Amalia – Aude Picault

91aQtIk37+L Dargaud – janvier 2022 – 148 pages

Quatrième de couverture :
Amalia est au bord du burn-out. Dans sa famille, où elle s’occupe de sa fille Lili, 4 ans et subit sa belle-fille Nora, 17 ans, ça crie et ça claque les portes, sans répit. Dans l’entreprise où elle est coach, on parle rentabilité, process’, elle perd le sens de ce qu’elle fait. Dans les campagnes alentours, elle voit la terre épuisée par la pollution et à la radio, les nouvelles du monde sont loin d’être rassérénantes. Alors Amalia fatigue et s’épuise, Amalia craque.

Auteure : Née en 1979, Aude Picault a obtenu le diplôme en communication visuelle des Arts déco de Paris. Elle autoédite « MoiJe » en 2004, ce qui lui permet de poser un pied dans la bande dessinée. Depuis, elle n’arrête pas, et publie notamment « Papa » (2006), « Les mélo maniaks » (2008), « Transat » (2009), « Comtesse » (2010), avant de se lancer avec Fabrice Parme dans l’adaptation en bande dessinée du magnifique dessin animé « Famille Pirate » (2 tomes, 2012 et 2014). En 2015 elle sort « Parenthèse Patagone », récit de son voyage autour de la Patagonie en voilier. En 2017, paraît « Idéal standard ». Un roman graphique qui décrit le quotidien d’une trentenaire au-delà des clichés habituels sur les relations amoureuses. La même année sort « L’air de rien », un album consacré aux relations sociales dans le cadre de la vie urbaine. Elle publie en 2019 « Déesse ». En 2022 « Amalia ».

Mon avis : (lu en juillet 2022)
Amalia est la mère d’une petite Lili et belle-mère de Nora, la fille de Karim, son conjoint. Amalia est chaque jour, à tout instant confrontée au risque d’épuisement…
Avec humour, Aude Picault raconte le quotidien d’Amalia avec les pressions et la charge mentale qu’elle subit en permanence.
Elle doit tout gérer : au travail où on lui en demande toujours plus, sous prétexte d’agilité et de flexibilité. A la maison où elle doit s’occuper de l’éducation de sa fille, de la crise d’adolescence de sa belle-fille, des tâches domestiques… Karim, boulanger dans une usine de pain industriel, est là pour l’aider et gère mieux la pression du quotidien. Amalia est également préoccupée par la crise environnementale et n’hésite pas re-trier les poubelles de ses voisins peu soucieux du recyclage… C’est une perfectionniste.

Amalia passe sa vie à courir, jusqu’au jour où elle va craquer et réaliser qu’elle va devoir changer sa façon de vivre… Avec cette comédie tendre et pleine de réalité, Aude Picault dénonce à la fois : l’industrie agro-alimentaire, le modèle des influenceuses, le management absurde, le harcèlement. Mais tout n’est pas sombre car un autre monde est possible !

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022
(6) Prénom

Ulysse Nobody – Sébastien Gnaedig, Gérard Mordillat

81J-gRWkqdL Futuropolis – février 2022 – 144 pages

Quatrième de couverture :
Acteur dévalué, réduit à faire le « zouzou » à la radio, Ulysse Nobody vient de se faire jeter de Radio Plus, après une prestation désastreuse en direct. Rejeté de partout, Ulysse se retrouve sans travail, sans droits au chômage, sans le sou. Sans rien. Le voici aux abois. Une rencontre va changer son destin. Pour le meilleur, momentanément, et le pire, durablement.Fabio, un ancien collègue de Radio Plus, travaillant désormais « dans la communication », souhaite aider Ulysse : il l’a toujours trouvé « génial » et il estime de la plus grande injustice qu’un talent comme le sien ne soit pas reconnu. En fait de « communication », Fabio milite pour le PFF, le Parti fasciste français, dirigé par Maréchal, candidat à l’élection présidentielle. Fabio propose à l’acteur de prendre la parole sur la scène du Zénith de Lille où se tient le grand meeting fasciste : « Il y aura 10000 personnes pour t’applaudir. » De fait, Nobody fait un tabac : « Vive le PFF, vive la France ! », conclut-il sous une avalanche de vivats enthousiastes. Maréchal, ravi de son « show », lui propose alors d’être un candidat du Parti fasciste aux législatives… Le début de la fin pour Nobody.
Un récit impitoyable et jubilatoire signé par Gérard Mordillat (Le Suaire, Corpus Christi) et mis en scène par Sébastien Gnaedig (Profession du père). Évidemment, toute ressemblance avec la réalité ne saurait être fortuite.

Auteur : Écrivain et cinéaste, Gérard Mordillat a été responsable des pages littéraires de Libération dans les années 1970. Il a publié de nombreux livres dont Vive la Sociale ! (1981), Les Vivants et les Morts (2005), Le miroir voilé et autres écrits sur l’image (2014), La Brigade du rire (2015) et Moi, présidente (2016).
Diplômé de l’IUT de Bordeaux en métiers du livre et de l’école Estienne de Paris en Arts Appliqués, Sébastien Gnaedig se révèle un petit surdoué du média BD.
Il a été maquettiste, chef de fabrication, directeur de collection puis directeur éditorial puis directeur général des Humanoïdes Associés entre 1996 et 2000, directeur de collections chez Dupuis pour les collections Aire Libre et Repérages! de 2000 à 2004. 
En 2004, il relance les éditions Futuropolis. En parallèle, il est dessinateur de bande dessinée.

Mon avis : (lu en juin 2022)
C’est Noël et Ulysse Nobody, un petit acteur sans envergure, doit raconter un conte de Noël sur Radio Plus. Il a l’idée saugrenu de son « Noël triste » et dès le lendemain, il est viré de la radio… Et Ulysse Nobody est grillé dans toute la sphère artistique : audiovisuel, théâtres, cinémas… Il se retrouve seul et sans plus aucune ressource. Il est alors approché par Fabio qui flatteur, le voit comme un artiste de grand talent et l’encourage à devenir député… Un député du PFF, c’est à dire du Parti fasciste français.
Gérard Mordillat a voulu dénoncer la manipulation, les fausses informations d’un parti d’extrême droite qui se construit sur la frustration et le rejet de toute partie de la population devenue bouc émissaire.
J’ai trouvé cette BD décevante et dérangeante à lire : Ulysse Nobody est un personnage de plus en plus antipathique. Il m’a fallu du temps pour la terminer, j’y ai trouvé beaucoup de clichés faciles.

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022
(5) Prénom

Un général, des généraux – Boucq François, Juncker Nicolas

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édition spéciale (noir et blanc)  édition  normale (couleur)

Lombard – février 2022 – 144 pages

Quatrième de couverture :
Mai 1958. Alger s’embrase contre un nouveau gouvernement qui, à Paris, semble prêt à dialoguer avec les indépendantistes. Des milliers de colons se soulèvent, obligeant l’armée et ses généraux à choisir leur camp : rester loyaux à l’état ou à l’Algérie française, dernier vestige du grand empire colonial Français. Dépassés et galvanisés par la situation, les généraux s’embarquent dans un coup d’état qui devient rapidement incontrôlable… Et si seul un vieil homme à la retraite, le « dernier héros français », était capable d’arrêter cette machine folle et éviter une guerre civile ? Ce vaudeville politico-militaire donnera les clés du pouvoir à de Gaulle et sa Ve République… car juré-craché, « le Général » l’a promis à toutes et à tous : cette fois, il les a compris.

Auteurs : Boucq, de son vrai nom François Boucq, est un auteur de bande dessinée français né à Lille en 1954. Il a reçu en 1998 le grand prix de la ville d’Angoulême, qui récompense l’ensemble de sa carrière. 
Nicolas Juncker est né en 1973. Après des études d’histoire, il devient dessinateur de presse puis professeur de bande dessinée au conservatoire des Arts de Saint-Quentin en Yvelines et d’Ivry-sur-Seine. Il signe en 2003 chez Treize Étrange sa première bande dessinée, Le Front, puis Malet en 2005, et D’Artagnan, Journal d’un Cadet, en 2008. Plus récemment, il a écrit le scénario du triptyque Fouché (Les Arènes) et de la série Un jour sans Jésus (Vents d’ouest). 

Mon avis : (lu en juin 2022)
Tous les faits racontés dans cette bande-dessinée sont vrais.
Alger, le 13 mai 1958. Une manifestation de pieds-noirs tourne à l’insurrection. L’annonce de la nomination d’un énième président du Conseil, Pierre Pflimlin, qui a évoqué l’éventualité de négocier avec le FLN, a mis le feu aux poudres. Un comité de salut public prend le pouvoir et défie le gouvernement.
Cette BD raconte comme une comédie satirique cet engrenage d’événements plus ou moins hasardeux à l’origine de la Ve République et du retour du Général de Gaulle à la tête de la France.
Historiquement, c’est très intéressant pour moi, dont les programmes d’Histoire n’ont jamais été au-delà de 1945. Mais, j’ai lu cette BD en version spéciale, noir et blanc et je l’ai donc trouvé plutôt austère et pas facile à lire. J’ai découvert plus tard la version couleur qui semble plus abordable à lire. 

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022
(6) Ponctuation
(la virgule)

Déjà lu des mêmes auteurs :

7107hv78xWL Seules à Berlin – Nicolas Juncker

61ctMY08fQL Janvier 2015 : Le procès – Yannick Haenel et François Boucq

Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 16 ans – Riad Sattouf

61+aX7HBSpL Allary – juin 2022 – 54 pages

Quatrième de couverture :
Eh oui, Esther est en seconde. Les cours sont souvent en demi-jauge, covid oblige.
Les garçons sont de plus en plus intrigants, certains  » fument de la drogue  » et d’autres même sont  » dealers « , c’est à dire qu’ils en revendent… Mais ils sont toujours très cons, ça c’est sûr.
Esther se pose de plus en plus de questions. Pourquoi les garçons sont-ils autant fascinés par l’attitude criminelle? Pourquoi les insultes dégradantes sont féminines? Pourquoi y a-t-il des racailles même dans les petits patelins bretons? Qui s’occupe du problème majeur que représentent les garçons pour les filles, en fait?
Et puis un jour, le vaccin contre le covid finit par arriver, mais est-il bien sûr ? Ses copines en doutent… Et si tout cela n’était qu’un grand complot ? Comment savoir ce qui est vrai ou pas ?
Esther doit choisir ses  » spécialités  » pour la première. Il faut penser à son orientation, à son futur métier. Mais euh, on est vraiment obligé de travailler plus tard en fait? Et pourquoi il faut se décider maintenant ?
Esther grandit, elle va traverser la France seule en train, et c’est toute une odyssée, un chemin initiatique qui s’ouvre à elle, une métaphore de la vie adulte qui l’attend. Ou alors, peut-être que c’est juste une grosse galère?
C’est ça, avoir 16 ans !

Auteur : Riad Sattouf est auteur de bandes dessinées et réalisateur.
Né en 1978, il passe son enfance entre la Libye, la Syrie et la Bretagne. Depuis 2014, il dessine chaque semaine Les Cahiers d’Esther dans L’ Obs, d’après les histoires vraies d’Esther A.
Le premier recueil des histoires de cette petite fille ( Les Cahiers d’Esther, Histoires de mes 10 ans) a paru en janvier 2016, chez Allary Éditions. L’adaptation en dessin animé du premier recueil a été diffusée à partir de septembre 2018 sur Canal +.
La série L’ Arabe du futur, vendue à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde, est traduite en 22 langues.

Mon avis : (lu en juin 2021)
Septième album de cette série, Esther a 15 ans, elle est en Seconde dans un lycée parisien pour l’année scolaire 2020-2021. Covid oblige, les cours sont encore en demi-jauge. Mais les élèves ont beaucoup plus de liberté dans l’établissement, ils peuvent y entrer et en sortir plus librement. Ainsi les fumeurs sortent dès que possible entre les cours. Esther est choquée par la facilité avec laquelle les fumeurs peuvent se procurer de la drogue car un lycéen deale en toute impunité devant le lycée. Alors que pour avoir gentiment voulu aider un élève de sa classe, Esther va se retrouver accusée de faits gravissimes. Sérieuse et bonne élève, elle sera pourtant exclue pour quelques jours et collée !
Elle est fan de Timothée Chalamet, de la chanteuse Angèle qui, sur les réseaux sociaux, déclare aimer les Cahiers d’Esther. Esther reproche à Riad Sattouf de la dessiner toujours comme une petite fille, alors qu’elle a pris des formes depuis ses 10 ans !
Pour se faire de l’argent poche, Esther fait du baby-sitting. Mais lorsqu’elle se retrouve à garder à une adolescente et une pré-ado de quelques années de moins qu’elle, la soirée sera cauchemardesque…
Esther sait également se rebeller face aux interdits de ses parents… Elle a du mal à accepter que son père refuse de la voir grandir. Elle découvre l’indépendance.
Esther grandit et s’interroge beaucoup sur sa vie, sur son « avenir », sur son orientation et ce n’est pas toujours facile.
Ancrée dans notre réalité et la crise du Covid, Esther a des débats avec ses amis sur le passe sanitaire, la vaccination, certains d’entre eux croient à une théorie du complot.
Cette bande dessinée est un condensé de l’actualité vu par une adolescence d’aujourd’hui qui aborde les questions d’inégalité, d’injustice, de rapports sociaux.

Extrait :

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Déjà lu du même auteur :

100708942 L’Arabe du futur : Une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984)

106163512 L’Arabe du futur – Tome 2 : Une jeunesse au Moyen-Orient (1984 – 1985)

114098671 L’Arabe du futur – Tome 3 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1985-1987

61Xcfw864ML Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 10 ans

51ZNjb2mdML Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 11 ans

51IwS05hfNL Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 12 ans

larabedufutur4 L’arabe du futur – Tome 4 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1987-1992

51tqcHt2h+L Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 13 ans

esther14 Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 14 ans

L’arabe du futur – Tome 5 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1992-1994

61m3PQ1fVPS  Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 15 ans

61qAEnYOvOL Le jeune acteur, tome 1

Petit Bac 2021
(5) Chiffre

Chez nous… Paroles de réfugiés – Marco Rizzo et Lelio Bonaccorso

91z8NcS03BL Futuropolis – février 2021 – 112 pages

traduit de l’italien par Hélène Dauniol – Remaud

Titre original : Feltrinelli Comics, 2019

Quatrième de couverture :
À la suite d’À bord de l’Aquarius, Marco Rizzo et Lelio Bonaccorso se sont rendus en Calabre pour témoigner de l’accueil fait aux migrants en Italie. La Calabre est l’une des régions italiennes les plus touchées par le chômage mais également l’une des plus hospitalières pour les réfugiés.Les auteurs ont rencontré les humanitaires, les autochtones et les réfugiés. Ils racontent les tragédies liées à ces situations dramatiques, les cauchemars bureaucratiques et les horreurs quotidiennes.Ils témoignent aussi du succès de certaines politiques privilégiant un accueil digne et une volonté d’intégration de ces migrants. Une situation italienne qui fait écho à celle de la France.

Auteurs : Né en 1983, Marco Rizzo  est un scénariste de bande dessinée et journaliste italien, surtout connu pour ses reportages en bande dessinée.
Lelio Bonaccorso est dessinateur et enseignant de BD sicilien. Après plusieurs collaborations avec DC Comics et Marvel, le dessinateur fétiche de l’écrivain Marco Rizzo sera son binôme sur de nombreuses bandes dessinées politico-sociales italiennes 

Mon avis : (lu en avril 2022)
Après leur BD documentaire A bord de l’Aquarius, les deux auteurs italiens (un journaliste et un dessinateur) ont voulu découvrir le sort des réfugiés en Italie à travers plusieurs témoignages. Ils se sont rendus en Calabre, l’une des régions italiennes les plus touchées par le chômage mais également l’une des plus accueillantes pour les réfugiés. Les auteurs ont rencontrés des associations humanitaires, des réfugiés et des italiens autochtones.
Il existe des expérimentations d’intégration qui sont réussies. Mais la corruption et l’utilisation frauduleuse ou abusive des fonds de l’État donnent des situations difficiles aussi bien pour la population locale que pour les réfugiés… La complexité de la bureaucratie expose également certains réfugiés à des situations dramatiques…
Cette BD très documentée et instructive est une bonne synthèse de l’état des lieux de l’accueil réservé en Italie aux réfugiés, la situation est comparable à celle qui existe en France.

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022
(5) Ponctuation

Déjà lu des mêmes auteurs :

914E4BPV1wL A bord de l’Aquarius

Tout plaquer et aller prendre un bain – Mathou

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Monsieur Pop Corn – novembre 2016 – 135 pages

J’ai Lu – mai 2019 – 144 pages

Quatrième de couverture :
Ce livre est un livre poétique, pour faire sourire, pour faire rire, pour se dire « ah oui tiens, c’est vrai, j’avais oublié tout ça ». Mathou aime glaner des petits moments, mettre de côté dans un coin de sa tête des petits plaisirs, des petits bonbons de bonne humeur ou de joie simple qui permettent d’avancer et de positiver – parfois. Ce livre est une succession de petits moments, vécus ou fantasmés, bien réels ou rêvés, aperçus, à peine entrevus, passés trop vite… Le temps file et nos souvenirs avec, ce livre est là pour se souvenir de ces moments, qui aident à voir la vie du côté le plus joli possible

Auteure : Mathou, pétillante trentenaire née à Angers, est illustratrice, auteure et graphiste. Elle se fait connaître grâce au succès de son blog « Crayon d’Humeur », où elle publie depuis 2007 des illustrations rondes et colorées, glanant le côté positif des petites tracasseries du quotidien, et sublimant nos défauts avec humour.

Mon avis : (lu en juin 2022)
Une BD prise par hasard à la Bibliothèque et qui se lit très rapidement. L’auteure recense des petits moments du quotidien qui font plaisir, qui donnent de la joie, qui font du bien… Il y a les petits bonheurs de tous les jours, des petits moments de temps en temps et en fin de livre des petits mots d’encouragement : comme « tout va bien », « tout est possible », « le meilleur est à venir », « MERCI beaucoup », « les enfants ça fait des Papillons dans le ventre », « la pluie c’est pas toujours triste », « haut les cœurs »…
Cette BD est sympathique, elle nous incite à voir le côté positif dans de multiples situations de notre vie… De quoi redonner le sourire avec humour et poésie.

Extrait :

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Petit bac 2022
(5) Verbe

La jeune femme et la mer – Catherine Meurisse

91P3YkENIxL Dargaud – octobre 2021 – 116 pages

Quatrième de couverture :
Catherine Meurisse a résidé plusieurs mois à la Villa Kujoyama, une résidence d’artistes située à Kyoto. Cherchant à renouveler son inspiration, elle s’est immergée dans les paysages japonais. Un an plus tard, elle séjournait de nouveau au Japon, quand le typhon Hagibis dévastait une partie du pays. De ces deux voyages, placés sous le signe de la nature, tour à tour muse et dévastatrice, est né l’album La Jeune femme et la mer.

Auteur : Catherine Meurisse est née en 1980. Après un cursus de lettres modernes, elle fait ses études à l’école Estienne puis à l’École nationale supérieure des Arts décoratifs à Paris. Dessinatrice, autrice, caricaturiste, reporter et illustratrice d’albums pour la jeunesse, Catherine Meurisse est une artiste prolixe. Aiguisant son regard et son trait pendant quinze ans dans de nombreux titres de presse (Le Monde, Libération, Les Échos, L’Obs…) et plus particulièrement à Charlie Hebdo, elle réalise des bandes dessinées où l’esprit de sérieux n’a pas sa place. Après Mes Hommes de lettres, Le Pont des arts, Moderne Olympia et Drôles de femmes (avec Julie Birmant), elle publie en 2016 La Légèreté, récit bouleversant de son retour à la vie, au dessin et à la mémoire, après l’attentat contre Charlie Hebdo auquel elle a échappé. 

Mon avis : (lu en avril 2022)
Cette BD est une ode à la nature présente au Japon.
Une jeune dessinatrice française part en résidence d’artiste au Japon pour y peindre la nature. Elle rencontre un artiste japonais qui cherche à peindre la « Femme » et qui écrit des haïkus et Nami, la jeune femme de l’auberge, une jeune et belle japonaise assez mystérieuse. Il ne faut pas oublier la présence d’un tanaki (sorte de raton-laveur, animal mythologique très présent dans la culture nippone) qui raconte le Japon et offre des poils de sa queue en guise de pinceau…
C’est une rencontre entre l’Orient et l’Occident, si différent et pourtant complémentaire… Un dépaysement pour les modes de vie, pour les façons de penser…
Les paysages peints par l’auteure sont magnifiques et sont une invitation à la contemplation. Une bande dessinée pleine de poésie avec des touches d’humour.

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022(5) Famille

Déjà lu du même auteure :

112494001 La légèreté

Soixante printemps en hiver – Aimée de Jongh, Ingrid Chabbert

814MPr8ATwL Dupuis – mai 2022 – 120 pages

Quatrième de couverture :
Le jour de son 60e anniversaire, Josy refuse de souffler les bougies de son gâteau. Sa valise est prête. Elle a pris une décision : celle de quitter mari et maison pour reconquérir sa liberté en partant avec son vieux van VW ! Sa famille, d’abord sous le choc, n’aura dès lors de cesse de la culpabiliser face à ce choix que tous considèrent égoïste. Josy va heureusement tenir bon, trouvant dans le CVL (« Club des Vilaines Libérées ») des amies au destin analogue et confrontées à la même incompréhension sociétale… Mais cela suffira-t-il pour qu’elle assume sa soif d’un nouveau départ ?

Auteures : Aimée de Jongh (1988) a publié sa première bande dessinée « Aimée TV » à l’âge de 18 ans. Elle a été découverte par plusieurs maisons d’édition et de presse, pour lesquelles elle travaille aujourd’hui encore. Aimée a suivi sa formation en film d’animation dans les écoles de Beaux Arts de Rotterdam et de Gand. Entre-temps, elle a signé une bonne dizaine de séries de bandes dessinées et a collaboré sur cinq films d’animation. Sa série bd quotidienne Snippers (Coloc’ en français) paraît dans un journal hollandais et dans un journal suisse ; en Belgique, ce sont surtout ses bandes dessinées pour jeunes enfants, comme Kito & Boris et Slimme Pim qui l’ont fait connaître.  En 2014, Aimée s’est attelée à son premier roman graphique, dont elle signe aussi le scénario : Le retour de la bondrée (titre original : De terugkeer van de wespendief). Cet album lui a valu de percer à l’international. Cette bande dessinée a été très bien accueillie et a remporté le prestigieux Prix Saint-Michel pour le meilleur album de bande dessinée de 2014-2015. Le livre sera publié en français par Dargaud et par la suite porté à l’écran en 2016. En 2018, elle collabore avec Zidrou au scénario et publie un deuxième roman graphique chez Dargaud, L’obsolescence programmée de nos sentiments. En 2020, elle publie un nouveau roman graphique en solo chez Dargaud, Jours de sable, qui est salué par la critique et qui remporte notamment le Prix des Libraires de BD.
Ingrid Chabbert est une auteure d’ouvrages pour la jeunesse et scénariste de BD. Elle écrit depuis qu’elle est enfant mais c’est seulement en 2010 qu’elle publie son premier album jeunesse, « La fête des deux mamans ». Aujourd’hui, elle est l’auteure de plus de 50 albums. Ingrid a été l’une des fondatrices (avec sa compagne) des Petits pas de Ioannis, une maison d’édition jeunesse (2010-2013). Elle vit aujourd’hui à Carcassonne.

Mon avis : (lu en juin 2022)
C’est le jour de ses 60 ans et Josy a décidé de partir. Sa valise est faite, tout est prêt pour quitter son mari et sa maison et partir libre avec le vieux combi Volkswagen. A l’occasion de son anniversaire, sa fille, son fils, leurs conjoints et ses petits-enfants sont venus déjeuner pour la fêter… L’annonce de son départ au moment du dessert est un choc pour tous…
Elle n’a rien de particulier à reprocher à son mari sauf l’usure du temps après 35 ans de mariage. Elle ressent seulement l’urgence de retrouver de la liberté.
Pour son premier soir et pour faire le point, Josy s ‘installe sur un parking où se trouve la caravane où vit Camélia avec son bébé, car elle a fuit un mari violent. Quelques temps plus tard, Josy va faire la rencontre des filles du CVL (le Club des Vilaines Libérées) où elle fera connaissance de Christine… En parallèle l’attitude très égoïste de ses enfants est pesante avec sans cesse leurs appels téléphoniques culpabilisants. Ils ne cherchent à aucun moment à comprendre leur mère.
Le dessin de cette bande dessinée est expressif, les couleurs pastel, harmonieuses et douces sont en accord avec le ressenti de Josy, personnage très attachant tout comme Camélia et Christine.
Voilà une bande dessinée pleine de tendresse et de belles émotions.

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022
(4) Chiffre

Nowhere girl – Magali Le Huche

91I+79Mo7BL Dargaud – mars 2021 – 120 pages

Quatrième de couverture :
Magali a 11 ans. Elle aime les Beatles, dans la catégorie « passionnément » ou « à la folie ». Ce qu’elle aime moins, c’est l’école, surtout depuis qu’elle est au collège. Elle qui pensait être une élève comme les autres éprouve soudainement une peur panique à l’idée d’aller au collège. Telle une « Alice au pays des merveilles », elle se réfugie alors dans l’univers parallèle des Beatles nourri de leur musique et de couleurs éclatantes. Une bande dessinée autobiographique, sensible et drôle, en dépit de la gravité du sujet, la phobie scolaire.

Autrice : Magali Le Huche est née en Région parisienne en 1979. Elle passe cinq ans aux Arts décoratifs de Strasbourg, dont trois années dans l’atelier d’illustration. Elle sort de l’école en 2004 et retourne à Paris avec, sous le bras, « Les Sirènes de Belpêchao » (2005) et « Bertille Bonnepoire » (2006), ses deux premiers albums pour les enfants. Depuis, elle travaille régulièrement, comme auteure et comme illustratrice, pour la presse et l’édition jeunesse. « À la recherche du nouveau père » (2015) est sa deuxième bande dessinée en duo avec Gwendoline Raisson. Avec « Nowhere Girl » (2021), Magali signe une bande dessinée autobiographique, sensible et drôle, en dépit de la gravité du sujet, la phobie scolaire.

Mon avis : (lu en mars 2022)
Paris, durant les années 90, Magali entre en sixième, elle est à la fois contente et pleine de bonnes résolutions. Mais très rapidement, cette première année de collège ne se passe pas comme elle l’espérait. Certains professeurs terrorisent les élèves, Magali ne trouve pas de solidarité avec ses camarades de classe… Et au fil des jours, elle va en cours avec la boule au ventre, puis l’angoisse l’envahie à s’en rendre malade physiquement avec des vomissements et des évanouissements. Le diagnostic tombe : phobie scolaire. Magali finit par quitter son collège et poursuit sa scolarité à distance, en étant inscrite au Cned.
En parallèle, Magali découvre les Beatles et se réfugie dans leur musique, elle devient intarissable sur le sujet…
Voilà une BD très intéressante, sincère, lumineuse et pleine d’humour sur le sujet sérieux qu’est la phobie scolaire dont l’auteure a été victime lors de sa pré-adolescence. Elle a su passer le cap grâce à l’écoute de ses parents,  à sa passion pour la musique des Beatles et le dessin qui lui a permis d’exprimer son mal-être..

Extrait : (début du livre)

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Petit bac 2022(4) Art (chanson)

Seul le silence – Fabrice Colin, Richard Guérineau, RJ Ellory

7144HFgv3YL Philéas – octobre 2021 – 104 pages

Quatrième de couverture :
Joseph Vaughan, devenu écrivain à succès, revient sur des événements qui ont bouleversé son enfance et qui vont le hanter, le poursuivre toute sa vie d’adulte : des meurtres de jeunes filles perpétrés sur plusieurs décennies, dont il a été le témoin involontaire.
Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps horriblement mutilé d’une fillette assassinée. La première victime d’une longue série qui laissera longtemps la police impuissante. Des années plus tard, lorsque l’affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s’installer à New York pour oublier les séquelles de cette histoire qui l’a touché de trop près. Lorsqu’il comprend que le tueur est toujours à l’œuvre, il n’a d’autre solution pour échapper à ses démons, alors que les cadavres d’enfants se multiplient, que de reprendre une enquête qui le hante afin de démasquer le vrai coupable…
Joseph Vaughan, devenu écrivain à succès, tient en joue le tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans.
Plus encore qu’un récit de serial killer à la mécanique parfaite et au suspense constant, Seul le silence a marqué une date dans l’histoire du thriller. Avec ce roman crépusculaire à la noirceur absolue, sans concession aucune, R. J. Ellory révèle la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.

Auteurs : R.J. Ellory est né en 1965. Après avoir connu l’orphelinat et la prison, il devient guitariste dans un groupe de rock, avant de se tourner vers la photographie. Seul le silence est son premier roman publié en France.
Fabrice Colin : Quatre fois lauréat du Grand prix de l’Imaginaire, Fabrice Colin s’est d’abord fait connaître par ses textes relevant des littératures de l’imaginaire, fantasy et science-fiction, avant de se tourner vers le polar et la littérature générale.
Il est l’auteur de nombreux romans pour adultes, pour la jeunesse, nouvelles et scénarios de BD, ainsi que de dramatiques radiophoniques pour Radio France.
Il collabore au Canard enchaîné et au Nouveau Magazine littéraire.
Richard Guérineau rencontre Eric Corbeyran en 1991 : le duo crée, en 1994, L’As de Pique, puis, en 1997, Le Chant des Stryges. Pour cette série, il adapte son style graphique : son trait nerveux et ses cadrages serrés servent brillamment ce récit mené tambour battant. En 2008, il s’associe avec Henri Meunier pour le western Après la nuit, puis en 2010 sur le deuxième tome de la série Le Casse, Le Troisième jour. En 2012, il réalise un opus de la série XIII Mystery  avec Fabien Nury. Il enchaine l’adaptation du roman de Jean Teulé, Charly 9, où il est à la fois scénariste, dessinateur et coloriste, suivi de Henriquet, l’homme reine, puis Croke Park qui aborde la lutte sans merci que se livrent espions anglais et révolutionnaires irlandais à Dublin, dans les années de guerre civile irlandaise.

Mon avis : (lu en janvier 2022)
Cette BD est une adaptation très réussie du thriller « Seul le silence de RJ Ellory ».
C’est l’histoire de la vie de Joseph Vaughan, il perd son père à l’âge de 12 ans, il est donc élevé seul par sa mère à Augusta Falls, une petite ville de Géorgie. Son institutrice, Alexandra Webber, décèle chez lui le potentiel d’un futur écrivain. Tout bascule le jour où une petite fille est sauvagement assassinée. C’est la première victime d’une série de meurtres de petites filles. Avec ses copains, Joseph crée le groupe des Anges gardiens, ils se promettent de toujours veiller sur leurs petites voisines. Mais les meurtres continuent à se perpétuer.

Des années plus tard, Joseph est devenu écrivain et il vit à New York, il va malheureusement croiser à nouveau la route de l’assassin. Il va vouloir alors venger les petites filles qu’il n’a pas su protéger et retrouver cet assassin insaisissable depuis trente ans…
Tout est dans l’ambiance et l’atmosphère de cette histoire, et le dessin met en valeur l’Amérique rurale, mais également New York.
L’intrigue efficace nous incite à garder le livre en mains et l’on découvre seulement à la fin qui est ce terrible meurtrier. L’essentiel n’est pas l’intrigue policière, mais l’histoire de Joseph, ce jeune héros, écrivain en devenir, meurtri par la vie et bouleversé par les morts de ces petites filles. Aussi bien enfant qu’adulte, Joseph est terriblement attachant.
Avec cette bande dessinée, j’ai aimé me souvenir de la très belle découverte de ce grand roman.

Extrait : (début de la BD)

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