Vous êtes tous jaloux de mon Jetpack – Tom Gauld

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Edition 2024 – octobre 2014 – 160 pages

traduit de l’anglais

Titre original : You’re all just jealous of my jetpack, 2013

Quatrième de couverture :
Depuis huit ans, Tom Gauld éclaire de son humour impeccable le cahier dominical du prestigieux journal britannique The Guardian. Largement reconnu dans le monde anglo-saxon et déjà remarqué ici pour Goliath (L’Association, 2013), notamment lors du dernier festival d’Angoulême où il a fait partie de la sélection officielle, Tom Gauld revient donc en France avec un recueil de ces strips hebdomadaires. Quelque part entre Samuel Beckett et les Monty Pythons, Tom Gauld mélange avec bonheur son amour de la littérature, sa vision perçante de nos comportements quotidiens et les étranges inventions que le futur nous réserve… Shakespeare hésite, Dickens est un justicier masqué ; Dan Brown et Jane Austen côtoient lapins, robots et extraterrestres : bienvenue dans l’univers pétillant, littéraire et décalé du « Jetpack» !

Auteur : Tom Gauld est un illustrateur et un dessinateur de comix anglais. Il habite et travaille à Londres. Il a étudié l’illustration au College of Art d’Edinburgh ainsi qu’au Royal College of Art. Il édite des comix avec Cabanon Press qu’il dirige avec Simone Lia. Il a produit des comix pour le Guardian Newspaper et divers magazines.

Mon avis : (lu en janvier 2015 et relu en 2018)
Voilà un très joli livre de dessins humoristiques au style faussement ancien que l’un de mes fils nous avait offert à Noël 2014. J’ai ressorti cet album après avoir lu la BD du même auteur « Police lunaire » qui participe au Prix SNCF du Polar . J’ai vite réalisé que j’avais déjà lu un livre du même auteur et j’ai réalisé que le billet écrit à l’époque était resté inachevé…
A l’origine, les strips de cet album sont parus dans le journal The Guardian au Royaume-Uni. Une page, une histoire illustrée par un dessin simple et efficace en noir sur fond de couleur. L’objet livre est beau.
Les sujets traités font référence à la littérature, au cinéma, aux jeux vidéo, à des sujets de société comme le féminisme, la religion… Les références ne sont pas toujours évidentes, mais une note « Petit dictionnaire Gauldien » joint à l’album nous aide à mieux les comprendre… 
Les strips sont souvent décalés avec également de l’humour noir. Le ton est vraiment intelligent et original.

Extrait :  (cliquer sur la planche pour voir plus de strips)

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Tu sais ce qu’on raconte… – Gilles Rochier et Daniel Casanave

Lu en partenariat avec le Prix SNCF du Polar

bd_TU SAIS grande Warum – janvier 2017 – 88 pages

Quatrième de couverture :
Tu sais ce qu’on raconte…
Il paraît que…
Le fils Gabory…
Vous n’êtes pas au courant ?
Toute la ville ne parle que de ça.
Il est revenu.
Le môme qui… ?
Celui-là même.
Ben, il manque pas de culot !
Attends, c’est pas clair cette histoire.
Mais il veut quoi ?
Ah ça !
Les gendarmes le savent ?
Il faut faire quelque chose !

Auteurs : Gilles Rochier est né en 1968 à Ermont.
Daniel Casanave est né à Charleville-Mézières et vit à Reims. Il dessine pour le journal de France Télévision de Champagne-Ardenne et participe, tous les deux ans, à L’Almanach des Ardennes.

Mon avis : (lu en janvier 2018)
Lorsque l’on ouvre cette BD, on ne la lâche pas…
Cette histoire est autour d’une rumeur… Il paraît que le fils Gabory est revenu. Tout le monde en parle, les éboueurs, le bistrotier, le couvreur, l’infirmière, le boucher… Dans le bus, au café, dans la rue, à la boucherie la rumeur se répand. Mais pourquoi ? Que vient-il faire ? Et que fait la police ? Toute la ville se souvient d’une vieille histoire qui n’est toujours pas claire : un accident de la route et la mort d’une jeune fille… Était-il coupable ? Chacun a son avis, la rumeur enfle au fil de la journée… 
Je n’ai pas aimé le dessin de cette BD, mais la construction est très réussie, le personnage principal ne sera jamais représenté, à chaque case, un personnage différent qui raconte ce qu’il a entendu, la source principale n’est jamais entendue, les faits rapportés ne sont jamais vérifiés… C’est la démonstration comment, dans un village, peut se répandre une rumeur comme une traînée de poudre !
Merci Anaïs et le Prix SNCF du Polar pour cette découverte.

 

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Ar-Men – Emmanuel Lepage

ar-men Futuropolis – novembre 2017 – 96 pages

La nouvelle bande dessinée d’Emmanuel Lepage : une plongée fantastique dans le plus mythique des phares, Ar-Men !
Ar-Men est le phare le plus exposé et le plus difficile d’accès de Bretagne, c’est-à-dire du monde. On le surnomme « l’enfer des enfers ». Mêlant fiction, documentaire et légendes, épopée autant que récit intimiste, Emmanuel Lepage livre un récit de forte intensité. Couleurs somptueuses, images à couper le souffle : Emmanuel Lepage au sommet de son art !

Auteur : Emmanuel Lepage est un dessinateur, scénariste et coloriste de bande dessinée, né en 1966 à Saint-Brieuc.

Mon avis : (lu en décembre 2017)
Je suis une inconditionnelle des bandes dessinées d’Emmanuel Lepage et j’aime également beaucoup les phares et bien sûr la Bretagne. C’est donc naturellement que je me suis procurée cette bande dessinée !
Ar-Men est situé au large de l’île de Sein, c’est le phare le plus exposé et le plus difficile d’accès de Bretagne. On le surnomme « l’Enfer des enfers ».
Dans cette BD, Emmanuel Lepage nous raconte ce phare mythique en mêlant fiction et réalité… Il nous raconte sa construction qui fût un exploit, en effet il a fallu 14 années pour parvenir à terminer le bâtiment. L’endroit choisit pour édifier ce phare à l’extrême ouest de la Bretagne ne se découvre que quelques heures par an et est battu par les tempêtes… Germain est l’un des derniers gardiens, il nous permet de découvrir son quotidien et son travail de veille et d’entretien sur Ar-Men. L’auteur évoque également les légendes de la ville d’Ys engloutie, du Bag Noz ou bateau fantôme…
Concernant le graphisme, c’est magnifique ! Le dessin est précis, les couleurs à l’aquarelle sont splendides, le ciel, la mer sont dans tous leurs états…
Une BD qui fait rêver, vibrer, s’émerveiller et voyager ! Un vrai coup de cœur !

En bonus, voilà une carte pour situer ce phare du bout de la terre…

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Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu du même auteur : 

1151_couv  Un Printemps à Tchernobyl 

 97888941 Voyage aux îles de la Désolation 

100314841 La Lune est blanche

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Prix SNCF du Polar, édition 2018 :

DU 5 OCTOBRE 2017 AU 31 MAI 2018

 

Le PRIX SNCF DU POLAR est un Prix 100% public. Des comités d’experts du monde du livre, de la BD et des films courts dévoilent en octobre une sélection de 5 romans, 5 BD et 7 courts métrages mais c’est bel et bien le public qui élit seul en mai ses lauréats en votant sur www.polar.sncf.com ou lors des événements dont SNCF est partenaire : Festival International de la BD d’Angoulême, les Quais du Polar…

 

Catégorie roman
Catégorie BD
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Catégorie court-métrage
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J’ai eu la bonne surprise de recevoir une BD et un roman de la sélection
à découvrir prochainement…

 

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Pico Bogue, Tome 10 : L’amour de l’art – Dominique Roques et Alexis Dormal

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Quatrième de couverture :
Pico Bogue fête ses 10 ans avec son 10ème album ! Un duo d’auteurs atypiques réalise une bande dessinée tout public autour du quotidien d’un petit garçon et sa famille, entre interrogations sur le sens de la vie et franche rigolade.

Auteurs : Alexis Dormal est né en 1977 à Bruxelles. Après des études de réalisation cinématographique, il s’oriente vers le dessin et l’écriture. Dominique Roques, sa mère scénariste, et lui-même créent les personnages Pico Bogue et d’Ana Ana.
Dominique Roques est née en 1948 à Casablanca. Quelques années plus tard, en Belgique, elle a deux fils qui partagent son goût pour la bande dessinée humoristique. L’aîné de ses fils, Alexis Dormal, dessine depuis toujours des personnages pleins de vie. Si pleins de vie qu’il est vite devenu insupportable à Dominique de les abandonner à peine nés. Elle décide donc de leur faire des « transfusions » d’histoires, trouvant les donneurs… en elle et tout autour d’elle. Ainsi tchatchent, galopent et dévorent Pico, Ana Ana et les autres.

Mon avis : (lu en décembre 2017)
Dans ce tome 10 qui fête les dix ans de la bande dessinée Pico Bogue, Pico et ses camarades découvre l’art. En effet, la maîtresse a demandé à ses élèves de réaliser une œuvre d’art qui sera exposée lors de la fête de l’école. C’est l’occasion pour Pico Bogue et ses petits camarades de réfléchir sur « Qu’est-ce que l’Art ? ». 
Lorsque la maîtresse pose cette question difficile, Pico n’hésite pas à improviser : « L’art, c’est le contraire d’une définition. Dans «définition», il y a «fini». Du coup, ça limite. Mais l’art, au contraire, ça ouvre les yeux, les oreilles, les poumons, l’esprit. Ça ouvre au monde, à la nature, à la vie. » 
Et voilà que Pico, Ana Ana et leurs amis bien décidés à devenir des artistes avant la fin du mois…
Ce tome est peut-être plus sérieux que d’habitude, mais pour ma part j’ai beaucoup aimé cette plongée dans le monde de l’art vue par Pico Bogue du haut de ses 10 ans !
A lire en famille !

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu des même auteurs :

picobogue  Pico Bogue tome 1 : La vie et moi

pico_bogue_T2  Pico Bogue tome 2 : Situations critiques

pico_bogue_T3 Pico Bogue tome 3 : Question d’équilibre

5468  Pico Bogue, Tome 4 : Pico love

9782205068153_150 Pico Bogue, Tome 5 : Légère contrariété

92114288 Pico Bogue, Tome 6 : Restons calme

100514223 Pico Bogue – tome 7 – Cadence infernale

113716430 Pico Bogue – tome 9 – Carnet de bord

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La maison – Paco Roca

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Quatrième de couverture :
Un an après le décès de leur père, deux frères et leur soeur reviennent dans la maison de leur enfance pour en organiser la vente. Mais chacune des vieilleries qu’ils jettent réveille une part enfouie de leur mémoire. La crainte que les souvenirs de cette vie passée au côté de leur père s’évanouissent au fur et à mesure que la poubelle se remplit les engage dans un échange empreint de nostalgie.

Auteur : Paco Roca fait partie de cette nouvelle génération d’auteurs espagnols qui, au travers de romans graphiques emprunts d’intimisme, flirte avec les thèmes de société et s’insère avec talent dans la bande dessinée européenne moderne. 
Après avoir publié régulièrement dans la célèbre revue espagnole El Vibora, il est l’auteur d’un récit sur la fuite d’un soldat lors des derniers jours de la guerre civile en Espagne (« Le Phare », « Six pieds sous terre »), et d’un ouvrage remarqué sur une vie fantasmée de Savador Dali, « Le Jeu lugubre ». Avec « Rides » qui a obtenu le Prix national de la bande dessinée en 2008, il aborde le délicat sujet de la dégénérescence sénile et celui de la maladie d’Alzheimer. 

Mon avis : (lu en décembre 2017)
Un jour, le vieux Antonio a quitté sa maison. Il n’est jamais revenu car il est mort. Une année est passée. Et ses enfants sont revenus l’un après l’autre dans la maison, pour la vider, la rafraîchir afin de la mettre en vente. C’était non seulement la maison de leur père mais surtout la maison de vacances de leur enfance. Tout est emprunt de nostalgie, les souvenirs se bousculent, José, Vicente et Carla ont chacun les leurs. Remettre de l’ordre dans cette maison est l’occasion pour la fratrie de se retrouver.
Voilà un récit touchant qui parle à tous ceux qui gardent la mémoire de leur enfance, à ceux qui n’ont pas toujours su dire à leurs proches qu’il les aimait, à ceux qui ont un lieu particulier qui rassemble des familles, des amis…
Une belle découverte.

Extrait : 

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Bien des choses – François Morel et Rabaté

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Quatrième de couverture :
Quand Pascal Rabaté décide d’illustrer le texte du dernier spectacle de François Morel, il y a comme une forme d’évidence. Il faut dire que ces deux auteurs partagent le même goût de la chronique familiale, observant avec malice, mais sans moquerie, les gens ordinaires. À travers les cartes postales que s’envoient consciencieusement les Rouchon et les Brochon de leurs vacances, se tisse une vie qui se rêve idéale mais où se dévoile, entre les lignes, tous les rituels minuscules qui font le sel de la vie…
Au départ, il y a un spectacle, écrit et joué par François Morel en compagnie de son vieux complice Olivier Saladin et qui connaît un beau succès depuis plusieurs mois. À l’occasion de la sortie en DVD du dit spectacle, Futuropolis vous propose le texte original de François Morel illustré par Pascal Rabaté. Un autre regard, pour une belle complicité !

Auteurs : Après un passage à l’École de la Rue Blanche, François Morel entame une carrière de comédien et entre dans la troupe des Deschamps dirigée par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff. Après de nombreuses pièces, il est Monsieur Morel dans les Deschiens sur Canal + de 1993 à 2000. Il écrit et interprète Les Habits du dimanche mis en scène par Michel Cerda. Il est acteur dans les films de Etienne Chatiliez, Lucas Belvaux, Jacques Otmezguine, Christophe Barratier, Michel Munz et Gérard Bitton, Guy Jacques et Pascal Thomas. François Morel a écrit en 2006 ses propres textes de chansons pour le spectacle Collection Particulière mis en scène par Jean-Michel Ribes au Théâtre du Rond-Point. Entre novembre 2007 et avril 2009, il joue Les Diablogues de Roland Dubillard avec Jacques Gamblin. Il a créé le spectacle Bien des Choses en juillet 2006 avec Olivier Saladin et le joue depuis régulièrement. Le spectacle sera au Théâtre de La Pépinière à Paris entre septembre et décembre 2009.
Pascal Rabaté est né en 1961. En 1989 et 1990, il publie ses premiers albums (Exode, Les Amants de Lucie et Vacances, vacances) aux Éd. Futuropolis. 1992-1995, Les Pieds dedans, Éd. Vents d’Ouest (3 volumes parus). 1997, Un ver dans le fruit et Ex voto, Éd.Vents d’Ouest. 1998-2001, Ibicus, éd. Vents d’Ouest, Alph Art du meilleur album à Angoulême et prix Canal BD des libraires de bande dessinée. 2006, Les Petits Ruisseaux et La Marie en plastique, avec David Prudhomme au dessin, qui obtient un Essentiel au festival d’Angoulême. 2007, adaptation d’Harry est fou, D.King Smith, éd. Gallimard Jeunesse. 2009, parution simultanée du Petit rien tout neuf avec un ventre jaune, aux éditions Futuropolis et Bien des choses, où il illustre les textes de François Morel. Il réalise en ce moment l’adaptation cinématographique des Petits Ruisseaux.

Mon avis : (lu en décembre 2017)
Ce livre est le texte original d’un spectacle écrit et joué par François Morel en 2006, il est illustré par Rabaté.
Ce sont des cartes postales que s’échangent le couple Rouchon, Robert et Janine et le couple Brochon, Roger et Madeleine. Les deux couples s’envoient de nombreuses cartes postales lors de leurs vacances respectives.  En provenance de Bulgarie, de Grèce, de Louxor, de Caracas, d’Angleterre, de Rome, de l’Île de Ré, de Biarritz, ses cartes postales racontent aussi bien les préoccupations du quotidien que l’étonnement des lieux découverts.
On a tous subit la corvée des cartes postales à écrire, de même que l’on a tous reçu des cartes postales où le texte est rarement intéressant… Les vacances sont toujours réussies, formidables et le temps magnifique !
Entre clichés, poésie et humour ces échanges épistolaires parfois improbables ou naïfs sont vraiment savoureux. On retrouve le ton unique et décalé de François Morel qui dresse un portrait tendre de ses deux couples.
J’ai surtout aimé les textes, je suis moins fan des dessins.

Extrait :

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Les vieux fourneaux – tome 4 : La magicienne – Wilfrid Lupano et Paul Cauuet

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Quatrième de couverture :
Sus à la Magicienne ! Les Vieux Fourneaux reviennent plus jeunes que jamais ! Après une tournée d’été du théâtre du ‘Loup en slip’, Sophie et Antoine rentrent au bercail… pour découvrir leur charmant village en pleine effervescence ! Le projet d’extension de l’entreprise Garan-Servier, qui relancerait l’économie de la région, est menacé… par une mystérieuse ‘magicienne dentelée’ occupant le terrain. Branle-bas de combat pour les zadistes ! Cela dit, c’est un coup de bol pour les vieux fourneaux, qui peuvent enfin partir à la recherche de leur trésor oublié… Quant à Sophie, elle apprend une délicate vérité au sujet de son père…Confidence pour confidence, révélera-t-elle enfin l’identité du père de sa fille, Juliette ?

Auteurs : Paul Cauuet est né le 11 juin 1980 à Toulouse. Dès l’enfance, le dessin est une véritable passion pour lui, grâce à l’encouragement et aux conseils de sa famille, ainsi qu’à la plongée dans la bande dessinée, d’abord avec Tintin, Astérix, puis avec Blake et Mortimer, Jeremiah, L’Incal … Le dessin ayant toujours accompagné sa scolarité, il prolonge sa passion dans ses études d’Arts Appliqués à l’Université Toulouse Le Mirail. C’est durant cette période qu’il rencontre Guillaume Clavery, scénariste. Leur premier projet de BD est publié en 2003 aux Editions Delcourt : « Aster » une série en 4 tomes, mêlant aventure, quête initiatique, paysages oniriques et mythologie orientale. En 2010, il collabore avec le scénariste Wilfrid Lupano, qu’il connaît depuis quelques temps déjà, pour « L’Honneur des Tzarom » aux Editions Delcourt, une série en 2 tomes, une comédie spatiale narrant les aventures loufoques et déjantées d’une famille de gitans du futur. Humour débridé, action rocambolesque, décors fantastiques et aliens en tout genre font de cette série une véritable récréation à grand spectacle. La fusion improbable entre l’univers de Georges Lucas et l’ambiance des films d’Emir Kusturica. Depuis 2012, il travaille au sein de l’atelier « La Mine », à Toulouse. A la fois, atelier de travail et lieu associatif qui propose des cours et stages de BD, ateliers de modèles vivants, et autres rencontres mêlant les différents acteurs du monde du 9ème art de la Ville Rose et de sa région. En 2014, Paul Cauuet et Wilfrid Lupano se retrouvent pour une nouvelle série « Les Vieux Fourneaux » éditée aux Editions Dargaud. C’est une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations qui met en scène trois septuagénaires, amis d’enfance, bien décidés à profiter du peu de temps qu’il leur reste. C’est une histoire qui mêle humour, tendresse, nostalgie, sujets de société (travail, écologie, politique,…) et une certaine vision du monde actuel.
Wilfrid Lupano est né à Nantes en 1971, mais c’est à Pau qu’il passe la plus grande partie de son enfance. Une enfance entourée des BD de ses parents, même si c’est surtout à une pratique assidue du jeu de rôle qu’il doit son imaginaire débridé et son goût pour l’écriture. Plus tard, il travaille dans les bars pour financer ses études – un peu de philo et une licence d’anglais –, il y rencontre deux futurs amis et associés, Roland Pignault et Fred Campoy. Ensemble, ils réalisent un western humoristique, Little Big Joe (Delcourt), dont le premier tome paraît en 2001. Il récidive avec Virginie Augustin et Alim le tanneur, un récit fantastique en quatre tomes, qu’il termine en 2009. Entre-temps, sa carrière est lancée, et il enchaîne les titres : L’assassin qu’elle mérite, L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu, Le Singe de Hartlepool, Azimut… En 2014, Wilfrid Lupano obtient le Fauve du meilleur polar avec Ma Révérence.

Mon avis : (lu en novembre 2017)
Quelle plaisir de retrouver les Vieux Fourneaux !
Cet été, Antoine a accompagné sur les routes, Sophie pour la tournée de son spectacle de marionnettes. Antoine a pu passer du temps avec Juliette 
(son arrière-petite-fille) mais impossible d’obtenir la moindre information sur l’identité du père de Juliette… A leur retour, le village est en ébullition car le projet d’extension de l’usine est bloqué par la présence d’un insecte rare : une magicienne dentelée, sur le terrain. Et voilà que vont s’affronter ceux qui veulent protéger l’environnement contre ceux qui veulent des emplois pour relancer l’économie de la région… Et voilà que débarquent des Zadistes pour empêcher les travaux de commencer…
On retrouve tout à fait l’esprit des premiers épisodes des Vieux Fourneaux, mais l’histoire s’essouffle un peu, on s’intéresse plus à Sophie et Juliette qu’aux Vieux Fourneaux eux-même…
J’ai cependant bien aimé cette lecture et comme les auteurs concluent ce tome en laissant le lecteur en plein suspens ! Il est donc évident que j’attends la suite avec impatience !

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

Dent d’ours – tome 5 – Eva – Yann et Henriet

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Quatrième de couverture :
Début mai 1945. Côte est du Canada. Sous le couvert d’une station météo officielle, l’équipage du sous-marin allemand U-867 installe une balise prénommée « Eva ». Lorsque le sous-marin est repéré par un Catalina, l’officier SS qui commande l’expédition ordonne de tester les « nebelwerfer » : les lance-roquettes ne laissent aucune chance à l’hydravion des malheureux garde-côtes canadiens. Cette mystérieuse balise à laquelle l’officier SS semble attacher autant d’importance doit en fait permettre de guider le « Silbervogel », l’aile volante qui doit larguer une bombe atomique sur New York. Sans ce radioguidage, il ne restera plus que l’option « pilotage humain » pour guider l’oiseau d’argent nazi… Et le seul équipage qui semble capable d’accomplir cette mission suicide se trouve à des milliers de kilomètres de là, au château Fürstenstein, en Basse-Silésie : la flugkapitän Hanna Reitsch, une nazie exaltée, et son copilote, l’oberleutnant Werner Zweiköpfiger, espion US infiltré dans l’aviation allemande et ami d’enfance d’Hanna. Et malgré la chute imminente du IIIe Reich, Hanna n’a pas renoncé à mener à bien l’ultime mission du Führer.

Auteurs : Yann Lepennetier, dit Balac ou Yann, est un auteur de BD. 
Après ses débuts dans la publicité et l’architecture, ce Marseillais s’est lancé dans la bande dessinée en 1974 en dessinant pour Spirou à Bruxelles où il habite désormais. 
Remercié par le journal pour dessins irrévérencieux, il avait noué des liens forts de franche camaraderie avec Conrad avec qui il a notamment réalisé les Innommables en 1980 et lancé la Tigresse blanche en 2005. 
Ses premiers scénarios l’avaient conduit dans l’univers de Franquin avec le Marsupilami en 1989 et de Gosciny avec Lucky Luke sans oublier son one-shot sur une aventure de de Spirou.
Il écrit depuis pour de nombreux dessinateurs comme Berthet (Pin Up, Yoni, les exploits de Poison Ivy), Simon Léturgie (Spoon White), Félix Meynet (les Eternels) avec ou encore Herval (Tiffany), René Hausman (Les Trois cheveux blancs, Le Prince des écureuils), Yslaire (Sambre), Joël Parnotte (Le Sang des Porphyre).
Sa production est très diversifiée, avec des séries humoristiques, voire la reprise de classique (Le Marsupilami, avec Batem, Lucky Luke, avec Morris, Kid Lucky avec Conrad (sous le pseudonyme commun Pearce) et Jean Léturgie). 
Sa série Narvalo dessinée par Erik Juszezak devrait voit son épilogue en 2008 avec un second tome en plus de 54 planches. Le Sang des Porphyres est prévu en 4 albums dont 2 sont parus. Son actualité est par nature riche. En 2008 il a sorti le 2ème tome de Tiffany et le 3ème des exploits de Poison Ivy.

Né le 15 février 1973, Alain Henriet nourrit dès son plus jeune âge ses appétits bédéphiles dans les Stranges qu’il achetait en occasion sur les marchés, mais également dans Mickey Magazine, puis dans diverses séries de chez Dupuis. Il s’inscrit à l’académie des beaux-arts de Liège. Ses premières publications arriveront à cette époque, il participera à l’aventure du magazine  »Brazil » dans les trois numéros existants. 
À la même époque, toujours à l’académie de Liège, Alain gagne un concours de BD organisé par le journal de Spirou (deux planches publiées dans le numéro 3044), il se retrouve à jongler dans sa dernière année d’études entre la rédaction du journal (où il était en stage) et l’école. De là naîtront ses premières planches dans le journal de Spirou. 
En 1998, Alain est engagé à la rédaction de Spirou magazine comme correcteur et maquettiste. Il y travaille toujours, mais uniquement le mardi. C’est lors d’un festival qu’il rencontre Olivier Vatine. Celui-ci préfère la première version d’Une pizza à l’oeil à leur projet de S.F. Le soir même, ils décident de relancer la machine du tueur aux péripéties humoristiques. De là suivra la trilogie « John Doe « aux éditions Delcourt. La série finie, les protagonistes décident de prendre chacun leur envol. 
À cette même époque, Olivier Vatine cherchait un dessinateur pour la série « Golden Cup ». Fort de leur collaboration sur John Doe, celui-ci propose la série à Alain. De là suivra la collaboration avec le scénariste Daniel Pecqueur et, par la suite, la rencontre avec Manchu (grand spécialiste de science fiction) pour les designs très réalistes des véhicules. 
Alain signera également avec les éditions Dupuis pour un album : « Pandora Box ».
Aujourd’hui, il collabore avec Yann pour la série » Dent d’Ours » aux éditions Dupuis.

Mon avis : (lu en novembre 2017)
Je continue à emprunter cette série à la bibliothèque par habitude mais comme pour  l’épisode précédent je suis moins intéressée par la tournure uchronique que prend l’intrigue de ce second cycle. Après la mort d’Hitler le combat continue… L’histoire est plutôt plausible, il y a de l’action et des rebondissements. Il y a même mêlés à ce récit de vrais faits et la présence de vrais personnages historiques. Quelques flashbacks durant l’enfance de nos trois jeunes héros dans les années trente, permet de relier les deux cycles.
Le dessin est toujours agréable à découvrir et comme à chaque fois il y a des scènes de combats aériens très détaillés.
Mais malgré mon avis mitigé, je lirai certainement le dernier épisode du cycle… pour en connaître la conclusion.

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu de la même série :

92014366 Dent d’ours – tome 1 : Max  9782800160078_1_75 Dent d’ours – tome 2 : Hannah

105621445 Dent d’ours – tome 3 : Werner

112367181 Dent d’ours – tome 4 – Amerika bomber

Le jour où elle a pris son envol – Marko et Béka

71erZVudAIL Bamboo éditions – août 2017  – 70 pages

Quatrième de couverture :
Depuis sa rencontre avec Antoine, le sage-épicier, Clémentine a changé pas mal de choses dans sa vie. Mais elle n’a toujours pas trouve ce qu’elle cherchait : le bonheur et l’apaisement. Quand elle retourne à l’épicerie, Clémentine fait la connaissance de Simon, un physicien apiculteur ami d’Antoine. Grâce à lui, Clémentine va entrevoir tous les chemins de vie possibles qui s’offrent à elle. Mais comment faire pour trouver le bon ? Pour le savoir, une seule solution… essayer !

Auteurs : BeKa, c’est en fait l’alchimie formée par Caroline Roque et Bertrand Escaich. Caroline prépare un doctorat en chimie quand Bertrand commence déjà à écrire ses premiers scénarios de bandes dessinées. Quand elle quitte ses molécules, Caroline écrit des nouvelles destinées à être adaptée à son autre passion : le cinéma. Lorsque l’une d’entre elles reçoit le prix des cinémas d’Art et d’Essai de Toulouse, la tentation de quitter la chimie pour l’écriture devient trop forte. Caroline et Bertrand vont dès lors cultiver à deux leur talent pour la vie et pour l’écriture. Bertrand entraîne Caroline du coté de la bande dessinée et ils créent ensemble plusieurs séries à succès, notamment les RUGBYMEN et STUDIO DANSE, qui dépassent le million d’exemplaires vendus. 
Marko contribue à la culture régionale basque en tant que dessinateur de presse pour Le Journal du Pays Basque. Il produit des BD aux titres incompréhensibles tels que Marratiudazu gutun bat ou Iltazazuko koblakariak. Sa rencontre avec Olier marque ses débuts dans la BD avec Agence Barbare, puis El’z’avintures ed’Biloute, une BD en ch’ti, suivie des Godillots.

Mon avis : (lu en novembre 2017)
Cette BD est la suite de Le jour où le bus est reparti sans elle . On retrouve quelques personnages du tome 1, mais celui-ci peut être lu indépendamment.
Clémentine a repris sa vie en main, elle a un nouveau copain, elle est passionnée par son travail. Mais pourtant un matin, elle ressent un malaise, elle a bien repris confiance en elle mais elle ne se sent pas réellement épanouie… C’est décidé, elle va aller revoir Antoine, lui va pouvoir l’aider à trouver son chemin de vie…
Mais Antoine n’est pas là, il est parti voyager et il a laissé l’épicerie à Simon, physicien quantique, passionné d’apiculture. Antoine a laissé une histoire pour Clémentine dans lequel il l’encourage à prendre les chemin les plus fous…

Et voilà Clémentine partie pour un voyage vers l’inconnu. Avant de partir, Simon lui offre le livre « En même temps toute la terre et tout le ciel » de Ruth Ozeki.
Première destination : Berlin, elle y rencontrera Olivia puis Lun Xu.
Deuxième destination : Les Iles Lofoten en Norvège où elle retrouve Thomas (cf. tome 1) qui lui offre le livre « L’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono.
Puis, c’est destination Bali où Clémentine retrouve Chantal (cf. tome 1) et rencontre Wayan, artiste peintre, la lecture proposée est « La bibliothèque des cœurs cabossés » de Katarina Bivald.
Enfin, ce sont les retrouvailles avec Antoine à Osaka au Japon… Grâce à ce voyage autour du monde et toutes ces rencontres, Clémentine va pouvoir réfléchir et trouver son chemin de vie.
Une  BD zen et pleine d’optimisme, très agréable à découvrir.

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu des même auteurs :

81ZBpYBcrbL Le jour où le bus est reparti sans elle