Je vais rester – Hubert Chevillard et Lewis Trondheim

A1I7PXo-XwL Rue de Sèvres – mai 2018 – 125 pages

Quatrième de couverture :
Fabienne et Roland débarquent à Palavas pour passer la semaine. Roland a tout payé, tout organisé et scrupuleusement consigné chaque étape du séjour dans un carnet. Ils s’apprêtent à déposer leurs bagages à l’appartement. Soudain, elle se retrouve seule. Stupeur, déni… Contre toute attente, elle décide de rester.

Auteurs : Né en 1962 à Angers, Hubert Chevillard dessine des histoires depuis l’enfance. Il fait ses classes à l’école des Beaux-Arts d’Angoulême puis travaille dans l’animation. Il publie ses premières planches dans le magazine Pilote avec Conjoint avant de dessiner les 4 tomes de la série Le Pont dans la vase, scénarisée par Sylvain Chomet. Puis, Les archives de la planète une série de récits courts dans Fluide Glacial avec Corcal. Je vais rester écrit par Lewis Trondheim est son premier album chez Rue de Sèvres. Il vit actuellement à Montpellier.
Né à Fontainebleau en 1964, Lewis Trondheim attrape le virus du livre grâce à ses parents libraires. Après un CAP de dessin industriel, il entre dans une école de graphisme publicitaire. En 1990, il fonde l’Association avec, entre autres, Jean-Christophe Menu, Mattt Konture et Mokeït. Suite à la publication de plusieurs fanzines, il se lance le défit de créer un bande dessinée de 500 pages, sans crayonnés, sans scénario, et en respectant un format gaufrier de trois cases sur quatre. De ce défit nait Lapinot et les carottes de Patagonie, que beaucoup qualifient d’« ouvrage clé de l’œuvre de Trondheim ». En 1993, il participe à la création de l’OuBaPo (Ouvroir de bande dessinée potentielle), un pendant de l’OuLiPo. Par la suite, il s’essaie à l’animation avec « Les aventures d’une mouche ». Il reçoit en 2006 le Grand Prix d’Angoûleme. Il vit actuellement à Montpellier.

Mon avis : (lu en juin 2018)
Cela commence comme un séjour d’une semaine de vacances, en amoureux au bord de la mer : Fabienne et Roland arrivent à Palavas, Roland est très organisé, il a tout prévu, tout est noté sur son petit carnet… Et à peine quelques heures après leur arrivée, Fabienne se retrouve seule (à vous de découvrir pourquoi, en lisant la bd…) 
Elle décide malgré tout de rester et de suivre le programme concocté par Roland pour ces quelques jours de vacances…
Une BD surprenante, touchante où il est question de la vie, de la mort , de l’amitié, de rencontres… On suit Fabienne qui est dans un entre-deux, elle ne réalise pas encore ce qui vient de se passer, elle est dans une certaine errance, une pause dans sa vie… Elle va faire la rencontre de Paco, un homme original et bienveillant. Il a compris que Fabienne est dans le désarroi, il va avec discrétion et justesse savoir être, par moment, une présence qui l’accompagne…
Le dessin est léger et lumineux, contrairement au sujet… 

Extrait : (début de la BD) (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Jamais – Bruno Duhamel

81a0t+AtNHL Bamboo – janvier 2018 – 64 pages

Quatrième de couverture :
Troumesnil, Côte d’Albâtre, Normandie. Grignotée par la mer et par le vent, la falaise recule inexorablement chaque année, emportant avec elle le paysage et ses habitations. Le maire du village a réussi à protéger ses habitants les plus menacés. Tous sauf une nonagénaire, qui résiste encore et toujours à l’autorité municipale. Madeleine veut continuer à vivre avec son chat et le souvenir de son mari, dans SA maison. Madeleine refuse de voir le danger. Et pour cause. Madeleine est aveugle de naissance.

Auteur : Né en 1975 en Seine-Maritime, après des années de lycée laborieuses et une année de Faculté d’Arts Plastiques, il entre aux Beaux-Arts d’Angoulême, hésite deux ans entre la 3D et le design Internet, et choisi finalement la bande dessinée. Après plusieurs collaborations avec divers scénaristes, Kochka, Harlem, Butch Cassidy,  Je suis PAS petite !!!, Le Père Goriot, Les Brigades du temps, Le Voyage d’Abel… Il signe, avec  Le Retour, son premier album en solo.

Mon avis : (lu en juin 2018)
Madeleine est une vieille dame rebelle, aveugle de naissance, vivant seule avec son chat depuis la disparition de son mari en mer. Elle refuse de quitter la petite maison qu’elle habite en haut de la falaise. Une falaise érodée par la mer et le vent, une falaise qui recule et où la maison de Madeleine est de plus en plus proche de s’effondrer…
Madeleine est têtue, elle ne veux pas quitter sa maison, où sont tous ses souvenirs, en particulier ceux avec son mari avec qui elle continue à discuter comme s’il était toujours vivant…
Cette bande dessinée est pleine de fraîcheur et d’humour et pourtant le sujet est grave, il est question de liberté de choisir et du temps qui passe.
Le lecteur est ému par Madeleine et admiratif par son obstination à résister…

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Les Seigneurs de Bagdad – Brian K. Vaughan et Niko Henrichon

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Urban Comics – mars 2012 – 144 pages

Panini Comics – novembre 2006 – 130 pages

traduit de l’américain par Laurence Belingard

Titre original : Pride of Baghdad,

Quatrième de couverture :
Bagdad, 2003 : quatre lions emprisonnés dans le zoo, sont libérés suite à un raid aérien de l’armée américaine. Un jeune mâle dominant, deux femelles de deux âges différents et un petit lionceau vont découvrir, en errant dans la ville dévastée, que cette liberté soudaine s’avère plus dangereuse que leur ancienne prison dorée.

Auteurs : Brian K. Vaughan, né en 1976 à Cleveland (Ohio), est un scénariste de comics américain connu pour ses comics Y, le dernier homme, Ex machina, Runaways, Les Seigneurs de Bagdad et Saga.
Niko Henrichon est un dessinateur de bande dessinée canadien.

Mon avis : (lu en mai 2018)
Au printemps 2003, quatre lions se sont échappés du zoo de Bagdad au cours d’un bombardement américain. L’auteur est parti de cette anecdote réelle pour écrire cette histoire où la parole est laissée aux animaux…
Il y a Safa, une lionne vieillissante qui a déjà connu la vie sauvage avant d’entrer au zoo, Zill, le mâle dominant, Noor, la lionne fougueuse et Ali, son jeune lionceau plein d’énergie, ces derniers étant avides de liberté.
Ils vont obtenir leur liberté par la violence d’un bombardement, cela commence par un sentiment de peur puis du soulagement de se retrouver. Il va falloir surmonter des difficultés qu’ils ne connaissaient pas comme se nourrir, boire et chercher un abri… et autour d’eux, tout est détruit, c’est la guerre.
Le dessin est très beau, les couleurs vives et lumineuses contrastent avec l’atmosphère apocalyptique de Bagdad.
Cette fable est une réflexion sur la liberté, sur la brutalité des hommes et de la guerre. C’est une évocation originale de la Guerre d’Irak et ses victimes.

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Prix SNCF du Polar 2018

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La 18ème Cérémonie de remise des PRIX SNCF DU POLAR,
qui a eu lieu le 18 juin au soir, a été l’occasion de découvrir
les Lauréats 2018 des catégories Roman, BD et Court Métrage :

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Roman : Toutes les vagues de l’océan – de Víctor del Árbol (Actes Sud)

BD : Bâtard – Max de Radiguès (Casterman)

Court Métrage : Speed/Dating – Daniel Brunet et Nicolas Douste (AS&M Prod)

Bravo aux 3 lauréats !

 

Les Princesses aussi vont au petit coin – Chabouté

91abQsNrVBL Vents d’Ouest – mai 2011 – 112 pages

Ce type étrange, sorti de nulle part, qu’ils prennent en auto-stop… cet individu, inquiet, agité et armé, qui leur indique maladroitement la route à l’aide du canon de son pistolet… Ce vieil alcoolique qui veut jouer aux Lego… Les autoroutes truffées de caméras, les cigarettes, toujours ces satanées cigarettes, un soi-disant pouvoir occulte, Merlin l’enchanteur, un chauve qui court à tort et à travers, cette manie de toujours vouloir éviter la foule, ce paquebot garé là, en plein milieu du chemin… Et les princesses dans tout ça ? Chabouté nous livre ici une histoire où, non content de le tenir en haleine, il prend un malin plaisir à désorienter, égarer et embrouiller le lecteur. Un récit déconcertant où tout est sens dessus-dessous et rien n’est à sa place… 112 pages d’un bazar réglé comme du papier à musique, un grand n’importe quoi raconté avec une rigueur et une précision implacables…

Auteur : Né en 1967, d’origine alsacienne, Christophe Chabouté suit les cours des Beaux-Arts d’Angoulême, puis de Strasbourg. Vents d’Ouest publie ses premières planches en 1993 dans « les Récits », un album collectif sur Arthur Rimbaud. Mais il faut attendre 1998 pour que ce graphiste free-lance se fasse un nom dans la bande dessinée en publiant coup sur coup « Sorcières » aux Editions du Téméraire et « Quelques jours d’été » aux Editions Paquet. Deux albums remarqués et primés, le premier au Festival d’Illzach, le second à Angoulême où Christophe Chabouté décroche l’Alph’Art Coup de Coeur. Avec « Zoé » paru en 1999, Chabouté prouve que son talent a atteint sa pleine maturité, ce qu’il démontre avec encore plus d’évidence dans « Pleine Lune ». « Tout seul« (2008), « Terres Neuvas« (2009), « Un peu de bois et d’acier« (2012).

Mon avis : (lu en juin 2018)
Jorn vient de s’échapper d’un hôpital psychiatrique, en assommant le médecin. Sur sa route, il force un couple à le prendre en stop. Ce couple, Marco et Suzanne, roulent tranquillement sur les routes sans vrai but… Jorn, sous la menace d’une arme, exige d’être conduit vers un lieu secret. Il est persuadé de détenir des informations prouvant l’existence d’un complot. Et par curiosité,  Marco et Suzanne acceptent de faire un bout de route avec Jorn. 

Chabouté brouille les pistes du lecteur qui est embarqué dans une histoire qui part dans tous les sens, et ce dernier suit le dessinateur avec plaisir et curiosité dans ce road-movie…
Les dessins noir et blanc sont toujours magnifiques, le texte est sobre mais juste et ce n’est qu’à la dernière page que l’on comprendra le pourquoi de ce titre si poétique et si bizarre… Ce n’est l’album que je préfère de Chabouté, il est assez déstabilisant… Il m’a manqué quelque chose pour que je l’apprécie autant que d’autres BD.

Extrait : (début de la BD) (cliquer sur les planches pour les agrandir)
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Carton jaune – Didier Daenincks, Asaf Hanuka

51N1eKgfarL Emmanuel Proust Éditions – octobre 2004 – 56 pages

Quatrième de couverture :
Coupe du Monde de football, 1938. Avec l’équipe de France, Jacques Benzara passe de la misère des rues de Tunis à la gloire. Courtisé par le Tout-Paris, l’attaquant vedette du mythique  » Red Star  » voit pourtant son ascension menacée par les déflagrations de l’Histoire. Dans la période troublée de la montée du nazisme, sauvera-t-il son unique amour ? Cette chronique d’une destinée hors du commun est inspirée d’un personnage réel ; un boxeur tunisien dont la gloire fut éclipsée par celle de Marcel Cerdan.

Auteurs : Didier Daenincks, né en 1949, à Saint-Denis. Écrivain, journaliste, il est l’auteur des quelques uns des plus célèbres polars français : Meurtres pour mémoire, Le Der des Der… Il a aussi scénarisé les bandes dessinées Cannibale, Le Retour d’Ataï, Texas Exil et Le Train des oubliés.
Asaf Hanuka vit à Tel-Aviv. Israélien, il a appris la bande dessinée à l’école Émile Cohl de Lyon en même temps qu’il réalisait Carton Jaune.

Mon avis : (lu en mai 2018)
Pour écrire le scénario de cette bande dessinée, Didier Daenincks s’est inspiré de la vie du boxeur, tunisien et juif, Victor Young Perez tué par les nazis lors de la « Marche de la Mort » en 1945. Toutes ces précisions nous sont données dans la préface.
Dans la bande dessinée, Jacques Bebzara est un gamin de Tunis, il est particulièrement doué lorsqu’il a la balle au pied et qu’il joue au football. Remarqué, il part à Paris où devient le joueur vedette du « Red Star ». En 1938, il participe à la Coupe du Monde avec l’équipe de France et le public l’acclame et l’admire, tout lui réussit !
Mais la montée du nazisme est là et toute l’admiration du public ne fera pas le poids pour le sauver… En effet, Jacques Bebzara est juif…
J’ai pris cette BD au hasard à la bibliothèque, pour Didier Daenincks  et pour le mot JAUNE du titre (pour mon challenge Petit Bac). Je ne m’attendais pas à une histoire aussi émouvante.
C’est surprenant de vouloir rendre hommage à un boxeur en racontant une histoire de footballeur… Sans doute pour l’auteur une façon de s’autoriser plus de liberté autour du personnage de Jacques…

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Mon traître – Pierre Alary et Sorj Chalandon

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Quatrième de couverture :
« Comment fait-on après, lorsqu’on est traître, pour effleurer la peau des autres ?
Celle de ta femme, de ton fils, de tes camarades, des vieilles dames qui t’applaudissent sous la pluie quand tu honores la République irlandaise…
On fait comment pour embrasser la joue d’un trahi ? »

Auteurs : Pierre Alary est né en 1970. En 1991, il intègre la prestigieuse école graphique des Gobelins à Paris. Il y reçoit un enseignement principalement tourné vers l’animation puis il est embauché aux studios Disney de Montreuil. Il y passera dix ans comme animateur sur TarzanKuzcole Bossu de notre Dame, et divers courts-métrages avant de se consacrer essentiellement à la bande dessinée. En 2001, paraît le premier tome de la série Les Échaudeurs des Ténèbres. L’aventure BD continue avec la série  Belladone scénarisée par Ange.  Suivront 3 tomes de Sinbad avec Arleston, puis l’adaptation de Moby Dick avec Olivier Jouvray. En 2013, commence la série Silas Corey scénarisée par Fabien Nury. En 2018, Mon Traître, adapté du roman de Sorj Chalandon.
Après trente-quatre ans à Libération, Sorj Chalandon est aujourd’hui journaliste au Canard enchaîné. Ancien grand reporter, prix Albert-Londres (1988), il est aussi l’auteur de sept romans, tous parus chez Grasset. Le Petit Bonzi (2005), Une promesse (2006 – prix Médicis), Mon traître (2008), La Légende de nos pères (2009), Retour à Killybegs (2011 – Grand Prix du roman de l’Académie française), Le Quatrième Mur (2013 – prix Goncourt des lycéens) et Profession du père (2015).

Mon avis : (lu en mai 2018)
Pierre Alary adapte avec beaucoup de talent le récit autobiographique de Sorj Chalandon. Antoine, luthier parisien passionné par l’Irlande, découvre en 1977, Belfast et la situation de l’Irlande du Nord et le combat mené par l’IRA. Il va se lier d’amitié avec des soldats de l’armée républicaine et surtout avec le charismatique Tyrone Meehan, responsable de l’IRA, vétéran de tous les combats contre la puissance britannique.  » Mon traître « , comme l’appelle Antoine, car cet homme a été, pendant vingt-cinq ans, un agent agissant pour le compte des Anglais. Il a trahi ses parents, ses enfants, ses camarades, ses amis…
La bande dessinée a été construite avec le récit d’Antoine qui raconte sa rencontre avec la cause irlandaise, il ira jusqu’à devenir un point de contact à Paris, entrecoupé par des pages du compte-rendu d’interrogatoire de Tyrone Meehan, tapées à la machine.
Cette histoire poignante s’inspire de la vraie amitié qui a uni le journaliste français Sorj Chalandon à Denis Donaldson membre à la fois du Sinn Fein et de l’IRA. 
Le récit est fort, plein d’émotion, plein d’humanité, de douleur et de rage.
Une belle adaptation captivante !

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu du même auteur : 

Retour___Killybegs  Retour à Killybegs  mon_traitre_p Mon traître 

Irena – tome 3 : Varso-Vie – Jean-David Morvan, David Evrard, Séverine Tréfouël

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Quatrième de couverture :
1947. Bien que l’Allemagne nazie soit tombée, le cauchemar pour les Juifs d’Europe n’est pas terminé. Persécutés par les communistes, abandonnés par les Alliés, leur route vers la terre promise d’Israël a encore des allures de long calvaire… Cette réalité, la jeune Oliwka la découvre brutalement lorsqu’on lui apprend qu’elle avait été confiée, encore bébé, à une famille adoptive pendant la guerre. Que sa véritable identité avait été changée pour échapper aux nazis. En réalité, elle s’appelle Astar Berkenbaum. Elle est juive. Et comme des milliers d’enfants, elle ne doit la vie sauve qu’à une femme : Irena Sendlerowa.
Série poignante et d’utilité publique, Irena nous raconte le destin hors-norme de l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre mondiale. Ce troisième et dernier volume nous raconte la fin de son enfer en prison, mais aussi le début d’un autre combat : celui pour le salut de ses enfants au sortir de la guerre.

Auteur : Né  en 1969, Jean-David Morvan est l’un des scénaristes de BD les plus prolifiques de sa génération. Il s’est d’abord essayé au dessin mais abandonne les études pour devenir scénariste. Il publie ses premiers textes dans un fanzine où il rencontre Yann Le Gall avec qui il écrira en 2001 la série Zorn et Dirna. En 1994, il publie Nomad avec Sylvain Savoia. La série Sillage, commencée en 1998 avec Buchet au dessin, remporte un succès immédiat. Il est également l’auteur des séries Troll, HK, Al Togo, Reality Show et Je suis morte. En 2009 il remporte un Silver Award au Prix international du manga pour l’album Zaya.
En 2013, chez Glénat, il donne une suite à la série Nomad avec un second cycle qu’il intitule Nomad 2.0 avec, cette fois-ci, Julien Carette au dessin. L’année suivante, toujours chez Glénat, il scénarise : Sherlock Fox (dessin de Du Yu), SpyGames (dessin de Jung-Gi Kim) et l’album de la collection « Ils ont fait l’Histoire » consacré à Jaurès.

Mon avis : (lu en mars 2018)
Ce troisième épisode se commence sur la rencontre d’une des 2500 enfants sauvés par Irina. Elle a été confiée à une famille catholique sous le prénom d’Oliuka et en 1947, le jour où elle devait faire sa communion, elle apprend la vérité. Son vrai nom est Astar Berkenbaum et que ceux qu’elle pensait être ses parents, ne le sont pas. Pour sa sécurité, elle doit être retirée à sa famille d’adoption catholique pour partir en Palestine, vers ses racines juives.
En 1965, Irena Sendlerowa est déclarée « Juste parmi les nations ». Elle a survécue à la guerre.
Bien des années plus tard, Astar raconte son histoire à sa fille et lui présente Irena. Une rencontre touchante qui achève une série indispensable à découvrir.
Mais finalement, ma grande surprise, un quatrième épisode est annoncée à cette série… J’aurai certainement la curiosité de le découvrir.

 

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu du même auteur :

91sYNAhtwWL Irena – tome 1 : Le ghetto  91dLnOPDZ-L Irena – tome 2 : Les justes

 

Les petites victoires – Yvon Roy

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Quatrième de couverture :
Comment dire à son fils tant désiré qu’il est le plus formidable des petits garçons malgré le terrible diagnostic qui tombe comme un couperet : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale…
C’est le combat que va mener ce père, resté uni à sa femme malgré leur séparation, pour transformer ensemble une défaite annoncée en formidables petites victoires.

Auteur : Yvon Roy est un auteur et illustrateur canadien. Il a réalisé, en collaboration avec Jean-Blaise Djian, l’adaptation en bande dessinée du roman phare d’Yves Thériault, Agaguk, ainsi que plusieurs contes pour enfants. Il vit au Québec, près de Montréal.

Mon avis : (lu en mars 2018)
Cette BD est un témoignage formidable et touchant d’un père qui refuse de baisser les bras devant l’autisme de son fils Olivier. Lorsque l’annonce du diagnostique de l’handicap d’Olivier est faite ses parents sont sous le choc. Mais Yvon, le père et auteur de cette BD, refuse de se résigner et il se met à observer son fils et avec son cœur, beaucoup de patience et d’inventivité, il ruse pour faire évoluer son fils. Il arrive donc après 3 mois de patience qu’Olivier ne hurle plus lorsqu’il voit des poussières dans son bain.
En jouant avec Olivier, Yvon lui apprend à regarder dans les yeux, puis à faire des câlins…
« Moi, je ne m’intéresse pas à l’autisme en général, je m’intéresse à mon fils. »
Même si le couple n’a pas résisté à l’handicap de leur enfant, la maman est également présente auprès d’Olivier et tout l’amour pour leur fils de ses deux parents va jour après jour permettre d’obtenir de petites victoires.

Ce témoignage touchant est un beau message d’espoir. 

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Ar-Men – Emmanuel Lepage

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Quatrième de couverture :
La nouvelle bande dessinée d’Emmanuel Lepage : une plongée fantastique dans le plus mythique des phares, Ar-Men !
Ar-Men est le phare le plus exposé et le plus difficile d’accès de Bretagne, c’est-à-dire du monde. On le surnomme « l’enfer des enfers ». Mêlant fiction, documentaire et légendes, épopée autant que récit intimiste, Emmanuel Lepage livre un récit de forte intensité. Couleurs somptueuses, images à couper le souffle : Emmanuel Lepage au sommet de son art !

Auteur : Emmanuel Lepage est un dessinateur, scénariste et coloriste de bande dessinée, né en 1966 à Saint-Brieuc.

Mon avis : (relu en mars 2018)
Je suis une inconditionnelle des bandes dessinées d’Emmanuel Lepage et j’aime également beaucoup les phares et bien sûr la Bretagne. C’est donc naturellement que cette bande dessinée a fait partie des 3 choisies pour l’opération « La BD fait son festival » organisée par Priceminister.
Le phare d’Ar-Men est situé au large de l’île de Sein, c’est le plus exposé et le plus difficile d’accès de Bretagne. On le surnomme « l’Enfer des enfers ».
Dans cette BD, Emmanuel Lepage nous raconte ce phare mythique en mêlant fiction et réalité… Il nous raconte sa construction qui fût un exploit, en effet il a fallu 14 années pour parvenir à terminer le bâtiment. L’endroit choisit pour édifier ce phare à l’extrême ouest de la Bretagne ne se découvre que quelques heures par an et est battu par les tempêtes… Germain est l’un des derniers gardiens, il nous permet de découvrir son quotidien et son travail de veille et d’entretien sur Ar-Men. L’auteur évoque également les légendes de la ville d’Ys engloutie, du Bag Noz ou bateau fantôme…
Concernant le graphisme, c’est magnifique ! Le dessin est précis, les couleurs à l’aquarelle sont splendides, le ciel, la mer sont dans tous leurs états…
Une BD qui fait rêver, vibrer, s’émerveiller et voyager ! Un vrai coup de cœur !

Note : 20/20

Merci PriceMinister pour cette opération la BD fait son festival !

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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1151_couv  Un Printemps à Tchernobyl 

 97888941 Voyage aux îles de la Désolation 

100314841 La Lune est blanche