Les petites victoires – Yvon Roy

A1aWhPBuuIL Rue de Sèvres – mai 2017 – 150 pages

Quatrième de couverture :
Comment dire à son fils tant désiré qu’il est le plus formidable des petits garçons malgré le terrible diagnostic qui tombe comme un couperet : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale…
C’est le combat que va mener ce père, resté uni à sa femme malgré leur séparation, pour transformer ensemble une défaite annoncée en formidables petites victoires.

Auteur : Yvon Roy est un auteur et illustrateur canadien. Il a réalisé, en collaboration avec Jean-Blaise Djian, l’adaptation en bande dessinée du roman phare d’Yves Thériault, Agaguk, ainsi que plusieurs contes pour enfants. Il vit au Québec, près de Montréal.

Mon avis : (lu en mars 2018)
Cette BD est un témoignage formidable et touchant d’un père qui refuse de baisser les bras devant l’autisme de son fils Olivier. Lorsque l’annonce du diagnostique de l’handicap d’Olivier est faite ses parents sont sous le choc. Mais Yvon, le père et auteur de cette BD, refuse de se résigner et il se met à observer son fils et avec son cœur, beaucoup de patience et d’inventivité, il ruse pour faire évoluer son fils. Il arrive donc après 3 mois de patience qu’Olivier ne hurle plus lorsqu’il voit des poussières dans son bain.
En jouant avec Olivier, Yvon lui apprend à regarder dans les yeux, puis à faire des câlins…
« Moi, je ne m’intéresse pas à l’autisme en général, je m’intéresse à mon fils. »
Même si le couple n’a pas résisté à l’handicap de leur enfant, la maman est également présente auprès d’Olivier et tout l’amour pour leur fils de ses deux parents va jour après jour permettre d’obtenir de petites victoires.

Ce témoignage touchant est un beau message d’espoir. 

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Petit bac 2018Mot Positif (3)

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Ar-Men – Emmanuel Lepage

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ar-men Futuropolis – novembre 2017 – 96 pages

Quatrième de couverture :
La nouvelle bande dessinée d’Emmanuel Lepage : une plongée fantastique dans le plus mythique des phares, Ar-Men !
Ar-Men est le phare le plus exposé et le plus difficile d’accès de Bretagne, c’est-à-dire du monde. On le surnomme « l’enfer des enfers ». Mêlant fiction, documentaire et légendes, épopée autant que récit intimiste, Emmanuel Lepage livre un récit de forte intensité. Couleurs somptueuses, images à couper le souffle : Emmanuel Lepage au sommet de son art !

Auteur : Emmanuel Lepage est un dessinateur, scénariste et coloriste de bande dessinée, né en 1966 à Saint-Brieuc.

Mon avis : (relu en mars 2018)
Je suis une inconditionnelle des bandes dessinées d’Emmanuel Lepage et j’aime également beaucoup les phares et bien sûr la Bretagne. C’est donc naturellement que cette bande dessinée a fait partie des 3 choisies pour l’opération « La BD fait son festival » organisée par Priceminister.
Le phare d’Ar-Men est situé au large de l’île de Sein, c’est le plus exposé et le plus difficile d’accès de Bretagne. On le surnomme « l’Enfer des enfers ».
Dans cette BD, Emmanuel Lepage nous raconte ce phare mythique en mêlant fiction et réalité… Il nous raconte sa construction qui fût un exploit, en effet il a fallu 14 années pour parvenir à terminer le bâtiment. L’endroit choisit pour édifier ce phare à l’extrême ouest de la Bretagne ne se découvre que quelques heures par an et est battu par les tempêtes… Germain est l’un des derniers gardiens, il nous permet de découvrir son quotidien et son travail de veille et d’entretien sur Ar-Men. L’auteur évoque également les légendes de la ville d’Ys engloutie, du Bag Noz ou bateau fantôme…
Concernant le graphisme, c’est magnifique ! Le dessin est précis, les couleurs à l’aquarelle sont splendides, le ciel, la mer sont dans tous leurs états…
Une BD qui fait rêver, vibrer, s’émerveiller et voyager ! Un vrai coup de cœur !

Note : 20/20

Merci PriceMinister pour cette opération la BD fait son festival !

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu du même auteur : 

1151_couv  Un Printemps à Tchernobyl 

 97888941 Voyage aux îles de la Désolation 

100314841 La Lune est blanche

Irena – tome 2 : Les justes – Jean-David Morvan, David Evrard, Séverine Tréfouël

91dLnOPDZ-L Glénat – mars 2017 – 72 pages

Quatrième de couverture : 
Irena Sendlerowa a réellement existé. Membre du centre citoyen d’aide sociale pendant la seconde guerre mondiale, elle s’engagea dans la résistance et sauva 2500 enfants de l’enfer du ghetto de Varsovie. Voici l’histoire de cette femme exceptionnelle.

Auteur : Né  en 1969, Jean-David Morvan est l’un des scénaristes de BD les plus prolifiques de sa génération. Il s’est d’abord essayé au dessin mais abandonne les études pour devenir scénariste. Il publie ses premiers textes dans un fanzine où il rencontre Yann Le Gall avec qui il écrira en 2001 la série Zorn et Dirna. En 1994, il publie Nomad avec Sylvain Savoia. La série Sillage, commencée en 1998 avec Buchet au dessin, remporte un succès immédiat. Il est également l’auteur des séries Troll, HK, Al Togo, Reality Show et Je suis morte. En 2009 il remporte un Silver Award au Prix international du manga pour l’album Zaya.
En 2013, chez Glénat, il donne une suite à la série Nomad avec un second cycle qu’il intitule Nomad 2.0 avec, cette fois-ci, Julien Carette au dessin. L’année suivante, toujours chez Glénat, il scénarise : Sherlock Fox (dessin de Du Yu), SpyGames (dessin de Jung-Gi Kim) et l’album de la collection « Ils ont fait l’Histoire » consacré à Jaurès.

Mon avis : (lu en mars 2018)
Dans ce deuxième tome de cette trilogie, Irina a décidé de s’engager dans la résistance et nous suivons son travail formidable avec d’autres volontaires comme Antoni et le docteur Janusz Korczak, pour organiser l’évasion des enfants et les mettre à l’abri des nazis. Avec beaucoup d’imagination, de nombreux enfants vont pouvoir sortir du camp, avoir une nouvelle identité et être envoyés dans une famille d’accueil…
En parallèle, nous suivons également l’arrestation d’Irena et les interrogatoires qu’elle subira sous la torture. Son courage et sa volonté l’aidera à ne jamais elle parler.
Tout est raconté avec justesse et retenue, le pathos est évité. Le lecteur ne peut être qu’admiratif devant l’œuvre d’Irina et ses amis qui permettra de sauver 2500 enfants du ghetto de Varsovie. 

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu du même auteur :

91sYNAhtwWL Irena – tome 1 : Le ghetto

Millénium saga – tome 2 – Les Nouveaux Spartiates – Sylvain Runberg, Stieg Larsson et Ortega

81Vot04XJLL Dupuis – octobre 2017 – 60 pages

Quatrième de couverture :
Livrée à elle-même après les enlèvements ayant touché les membres de son groupe de hackeurs, Lisbeth Salander se lance sur les traces des responsables, un obscur groupuscule aux méthodes radicales nommé « Sparta ». Cependant, elle n’est pas seule : Mickael Blomkvist, journaliste controversé de « Millénium », est déterminé à lui venir en aide en échange d’informations sur un candidat électoral aux dangereuses influences. Alors que leurs mystérieux ennemis se déchaînent contre eux, le duo de choc prendra bien vite conscience que leur volonté de révéler ces sombres machinations pourrait bien leur coûter la vie.

Auteurs : Stieg Larsson, né en 1954, journaliste auquel on doit des essais sur l’économie et des reportages en Afrique, était le rédacteur en chef d’Expo, revue suédoise observatoire des manifestations ordinaires du fascisme. Il est décédé brutalement, en 2004, d’une crise cardiaque, juste après avoir remis à son éditeur les trois tomes de la trilogie Millénium.
Né en 1971 à Tournai d’une mère Belge et d’un père Français, ayant grandi dans le sud de la France, c’est en compagnie des Astérix, Batman et autres Spirou que Sylvain Runberg étanche sa soif de bulles, le tout entrecoupé de récits historiques et de romans divers, manière de titiller son imaginaire en devenir. Il passe son bac d’Arts Plastiques dans le Vaucluse avant d’obtenir une Maîtrise d’Histoire contemporaine à la faculté d’Aix en Provence, années étudiantes ponctuées de nombreux voyages en Europe et d’organisation de soirées musicales, du rock indépendant à la musique électronique. Sylvain Runberg évolue ensuite plusieurs années en librairie avant de rejoindre le monde de l’édition. Il déménage alors à Paris pour rejoindre les Humanoïdes Associés. Mais un fâcheux accident l’immobilise plusieurs mois durant l’année 2001. Il s’essaye alors à l’écriture durant sa convalescence et s’aperçoit que ça lui plait plus que de raison et décide de continuer. En 2004, Sylvain sort son premier album, « Astrid » avec Karim Friha. Suivent ensuite des projets aux univers variés : les « Colocataires » avec Christopher, série inspirée par ses années étudiantes aixoises, « Hammerfall », avec Boris Talijancic, saga médiévale fantastique ayant pour cadre la Scandinavie du VIIIe siècle et la série de science fiction « Orbital », réalisée avec Serge Pellé. 

Belén Ortega (1986) est diplômée des Beaux-Arts de l’université de Grenade (Espagne) et a poursuivi sa formation à l’université d’Osaka (Japon) durant plus d’un an. Son premier travail professionnel, « Himawari », publié en 2011, a reçu le prix du meilleur manga espagnol par Ficomic Barcelona. En 2010, Expomanga Madrid lui décerne le prix de la meilleure illustratrice espagnole. Sa première bande dessinée, « Pajaro Indiano », est publiée en 2015 et sera aussi exportée en Italie par le magazine BD « Lanciostory ». La même année, Ominiky Ediciones compile l’ensemble de son travail dans un artbook. En 2016, Norma Editorial publie « Marc Márquez, la historia de un sueño », sa biographie du double vainqueur du Championnat du monde de MotoGP. Actuellement, Belén Ortega collabore avec Sylvain Runberg sur une nouvelle série issue de l’univers de « Millénium » de Stieg Larsson pour les Éditions Dupuis : « Millénium Saga ». En parallèle, elle est illustratrice freelance. Elle réalise des couvertures de livres, travaille à divers projets indépendants et crée des personnages pour des jeux vidéo ainsi que pour de courts métrages animés. Elle est également professeur de manga à temps partiel.

Mon avis : (lu en février 2018)
Dans le tome 1 de la trilogie Millénium saga, nous avions quitté Lisbeth Salander alors qu’elle s’apprêtait à pirater un important centre de données, et que plusieurs de ses complices étaient kidnappés par une mystérieuse organisation. Elle avait donc demandé de l’aide au journaliste Mikael Blomkvist. Ce dernier étant en train d’enquêter sur le leader d’un parti d’extrême droite suédois.
Les trois amis de Lisbeth, Plague, Trinity et Bob the Dog, sont retenus prisonniers par l’organisation « Sparta », aux idées fascistes, et qui les oblige à cracker les serveurs ultra-sécurisés de la Säpo (les services secrets), afin de récupérer un maximum d’informations pour mener un coup d’état populiste. Lisbeth et Mikael découvrent que leurs deux affaires se recoupent et vont unir leurs forces pour que la justice triomphe.
Cette BD se lit d’une traite, c’est un vrai thriller rythmé et haletant parfaitement dans l’esprit de Stieg Larsson. C’est également un vrai plaisir de retrouver le duo Lisbeth Mikael. Les auteurs évoquent des sujets très actuels comme l’extrémisme politique, le piratage informatique…
Évidemment, j’ai très envie de connaître le dénouement de Millénium Saga avec le prochain et dernier tome !

 

 

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu dans la même série :

88596558_p Millenium – tome 1 106030485 Millenium – tome 2

millenium3 Millenium – tome 3  millenium4 Millenium – tome 4

millenium_5_1_75 Millenium – tome 5 107056902 Millenium – tome 6

114103759 Millénium saga – tome 1

Bâtard – Max de Radiguès

Dans la sélection du Prix SNCF du Polar

9782203141414 Casterman – juin 2017 – 176 pages

Quatrième de couverture :
May et son fils Eugene tracent la route, le coffre de leur voiture rempli de sacs de billets de banque. Ils viennent juste de participer à un  » coup  » exceptionnel : 52 hold-ups simultanés à la même heure, dans la même ville. La police n’a rien pu faire !
Commence alors la cavale musclée d’un surprenant duo de braqueurs.

Auteur : Né en Belgique en 1982, Max de Radiguès est auteur de bande dessinée et éditeur à l’employé du Moi. Il écrit et dessine pour la jeunesse et les adultes. Ses livres chez Sarbacane, Frangins et 520km, lui valent plusieurs sélections et récompenses .
En septembre 2009, il était invité pour un an de résidence au prestigieux Center for Cartoon Studies, à White River Junction – Vermont, au côté notamment de James Sturm et Jason Lutes. Il a raconté son année de résidence dans son livre Pendant ce temps à White River Junction paru chez Six Pieds sous Terre qui faisait partie de la sélection officielle du festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2012.
Il a depuis multiplié les résidences à Montréal et à Bordeaux entre autres.
En plus de ses livres, il multiplie les expériences par la publication en ligne et le fanzinat. Ses projets comme l’âge dur et Moose, paraissent en fanzines mensuels envoyés par la poste aux lecteurs avant de devenir des livres.

Mon avis : (lu en février 2018)
J’avais commencé cette BD lors de ma journée au Festival de BD d’Angoulême. C’était la dernière BD de la sélection Prix SNCF du Polar que je n’avais pas encore lu. 
Cet album rassemble les 16 épisodes du feuilleton auto édité par l’auteur en 2014 et 2015. Même si le dessin semble « gentil », cette BD est un vrai thriller ! 
May est en cavale avec son fils Eugène, ils viennent de participer à un coup exceptionnel : 52 braquages en simultanés. Ils ont comme bagages de lourds sacs remplis de billets.
Et la police à leurs trousses… mais pas seulement, certains gangsters ont voulu jouer solo… Le lecteur est embarqué dans un road-movie étonnant et original. Il y a de la tendresse, beaucoup de violence, des coups de théâtre. Un vrai page turner mêlant tour à tour tension et émotion. Nos deux héros, May et Eugène sont attachants et mystérieux…
Une belle réussite !

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Déjà lu du même auteur :

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Petit bac 2018Titre Mot Unique (1)

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La Guerre des Lulus, Tome 5 : 1918 : La ders des ders – Régis Hautière & Hardoc

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Quatrième de couverture :
1918. Alors que la Première Guerre mondiale fait rage, les Lulus tentent de survivre en zone occupée. Enrôlés malgré eux par une société secrète, les quatre orphelins sont contraints de se séparer. Cette séparation, la toute première depuis qu’ils se connaissent, pourrait être beaucoup plus longue qu’ils ne l’imaginent…

Auteurs : Depuis 2004, le scénariste d’origine bretonne Régis Hautière, pilier des éditions Paquet a signé une vingtaine d’albums en seulement cinq ans dont le Dernier Envol avec Romain Hugault. Il multiplie aujourd’hui les projets chez d’autres éditeurs comme Soleil, Kstr, Glénat, Delcourt ou Dargaud. Après des études supérieures de philosophie et d’histoire et un troisième cycle en ingénierie de la connaissance, Régis Hautière a travaillé une dizaine d’années pour le festival BD d’Amiens.
Diplômé en génie électro-technique et licencié en Arts Plastiques, Hardoc démarre précocement sa carrière comme illustrateur pour une émission jeunesse de France 2, à 15 ans. Il gagne l’Écureuil d’Or qui récompense le meilleur jeune espoir au festival BD d’Angoulême en 1996. Hardoc rencontre ensuite Régis Hautière dans une association bédéesque d’Amiens (!!) et ils décident de travailler ensemble sur la série Le Loup, l’Agneau et les Chiens de guerre (éd. Paquet). Il participe, en mars 2005, au collectif des Nouvelles de Jules Verne en bandes dessinées des éditions Petit à Petit. En 2009, il publie, toujours avec Régis au scénario, l’histoire des Lulus, Jeux de guerre, dans le collectif Cicatrices de guerre(s). Et c’est avec impatience que l’on attendait leurs aventures complètes chez Casterman, La Guerre des lulus est arrivée, en janvier 2013.

Mon avis : (lu en février 2018)
Voilà quelques mois que les Lulus ont quitté Luce et sa grand-mère. Leurs errances ont ramené nos quatre Lulus en France occupée, ils avaient évité les zones habitées, ils étaient arrivées au cœur d’une immense forêt ou trônait une demeure imposante. Les Lulus espéraient pouvoir s’y reposer quelques temps à l’abri de la guerre. Mais les voilà accueilli par le gardien des lieux avec un fusil ! Après un interrogatoire assez poussé pour savoir qui sont-ils, les « Gentils hommes » les libèrent sous condition. Les Lulus vont devoir se séparer. Les deux grands vont aller jouer les espions sur le front et donc être confrontés directement à la guerre pendant que les plus jeunes restent en gage au château…
J’apprécie toujours autant cette série originale sur l’époque de la Première Guerre Mondiale.
Le titre de cet album laissait à penser que la série s’achevait avec ce cinquième tome, or une suite où plutôt une série dérivée est annoncée avec  deux tomes de « Perspective Luigi » (nous en saurons plus pour la période entre le printemps 1916 et l’été 1917) et un tome également sur l’après-guerre des Lulus, à suivre…

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu du même auteur :

la_guerre_des_lulus_1914 La Guerre des Lulus, Tome 1 : 1914 : La maison des enfants trouvés

la_guerre_des_lulus_1915 La Guerre des Lulus, Tome 2 : 1915 : Hans

la guerre des lulus_3 La Guerre des Lulus, Tome 3 : 1916 : Le tas de briques

114664162 La Guerre des Lulus, Tome 4 : 1917 : La déchirure

Ma journée à Angoulême…

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Dans la nuit et le brouillard, je suis partie très tôt de chez moi, pour être au rendez-vous Gare Montparnasse à 8h…

Voyage en TGV très agréable, en 1ère, avec petit-déjeuner, c’est l’occasion de discuter avec les participants de la journée, blogueurs, journalistes de webmagazine, animateurs du Prix Polar SNCF, catégorie Court-Métrage et catégorie BD…
Les 2 heures de trajet sont passées très vite, nous voilà déjà à Angoulême !

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Nous prenons alors une navette pour découvrir à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image l’exposition Alix – L’art de Jacques Martin

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Je connais de nom, le personnage d’Alix et son auteur Jacques Martin, mais je n’ai jamais lu d’album. Grâce à Dominique, notre guide passionné par le sujet, j’ai pu découvrir le personnage d’Alix, son univers, les inspirations de l’auteur, et apprécier les nombreuses planches originales révélant tout son travail de documentation et la précision de son trait.

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Nous découvrons l’Espace Polar SNCF, où nous nous restaurons dans un cadre convivial. Nous y croisons, l’un des auteurs en lice pour le Fauve Polar SNCF :

P1040078_20 P1040080_20Marco Martín (The Private Eye, avec Brian K. Vaughan (Urban Comics))
Et les auteurs gagnants de l’année dernière, Alexandre Clérisse et Thierry Smolderen (L’été Diabolik, Dargaud)

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En début d’après-midi, nous rendons à l’Espace Franklin voir
l’exposition L’art de Naoki Urasawa

Notre guide, Marwan, a su nous faire partager ses connaissances et sa passion pour les mangas et en particulier pour Naoki Urasawa, le maître incontestable du manga de genre pour adultes.

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Les séries 20th Century Boys, Monster, Pluto, Master Keaton ou plus récemment Billy Bat sont régulièrement saluées pour le souffle épique de leur mise en scène, leur sens aiguisé du suspense et leur vaste galerie de personnages aux physiques très singuliers et aux visages extrêmement expressifs. Dans ses mangas, Naoki Urasawa installe en effet des atmosphères étouffantes et fascinantes, quelque part entre Alfred Hitchcock et Brian De Palma, entraînant les lecteurs dans des polars labyrinthiques, teintés de SF et habités d’une douce mélancolie…

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L’exposition présentera de nombreux originaux, et reviendra sur les motifs de son œuvre : l’obsession d’un mal sans visage et sans nom, l’Art comme forme supérieure d’aspiration humaine, le dialogue entre l’Orient et l’Occident ou encore la crainte des résurgences de dictatures sanguinaires…

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L’exposition L’art de Naoki Urasawa sera également visible à Paris,
à l’Hôtel de Ville du 23 février au 31 mars.

Puis, nous avons « quartier libre », je flâne donc en ville, c’est l’occasion de voir qu’Angoulême et la BD sont vraiment liées.

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Un petit tour au Monde des Bulles, puis au Nouveau Monde.

Retour à l’Espace Polar SNCF, avant de prendre notre TGV pour Paris, nous recevons un sac  avec l’une des BD en compétition pour le Fauve Polar SNCF 2018, un badge et une figurine du Fauve.

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Pour ma part, le hasard à bien fait les choses, puisque j’ai reçu la BD gagnante :
Jean Doux et le mystère de la disquette molle, Philippe Valette (Delcourt)

C’était ma première visite au Festival International de la BD d’Angoulême.
Merci Anne et le Prix Polar SNCF pour cette journée inoubliable !

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(c) Photo SNCF

Mais nous avons raté la venue de Naoki Urasawa,
à l’Espace Polar SNCF, dans le décor de l’Orient d’Express…

Police lunaire – Tom Gauld

Lu en partenariat avec le Prix SNCF du Polar

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Édition 2024 – octobre 2016 – 96 pages

traduit de l’anglais par Catherine Leroux

Titre original : Mooncop, 2016

Quatrième de couverture :
Le policier de la Lune arpente sans relâche la vaste étendue rocailleuse. À bord de sa navette à la pointe de la technologie, il patrouille pour protéger les braves citoyens de la colonie lunaire. Mais les tours à la machine à donuts et les conversations techniques avec son robot-compagnon sont les deux seules occupations qu’un insolent taux de criminalité de 0 % lui impose. Le dernier flic de la lune s’ennuie.
Sa solitude témoigne de l’échec de la plus ancienne colonie humaine dans l’espace. Partie à la conquête d’une nouvelle Terre Promise, la société pleine d’espoirs s’est pris les pieds dans le tapis gris à poils ras de la modernité…
Avec Police Lunaire, Tom Gauld propose un drame à rebours d’un film d’action qui montre que la conquête spatiale mène successivement à la désillusion, à la solitude et aux donuts. Après son truculent recueil Vous êtes tous jaloux de mon Jetpack et l’excellent Vers la ville, road-movie à la Beckett, Tom Gauld livre un nouveau récit drôle et mélancolique sur l’absurdité de nos civilisations technologiques.

Auteur : Tom Gauld est un illustrateur et un dessinateur de comix anglais. Il habite et travaille à Londres. Il a étudié l’illustration au College of Art d’Edinburgh ainsi qu’au Royal College of Art. Il édite des comix avec Cabanon Press qu’il dirige avec Simone Lia. Il a produit des comix pour le Guardian Newspaper et divers magazines.

Mon avis : (lu en janvier 2018)
Contrairement au premier album que j’ai lu de Tom Gauld, Vous êtes tous jaloux de mon Jetpack, cette BD est une histoire complète.
La lune a été colonisée par les hommes depuis un certain temps, un policier patrouille seul sur la Lune. Ses statistiques sont très bonnes : le taux de résolutions des crimes est à 100%, en effet pour les crimes signalés = 0, enquêtes en cours = 0, enquêtes résolus = 0.
Le travail de notre policier se résume plutôt à raccompagner un enfant égaré, chercher un chien perdu, ramener un robot au musée…
En effet, depuis peu les habitants quitte la colonie lunaire et le policier souhaite lui aussi être muté et revenir sur Terre…
Dans un paysage bleu cobalt, gris et blanc, Tom Gauld imagine des étendues lunaires avec ses robots et les êtres vivants sous globe… Le récit est à la fois drôle, touchant, absurde et poétique, il dénonce avec une certaine mélancolie les dérives de notre civilisation technologique.
J’ai beaucoup aimé cet album très original !

Merci le Prix SNCF du Polar pour cet album lu en ligne

Extrait :

Déjà lu du même auteur :

71aRvm5YjsL Vous êtes tous jaloux de mon Jetpack

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Festival International de BD d’Angoulême

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Invitée par la SNCF, je passe la journée à Angoulême !

LE PROGRAMME :

Départ de Paris par un TGV à 8h30, arrivée prévue à Angoulême à 10h30
Visite de l’exposition « Alix : L’Art de Jacques Martin », au Musée de la BD
Déjeuner sur l’Espace Polar SNCF
Visite de l’exposition « L’Art de Naoki Urasawa »
Visite du Monde des Bulles
Retour par le TGV de 17h30, arrivée prévue à Paris à 19h30

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Fauve Polar SNCF 2018

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Les 5 albums en compétitions :

Bâtard, Max de Radiguès (Casterman)
La Cité des trois saints, Lorenzo Bizzarri & Stefano Nardella (Sarbacane)
Jean Doux et le mystère de la disquette molle, Philippe Valette (Delcourt)
The Private Eye, Marcos Martin & Brian K. Vaughan (Urban Comics)
Le profil de Jean Melville, Robin Cousin (FLBLB)
(Edit du 27/01/2018 – 22:10)

Le gagnant du Fauve Polar SNCF

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Jean Doux et le mystère de la disquette molle, Philippe Valette (Delcourt)
et dans quelques jours, le compte-rendu de ma journée…

Vous êtes tous jaloux de mon Jetpack – Tom Gauld

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Edition 2024 – octobre 2014 – 160 pages

traduit de l’anglais

Titre original : You’re all just jealous of my jetpack, 2013

Quatrième de couverture :
Depuis huit ans, Tom Gauld éclaire de son humour impeccable le cahier dominical du prestigieux journal britannique The Guardian. Largement reconnu dans le monde anglo-saxon et déjà remarqué ici pour Goliath (L’Association, 2013), notamment lors du dernier festival d’Angoulême où il a fait partie de la sélection officielle, Tom Gauld revient donc en France avec un recueil de ces strips hebdomadaires. Quelque part entre Samuel Beckett et les Monty Pythons, Tom Gauld mélange avec bonheur son amour de la littérature, sa vision perçante de nos comportements quotidiens et les étranges inventions que le futur nous réserve… Shakespeare hésite, Dickens est un justicier masqué ; Dan Brown et Jane Austen côtoient lapins, robots et extraterrestres : bienvenue dans l’univers pétillant, littéraire et décalé du « Jetpack» !

Auteur : Tom Gauld est un illustrateur et un dessinateur de comix anglais. Il habite et travaille à Londres. Il a étudié l’illustration au College of Art d’Edinburgh ainsi qu’au Royal College of Art. Il édite des comix avec Cabanon Press qu’il dirige avec Simone Lia. Il a produit des comix pour le Guardian Newspaper et divers magazines.

Mon avis : (lu en janvier 2015 et relu en 2018)
Voilà un très joli livre de dessins humoristiques au style faussement ancien que l’un de mes fils nous avait offert à Noël 2014. J’ai ressorti cet album après avoir lu la BD du même auteur « Police lunaire » qui participe au Prix SNCF du Polar . J’ai vite réalisé que j’avais déjà lu un livre du même auteur et j’ai réalisé que le billet écrit à l’époque était resté inachevé…
A l’origine, les strips de cet album sont parus dans le journal The Guardian au Royaume-Uni. Une page, une histoire illustrée par un dessin simple et efficace en noir sur fond de couleur. L’objet livre est beau.
Les sujets traités font référence à la littérature, au cinéma, aux jeux vidéo, à des sujets de société comme le féminisme, la religion… Les références ne sont pas toujours évidentes, mais une note « Petit dictionnaire Gauldien » joint à l’album nous aide à mieux les comprendre… 
Les strips sont souvent décalés avec également de l’humour noir. Le ton est vraiment intelligent et original.

Extrait :  (cliquer sur la planche pour voir plus de strips)

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