Transitions, Journal d’Anne Marbot – Élodie Durand

71xXfO5LScL Delcourt – avril 2021 – 176 pages

Quatrième de couverture :
 » Vous savez, les genres féminin et masculin sont les deux extrêmes d’un état. Chacun est libre de mettre le curseur où il veut, où il peut. » Les mots de la psychologue du planning familial bousculent Anne. Elle n’a rien vu venir. Sa fille est un garçon… Anne bataille, se déconstruit, apprend, s’ajuste à son enfant, pour se fabriquer un autre regard, un nouveau paradigme.

Auteur : Diplômée en 2003 de l’école des Arts décoratifs de Strasbourg et d’une Licence d’Arts Plastiques à Paris VIII, Élodie travaille son art sous différentes formes : images, bandes dessinées, scénarios, interventions dans les lieux culturels et écoles, réalisations de grandes fresques murales, ses images s’adressent selon les projets aux enfants ou aux adultes. Elle travaille également pour la presse et pour l’édition. Elle aime découvrir, apprendre, dessiner les sentiments, le mouvement, le dessin d’idée, raconter des histoires de vies et illustrer des histoires drôles et fantastiques… le moment où tout se décide…
Pour réaliser ses images, elle utilise plusieurs vecteurs : l’informatique mais aussi le papier, les encres, les crayons de couleurs, les feutres, la peinture. Élodie a reçu en 2011 le Fauve d’Angoulême-Prix Révélation pour La Parenthèse.

Mon avis : (lu en août 2021)
Ce roman graphique est un récit très touchant entre une mère et son enfant en pleine transition.
Lorsque la fille d’Anne Marbot lui avoue qu’elle se sent garçon, c’est un véritable choc pour cette maman ! Elle ne s’attendait pas à une telle annonce, jamais elle n’avait imaginé cela… Accompagner son enfant pour cette transition est un long chemin à parcourir. Même pour une maman qui se pensait tolérante et ouverte, ce n’est pas simple.

Dans ce journal parfaitement illustrée, Anne Marbot partage avec nous, lecteur, tout cela, le choc de l’annonce, ses questionnements, ses inquiétudes face à l’inconnu… Son cheminement est lent et progressif pour découvrir le monde de la pluralité des genres, pour comprendre et accepter qui est son enfant.
Ce sujet difficile est traité avec intelligence et bienveillance, très documentée et informative cette BD est un témoignage à vraiment découvrir par tous.

Extrait :

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Petit Bac 2021
(7) Prénom

Déjà lu du même auteur :

la_parenth_se La Parenthèse

Un coin de ciel bleu T01 : L’odeur du foin – Jarry, Deplano, Fabris

 Delcourt – janvier 2010 – 48 pages

Quatrième de couverture :
J’en peux plus de cette ville, Eric !
Fais tes valises, prends ta fille sous le bras, on part vivre à la campagne !
– Chiche !…

Auteurs : Nicolas Jarry est né en 1976 à Rosny-sous-bois. Il réside en Dordogne.
Lors de sa participation au Festival du Film Fantastique, Nicolas fait la connaissance de Jean-Luc Istin. Cette rencontre aboutit à son premier scénario de bande dessinée, Les Brumes d’Asceltis. Paraissent ensuite Maxime Murène, Les Contes de Brocéliande et La Rose et la Croix. En 2006, il complète la collection « Soleil Levant » avec Tokyo Ghost , dessiné par Djief, et la collection « Celtic » avec Les Chemins d’Avalon, dessiné par Achile. En 2007, il co-scénarise, avec Jean-Luc Istin, Les Exilés D’Asceltis et scénarise Le Crépuscule des Dieux. Intarissable, en 2010, tout en poursuivant ses précédentes séries, il revient avec trois projets : Les Princes d’Ambre, Nains et Durandal. En 2017, il travaille sur une nouvelle série de la collection « Celtic », Breizh – Histoire de la Bretagne. Dans la même collection, on le retrouve au scénario de Brocéliande 3 et 7. Il participe toujours au développement des Terres d’Arran avec Orcs & Gobelins 3, 4 et 6  ou encore Nains 15. Et, dans un autre registre, au scénario de Conquête 3, avec Stéphane Créty au dessin et 7, avec Zivorad Radivojevic au dessin…
Paolo Deplano, illustrateur italien. A 21 ans, il entre à l’école Internationale de la Bande Dessinée de Firenze où il enseigne désormais. Il termine ses études en 2004 et collabore à la réalisation du tome 0 de My earth.

Mon avis : (lu en août 2021)
Eric, Lou et leur petite Annaëlle ont quitté la ville pour s’installer dans un petit village à la campagne… Évidement, cela fait penser à « Retour à la Terre ». Vivre au plus proche de la nature n’est pas aussi idyllique que prévu. La famille Etxcheveri est attachante et la petite Annaëlle saura se faire adopter par les vieux voisins. Les habitants du village sont hauts en couleurs, sans être trop caricaturaux, comme la voisine d’en face toujours à sa fenêtre, la vieille Lanvieuse, le vieux Gilbert, les chasseurs…
Une BD pleine d’humour, d’une grande sensibilité et très sympathique à lire.

Extrait :

   

Petit Bac 2021
(6) Couleur

Les Beaux Étés – tome 6 : Les Genêts – Zidrou et Jordi Lafebre

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Quatrième de couverture :
Youpi, c’est les vacances ! Adieu Mons, bonjour le soleil ! Comme tous les ans, la tribu des Faldérault prend la direction du Sud à bord de Mam’Zelle Estérel, la 4L familiale. Pierre n’a pas terminé son album ? Pas grave, il bouclera les dernières planches au bord de la Méditerranée. Les voilà tous les cinq partis pour ne rien faire. Enfin, cinq et demi plutôt, puisque Mado est enceinte. Mais sur la route, patatras. Un camion les double, il perd son chargement et voilà le pare-brise d’Estérel qui vole en éclats. Plus de peur que de mal, mais impossible de continuer. Pendant que le garagiste répare la 4L, la famille est hébergée par Esther et Estelle, deux femmes charmantes qui tiennent la ferme « Les Genêts ». Tandis que Pierre se prend pour Cézanne et que Mado regarde le bébé pousser, les enfants aident à sortir les chèvres et découvrent les charmes de la campagne. Mais ils apprennent aussi les secrets de la vie… Sixième tome d’une série « feel good » qui nous embarque pour un voyage dans le temps, à la découverte du bonheur des vacances d’été en famille, des petites joies du quotidien et des plaisirs tout simples de la vie qui va.

Auteurs : Zidrou (Benoît Drousie) est né en 1962 à Bruxelles. D’abord instituteur, il se lance au début des années 1990 dans l’écriture de livres et de chansons pour enfants. En 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L’Elève Ducobu. Sa carrière de scénariste de bande dessinée est lancée ! Il signe de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, assure la reprise de La Ribambelle. Il est également l’auteur des plus réalistes, mais non moins sensibles, La Peau de l’ours, Lydie, Folies Bergères, La Mondaine, Les 3 Fruits. En 2015, Zidrou revient en force avec trois nouveaux albums : en août Le Bouffon avec Francis Porcel, en septembre, une nouvelle série familiale, Les Beaux Etés avec Jordi et en octobre, en duo avec P. Berthet, un polar dans les régions reculées de l’Australie, « Crime qui est le tien ». Pour 2016, l’auteur continue d’écrire les souvenirs de vacances de la famille Faldéraut dans « Les Beaux Étés » et proclame la fin de Venise dans « Marina ».

Jordi Lafebre est né en 1979 à Barcelone, où il étudie la bande dessinée et les beaux-arts avant d’effectuer ses premiers pas de dessinateur en 2001. Il est publié dans plusieurs magazines espagnols, notamment dans la revue pour la jeunesse Mister K, dans laquelle il signe El munda de judy (« le monde de Judy») en collaboration avec le scénariste Toni Front. Sa rencontre avec Zidrou est décisive: après quelques dessins dans l’hebdomadaire Spirou, il participe à un ouvrage collectif écrit par le scénariste de Ducobu, La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien, puis en 2010, il cosigne avec lui un album remarqué, Lydie. En 2014, toujours avec Zidrou, il sort La Mondaine, et continue sur sa lancée, en 2015, avec une nouvelle série Les Beaux Étés qui sortira en septembre. En 2016, le tome 2 des Beaux Étés sortira en juin 2016.

Mon avis : (lu en août 2021)
Quelle plaisir de retrouver la famille Faldérault ! Été 1970 et comme chaque année, au moment de partir en vacances, Pierre, le père de famille et dessinateur de BD, doit terminer un travail tandis que Mado, la mère, et les trois enfants, Julie, Nicole et Louis sont impatients de monter à bord de « Mam’zelle Estérel », la 4L familiale, pour quitter la Belgique en direction du sud, du soleil et de la Méditerranée.
Mais durant le voyage, la voiture se fait doubler par un camion qui perd une partie de son chargement et fait exploser le pare-brise de « Mam’zelle Estérel »… La famille doit stopper son voyage et elle est gentiment hébergée dans la ferme « Les Genêts » tenue par deux charmantes femmes : Esther et Estelle.
De nouvelles vacances imprévues et inoubliables où les enfants découvrent
la vie à la campagne avec les animaux, la naissance des bébés de la chèvre…
Une série de BD attachante pleine d’humour, de bonne humeur, de tolérance que je prends toujours plaisir à lire !

Extrait : (début de la BD)

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Petit Bac 2021
(8) Météo

Déjà lu dans la série  :

108883254 Les beaux étés – 1 – Cap au Sud !

111573241  Les beaux étés – 2 – La Calanque

117361825 Les Beaux Étés – tome 3 – Mam’zelle Estérel

les beaux étés Les Beaux Étés – tome 4 – Le repos des guerriers

91mGsfjHXDL Les Beaux Étés – tome 5 : La Fugue

Dans la gueule du loup – Anne Nivat,

81lgNrBA5sL Marabulles – mars 2021 – 128 pages

Quatrième de couverture : Falloujah, Irak, mars 2004 : soldats américains et milices d’Al-Qaïda s’affrontent sauvagement. Piégée dans une tempête de sable, la jeune journaliste ôte sa tenue occidentale et revêt l’abaya, longue tunique noire traditionnelle. Quasi invisibilisée, Nina se sent ainsi protégée et prête à tout pour observer la bataille.
Grozny, capitale de la Tchétchénie, fin 1999 : grâce au jeune Mahmoud, Nina s’est coulée dans la sordide réalité de la guerre.
Nice, France, 2014 : Abdel, habitant des quartiers nord, revient sur son désir passé d’aller faire le djihad.

Auteur : Anne Nivat est journaliste indépendante. Intransigeante et intrépide, elle a débuté comme reporter de guerre en Tchétchénie, Irak et Afghanistan, trois terrains sillonnés seule, qui l’ont marquée à tout jamais. Après dix années passées en Russie, de retour en France, elle se plonge dans l’observation des affres de sa propre société sous forme de livres (Dans Quelle France On vit, 2017) et d’une série de films documentaires du même nom diffusés sur la chaine de télévision RMC STORY.
Anne Nivat refuse le journalisme simpliste et revendique le droit à la nuance et la lenteur. En 2000, elle a reçu le Prix Albert-Londres pour Chienne de Guerre, le récit de ses séjours clandestins dans la Tchétchénie sous les bombes russes.

Mon avis : (lu en juillet 2021)
Dans cette BD, largement inspirée de la vie d’Anne Nivat, journaliste indépendante et reporter de guerre en Irak, en Afghanistan et en Tchétchénie, nous raconte l’histoire de Nina, jeune femme journaliste, elle aime passionnément son métier et sa mission d’information, et tient à son indépendance. Avec deux anciens combattants, Mahmoud et Abdel, rencontrés lors de reportages, Nina échange avec eux sur leur guerre. Lors de sa première mission de journaliste de guerre en 1999, Nina avait rencontré Mahmoud, jeune tchétchène engagé pour défendre sa patrie. Abdel, originaire des quartiers nord de Nice, s’était engagé dans la guerre d’Irak pour faire le djihad, mais la réalité du terrain était loin de ce qu’il avait imaginé…
Le récit est très réaliste où les problématiques de la guerre, de la géopolitique mondiale, de l’islam sont évoquées.
Une BD très intéressante qui plonge le lecteur au plus près des combats et de la guerre qui fait beaucoup de morts dans la population civile.

Extrait :

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Petit Bac 2021
(6) Animal

Mulo – Tome 1 : Crachin breton – Pog, Cédrick Le Bihan

A1M7isxAzhL Dargaud – août 2017 – 96 pages

Quatrième de couverture :
Qui es-tu, Mulo ? Un bâtard, fruit de l’union d’un âne et d’une jument, ayant l’habitude d’ignorer les regards chargés de mépris. Quand on grandit dans un orphelinat, on apprend à encaisser les coups et les railleries. Qui es-tu, Mulo ? Ignorant tout de ses origines, il n’a jamais pu répondre à cette question. Une lettre anonyme arrive pourtant un beau matin et prétend qu’il trouvera des éléments de réponse dans le casier d’une ancienne conserverie située sur une île. Qui es-tu, Mulo ? Le héros têtu et tenace de ce polar animalier. Une vraie tête de mule.

Auteurs : Né en 1977, Pog est un touche-à-tout. De ses études d’arts appliqués, il garde le goût des concepts. Il est venu à l’écriture par le biais de la chanson et, à ce jour, il est l’auteur d’une quarantaine d’albums pour la jeunesse. Il travaille avec de nombreuses maisons d’édition et plusieurs illustrateurs (Agnès Ernoult, Alexandre Day, Lili la Baleine, Maurèen Poignonec…). Pog vit et travaille en Bretagne, ses inspirations se situent du côté des enfants eux-mêmes, des petites choses de la vie, du cinéma aussi… Côté BD, il signe, avec le dessinateur Thomas Priou et le coloriste Johann Corgié, « Trappeurs de rien » (La Gouttière), une série jeunesse. « Mulo » (2017) est sa première incursion dans « la BD pour les grands ». Et sans doute pas la dernière…
Cédrick Le Bihan a dessiné dès sa naissance, en 1974, et n’a plus jamais arrêté depuis ! Après des études dans la publicité, il part à Lyon pour étudier à l’école Émile-Cohl, puis se dirige tout naturellement vers la BD, le story-board et l’illustration. Après avoir travaillé pour des éditeurs indépendants, il rejoint Dargaud pour son premier grand projet : « Mulo ». Il dessine des animaux humanoïdes à la façon de « Blacksad » qui lui permettent de jouer sur la psychologie des personnages.

Mon avis : (lu en juillet 2021)
Un dessin assez enfantin pour une histoire policière plutôt sombre… Les personnages sont des animaux : Mulo, le jeune mulet, Jan-Lou le vieux loup de mer, Sim, le singe, Renan, le renard et Belin, la belette.
Tout commence avec un lettre anonyme reçue par Mulo. Ce dernier décide de partir sur une île bretonne pour retrouver les traces de son passé, en chemin il rencontre toute une foule de personnages qui vont l’aider ou bien lui mettre des des bâtons dans les roues… L’ambiance bretonne est réussie avec en tête de chaque chapitre de drôle de proverbes, traduit en breton… L’intrigue est assez classique mais ce côté personnages animaliers ne m’a pas séduite du tout…

Extrait :

Petit Bac 2021
(7) Météo

Suzette ou le Grand Amour – Fabien Toulmé

 Delcourt – juin 2021 – 336 pages

Quatrième de couverture :
Veuve depuis peu, Suzette repense à Francesco, son premier amour, perdu de vue il y a 60 ans. Sa petite-fille Noémie l’invite alors à partir à sa recherche. Sur la route de l’Italie, les deux femmes vont, du haut de leurs générations et de leurs expériences respectives, échanger sur la vie de couple, l’engagement et les histoires qui durent… Et s’il n’y avait pas d’âge pour vivre le grand amour ?

Auteur : Fabien Toulmé voit le jour en 1980 à Orléans. Passionné de bande dessinée, il décide de suivre de longues et pénibles études d’ingénieur Civil et d’urbanisme afin d’acquérir les bases essentielles de la construction d’une BD. En 2001, il part pour plusieurs mois sous les tropiques (Bénin, Guyane, Brésil, Guadeloupe). Enfin, lassé par l’eau bleue cocotiers, il revient s’installer en France en 2009 à Aix-en-Provence. Depuis il publie castrations et BD dans divers magazines (Lanfeust Mag, Psikopat, Spirou…) ou dans ouvrages collectifs (Alimentation générale, Editions Vide Cocagne, Vivre dessous, Editions Monolosanctis, Les autres gens…). Avec Ce n’est pas toi que j’attendais, il réalise son premier album.

Mon avis : (lu en juin 2021)
Suzette vient de perdre son époux et pourtant elle n’est pas si triste. Noémie, sa petite-fille, s’en étonne et découvre que sa grand-mère n’a pas été si heureuse que ça avec son grand-père… Pourtant, elle a été vraiment amoureuse, il y a très longtemps en Italie. Noémie décide alors de tenter de rechercher le fameux Francesco, puis d’organiser un voyage en Italie avec sa grand-mère.
Une jolie histoire où il est question d’amours naissantes ou anciennes… Une belle relation entre une grand-mère et sa petite-fille.

Extrait : (début de la BD)

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Déjà lu du même auteur :

9782756035505_1_75 Ce n’est pas toi que j’attendais

81qDioikdmL L’Odyssée d’Hakim tome 1 : De la Syrie à la Turquie

71XWBwljfuL L’Odyssée d’Hakim tome 2 : De la Turquie à la Grèce

l'odyssée.d'Hakim L’Odyssée d’Hakim tome 3 : de la Macédoine à la France

Petit Bac 2021
(6) Prénom

La Chenue – Jean-Blaise Djian, Sébastien Corbet, Didier Convard

La.Chenue Vents d’Ouest – février 2013 – 120 pages

Quatrième de couverture  :
Jamais ne meurt le passé…
Il demeure, tapi comme un loup, dans les replis de nos hontes, dans les ténèbres de notre culpabilité.
Puis il crève à la surface d’un été.
Qui pourrait se douter en la voyant que la Chenue n’a pas perdu la tête, mais que malgré son vieil âge, un désir puissant de vengeance l’anime ? Son arrière-petite-fille, Caroline, voudrait profiter des plaisirs de son âge dans les bras de Christophe… Comment pourraient-ils savoir que leur insouciance paraît indécente à leurs familles, quand le secret est la vertu la mieux partagée ?
Ne vous fiez pas à la douceur du trait de Sébastien Corbet ! Djian nous emmène au petit théâtre des rancœurs, avec cette histoire au suspense particulièrement bien mené, basée sur un texte de Didier Convard. Un divertissement jouissif et glaçant, autant qu’une réflexion sur la famille, ses liens indéfectibles et son poids parfois trop lourd à porter.

Auteurs : Didier Convard est scénariste et dessinateur de bandes dessinées et auteur de littérature de jeunesse.
Sébastien Corbet, dessinateur bas-normand, est né en 1972. Après une école de publicité, il se dirige vers la musique. Parallèlement, il peint et expose durant une dizaine d’années, avant de revenir à sa passion première, la bande dessinée.
Jean-Blaise Djian, de son vrai nom Jean-Blaise Mitildjian, est un scénariste français de bandes-dessinées.

Mon avis : (lu en juin 2021)
Voilà une BD que j’ai emprunté par hasard à la Bibliothèque, attirée par la couverture bucolique… Finalement, c’est plutôt un suspens autour d’une histoire de vengeance… C’est l’adaptation en BD d’un roman jamais publié écrit dans les années 70 par Didier Convard.
Christophe et Caroline sont deux timides amoureux mais leurs famille se détestent. Ils ne connaissent rien de l’histoire familiale. Des lettres anonymes sont envoyées et des morts suspectes sont découvertes… Dans le village, l’ambiance est lourde, les secrets sont nombreux…
Beaucoup de personnages, dont la Chenue, le Mâcheux, la Verdigante, Romuald, Colette, Maryse, Louis, une intrigue répétitive ou trop complexe et j’ai vite décroché… Je me suis ennuyée.

Extrait :

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Petit Bac 2021
(5) Adjectif

 

Rotterdam, un séjour à fleur d’eau – Emmanuel Lemaire

  Delcourt – mars 2016 – 128 pages

Quatrième de couverture :
Échoué à Rotterdam pour un an. Emmanuel Lemaire prend son mal en patience et sa bicyclette pour découvrir cette ville en perpétuelle extension.

Auteur : Emmanuel Lemaire vit à Rouen, où il est bibliothécaire le jour et dessinateur la nuit. Il a écrit un premier album autobiographique, Rotterdam, une ville au fil de l’eau ainsi que des œuvres consacrées à la Normandie et Si j’avais rencontré les Frères Lumières.

Mon avis : (lu en juin 2021)
Après avoir découvert Emmanuel Lemaire avec sa BD : Ma voisine est indonésienne, j’ai voulu lire une de ses BD précédente : Rotterdam, un séjour à fleur d’eau. L’auteur est venu habiter à Rotterdam pour quelques mois, pour rejoindre sa « chérie » en mission de huit mois dans un projet d’extension d’une raffinerie.
Dans un carnet de voyage, Emmanuel Lemaire nous raconte son quotidien et la découverte de cette ville ultramoderne, en perpétuelle extension à l’occasion de ses escapades en vélo.
Le couple habite un appartement dans un quartier neuf de Rotterdam, au pied de l’immeuble, une école et sa cour de récréation très bruyante rythme ses journées de travail à sa table de dessin… Nous découvrons le Jour de la Reine, Keukenhof ou le royaume de la tulipe, le vélo hollandais, le port avec ses grues et ses conteneurs, les frites avec double couche de mayonnaise, le Carnaval caribéen, la ville géométrique, toute plate avec ses canaux, ses ponts et ses buildings…

Même si cette ville est ultra-moderne et froide, cette balade au bord de l’eau est instructive, pleine de poésie et d’humour…

Extrait : (début de la BD)

 

Déjà lu du même auteur :

Ma voisine est indonésienne

Petit Bac 2021
(5) Lieu

La recomposition des mondes – Alessandro Pignocchi

71QN3iX+IuL Seuil – avril 2019 – 128 pages

Quatrième de couverture :
Que se trame-t-il exactement sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes ?
Notre anthropologue dessinateur mène l’enquête : s’agit-il d’un kyste peuplé de hippies violents ? Trop drogués pour comprendre qu’il faut partir puisque le projet d’aéroport est abandonné ? Ou de l’avant-poste, en Occident, d’un nouveau rapport au monde, affranchi de la distinction entre Nature et Culture ?
L’enquête emprunte des chemins imprévisibles sur ce bocage qui, d’emblée, nous absorbe, nous transforme et recompose les liens que nous entretenons avec les plantes, les animaux et le territoire.

Auteur : Ancien chercheur en sciences cognitives et philosophie, Alessandro Pignocchi s’est lancé dans la bande dessinée avec son blog, Puntish. Son premier roman graphique, Anent. Nouvelles des Indiens Jivaros (Steinkis), raconte ses découvertes et ses déconvenues dans la jungle amazonienne, sur les traces de l’anthropologue Philippe Descola. Dans les deux suivants, Petit traité d’écologie sauvage et La Cosmologie du futur, il décrit un monde où l’animisme des Indiens d’Amazonie est devenu la pensée dominante, et où un anthropologue jivaro tente de sauver ce qui reste de la culture occidentale.

Mon avis : (lu en mai 2021)
Cette BD est comme un reportage complet sur la ZAD de Notre-Dame des Landes vu de l’intérieur. Nous découvrons que la ZAD n’est pas seulement un combat entre les pour et les opposants au nouvel aéroport, mais également une zone d’intérêt écologique et des militants qui essayent d’inventer un nouveau monde et un avenir meilleur. L’auteur donne la parole à chacun des protagonistes : zadistes, policiers, paysans…
C’est bien documenté, complet et très intéressant.
C’est très différent de ce que les médias ont voulu montrer.
Le dessin est également très réussi avec de très belles aquarelles.

Extrait :

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Petit Bac 2021(4) Lieu

Palais Bourbon – Kokopello

 Dargaud – janvier 2021 – 136 pages

Quatrième de couverture :
L’Assemblée Nationale, comment ça marche ? C’est à cette question que répond Kokopello après une vaste enquête au Palais Bourbon, qui consista aussi à suivre des députés dans leur réalité quotidienne. L’auteur décrypte et montre le fonctionnement de l’institution que tout le monde pense connaître. Travail en commission, en circonscription, débat, coulisses, organisation, équipements, rien n’a échappé à l’œil et au crayon acérés de Kokopello.

Auteur : Né le 2 décembre 1991, Kokopello entreprend des études de cinéma à l’université Paris VIII avant d’entrer comme éditeur vidéo chez Lobster films, une société de restauration de films anciens. Éditeur de films le jour, il devient dessinateur politique de nuit. Durant la campagne présidentielle, il se fait passer pour un militant lambda et parvient à infiltrer les cinq principales équipes de campagne. Pendant plusieurs mois, il croque la course à l’Élysée vue du côté des militants et dessine pour la presse. La campagne terminée, Kokopello se lance un nouveau défi : infiltrer l’Assemblée nationale. Il se rend aux séances publiques le soir et caricature les députés. Son travail est remarqué par quelques élus et après de nombreuses semaines sur les bancs de l’hémicycle, il obtient un badge qui lui permet de circuler librement dans le palais Bourbon. Une nouvelle aventure est née. 

Mon avis : (lu en mai 2021)
Dans cette BD, l’auteur a voulu nous faire découvrir les coulisses de l’Assemblée nationale ou du Palais Bourbon, avec ses codes, ses traditions, le travail des députés… L’auteur se met en scène lors de son enquête aussi bien au Palais Bourbon qu’aux côtés de plusieurs députés dans leurs différents travaux et déplacements.
Clémentine Autain posant la première pierre symbolique d’un pôle universitaire à Sevran, puis parcourant sa circonscription de Seine-Saint-Denis où elle est à l’écoute des problèmes du quotidien de ses administrés.
Cédric Villani recevant dans sa permanence parlementaire à Orsay dans l’Essonne.
François Rufin recevant une association d’agriculteurs dans son bureau de l’Assemblée, et quelques jours plus tard rencontrant des gilets jaunes entre Amiens et Abbeville.
Charles de Courson, député expert, élu depuis 26 ans siégeant à la commission des finances.
La permanence de Jean Lassalle à Oloron-Sainte-Marie est presque un musée dédié au député le plus fantasque… Avant de le rencontrer sur sa terre natale, notre reporter va rencontrer sa mère qui est également un sacré personnage ! Bien nourri, Kokopello va aider à rentrer les poules puis Marie l’envoie chercher les brebis… Ensuite il accompagnera

Jean Lassalle dans sa circonscription qui compte 219 communes auxquelles on accède par des petites routes de montagnes. Il lui faut compter 2h30 en voiture, pieds nus, pour aller d’un bout à l’autre de sa circonscription…
Matthieu Orphelin, député de Maine-et-Loire, raconte l’invitation de Greta Thunberg à l’Assemblée et son intervention devant les députés français.

Nous découvrons également les commissions, les groupes d’étude, les rencontres avec les lobbys et les associations, missions d’information, le travail parlementaire dans tout son ensemble. Nous comprenons également le fonctionnement d’un ensemble complexe, et les conditions de travail des collaborateurs, des agents de l’Assemblée.
Avec Kokopello, nous visitons également l’envers du décor de l’Assemblée nationale, avec sa salle de sport, la cafétéria, le salon de coiffure, la buvette, en passant par les chambres à coucher, la bibliothèque, le bureau de poste mais aussi la buvette des journalistes
Une BD très intéressante, très complète et également très amusante qui m’a permis de vraiment découvrir les coulisses du Palais Bourbon.

Extrait :

     

 

Petit Bac 2021
(4) Aliment/Boisson