur les rails, la vitesse qui emporte les corps – ces existences, ces passés et ces avenirs – vers un ailleurs encore dissimulé dans les ténèbres.
Car qui sait ce qui peut advenir entre le point A et le point B ?
Un arbre tombé sur la voie, un voyageur malintentionné, un conducteur somnolent… Elle y songe sans vraiment s’appesantir, plus par désœuvrement que par crainte. Elle est seule dans le wagon depuis Geilo et – pour autant qu’elle a pu en juger – personne n’est monté entre-temps. Ce train s’arrête partout. Asker. Drammen. Hønefoss. Gol. Ål. Parfois dans des gares dont les quais auront bientôt disparu sous la neige, réduites à un ou deux baraquements symboliques, comme à Ustaoset, où est descendue une seule personne. Elle aperçoit des lumières, au loin, dérisoires dans l’immense nuit norvégienne. Quelques maisons isolées qui laissent leurs lampes de seuil allumées toute la nuit.
Personne dans le wagon : on est mercredi. Du jeudi au lundi, l’hiver venu, le train est presque bondé, essentiellement des jeunes et des touristes asiatiques, car il dessert les stations de ski. L’été, les quatre cent quatre-vingt-quatre kilomètres de la ligne Oslo-Bergen ont même la réputation d’être un des chemins de fer les plus spectaculaires au monde, avec ses cent quatre-vingt-deux tunnels, ses viaducs, ses lacs et ses fjords. Mais au cœur de l’automne nordique, par une nuit glaciale comme celle-ci, en milieu de semaine, il n’y a pas âme qui vive. Le silence qui règne d’un bout à l’autre de l’allée centrale, entre les rangées de sièges, est certes un poil oppressant. Comme si un signal d’alarme avait vidé le train à son insu.

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Déjà lu du même auteur :

glac_  Glacé  le_cercle Le cercle neteintpaslalumiere N’éteins pas la lumière

Petit bac 2020a
(6) Couleur

Resurrection Bay – Emma Viskic

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51dBT-NlJ0L Seuil – février 2020 – 320 pages

traduit de l’anglais (Australie) par Charles Bonnot

Titre original : Resurrection Bay, 2015

Quatrième de couverture :
Caleb Zelic, détective privé à Melbourne, est bien décidé à retrouver le meurtrier de son meilleur ami Gary, un flic intègre, retrouvé égorgé chez lui. Mais Caleb est sourd depuis l’enfance et lire sur les lèvres peut parfois porter à confusion… Il sait toutefois parfaitement lire les expressions et le moindre geste de ses interlocuteurs. De plus, Caleb n’oublie jamais un visage. Avec l’aide de son associée Frankie, ex flic alcoolo, il mène son enquête mais se fait brutalement agresser. Et Frankie disparaît. Blessé, aux abois, il se réfugie chez son ex-femme à Resurrection Bay, sa ville natale.
Alors qu’il commence à remonter le fil des derniers événements menant à la mort de Gary, il réalise que tous autour de lui ont quelque chose à cacher…

Auteure : Emma Viskic, clarinettiste professionnelle et professeure de musique, est désormais une auteure australienne de renom. Resurrection Bay l’a propulsée en tête des ventes dans son pays puis en Angleterre après qu’il a remporté le Ned Kelly Award en 2016 ainsi que le Davitt Award dans trois catégories.
Elle a étudié la langue des signes australienne (Auslan) pour concevoir son personnage principal, Caleb, que l’on retrouvera dans deux autres volumes.

Mon avis : (lu en juin 2020)
Voilà un polar venu d’Australie que j’ai accepté de recevoir grâce à Masse Critique Babelio.
C’est le premier tome d’une série de trois, mettant en scène le personnage de l’enquêteur Caleb Zelic, détective privé. L’originalité de cette série c’est que Caleb est malentendant et qu’il communique grâce à la langue des signes ou en lisant sur les lèvres. Il sait utiliser son apparente faiblesse comme un atout et son raisonnement est alors perspicace et clairvoyant car il a un sens de l’observation et du détail particulièrement développé.
Dans « Resurrection Bay, » Caleb enquête sur le meurtre de son ami d’enfance, Gary, un policier qui aidait Caleb, dans une enquête sur un cambriolage. Cet ami meurt dans ses bras, et la police commence à soupçonner Caleb. Avec l’aide de sa partenaire, Frankie, ancienne policière et ex-alcoolique, Caleb va partir sur les traces du tueur…
L’intrigue est assez classique, du rythme, des rebondissements, de la complexité qui est à la limite de donner quelques longueurs dans le milieu du livre mais heureusement le dénouement est convaincant.
Au cours de cette histoire, Caleb évolue vis à vis de sa surdité, car au début il refuse de l’assumer ouvertement, ce qui implique qu’il ne comprend pas toujours bien ce qu’on lui dit et son comportement peut prêter à confusion. Vers la fin, Caleb ose enfin demander à ses interlocuteurs de le regarder en face et d’articuler et à révéler le fait qu’il est malentendant.
Une enquête prenante et un enquêteur atypique et attachant que j’ai bien aimé suivre, lorsque les prochaines enquêtes de Caleb Zelic seront traduites, je les lirai avec plaisir.

Merci Babelio et les éditions Seuil pour cette découverte.

Extrait : (début du livre)
Caleb le serrait encore dans ses bras quand les secours arrivèrent. Complètement débile d’avoir appelé une ambulance : Gary était mort. Forcément. Difficile de respirer avec la gorge tranchée. Les urgentistes étaient apparemment de cet avis. Ils s’arrêtèrent net en voyant le carrelage de la cuisine inondé de sang, les yeux rivés sur le corps inerte de Gary qu’il tenait dans ses bras. Un homme et une femme. Ils arboraient un uniforme bleu et un air suspicieux. La femme parlait mais ses mots, trop informes pour qu’il puisse les saisir, lui échappaient.
– C’est trop tard, lui lança-t-il.
Elle fit un pas en arrière.
– Dites, mon vieux, vous avez un couteau ? Un objet tranchant ?
Elle parlait maintenant lentement et donnait à chaque syllabe une forme distincte.
– Non. Voyant que la tension ne quittait pas son visage, il ajouta : Ce n’est pas moi qui l’ai tué.
– Il y a quelqu’un d’autre dans la maison ?
– Non, mais les enfants de Gary vont bientôt rentrer de l’école. Il ne faut pas qu’ils voient ça.
Elle jeta un regard vers son collègue.
– Ok, est-ce que vous pourriez nous laisser examiner Gary maintenant ?
Il acquiesça mais il était incapable de bouger. Les ambulanciers échangèrent quelques mots avant d’approcher. Ils desserrèrent doucement son étreinte et déposèrent Gary sur le sol, cherchant du bout des doigts un pouls qu’ils ne pourraient jamais trouver. Du sang sur leurs gants. Il en avait sur lui aussi : ses mains et ses bras en étaient recouverts, son tee-shirt était trempé. Le tissu, encore chaud, lui collait au torse. Des mains le saisirent pour le relever et il parvint à marcher. Il traversa le salon, passa devant le meuble à tiroirs renversé, les coussins éventrés, le verre brisé, quittant l’effroyable vision de ce qui avait autrefois été Gary.

Agatha Raisin, tome 12 : Crime et déluge – M.C. Beaton

81cUoHp2mUL Albin Michel – juin 2018 – 324 pages

traduit de l’anglais par Sophie Alibert

Titre original : Agatha Raisin and the day the floods came, 2002

Quatrième de couverture :
Le bonheur conjugal est de courte durée pour Agatha, une fois de plus délaissée par son mari. Punition divine, un véritable déluge s’abat sur la région, plongeant le petit village de Carsley sous les eaux. C’est le moral dans les chaussettes et sous une pluie torrentielle qu’Agatha aperçoit le corps sans vie d’une jeune femme en robe de mariée, un bouquet à la main, flottant dans la rivière. Pour noyer son chagrin, Agatha n’a qu’une solution : se jeter à corps perdu dans une nouvelle enquête…
Avec plus de 450 000 exemplaires vendus, Agatha Raisin, l’héritière très spirituelle de Miss Marple version rock, a imposé sa personnalité loufoque et irrésistible. Vous reprendrez bien un peu de Worcestershire sauce dans votre thé ?

Auteur : Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton a été successivement libraire, critique de théâtre, journaliste et éditrice, avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne. Sa série Agatha Raisin a été adaptée à la télévision et a été diffusée en France en 2017.

Mon avis : (lu en mai 2020)
Pour tourner la page avec son mariage avec James Lacey, ce dernier parti dans un monastère en France, Agatha part se ressourcer à l’autre bout du monde au Chili, sur l’île Robinson Crusoé.
A son retour, un déluge s’abat sur la région, et le village de Carsley est inondé. Agatha est témoin d’une scène irréelle, celle d’un corps sans vie d’une mariée, un bouquet à la main, flottant dans la rivière… Évidemment, Agatha va se lancer dans une enquête à sa façon… Ni James, ni Charles ne sont là pour la seconder. Elle pourra compter sur l’aide de Roy, son ami londonien, puis celle de son nouveau voisin, John Armitage, auteur de romans policiers à succès, venu chercher le calme dans ce pittoresque village anglais. Les pistes sont nombreuses tout comme les potentiel.le.s coupables…
C’est toujours pour moi, une lecture distrayante dans une ambiance toute britannique !

Extrait : (début du livre)
C’était l’une de ces journées de grisaille où la bruine colle aux pare-brise et où l’eau, comme autant de larmes versées sur l’été enfui, ruisselle tristement sur les branches des arbres dénudés par l’hiver pour finir en flaques sur la route.

Agatha Raisin activa le désembuage de la vitre avant de sa voiture. Cette lugubre journée comptait un allié de poids : le gouffre noir qui emplissait son âme. Tandis qu’elle filait sur la route droit vers l’agence de voyages d’Evesham, une idée fixe tournoyait dans son esprit : ficher le camp… ficher le camp… ficher le camp.
La pauvre Agatha se sentait rejetée par la terre entière. Son époux l’avait laissée tomber, et pas pour une autre femme, mais pour Dieu. Résolu à entrer dans les ordres, James Lacey était en effet parti en France, dans un monastère, pour se préparer à sa nouvelle existence. Sir Charles Fraith, le fidèle ami qui l’avait aidée lorsque James avait disparu, venait tout juste de se marier à Paris, et il ne l’avait même pas conviée. Il avait fallu qu’elle tombe sur une brève dans le magazine Hello pour apprendre la nouvelle. Cerise sur le gâteau : une photo accompagnait l’article, montrant Charles avec sa nouvelle épouse, une Française du nom d’Anne-Marie Duchenne, petite, menue et jeune. L’air sombre, Agatha la quinquagénaire dévala à toute allure Fish Hill en direction d’Evesham, déterminée à laisser derrière elle à la fois l’hiver, les Cotswolds, le village de Carsely où elle vivait, cet insupportable sentiment de rejet et son cœur brisé. Non, pas son cœur. Car c’était aux tripes que la douleur s’attaquait, et non au cœur contrairement au cliché.


Déjà lu du même auteur :

Série Agatha Raisin

111279972  tome 1 : La quiche fatale  112115556 tome 2 : Remède de cheval

511YgPvGkHL tome 4 : Randonnée mortelle 

117060981 tome 3 : Pas de pot pour la jardinière 

Agatha_5 tome 5 : Pour le meilleur et pour le pire

51Pj39OW2mL tome 6 : Vacances tous risques : Bons baisers de Chypre

91fUANd3KcL tome 7 : A la claire fontaine  A1pFloaMoOL tome 8 : Coiffeur pour dames

91rBp5anMML tome 9 : Sale temps pour les sorcières 

71noJFQhAiL  tome 10 : Panique au manoir 

51Vi5M8c4FL._SL500_ tome 11 : L’enfer de l’amour

Série Hamish MacBeth 

81OT4JnMMqL tome 1 : Qui prend la mouche 81UeE6xHi-L tome 2 : Qui va à la chasse

81gvCw2nhKL tome 3 : Qui s’y frotte s’y pique

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Écosse

Petit bac 2020a
(4) Crime et justice

A la télé…

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Ce soir et jeudi prochain, « Dérapages », par Ziad Doueiri (« Baron Noir »)
série écrite par Pierre Lemaître d’après son roman « Cadres noirs »,
Diffusion : les jeudis 23 et 30 avril, à 20h55 sur Arte
L’intégralité de la série est en ligne du 16 avril au 13 mai

avec Éric Cantona, Suzanne Clément, Alex Lutz, Gustave Kervern, Alice de Lencquesaing, Louise Coldefy, Nicolas Martinez, Xavier Robic, Cyril Couton, Carlos Chahine

Un homme anéanti par le chômage, prêt à tout pour retrouver un emploi. Procès contre le système et le management déshumanisé, « Dérapages » est un thriller social haletant

 

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Victime 2117 – Jussi Adler-Olsen

Lu en partenariat avec Audiolib

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Audiolib – février 2020 – 14h45 – Lu par Julien Chatelet

Albin Michel – janvier 2020 – 576 pages

traduit du danois par Caroline Berg

Titre original : Offer 2117, 2019

Quatrième de couverture :
Le journal en parle comme de la « victime 2117 » : une réfugiée qui, comme les deux mille cent seize autres qui l’ont précédée cette année, a péri en Méditerranée dans sa tentative désespérée de rejoindre l’Europe.
Mais pour Assad, qui œuvre dans l’ombre du Département V de Copenhague depuis dix ans, cette mort est loin d’être anonyme. Elle le relie à son passé et fait resurgir de douloureux souvenirs.
Il est temps pour lui d’en finir avec les secrets et de révéler à Carl Mørck et à son équipe d’où il vient et qui il est. Au risque d’entraîner le Département V dans l’œil du cyclone.
Qui est Assad ?
Victime 2117 est la réponse.
Cette enquête est son histoire.

Auteur : Abonné aux premières places des listes de best-sellers dans le monde entier, on ne présente plus le Danois Jussi Adler-Olsen : lauréat du Ripper Award en 2015 (prix européen du polar), du Prix Boréales du polar nordique 2014 pour l’ensemble de la série du Département V, Grand prix polar des lectrices de Elle 2012 pour Miséricorde, prix « Laurier d’or » des libraires au Danemark et prix Clé de verre (meilleur polar scandinave) pour Délivrance.

Lecteur : De formation théâtrale – il a fréquenté le cours de Jean-Laurent Cochet – Julien Chatelet a incarné le rôle de l’inspecteur Portal dans Les Cordier, juge et flic. Artiste complet, il tourne dans de nombreux courts-métrages, est réalisateur et chanteur de rhythm’n blues.

Mon avis : (écouté en mars 2020)
Tout commence au sud-est de l’Île de Chypre où Joan Aiguader, journaliste pigiste espagnol, est témoin de l’arrivée de réfugiés sur la plage d’Ayia Napa et de la découverte du corps flottant en deux eaux de la 2117ème victime ayant péri en Méditerranée depuis le début de l’année. Il s’agit de Lely Kabaki, une  Syrienne âgée d’environ 70 ans. Les photos et l’article de Joan feront le tour du monde.
Au Danemark, le jeune Alexander de 22 ans, ne quitte plus sa chambre depuis longtemps, il passe ses journées à jouer devant l’écran de son ordinateur. Depuis quelques temps, il appelle anonymement l’inspecteur Gordon du Département V et lui annonce que dès qu’il atteindra le score de 2117 points, il tuera ses parents et d’autres personnes…
Enfin, Assad, l’un des membres du Département V dirigé par Carl Mørck, est le personnage principal de cette intrigue, car dans son ancienne vie, il connaissait la victime 2117 et il va se plonger dans son passé douloureux avec l’aide ses collègues…
Je ne vais pas en raconter plus sur cette intrigue à multiples visages qui dévoile la vie passé d’Assad, le membre le plus mystérieux du Département V et qui est l’occasion de traiter des sujets d’actualité comme la guerre en Irak, la crise des réfugiés, terrorisme islamiste…
Cette 8ème enquête du Département V nous fait voyager au delà de Copenhague, de Chypre en Espagne, en passant par Moyen-Orient pour finir en Allemagne. L’enquête est rythmée, captivante et les personnages de l’équipe toujours attachants. Je ne suis pas une fidèle de cette série, mais j’ai toujours du plaisir à la retrouver.
Le lecteur est très agréable à écouter, rendant le livre toujours plus palpitant !

Merci Pauline et Audiolib pour cette enquête danoise pleine de surprises…

Extrait : (début du livre)
Une semaine avant que la famille d’Assad ne quitte Sab Abar, son père l’avait emmené se promener dans le capharnaüm du souk. Les échoppes regorgeaient de pois chiches, de grenades, de boulgour, d’épices aux couleurs criardes et de volailles caquetantes attendant le fil de la hache. Il s’était arrêté, avait posé les mains sur les épaules maigres de son fils et l’avait scruté longuement de son regard noir et profond.
« Écoute-moi bien, mon fils, lui avait-il dit. Longtemps, tu rêveras de ce moment et il se passera de nombreuses nuits avant que le désir de retrouver tout cela ne s’estompe de ta mémoire.
Mais je t’en conjure, regarde bien autour de toi pendant que tu le peux encore, et emporte tout ceci pour le conserver éternellement dans ton cœur. Est-ce que tu comprends ? »
Assad avait serré plus fort la main de son père et avait hoché la tête pour lui faire croire qu’il comprenait.
Mais ce jour-là, Assad n’avait pas compris ce que son père avait voulu lui dire.

Déjà lu du même auteur :

Miseracorde_audio Miséricorde l'effet papillon L’effet papillon

9782367624150-001-T Promesse

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Petit bac 2020a(3) Crime et Justice

L’usurpateur – Jørn Lier Horst

Lu en partenariat avec Folio

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Folio – février 2020 – 448 pages

Gallimard – mars 2019 – 448 pages

traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier

Titre original : Hulemannen, 2013

Quatrième de couverture :
Un homme mort depuis quatre mois retrouvé devant sa télé allumée ; un autre dans une forêt de sapins avec, dans la poche, un prospectus sur lequel la police retrouve les empreintes d’un tueur en série américain, c’est bien plus qu’il n’en faut pour lancer Line Wisting, journaliste à VG, et son père William, inspecteur de la police de Larvik, dans des enquêtes dont ils ne peuvent mesurer les conséquences. À quelques jours de Noël, par moins quinze et sous la neige, va s’engager une des plus incroyables chasses à l’homme que la Norvège ait connues.

Auteur : Ancien inspecteur de la police, Jørn Lier Horst figure parmi les auteurs les plus vendus en Norvège. L’usurpateur est le troisième tome des enquêtes de William Wisting publié après Fermé pour l’hiver (2017) et Les chiens de chasse (2018). 270 000 exemplaires ont déjà été vendus dans dix-huit pays.

Mon avis : (lu en février 2020)
Ce livre est le 9ème tome de la série William Wisting, dont seulement les 7ème, 8ème et 9ème enquêtes ont déjà été traduites en français. Pour ma part, c’est le premier roman policier de cet auteur que je lisais et c’est une bonne découverte.
Un homme est retrouvé, chez lui, devant sa télévision allumée, mort depuis 4 mois. C’est un voisin de l’inspecteur William Wisting, et la police conclue à une mort naturelle.

Line Wisting, journaliste à VG, et fille de l’inspecteur, décide de faire un article sur Viggo Hansen, ce voisin solitaire et dont personne s’est inquiété pendant plus de 4 mois. 
Quelques jours plus tard, un autre cadavre est retrouvé dans une plantation de sapins, vu son habillement et l’état du corps, il semble être là depuis l’été précédent. Il s’agit d’un meurtre et la police retrouve dans l’une de ses poches, un prospectus sur lequel il y a les empreintes d’un tueur en série américain… 
Les enquêtes de la fille et du père avancent parallèlement avec leurs surprises et rebondissements… Une lecture agréable et rythmée malgré les conditions météorologiques hivernales et glaciales.
Merci les éditions
Folio pour cette enquête norvégienne bien menée.

Extrait : (début du livre)
Assis dans son fauteuil, l’homme mort était totalement desséché. Il avait les lèvres lacérées. Ses dents découvertes étaient jaunies, noircies, son crâne parsemé çà et là de touffes de cheveux poussiéreux, sans vie. Des os pâles luisaient sous la peau de son visage. Ses doigts étaient rabougris, noirs, gercés.

William Wisting passa en revue les autres photos qu’avait prises l’agent de la police technique et scientifique. L’homme n’avait pas été très grand de son vivant, mais la rétractation des tissus et la putréfaction aidant, son corps paraissait encore plus petit.
Le dossier était intitulé Viggo Hansen. Les photos présentaient l’homme sous différents angles. Il examina les diverses images de ce corps presque momifié. D’ordinaire, les dossiers photographiques le laissaient de marbre. Accoutumé à la mort, il avait développé une capacité à se distancier des impressions visuelles. Plus de trente années dans la police lui avaient fait voir tant de cadavres qu’il ne les comptait plus. Mais ce cas-ci était différent. Non seulement parce qu’il n’avait jamais rien vu de semblable, mais parce qu’il connaissait l’homme dans le fauteuil. Ils étaient quasiment voisins. Viggo Hansen habitait dans le virage, trois maisons plus loin, où il était resté mort pendant quatre mois, sans que Wisting ou un quelconque voisin ne s’inquiète pour lui.
Il s’arrêta sur une vue générale du salon, prise de la cuisine. Dos tourné au photographe, l’homme était devant sa télé. Le poste était allumé, car il l’était toujours quand la patrouille de police avait forcé la porte d’entrée.

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Norvège

Hamish Macbeth, tome 3 : Qui s’y frotte s’y pique – M. C. Beaton

81gvCw2nhKL Albin Michel – octobre 2019 – 252 pages

traduit de l’anglais par Marina Boraso

Titre original : Death of a Cad, 1987

Quatrième de couverture :
Obligé de remplacer un policier local dans les confins inhospitaliers de Cnothan, Hamish a le mal du pays et de sa chère Priscilla… mais, il est à peine arrivé que l’homme le plus détesté du village est assassiné et jeté en pâture à un élevage de homards qui n’en font qu’une bouchée avant d’être expédiés vers les restaurants les plus chics de Londres. Pour retrouver son village, Hamish Macbeth devra affronter l’horrible inspecteur-chef Blair et sa charmante voisine (l’un bien décidé à couvrir l’affaire, l’autre à le séduire !)… et débusquer l’assassin.

Auteur : Née à Glasgow, M.C. Beaton (1936-2019), après avoir été libraire puis critique de théâtre, journaliste et éditrice, a finalement pris la plume pour devenir auteur à succès figurant parmi les plus lus de Grande Bretagne. Elle a notamment écrit deux séries de romans policiers best-seller, la saga des Hamish MacBeth et la série des Agatha Raisin.  

Mon avis : (lu en février 2020)
Pour remplacer un policier local, Hamish Macbeth a été envoyé avec son fidèle chien, Towser, loin de son village et de ses moutons, dans les confins inhospitaliers de Cnothan. L’accueil de la population est assez froid… Avec sa nature flegmatique, Hamish prend peu à peu ses marques et fait la rencontre des différents habitants, qui sont plus ou moins accueillants. Ainsi,
Hamish fait la connaissance de Mainwaring, un anglais antipathique qui cherche les conflits avec tous. Ce dernier est venu porter plainte, Mrs Mainwaring, aurait été attaquée près du cimetière par trois sorcières…
Quelques jours plus tard, un squelette est retrouvé en pleine nature, au milieu un cercle de pierres. Dans le même temps, Mr Mainwaring a disparu.
Hamish Macbeth va mener son enquête jusqu’à l’arrivée du toujours horrible inspecteur-chef Blair qui cherche toujours à se valoriser et à mettre Hamish sur la touche…

Pour se sortir de sa solitude, Hamish va se lier avec sa belle voisine Jenny, une artiste canadienne tellement aimable !
Une série
pleine d’humour, facile à lire et toujours distrayante !

Extrait : (début du livre)
L’agent Hamish Macbeth se trouvait à bord de l’autocar de campagne qui l’emportait loin de Lochdubh – loin des côtes ouest du Sutherland et du petit poste de police qui était aussi son foyer. Son chien Towser, un énorme corniaud au poil jaunâtre, posa sa grosse patte sur son genou, mais il ne le remarqua même pas. Avec un soupir, Towser se hissa sur le siège à côté de son maître et se mit lui aussi à contempler le paysage.

Le chauffeur, nouveau dans le métier, ne voulait surtout pas se laisser intimider par l’uniforme d’Hamish. Aussi grommela-t-il par-dessus son épaule :
— Les chiens montent pas sur les banquettes, ici.
Mais Hamish se borna à lui retourner un regard si vide, si hébété, que le conducteur, un Écossais des Lowlands qui tenait tous les Highlanders pour des demeurés consanguins, jugea inutile de polémiquer.
Il faut avouer que, dans les moments de déprime, Hamish n’avait rien qui puisse démentir cette réputation. Du jour au lendemain, les ordres de sa hiérarchie l’avaient arraché au bonheur de sa douillette existence à Lochdubh pour l’expédier à Cnothan, un village rural dans le centre du Sutherland, où il devrait remplacer quelque temps le sergent MacGregor. Il avait eu beau prétexter une vague de criminalité à Lochdubh, le bobard n’avait convaincu personne : protéger ici ou là une femme battue, et coffrer un ivrogne tous les deux mois ne passerait jamais pour un pic de délinquance. Il fut donc obligé de fermer momentanément le poste de son village et de prendre le bus pour se rendre à Cnothan, car le sergent MacGregor avait exigé qu’il entretienne son véhicule.
Hamish détestait le changement presque autant que le travail. À Lochdubh, il élevait un modeste troupeau de moutons à deux pas du poste de police, sur une parcelle en fermage qu’il avait confiée à un voisin pendant son absence. Entre les revenus de l’élevage, le braconnage et les prix qu’il remportait lors des compétitions estivales de cross, il arrondissait confortablement ses fins de mois. Tout ce qu’il pouvait mettre de côté, il l’envoyait à ses parents et à ses frères et sœurs, qui vivaient dans le Cromarty. Une fois installé à Cnothan, il se doutait bien que les affaires ne seraient pas aussi florissantes.
Dans ces régions, les petits fermiers exerçaient toujours une deuxième activité, le produit de leurs terres ne leur permettant pas de subvenir à leurs besoins. Ils travaillaient donc en parallèle comme postier, forestier ou commerçant, voire, dans des cas plus rares, comme agent de police.

Déjà lu du même auteur :

Série Agatha Raisin

111279972  tome 1 : La quiche fatale  112115556 tome 2 : Remède de cheval

511YgPvGkHL tome 4 : Randonnée mortelle 

117060981 tome 3 : Pas de pot pour la jardinière 

Agatha_5 tome 5 : Pour le meilleur et pour le pire

51Pj39OW2mL tome 6 : Vacances tous risques : Bons baisers de Chypre 

91fUANd3KcL tome 7 : A la claire fontaine 

A1pFloaMoOL tome 8 : Coiffeur pour dames

51SoADXo3OL._SX342_ tome 9 : Sale temps pour les sorcières

71noJFQhAiL  tome 10 : Panique au manoir

51Vi5M8c4FL._SL500_ tome 11 : L’enfer de l’amour

Série Hamish MacBeth 

81OT4JnMMqL tome 1 : Qui prend la mouche  81UeE6xHi-L tome 2 : Qui va à la chasse

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Écosse

Petit bac 2020a(2) Personnage célèbre

Ne te perds pas en chemin – Margaret Mizushima

Lu en partenariat avec les éditions Belfond

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Belfond – janvier 2020 – 352 pages

France Loisirs – octobre 2017 – 336 pages

traduit de l’anglais (États-Unis) par Chloé Royer

Titre original : Stalking Ground, 2016

Quatrième de couverture :
Agent de police dans l’unité cynophile de Denver, Mattie Cobb est appelée en urgence dans sa ville natale de Timber Creek : Adrienne Howard, la petite amie du shérif adjoint, a disparu. La jeune femme travaille dans le luxueux spa local, mais aussi dans les ranchs alentour, où elle prodigue des soins aux chevaux de course.
Accompagnée de son fidèle berger allemand, Robo, Mattie peut compter sur l’aide de Cole Walker, un ami vétérinaire fraîchement divorcé. Mais l’enquête est plus périlleuse qu’elle n’y paraît et, en plongeant dans le passé d’Adrienne, Mattie réalise bientôt que ce sont ses propres démons qu’elle va devoir affronter.
Les épaisses forêts enneigées du Colorado n’ont pas fini de livrer leurs secrets. Et le danger guette ceux qui s’aventurent trop près de la vérité…

Auteure : Autrefois orthophoniste, Margaret Mizushima a poursuivi son exploration des mots sous un angle plus artistique grâce à l’écriture. Passionnée de nature et d’animaux, elle vit dans le Colorado entourée de chats et de chiens et vient souvent en aide à son mari, à la tête d’un cabinet vétérinaire. Après Les Sentiers de l’oubli (2019), Ne te perds pas en chemin est son deuxième roman publié en France.

Mon avis : (lu en janvier 2020)
L’originalité de ce roman policier c’est que l’héroïne Mattie Cobb est lieutenant de police dans une unité cynophile. Elle enquête donc avec l’aide de Robo, son fidèle berger allemand. Tout en suivant l’enquête de Mattie Cobb, le lecteur de découvre les dessous de ce métier et la complicité qui unit le chien policier et son maître.
L’intrigue se situe à Timber Creek, une petite ville du Colorado. Adrienne Howard, la compagne de Brody, shérif adjoint de la ville a disparu. Ce dernier va faire parti des premiers suspects et va devoir s’éloigner de l’enquête…
Une intrigue assez classique, assez simple, l’auteure s’est plus attachée à développer la psychologie de ses personnages principaux et secondaires, Mattie Cobb et Robo, Brody, mais aussi Cole Walker, un ami vétérinaire, qui élève seul ses deux filles… Les forêts enneigées du Colorado et la nature font également parties de l’histoire.
C’est la deuxième enquête de cette série, et si l’occasion se présente, je n’hésiterai pas à lire la première « Les Sentiers de l’oubli » publié en mars 2019.

J’ai passé un bon moment en compagnie de Mattie et Robo.

Merci Claire et les éditions Belfond pour cette découverte très plaisante.

Extrait : (début du livre)
Une goutte de sueur perla sur le front du lieutenant Mattie Lu Cobb, derrière la visière de son casque. Elle inclina légèrement la tête en arrière pour l’empêcher de couler dans son œil, et constata qu’il n’y avait pas un nuage à l’horizon. Il faisait très chaud à Denver pour un mois d’octobre – beaucoup plus chaud qu’à Timber Creek, où les forêts et les prairies absorbaient en partie les ardeurs du soleil. Ici, en ville, les rayons qui se réverbéraient sur le bitume transformaient les rues en véritables étuves.
Elle dirigeait une équipe chargée d’arrêter les cambrioleurs d’une bijouterie de Cherry Creek Mall qui avaient été repérés dans ce parc industriel du sud de Denver. D’après
les rapports qu’elle avait lus, ils étaient au moins deux, peut-être trois, et armés. Ils avaient abandonné leur véhicule, une Dodge Intrepid, sur le parking avant de disparaître dans le dédale des entrepôts. Mattie comptait sur le flair de son chien de détection, Robo, pour les retrouver.
Ses trois coéquipiers, qu’elle avait rencontrés le jour même, se déployèrent en éventail derrière elle. Armés de fusils d’assaut M-16, ils avaient pour noms de code Red, Blue et Green. Mattie, quant à elle, disposait d’un Glock 17. Elle leur fit signe de s’approcher.
« Il y a quatre rangées de trois bâtiments chacune, disposées en rectangle. On n’a qu’à les appeler rangée 1, 2, 3 et 4, en partant de la gauche. Ensuite, on numérote les bâtiments en commençant par la rangée un : bâtiment 1, 2, 3… »
Elle désigna les bâtiments un par un en comptant jusqu’à douze.
« Pour le moment, on se contente de suivre Robo. Des questions ? »
Elle attendit un instant, puis alluma l’émetteur radio accroché sur son épaule et s’adressa au sergent qui les supervisait.
« Brigade canine au rapport. On est prêts.
— Bien reçu, brigade canine. Allez-y. »
Mattie joua des épaules pour disperser la tension accumulée dans ses muscles. Sous son gilet en Kevlar, elle suait à grosses gouttes.
Concentre-toi. Ne te laisse pas distraire. Et surtout, observe ton chien.
Robo, un berger allemand de quarante kilos en gilet pare-balles et harnais de recherche bleu, se tenait debout à côté d’elle.
« On va travailler ? » lui lança-t‑elle d’une voix aiguë afin de stimuler son instinct de chasseur.
Il se dressa sur les pattes arrière, surexcité. Elle détacha la laisse de son harnais et la fixa à la ceinture qu’elle portait à la taille : elle savait que son chien lui obéirait, mais aussi
qu’il préférait être libre de ses mouvements pour mieux traquer sa proie. L’instinct de Robo était parfois la seule chose qui préservait Mattie d’une mort certaine, et elle se
le rappelait chaque jour qu’ils passaient ensemble.
Elle leva la main pour lancer les opérations.
« Allez, Robo. Au travail. »
Le chien sur les talons, elle ouvrit la portière passager de la Dodge et désigna le siège.

Agatha Raisin, tome 11 : L’enfer de l’amour – M.C. Beaton

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Audible – juillet 2018 – 6h48 – Lu par Françoise Carrière

Albin Michel – juin 2018 – 360 pages

traduit de l’anglais par Marina Boraso

Titre original : Agatha Raisin and the Love from Hell, 2001

Quatrième de couverture :
Qui a dit que l’amour c’était le paradis ? Plutôt l’enfer, même pavé de bonnes intentions ! À peine mariés, Agatha et James Lacey font cottage à part et s’accusent mutuellement d’infidélités. Jusqu’à ce que James disparaisse pour de bon, laissant derrière lui sa maison saccagée… Les soupçons se portent aussitôt sur l’épouse du disparu : Agatha. Décidée à se défendre et à remettre la main sur son mari, notre détective part à sa recherche, à ses risques et périls…

Auteur : Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton a été successivement libraire, critique de théâtre, journaliste et éditrice, avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne. Sa série Agatha Raisin a été adaptée à la télévision et a été diffusée en France en 2017.

Mon avis : (lu en novembre 2019)
Depuis le début de la série, le lecteur attend le mariage d’Agatha et James… Et voilà,

Agatha Raisin est enfin mariée à James Lacey, mais tout n’est pas rose… célibataire endurci, James a du mal à se faire à la vie à deux. Ils continuent donc à faire maison à part. Et voilà que subitement, James disparaît et l’on retrouve sa maison saccagée. Dans le même temps, Melissa Sheppard, une voisine et ancienne maîtresse de James est assassinée… Agatha est suspectée, tout comme James, très vite, avec l’aide de son vieil ami sir Charles, elle décide de partir à la recherche de James et de mener l’enquête pour trouver le vrai coupable !
C’est toujours pour moi, une lecture distrayante dans une ambiance toute britannique !

81939829_763003267542662_6978963471043919872_oM.C Beaton est décédée le 30 décembre 2019.

Extrait : (début du livre)
Le mariage idéal – comme un rêve devenu réalité. Agatha Raisin avait enfin convolé avec l’objet de tous ses fantasmes, son voisin James Lacey, et pourtant le bonheur n’était pas au rendez-vous.
La première ombre au tableau était apparue deux semaines après leur retour de voyage de noces, qui les avait menés à Vienne et à Prague. Leur séjour s’étant partagé entre visites touristiques et ébats sexuels, ils avaient été dispensés d’affronter les écueils du quotidien. De retour à Carsely, dans les Cotswolds, ils habitaient toujours leurs deux cottages voisins, bien décidés à se conduire en couple moderne et à se ménager un espace privé.
Tout en sirotant un café dans sa cuisine, Agatha revint sur l’incident qui avait tout fait dérailler. Tout à son désir de jouer les épouses modèles, elle avait embarqué pêle-mêle leur linge sale pour le passer à la machine, alors que James avait sa propre corbeille et préférait se charger lui-même de sa lessive. C’était une fraîche journée de la fin du printemps, et des nuages cotonneux voguaient dans le ciel comme de majestueux vaisseaux, poussés par un vent vif. Pendant qu’elle remplissait en fredonnant gaiement son volumineux lave-linge, une petite sonnette d’alarme, dans un coin de sa tête, lui signala que les bonnes ménagères prenaient soin de séparer le blanc et la couleur. Elle versa de la poudre et de l’assouplissant dans les bacs, puis alla s’asseoir au jardin et regarda batifoler ses deux chats pendant que la machine tournait. Lorsqu’un grondement annonça la fin du cycle, elle rentra décharger le tambour et fourra le tas de vêtements dans une grande corbeille pour aller l’étendre à l’extérieur. Las, le linge qu’elle avait sous les yeux était devenu intégralement rose – pas un discret pastel mais un fuchsia éclatant. Consternée, elle chercha dans la pile le responsable du gâchis : un pull rose qu’elle avait acheté sur un marché de Prague. Résultat, toutes les affaires de James, chemises et sous-vêtements, avaient viré au rose vif.
Agatha, qui flottait encore dans sa bulle de bonheur post-nuptial, était bien convaincue qu’il ne lui en tiendrait pas rigueur. Elle pensait même qu’ils en riraient ensemble.
Grossière erreur. James, en réalité, piqua une colère carabinée. Comment avait-elle osé toucher à ses affaires ? Elle n’était qu’une idiote et une incapable. L’ancienne Agatha lui aurait sans nul doute asséné une réplique bien sentie, mais la nouvelle jugea bon de lui présenter de plates excuses, le moral au plus bas. En plus, elle ne lui en garda même pas rancune, persuadée qu’un long célibat favorisait les petites manies.

Déjà lu du même auteur :

Série Agatha Raisin

111279972  tome 1 : La quiche fatale  112115556 tome 2 : Remède de cheval

511YgPvGkHL tome 4 : Randonnée mortelle 

117060981 tome 3 : Pas de pot pour la jardinière 

Agatha_5 tome 5 : Pour le meilleur et pour le pire

51Pj39OW2mL tome 6 : Vacances tous risques : Bons baisers de Chypre

91fUANd3KcL tome 7 : A la claire fontaine  A1pFloaMoOL tome 8 : Coiffeur pour dames

91rBp5anMML tome 9 : Sale temps pour les sorcières 

71noJFQhAiL  tome 10 : Panique au manoir

Série Hamish MacBeth 

81OT4JnMMqL tome 1 : Qui prend la mouche 81UeE6xHi-L tome 2 : Qui va à la chasse

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Écosse

Petit bac 2020a
(1) Prénom

Sang de Sein – Patrick Weber et Nicoby

81qhPPJgnnL Vents d’Ouest – mai 2018 – 136 pages

Quatrième de couverture :
« Qui voit Sein, voit sa fin ! »
Le très médiatique écrivain Brieg Mahé décide d’écrire le roman policier ultime. Une énigme à huis clos à faire trembler Agatha Christie ! Et quel plus beau décor que le mythique phare d’Ar-Men, au large de l’île de Sein en Bretagne, pour lancer sa mécanique infernale ?
Au cœur des flots, la réalité va engloutir la fiction…

Auteurs : Patrick Weber est né le 10 mars 1966 à Bruxelles. Il vit aujourd’hui entre Bruxelles, Paris et Rome. Après des études d’histoires de l’art et d’archéologie, il se dirige vers une carrière de journaliste. Il collabore à nombre de magazines et de journaux pendant plusieurs années. Il se tourne ensuite vers la télévision avant de revenir à la presse écrite mais cette fois en tant que rédacteur en chef. Il dirige successivement « Média Marketing », « Flair », « Télé Moustique » et « Télé Pocket ». Il quitte ses fonctions pour devenir consultant éditorial pour le groupe Sanoma Magazines Belgium. Il crée sa société baptisée Mandala Productions. Parallèlement, il publie des romans historiques et scénarise des films et des bandes dessinées. Passionné depuis toujours par l’histoire royale, il devient chroniqueur royal. À ce titre, il publie des ouvrages, donne des conférences et des cours à l’université. Depuis 2011, il est le chroniqueur royal de RTL Belgium, en télé, en radio et sur le net. Il y présente notamment chaque jour l’émission « On refait le monde ».
Pur produit des années 1970, Nicoby a vite compris qu’il ne serait jamais avant-centre du Stade Rennais. Qu’à cela ne tienne, il décide de devenir auteur de bande dessinées. En quelques années, il a déjà publié une vingtaine de livres, multipliant les genres, les styles et les formats. Abordant aussi bien l’humour avec Chronique Layette (6 Pieds sous Terre) et Poète à Djibouti (Vide Cocagne), l’intimisme avec Vacances (Drugstore), l’aventure dans La Voix (Vents d’Ouest) ou la chronique sociale à travers 20 ans ferme (Futuropolis). En 2013, il signe chez Vents d’Ouest un touchant roman graphique sur un scénario de Patrick Weber : Ouessantines. Parallèlement, il entreprend de raconter la vie d’auteurs de BD en bande dessinées dans l’atelier de Fournier (Dupuis) et participe à l’innovante Revue dessinée. Il vit à la campagne retiré du monde et y organise des barbecues qui font la joie de ses amis.

Mon avis : (lu en décembre 2019)
Voilà une BD polar… Un huis clos hommage à Agatha Christie dans le lieu mythique du phare d’Ar-Men, situé au large de l’Île de Sein. C’est un peu grâce au dessin du phare d’Ar-Men de la couverture que j’ai eu envie de lire cette BD ! Brieg Mahé est un écrivain très aimé par le grand public et que l’on voit sur tous les plateaux des médias. Afin d’écrire le roman policier ultime, ce dernier invite quatre spécialistes du crime pour un séjour de trois jours à l’intérieur du phare d’Ar-men. Il y a Amélie Williams, grande réalisatrice, François Dulac, grand spécialiste d’Agatha Christie, Nathan Martel maître du suspens et le commissaire Gérard Morteau. Ils seront accompagnés de Yann le Ménec qui a été gardien de phare. Le séjour s’annonce mortel !
Une intrigue réussie, pleine de suspens, un dessin mettant parfaitement en scène les paysages bretons et son phare inquiétant. Je suis moins fan du dessin des personnages.

Extrait : (début de la BD)

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petit bac 2019(6) Partie du corps