Demain, demain – tome 2 : Genevilliers, cité de transit. 1973 – Laurent Maffre

massecritique-gr5-eventFB
Lu en partenariat avec Masse Critique

71iwfxVBZ9L Actes Sud – mai 2019 – 180 pages

Quatrième de couverture :
En relatant l’histoire d’une famille algérienne installée dans un bidonville de Nanterre, puis relogée dans une cité de transit à Gennevilliers, Laurent Maffre retrace une page peu glorieuse de notre histoire contemporaine : celle de l’exclusion sociale des immigrés d’Afrique du Nord, dont les conséquences se font sentir aujourd’hui encore.

Auteur : Après un voyage à Djibouti, où il traverse les bidonvilles, Laurent Maffre se penche sur la France postcoloniale et les conditions de logement des immigrés dans la banlieue parisienne des années 1960. Il en tire une série de romans graphiques, Demain, demain, docufiction composé à partir des témoignages d’Algériens et de Marocains qui ont vécu des années dans ces habitats précaires. Il s’est appuyé sur les photos, les plans et autres documents inédits collectés à l’époque par Monique Hervo, auteur de Nanterre en guerre d’Algérie (Actes Sud) qui inaugure cette série. Les enregistrements de Monique Hervo ont fait l’objet d’un web-doc, 127, rue de la Garenne (prix Scam), produit par Arte et réalisé par Laurent Maffre (dessins) et Fabrice Osinski (sons).

Mon avis : (lu en décembre 2019)
Dans le tome 1 de Demain, demain, publié en 2012, Laurent Maffre racontait le quotidien des Saïfi, une famille d’immigrés algériens, installés dans le vaste bidonville de La Folie, à Nanterre, dans les années 60. Ce tome 2 commence en 1973, le bidonville a été rasé et les familles ont été relogées dans des cités de transit…
La famille
Saïfi a été installée rue du Port à Gennevilliers, dans un no man’s land situé loin de la ville, proche de l’autoroute et de chantiers de constructions. La cité de transit est clôturée, surveillée par un gardien raciste qui peut faire expulser du jour au lendemain les occupants de baraquements insalubres. Kader et sa femme espéraient rapidement pouvoir enfin habiter dans un vrai appartement. Et pourtant, ce qui devait être provisoire dure…
Kader travaille à l’usine, sur une chaine automobile. C’est dur, les cadences augmentent tout le temps et des accidents se multiplient. Et si Kader voudrait faire la grève avec ses camarades, il est menacé de perdre son emploi et donc son logement.
Les enfants ont grandi, Ali a une bande de copains inventifs et turbulents, ils vont parfois zoner à Paris, c’est là, qu’Ali assiste au tournage d’un film et s’imagine un avenir.
C’est un témoignage important sur cette époque et les conditions de vie subies par ces immigrés dont la France avait besoin pour faire tourner son économie. Déjà les parents et les enfants ont des comportements différents, les parents subissent et acceptent ses conditions difficiles, au contraire, les enfants n’acceptent pas ce traitement et cette injustice, ils comptent bien ne pas se laisser faire en trouvant leur place et un avenir…

Extrait : (début de la BD)

page_8_p1 page_8_p2 page_8_p3page_8_p4 Visuel Demain demain 2 - 5

Petit bac 2020a
(1) Son
(chanson de HK & Les Saltimbanks, album Les Déserteurs)

 

Déjà lu du même auteur :

Hors les murs, journal d’un voyage immobile – Cendrine Borzycki

hors_les_murs Réunion des Musées Nationaux – octobre 2013 – 47 pages

Quatrième de couverture :
Suivre des commissaires en prison… C’est dans cette aventure peu banale que s’est engagée Cendrine Borzycki, illustratrice. Elle accompagne un groupe de personnes détenues tout au long de leur travail de conception d’une exposition sur le thème du « Voyage », qui sera présentée dans l’enceinte du Centre Pénitentiaire Sud-Francilien.

Auteur : Cendrine Borzycki est illustratrice.

Mon avis : (lu en décembre 2019)
Cette BD reportage, nous ouvre les portes d’une prison…
En effet, en 2013, la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais s’est associée au centre pénitentiaire Sud Francilien, implanté en Seine-et-Marne, à Réau, au nord de Melun, pour monter une exposition au sein même de l’établissement pénitentiaire. Les commissaires de l’exposition sont des personnes détenues et volontaires.
Pendant une année, Yacine, Selhim, Marc, Jean-Claude et les autres vont se retrouver chaque semaine pour préparer cette exposition dont ils ont choisi comme thème : « Le voyage », choisir les œuvres, la scénographie…
Cendrine Borzycki, l’auteure de cette BD, va assister aux séances hebdomadaires durant lesquelles le projet s’élabore, avec le concours de professionnels venus partager leurs savoir-faire. Elle visite les musées qui ont accepté de prêter des œuvres pour l’exposition. Elle raconte également des instants de la vie du Centre Pénitentiaire dont elle est témoin lors de ses visites. C’est très intéressant et instructif de découvrir cette expérience autour de l’art en prison à travers cette BD.
L’exposition a eu lieu durant deux mois, mais seuls les détenus, le personnel et les familles ont eu le privilège de la visiter…

Extrait :

Article Libération : Taule de maîtres

Petit bac 2020a(1) Pluriel

Algues vertes, l’histoire interdite – Ines Leraud, Pierre Van Hove

81QpkUxp-CL Delcourt – juin 2019 – 160 pages

Quatrième de couverture : Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d’être autopsiés, des jeux d’influence, des pressions et un silence de plomb. L’intrigue a pour décor le littoral breton et elle se joue depuis des dizaines d’années. Inès Léraud et Pierre van Hove proposent une enquête sans précédent, faisant intervenir lanceurs d’alerte, scientifiques, agriculteurs et politiques.

Auteurs : Inès Léraud s’est formée au documentaire à la Fémis et à l’école Louis Lumière. Dès 2008, elle réalise des reportages axés sur des enjeux écologiques (métaux lourds, amiante, nucléaire, pesticides…). En 2015, elle quitte Paris et s’installe en Centre-Bretagne pour approfondir ses enquêtes sur l’agriculture. Son « Journal breton », diffusé sur France Culture de 2016 à 2018, relate son quotidien dans l’une des premières régions agro-alimentaires d’Europe. Il connaît une belle notoriété et des mobilisations naîtront en Bretagne suite à ses révélations. Elle est membre du média d’investigation Disclose. Pierre Van Hove est né à Angoulême au milieu des années 70. Dessinateur autodidacte, il se consacre depuis quelques années à l’activité d’illustrateur pour la presse, l’édition jeunesse et la bande dessinée. Intéressé par une approche collaborative et critique avec des auteurs venant ou non du champ de la bande dessinée, il a publié avec Alessandro Iota Le Voleur de livres en 2015. Il vit et travaille à Paris. 

Mon avis : (lu en novembre 2019)
Pratiquant depuis ma plus tendre enfance les bords de mer breton, j’ai souvent entendu parler du problème des algues vertes… Cette BD documentaire vraiment très bien faite et très documentée m’appris beaucoup de choses sur le sujet. Cet album est le résultat de trois années d’enquête en immersion de la journaliste Inès Léraud. Ce travail sur les marées vertes a d’abord été présentée sous la forme d’un documentaire radiophonique sur France Inter.
Avec l’adoption de l’agriculture intensive, sur le modèle américain à la fin de guerre, arrive en 1971, la première marée verte et depuis la fin des années 80, au moins trois hommes et quarante animaux sont morts… Quand les algues vertes s’accumulent et se décomposent, elles émettent un gaz toxique et les vapeurs nocives peuvent entraîner un malaise, voire un arrêt cardiaque.
Depuis de nombreuses années, des professionnels de santé ont alerté les services sanitaires pour signaler les algues tueuses. Mais la DDASS ne répond pas.
En effet, pour préserver le tourisme et surtout les grands groupes agro-alimentaires qui pratiquent les élevages de masse, beaucoup d’hommes politiques n’écoutent que les puissants lobbies, ils sont dans le déni et mentent.
Et les lanceurs d’alerte, les écologistes, les scientifiques, les témoins subissent pressions, menaces et intimidations. Voilà un scandale sanitaire et environnemental que beaucoup veulent taire.
Cette enquête admirable, courageuse mais surtout révoltante est à lire et à partager sans modération !

Extrait :

alguesVertes-p1 alguesVertes-p3 alguesVertes-p4 1232955-algues_vertes_11 1233222-algues_vertes_13

Petit bac 2020a
(1) Couleur

#NOUVEAU CONTACT – Bruno Duhamel

91emS3LF9VL Bamboo – août 2019 – 64 pages

Quatrième de couverture :
Une fable sur les dangers du monde moderne et de sa main armée : les réseaux sociaux. Doug vit retranché à Castle Loch. Ancien photographe, il ne montre plus aucun cliché au public. Pourtant, quand au bord du lac, il shoote une créature étrange, il partage le cliché sur le réseau social Twister. Avec ce geste anodin à notre époque de réseaux sociaux omniprésents, il déclenche pourtant des événements qu’aucun n’est prêt à supporter. Le petit morceau de paradis qu’est Castle Loch devient un enfer alors que des légions de journalistes, d’écologistes zélés, de suspicieux ou de simples curieux débarquent pour tenter d’apercevoir la créature.

Auteur : Né en 1975 en Seine-Maritime, après des années de lycée laborieuses et une année de Faculté d’Arts Plastiques, il entre aux Beaux-Arts d’Angoulême, hésite deux ans entre la 3D et le design Internet, et choisi finalement la bande dessinée. Après plusieurs collaborations avec divers scénaristes, Kochka, Harlem, Butch Cassidy,  Je suis PAS petite !!!, Le Père Goriot, Les Brigades du temps, Le Voyage d’Abel… Il signe, avec  Le Retour, son premier album en solo.

Mon avis : (lu en décembre 2019)
Doug, ancien photographe, loup solitaire écossais, vivant loin de tout à Castle Loch. Un beau jour, il prend par hasard la photo d’une étrange créature et la partage sur le réseau social Twister. Que n’a-t-il pas fait ! Fini la tranquillité. Des milliers de personnes débarquent chez lui… Des journalistes, l’armée, des écologistes et de simples curieux ! Maggie, la propriétaire du seul magasin de la région, se réjouit pour son commerce de l’arrivée de tout ces touristes. La nouvelle voisine de Doug, Emma Holmes (ou Shirley Watson sous son nom de plume) venue s’installer loin de tout pour échapper à ses fans se retrouve au prise de la horde…
Une critique féroce et amusante d’internet, des réseaux sociaux et du buzz qui nous pousse réfléchir sur nos nouvelles pratiques numériques…
J’aime beaucoup le dessin et les différents personnages souvent haut en couleur !

Extrait : (début de la BD)

2761_P1 2761_P2 2761_P3 2761_P4 2761_P5 2761_P6

Déjà lu du même auteur : 

81a0t+AtNHL Jamais

Sang de Sein – Patrick Weber et Nicoby

81qhPPJgnnL Vents d’Ouest – mai 2018 – 136 pages

Quatrième de couverture :
« Qui voit Sein, voit sa fin ! »
Le très médiatique écrivain Brieg Mahé décide d’écrire le roman policier ultime. Une énigme à huis clos à faire trembler Agatha Christie ! Et quel plus beau décor que le mythique phare d’Ar-Men, au large de l’île de Sein en Bretagne, pour lancer sa mécanique infernale ?
Au cœur des flots, la réalité va engloutir la fiction…

Auteurs : Patrick Weber est né le 10 mars 1966 à Bruxelles. Il vit aujourd’hui entre Bruxelles, Paris et Rome. Après des études d’histoires de l’art et d’archéologie, il se dirige vers une carrière de journaliste. Il collabore à nombre de magazines et de journaux pendant plusieurs années. Il se tourne ensuite vers la télévision avant de revenir à la presse écrite mais cette fois en tant que rédacteur en chef. Il dirige successivement « Média Marketing », « Flair », « Télé Moustique » et « Télé Pocket ». Il quitte ses fonctions pour devenir consultant éditorial pour le groupe Sanoma Magazines Belgium. Il crée sa société baptisée Mandala Productions. Parallèlement, il publie des romans historiques et scénarise des films et des bandes dessinées. Passionné depuis toujours par l’histoire royale, il devient chroniqueur royal. À ce titre, il publie des ouvrages, donne des conférences et des cours à l’université. Depuis 2011, il est le chroniqueur royal de RTL Belgium, en télé, en radio et sur le net. Il y présente notamment chaque jour l’émission « On refait le monde ».
Pur produit des années 1970, Nicoby a vite compris qu’il ne serait jamais avant-centre du Stade Rennais. Qu’à cela ne tienne, il décide de devenir auteur de bande dessinées. En quelques années, il a déjà publié une vingtaine de livres, multipliant les genres, les styles et les formats. Abordant aussi bien l’humour avec Chronique Layette (6 Pieds sous Terre) et Poète à Djibouti (Vide Cocagne), l’intimisme avec Vacances (Drugstore), l’aventure dans La Voix (Vents d’Ouest) ou la chronique sociale à travers 20 ans ferme (Futuropolis). En 2013, il signe chez Vents d’Ouest un touchant roman graphique sur un scénario de Patrick Weber : Ouessantines. Parallèlement, il entreprend de raconter la vie d’auteurs de BD en bande dessinées dans l’atelier de Fournier (Dupuis) et participe à l’innovante Revue dessinée. Il vit à la campagne retiré du monde et y organise des barbecues qui font la joie de ses amis.

Mon avis : (lu en décembre 2019)
Voilà une BD polar… Un huis clos hommage à Agatha Christie dans le lieu mythique du phare d’Ar-Men, situé au large de l’Île de Sein. C’est un peu grâce au dessin du phare d’Ar-Men de la couverture que j’ai eu envie de lire cette BD ! Brieg Mahé est un écrivain très aimé par le grand public et que l’on voit sur tous les plateaux des médias. Afin d’écrire le roman policier ultime, ce dernier invite quatre spécialistes du crime pour un séjour de trois jours à l’intérieur du phare d’Ar-men. Il y a Amélie Williams, grande réalisatrice, François Dulac, grand spécialiste d’Agatha Christie, Nathan Martel maître du suspens et le commissaire Gérard Morteau. Ils seront accompagnés de Yann le Ménec qui a été gardien de phare. Le séjour s’annonce mortel !
Une intrigue réussie, pleine de suspens, un dessin mettant parfaitement en scène les paysages bretons et son phare inquiétant. Je suis moins fan du dessin des personnages.

Extrait : (début de la BD)

61fLcPQRqEL 9782749308296_p_2  71jixmcb1vL 71gWKU2yrTL

petit bac 2019(6) Partie du corps

Formica – Une tragédie en trois actes – Fabcaro

61985PN5lJL Six pieds sous terre – septembre 2019 – pages

Quatrième de couverture :
C’est dimanche, c’est le jour du repas en famille, tout le monde est ravi de se retrouver ensemble autour de la table. Alors que tout est prévu pour faire de ce rendez-vous un moment d’amour et de partage surgit tout à coup la question à laquelle personne n’avait pensé : De quoi on pourrait parler ?

Auteur : Fabrice Caro, dit Fabcaro, dessine depuis l’enfance et décide de s’y consacrer pleinement à partir de 1996. Il travaille pour la presse ou l’édition, pour différentes revues de bande dessinée telles : Fluide Glacial, FLBLB, Psikopat, Jade, Tchô !, L’Echo des Savanes, Zoo, Mauvais esprit et CQFD. Il a publié chez des petits éditeurs (comme La Cafetière ou 6 Pieds sous terre) comme chez des gros (Audie, Lombard avec la reprise d’Achille Talon). Fabcaro multiplie les collaborations où il officie en tant que scénariste, avec James, Boris Mirroir (Amour, Passion et CX diesel) ou encore Fabrice Erre (Z comme Don Diego, Mars). Son dernier ouvrage chez 6 Pieds sous terre, Carnet du Pérou fut l’un des livres d’humour marquant de 2013, sélectionné pour les prix d’Angoulême en 2014.

Mon avis : (lu en novembre 2019)
Encore une fois, Fabcaro tourne en dérision une situation des plus banale que celle du repas de famille avec un ton absurde et un humour décalé.
L’histoire est construite comme une pièce de théâtre en trois actes. C’est la rencontre de trois générations avec les grand-parents, les enfants et les petits-enfants… Cela commence au salon, puis dans la salle de bain et enfin dans la salle à manger. La grande question est : de quoi va-t-on pouvoir discuter ?
Voilà un repas inattendu qui va rassembler tout ce qu’on n’a jamais imaginé faire ou dire lors d’une réunion de famille…
Avec Fabcaro, c’est toujours la surprise, l’inattendu, du jamais vu… les textes sont drôles et percutants et l’intrigue est incontrôlable !

Extrait : (début de la BD)

p1 p2 p3 p4p7 p8

petit bac 2019(7) Lecture

Déjà lu du même auteur :

Capture-d’cran-2015-06-23-11 Zaï Zaï Zaï Zaï  71Uaq7bWeCL Open BAR, 1ère tournée

Comment je ne suis pas devenu moine – Jean-Sébastien Bérubé

790554_01 Futuropolis – février 2017 – 226 pages

Quatrième de couverture :
Passé 25 ans, Jean-Sébastien Bérubé débarque à Katmandou au Népal pour devenir moine bouddhiste. Pour lui, le Bouddhisme est la religion la plus paisible du monde, et il espère qu’il pourra grâce à ce voyage enfin régler ses problèmes, échapper à la société occidentale de surconsommation aux valeurs superficielles et accéder au bonheur en suivant sa quête spirituelle. Il va découvrir que la réalité est assez éloignée de ses attentes. Un récit à rebours de l’image d’Épinal communément émise. En racontant sa propre histoire, Jean-Sébastien Bérubé nous fait découvrir une autre facette du Népal et du Tibet !

Auteur : Jean-Sébastien Bérubé est originaire de Rimouski au Québec. Son talent est découvert et récompensé au concours BD Hachette 2008 et c’est Glénat Québec qui publie sa première nouvelle dans Contes et Légendes du Québec en janvier 2009. S’ensuit son premier album au scénario et au dessin, sur le personnage historique Radisson, publié chez Glénat Québec. Le tome 1 a eu un très bon accueil public, d’excellentes critiques, et Bérubé a reçu le prix Bédéis Causa 2010 de l’auteur s’étant le plus illustré avec son premier album professionnel.

Mon avis : (lu en juillet 2019)
Cette histoire débute à Montréal dans un centre bouddhiste tibétain, car Jean-Sébastien Bérubé a décidé de devenir moine bouddhiste. Pour éprouver sa vocation et poursuivre sa quête spirituelle, rien de mieux que partir sac au dos sur les routes du Népal et du Tibet à la rencontre des sages et des sagesses. Il va vite découvrir que la réalité est différente de ses attentes. 
A son arrivée, il est hébergé par une famille de réfugiés politiques tibétains, avec des problèmes d’alcool, de corruptions, de vol…
Pour Jean-Sébastien Bérubé, les enseignements de Bouddha sont une philosophie profonde, il rencontre des pratiquants qui vénèrent Bouddha comme s’il était un dieu avec des pouvoirs surnaturels et qui croient en la magie et aux superstitions… 
Son voyage au Tibet, lui permet de découvrir les lieux sacrés et de témoigner sur les conséquences de l’occupation chinoise. La réalité de cette situation géopolitique n’est également pas celle qu’il pensait…
« Je croyais trouver la plénitude dans ce pays, dit l’auteur. J’y ai trouvé la pauvreté qui n’est pas que matérielle. Elle est aussi intellectuelle » 
Pour Jean-Sébastien Bérubé, c’est un choc de découvrir l’opportunisme des institutions religieuses, l’exploitation des touristes et surtout des personnes qui viennent chercher la paix et à qui l’on vend l’illumination spirituelle, en trahissant sans aucune vergogne les enseignements de Bouddha.
Le dessin sait mettre en valeur la toute beauté des paysages et des temples ouvragés.
Voilà une BD documentaire, très intéressante et instructive sur l’expérience d’un voyage spirituel.

 

Extrait : (début de la BD)

petit bac 2019(7) Métier

Québec_en_novembre_n

 

Le Guide du Mauvais Père tome 3 – Guy Desisle

61x-RhUYBBL Delcourt – janvier 2015 – 192 pages

Quatrième de couverture :
Transformer la lecture du soir en cours de grammaire ou en usine à cauchemars, rivaliser de puérilité avec ses enfants, leur apprendre les pires bêtises, gagner en trichant, et les mettre au défi de faire pire Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.

Auteur : Guy Delisle est né en 1966 à Québec. Il suit des études d’arts plastiques et d’animation et embarque pour l’Europe en 1988. Il entame alors une carrière d’animateur, métier qu’il exercera pendant dix ans, avant de réaliser son propre court-métrage, Trois Petits Chats. Il publie ses premiers albums à l’Association : outre Shenzhen, un récit de voyage lié à son métier d’animateur, citons Aline et les autres, remarquable exercice de style, proche de son travail en animation, suivi en 2001 par Albert et les autres. Par ailleurs, Guy Delisle n’hésite pas à s’aventurer dans d’autres univers avec la série humoristique Inspecteur Moroni ou Louis à la plage et Louis au ski, deux récits autobiographiques pleins de charme et sans parole. Par son regard, à la fois acéré et bienveillant, sur une culture étrangère, Chroniques birmanes constitue le prolongement de la démarche initiée avec Shenzhen et Pyongyang et poursuit la série d’ouvrages que Guy Delisle a consacrés à ses voyages en Asie.

Mon avis : (lu en octobre 2019)
Cette BD est la troisième tome d’une série légère de Guy Delisle. Avec humour, il raconte son rôle de père avec ses deux enfants. Il y a une certaine autodérision dans cette BD car le père est parfois plus insupportable que ces deux enfants, il fait tourner en bourrique ces derniers… Il raconte aussi, comment il donne des idées de bêtises à ses enfants…
Cela se lit facilement mais je préfère de beaucoup ses BDs documentaires comme Chroniques de JérusalemPyongyang ou S’enfuir, récit d’un otage.

Extrait :
guide-du-mauvais-pere-3_1guide-du-mauvais-pere-3_2guide-du-mauvais-pere-3_3guide-du-mauvais-pere-3_4

Déjà lu du même auteur : 

chroniques_de_J_rusalem Chroniques de Jérusalem shenzhen  Shenzhen

pyongyang Pyongyang le_guide_du_mauvais_p_re Le Guide du Mauvais Père tome 1

71bYqARivUL Chroniques Birmanes louis au ski Louis au ski

 guide du mauvais père_t2 Le Guide du mauvais père tome 2

113165080 S’enfuir, récit d’un otage

Québec_en_novembre_n

L’Odyssée d’Hakim tome 2 : De la Turquie à la Grèce – Fabien Toulmé

71XWBwljfuL Delcourt – juin 2019 – 264 pages

Quatrième de couverture :
En exil loin de son pays natal, Hakim trouve un peu d’espoir dans la naissance d’un fils. Mais de petits boulots en difficultés, la complexité du monde le rattrape une nouvelle fois et sépare sa famille. Livré à lui-même avec son enfant, Hakim va tenter de survivre, malgré les obstacles et la précarité, jusqu’à envisager le pire : monter sur un canot de fortune pour trouver un salut…

Auteur : Fabien Toulmé voit le jour en 1980 à Orléans. Passionné de bande dessinée, il décide de suivre de longues et pénibles études d’ingénieur Civil et d’urbanisme afin d’acquérir les bases essentielles de la construction d’une BD. En 2001, il part pour plusieurs mois sous les tropiques (Bénin, Guyane, Brésil, Guadeloupe). Enfin, lassé par l’eau bleue cocotiers, il revient s’installer en France en 2009 à Aix-en-Provence. Depuis il publie castrations et BD dans divers magazines (Lanfeust Mag, Psikopat, Spirou…) ou dans ouvrages collectifs (Alimentation générale, Editions Vide Cocagne, Vivre dessous, Editions Monolosanctis, Les autres gens…). Avec Ce n’est pas toi que j’attendais, il réalise son premier album.

Mon avis : (lu en août 2019)
Ce deuxième tome est toujours aussi intéressant, poignant et plein d’humanité.
En 2011, lorsque la guerre éclate en Syrie, Hakim, jardinier, est forcé de quitter ses parents et son pays pour le Liban puis la Jordanie et la Turquie. Pendant cet exil, il va rencontrer Najmeh, qui devient sa femme. L’espoir renaît avec la joie de devenir parents avec la naissance d’un petit garçon, Hadi. Dans le tome 2, les parents de Najmeh obtiennent des papiers pour partir en France pour eux et leur fille Najmeh, encore mineure. Doit-elle partir avec eux ou rester avec Hakim et Hadi ? Le plus sage est que Najmeh parte et Hakim va tout tenter auprès du consulat pour obtenir à son tour un visa pour lui et son jeune fils. Après d’interminables procédures administratives et alors que la situation politique en Turquie se durcit, Hakim décide de traverser la Méditerranée comme un clandestin… 
Comme un documentaire, le lecteur suit les démarches et les difficultés d’Hakim au quotidien. Son isolement avec son fils, mais aussi la solidarité d’amis ou de voisins, et sa folle aventure de vouloir prendre la mer pour un voyage particulièrement périlleux…
Avec cette série témoignage, Fabien Toulmé voulait faire changer notre regard sur le drame des migrants, c’est déjà réussi et bien sûr, j’attends avec impatience la parution du dernier tome.
A lire et à faire lire !

Extrait : (début de la BD)

toulmeLodysseedhakim2-5 toulmeLodysseedhakim2-6 toulmeLodysseedhakim2-7toulmeLodysseedhakim2-8 toulmeLodysseedhakim2-9 toulmeLodysseedhakim2-10

Déjà lu du même auteur :

9782756035505_1_75 Ce n’est pas toi que j’attendais

81qDioikdmL L’Odyssée d’Hakim tome 1 : De la Syrie à la Turquie

petit bac 2019(7) Lieu

Un petit goût de noisette 2 – Vanyda

un-petit-gout-de-noisette-tome-2-sans-titre Dargaud – avril 2019 – 208 pages

Quatrième de couverture :
Le prince charmant existe-t-il ?
Faut-il absolument aimer un homme quand on est une femme ?
Une histoire peut-elle s’écrire à l’encre bleue ?
Le bonheur peut-il avoir un goût de noisette et de fruits rouges ?

Auteur : Vanyda Savatier (plus connue sous son seul prénom) est une auteur d’origine franco-laotienne de bande dessinée apparentée à La Nouvelle Manga. Élève des Beaux Arts de Tournai (Belgique). Elle forge son style grâce à l’influence des dessins animés japonais. Elle fusionne ainsi le style mangas – BD franco-belge. Elle vit actuellement à Lille.
Son blog: http://vanyda.fr/

Mon avis : (lu en août 2019)
Comme pour le tome 1, le lecteur découvre des histoires d’amour entre personnages variés, certains ont déjà été croisé dans le tome 1 et quelques uns sont  nouveaux…
Une vieille dame se remarie après 40 ans de veuvage, des rencontres sur internet, un premier baiser échangé sur un banc, deux enfants jouant dans un parc, des rencontres inattendues, des retrouvailles… Les histoires se mêlent et se croisent.
C’est léger, tendre parfois drôle ou plus douloureux… C’est plein d’humanité, de poésie et de délicatesse…

C’est toujours aussi savoureux… et sur la quatrième de couverture, un tome 3 est prévu…

Extrait : (début de la BD)

upgdn2_1 upgdn2_2upgdn2_3 upgdn2_4upgdn2_5 upgdn2_6upgdn2_7 upgdn2_8upgdn2_9 upgdn2_10

petit bac 2019(8) Végétal

Déjà lu du même auteur :

un-petit-gout-de-noisette-tome-1-sans-titre Un petit goût de noisette 1