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Khalat – Giulia Pex
Agatha Raisin, tome 12 : Crime et déluge – M.C. Beaton

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Beloved – Toni Morrison (Prix Audiolib 2020)
Resurrection Bay – Emma Viskic (Masse Critique)

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Et mes yeux se sont fermés – Patrick Bard
L’obsolescence programmée de nos sentiment – Zidrou et Aimée de Jongh (BD)

Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous !

Agatha Raisin, tome 12 : Crime et déluge – M.C. Beaton

81cUoHp2mUL Albin Michel – juin 2018 – 324 pages

traduit de l’anglais par Sophie Alibert

Titre original : Agatha Raisin and the day the floods came, 2002

Quatrième de couverture :
Le bonheur conjugal est de courte durée pour Agatha, une fois de plus délaissée par son mari. Punition divine, un véritable déluge s’abat sur la région, plongeant le petit village de Carsley sous les eaux. C’est le moral dans les chaussettes et sous une pluie torrentielle qu’Agatha aperçoit le corps sans vie d’une jeune femme en robe de mariée, un bouquet à la main, flottant dans la rivière. Pour noyer son chagrin, Agatha n’a qu’une solution : se jeter à corps perdu dans une nouvelle enquête…
Avec plus de 450 000 exemplaires vendus, Agatha Raisin, l’héritière très spirituelle de Miss Marple version rock, a imposé sa personnalité loufoque et irrésistible. Vous reprendrez bien un peu de Worcestershire sauce dans votre thé ?

Auteur : Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton a été successivement libraire, critique de théâtre, journaliste et éditrice, avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne. Sa série Agatha Raisin a été adaptée à la télévision et a été diffusée en France en 2017.

Mon avis : (lu en mai 2020)
Pour tourner la page avec son mariage avec James Lacey, ce dernier parti dans un monastère en France, Agatha part se ressourcer à l’autre bout du monde au Chili, sur l’île Robinson Crusoé.
A son retour, un déluge s’abat sur la région, et le village de Carsley est inondé. Agatha est témoin d’une scène irréelle, celle d’un corps sans vie d’une mariée, un bouquet à la main, flottant dans la rivière… Évidemment, Agatha va se lancer dans une enquête à sa façon… Ni James, ni Charles ne sont là pour la seconder. Elle pourra compter sur l’aide de Roy, son ami londonien, puis celle de son nouveau voisin, John Armitage, auteur de romans policiers à succès, venu chercher le calme dans ce pittoresque village anglais. Les pistes sont nombreuses tout comme les potentiel.le.s coupables…
C’est toujours pour moi, une lecture distrayante dans une ambiance toute britannique !

Extrait : (début du livre)
C’était l’une de ces journées de grisaille où la bruine colle aux pare-brise et où l’eau, comme autant de larmes versées sur l’été enfui, ruisselle tristement sur les branches des arbres dénudés par l’hiver pour finir en flaques sur la route.

Agatha Raisin activa le désembuage de la vitre avant de sa voiture. Cette lugubre journée comptait un allié de poids : le gouffre noir qui emplissait son âme. Tandis qu’elle filait sur la route droit vers l’agence de voyages d’Evesham, une idée fixe tournoyait dans son esprit : ficher le camp… ficher le camp… ficher le camp.
La pauvre Agatha se sentait rejetée par la terre entière. Son époux l’avait laissée tomber, et pas pour une autre femme, mais pour Dieu. Résolu à entrer dans les ordres, James Lacey était en effet parti en France, dans un monastère, pour se préparer à sa nouvelle existence. Sir Charles Fraith, le fidèle ami qui l’avait aidée lorsque James avait disparu, venait tout juste de se marier à Paris, et il ne l’avait même pas conviée. Il avait fallu qu’elle tombe sur une brève dans le magazine Hello pour apprendre la nouvelle. Cerise sur le gâteau : une photo accompagnait l’article, montrant Charles avec sa nouvelle épouse, une Française du nom d’Anne-Marie Duchenne, petite, menue et jeune. L’air sombre, Agatha la quinquagénaire dévala à toute allure Fish Hill en direction d’Evesham, déterminée à laisser derrière elle à la fois l’hiver, les Cotswolds, le village de Carsely où elle vivait, cet insupportable sentiment de rejet et son cœur brisé. Non, pas son cœur. Car c’était aux tripes que la douleur s’attaquait, et non au cœur contrairement au cliché.


Déjà lu du même auteur :

Série Agatha Raisin

111279972  tome 1 : La quiche fatale  112115556 tome 2 : Remède de cheval

511YgPvGkHL tome 4 : Randonnée mortelle 

117060981 tome 3 : Pas de pot pour la jardinière 

Agatha_5 tome 5 : Pour le meilleur et pour le pire

51Pj39OW2mL tome 6 : Vacances tous risques : Bons baisers de Chypre

91fUANd3KcL tome 7 : A la claire fontaine  A1pFloaMoOL tome 8 : Coiffeur pour dames

91rBp5anMML tome 9 : Sale temps pour les sorcières 

71noJFQhAiL  tome 10 : Panique au manoir 

51Vi5M8c4FL._SL500_ tome 11 : L’enfer de l’amour

Série Hamish MacBeth 

81OT4JnMMqL tome 1 : Qui prend la mouche 81UeE6xHi-L tome 2 : Qui va à la chasse

81gvCw2nhKL tome 3 : Qui s’y frotte s’y pique

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Écosse

Petit bac 2020a
(4) Crime et justice

Khalat – Giulia Pex

71li5LAWYlL Éditions Presque lune – janvier 2020 – 116 pages

Quatrième de couverture :
Qu’emporteriez-vous si, une nuit, vous étiez contraints de quitter votre maison pour toujours ? A quels compromis seriez-vous disposés à vous résoudre et où finiraient vos ambitions, les rêves et l’amour ? Inspiré d’une histoire vraie, Khalat raconte ce qui se cache derrière l’un des nombreux visages qui peuplent nos villes, celui d’une femme et de sa marche forcée, de la naïveté au désenchantement, de la Syrie à l’Europe.

Auteur : Giulia Pex est née en 1992 dans la province de Milan. Après avoir fréquenté l’Istituto Italiano di Fotografia, où elle expérimente le mélange des genres, mêlant ses clichés au dessin, elle décide de se consacrer entièrement à l’illustration et s’inscrit à la Scuola del Fumetto. Les lignes nettes au crayon et aquarelles légères contribuent à donner vie à son imaginaire, dans lequel trouble et tranquillité trouvent leur place et coexistent pacifiquement. L’art romantique, les lumières de Hopper, le cinéma indépendant et la musique post-rock sont ses influences.

Mon avis : (lu en mai 2020)
Ce témoignage est tiré d’une histoire vraie, évoqué par Davide Coltri dans son recueil de différentes histoires Dov’è casa mia est raconté par Khalat elle-même dans un journal intime à partir de mars 2011, au début du printemps arabe, jusqu’à 2015, année du début de l’exode massif des migrants vers l’Allemagne.
En 2011, Khalat, jeune femme kurde syrienne, n’a pas vingt ans, vient d’intégrer l’université de Damas et elle rêve de devenir écrivaine, journaliste ou enseignante, de vivre loin de sa Syrie natale et d’y revenir de temps à temps pour voir ses parents et   Muhsen, son frère aîné adoré.
Mais quelques mois plus tard, la guerre civile détruit ses rêves d’émancipation et Khalat retourne auprès des siens, à ­Qamichli, la « capitale » du Kurdistan ­syrien. Puis Muhsen, devenu militant Kurde, disparaît… Avec ses parents et Kawa, son neveu âgé de moins de deux ans, ils doivent fuir la Syrie et partir à travers l’Irak, la Turquie, la Grèce, la Macédoine, la Serbie, la Hongrie, l’Autriche et plusieurs camps de migrants pour trouver finalement refuge en Allemagne.
Une bande dessinée d’une grande subtilité, le dessin d’une grande beauté donne à ce récit poignant toute sa profondeur. Les regards, les gestes sont dessinés avec une délicatesse qui sublime toute la sensibilité des mots.

Extrait : (quelques dessins)

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Petit bac 2020a
(6) Prénom

C’est lundi, que lisez-vous ? [116]

cestlundi
C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

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Bed Bug – Katherine Pancol
Une saison à l’ONU, Au cœur de la diplomatie mondiale – Karim Lebhour, Aude Massot

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?

Beloved – Toni Morrison (Prix Audiolib 2020)
Khalat – Guilia Pex (BD)

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Le dernier sur la plaine – Nathalie Bernard
Et mes yeux se sont fermés – Patrick Bard
Resurrection Bay – Emma Viskic (Masse Critique)

Bonnes lectures, protégez vous !

Une saison à l’ONU, Au cœur de la diplomatie mondiale – Karim Lebhour, Aude Massot

71dgt7TZBuL Steinkis – octobre 2018 – 207 pages

Quatrième de couverture :
En 1945, l’Organisation des Nations unies est créée pour maintenir la paix et la sécurité dans le monde. Ce « machin », comme l’appelait le général de Gaulle, tout le monde en a entendu parler, mais combien savent exactement ce que fait l’ONU et comment elle fonctionne ? Karim Lebhour a été correspondant de presse au siège de New York pendant quatre ans. Dessinées par Aude Massot, ses chroniques parfois décalées, souvent drôles, toujours édifiantes font vivre les coulisses de la seule instance internationale dans laquelle tous les pays peuvent faire entendre leur voix.

Auteurs : Karim Lebhour a été correspondant à l’ONU de 2010 à 2014, après cinq ans au Proche-Orient où il a écrit Jours tranquilles à Gaza (récit préfacé par Stéphane Hessel). De son expérience à l’ONU, il avait tiré un premier reportage pour La Revue Dessinée avec James et Thierry Martin, publié au printemps 2014. Karim doit son éducation à la BD à la bienveillance du personnel de la Fnac de Grenoble qui le laissaient lire dans les rayons. II travaille aujourd’hui pour International Crisis Group Washington.
Sortie des ateliers BD de l’école bruxelloise Saint-Luc en 2006, Aude Massot entame à Paris une carrière de storyboarder dans le dessin animé, et s’installe stratégiquement entre une librairie BD et son bistrot préféré. Après un séjour à Montréal, elle devient l’auteur de Québec Land, un journal dessiné sur le quotidien d’un couple d’expatriés français au Québec (Sarbacane). En 2015, elle réalise une enquête sur le Samu social de Paris, Chronique du 115 (2017).

Mon avis : (lu en mai 2020)
Karim Lebhour a été correspondant de presse pour RFI au siège de l’ONU à New York pendant quatre ans, de 2011 à 2013. Dans l’esprit des chroniques de Guy Delisle ( ), l’auteur nous raconte son quotidien à l’ONU.
Tout d’abord, il nous explique « comment ça marche » avec l’Assemblée Générale et ses 193 États membres, le Conseil de Sécurité composé de cinq membres permanents (Chine, États-Unis, France, Royaume Uni et Russie) et dix membres élus pour deux ans, puis la galaxie ONU avec les Casques Bleus, le Secrétaire Général, le Conseil économique et social, la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale de La Haye…
L’ONU a également créé plusieurs agences et programmes pour soutenir son action (OMS : organisation mondiale de la santé, UNESCO : organisation pour l’éducation, la science et la culture, UNICEF : fonds pour l’enfance, UNHCR : agence pour les réfugiés…).
Entre du purement documentaire et des anecdotes personnelles et amusantes, cette BD nous permet de comprendre le fonctionnement et les enjeux de cette institution.
L’ONU est une véritable usine à gaz, où chaque État membre y défend ses intérêts nationaux, en particulier les cinq membres permanents du conseil de sécurité et leur fameux droit de veto, ces grandes puissances votent plus pour leurs intérêts que pour l’intérêt commun… C’est un lieu où les états peuvent se rencontrer mais décident rarement de quelque chose, une tribune devant le monde où des dictateurs peuvent se  montrer et où les ennemis se serrent les mains devant les caméras pour mieux se déchirer mutuellement après…
Côté anecdotes, il y a l
e discours du ministre indien qui ne se rend compte qu’au bout de longues minutes qu’il est en train de lire le texte de son homologue portugais et non le sien… Ou l’interview 100% langue de bois de Ban-Ki-Moon, le Secrétaire Général, qui prend soin de ne fâcher personne en utilisant les mêmes éléments de langage pour chacune des questions posées…
Un témoignage instructif et passionnant à lire sur la diplomatie mondiale.

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2020a
(5) Amour

Bed Bug – Katherine Pancol

Lu en partenariat avec Audiolib

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Audiolib – janvier 2020
– 8h24 – Lu par Audrey Botbol

Albin Michel – octobre 2019 – 352 pages

Quatrième de couverture :
« Rose est une jeune biologiste. Elle fait des recherches à Paris et à New York sur une luciole qui semble très prometteuse pour la recherche médicale. Si elle étudie avec une grande maîtrise l’alchimie sexuelle des insectes et leur reproduction, elle se trouve totalement désemparée face à Léo quand elle en tombe amoureuse. La vie n’est pas comme dans un laboratoire. Et ce n’est pas sa mère (cachée derrière des lunettes noires) ni sa grand-mère (qui parle à Dieu et à ses doigts de pied) qui vont pouvoir l’aider. »
Autour de Rose s’agite une constellation attachante et pancolienne : un amoureux qui a tout l’air d’un goujat sexy, un scientifique vénézuélien qui étudie le sperme des grillons, une chercheuse obèse qui tombe amoureuse toutes les 28 secondes ou une mère reine des abeilles… Mais tout cela est bien moins léger qu’il n’y paraît…

Auteur : Katherine Pancol s’est imposée dès son premier roman Moi d’abord comme l’une des nouvelles voix de la littérature. Depuis sa saga Les Yeux jaunes des crocodiles, La Valse lente des tortues, Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, la trilogie des Muchachas et Trois Baisers, elle est devenue l’un des auteurs français les plus lus dans le monde (traduit dans 31 pays dont les États-Unis).

Lecteur : Audrey Botbol a démarré sa carrière dans la chanson. Elle élargit très vite son champ à celui de la voix en général : doublages de films, séries, dessins animés, enregistrement de pubs, voice over… Elle compose, écrit et interprète aussi de nombreux titres pour des bandes originales de longs métrages.

Mon avis : (écouté en avril 2020)
J’ai accepté de recevoir ce livre audio, après avoir entendu une interview de Katherine Pancol très enthousiaste et à fond sur tous les insectes qui peuplent ce livre !
J’ai toujours aimé observer ces petites bêtes donc j’étais curieuse de les découvrir dans ce roman.
L’héroïne de cette histoire, Rose est biologiste. Elle travaille à Paris dans un laboratoire de recherches sur la luciole alsacienne, Lamprohiza splendidula. Ses résultats sont prometteurs et devraient s’appliquer à la recherche médicale.  Leo est un chercheur américain qui travaille également sur une luciole, celle-ci est américaine, Photuris versicolor. Tous deux se sont rapprochés professionnellement et travaillent de concert.
Autant Rose est une pointure dans son travail de chercheuse, autant elle est totalement submergée par ses émotions qu’elles soient amoureuses ou relationnelles…
Dans ce roman, Katerine Pancol met en parallèle le comportement des humains, ici Rose, Leo et celui des insectes et petites bêtes.
L’auteure s’est attachée à ce que tous les passages scientifiques soient véridiques et elle les a donc fait relire par un biologiste.
J’ai surtout été intéressée par la partie biologie et « petites bêtes » qui sont finalement assez peu présentes dans l’ensemble de l’histoire, pour le reste de l’intrigue j’ai trouvé cela distrayant mais sans surprise.

Merci et Audiolib pour cette lecture mitigée.

Extrait : (début du livre)
Rose invita Leo à dîner un mardi soir huit jours avant Noël.
Elle avait hésité, se balançant sur les marches du laboratoire où ils avaient passé la journée à étudier Lamprohiza splendidula, une petite luciole de la famille des Lampyridae, qui vivait en Alsace et produisait une molécule prometteuse pour le traitement du cancer avec, en outre, une action régénérante sur les tissus cutanés. Le directeur du laboratoire se frottait les mains à l’idée d’exploiter cette découverte.
Rose s’était aussitôt demandé si c’était une bonne idée d’inviter Leo à dîner. Elle avait mordillé ses ongles, froissé et défroissé un pan de sa blouse de labo qui dépassait de son manteau, calculé le nombre exact de jours qu’il restait avant Noël. Leo repartait pour New York. Il fallait qu’elle l’invite, c’était une question de courtoisie, une manière de souligner que leur collaboration, ces six derniers mois, s’était bien passée, qu’elle avait été fructueuse, que leurs travaux pourraient déboucher sur une réelle avancée scientifique. Pour les malades atteints du cancer du sein et du poumon, et pour les grands brûlés, par exemple. Rose aimait être « utile ». Elle trouvait que ce mot était le plus beau de la langue française. Et s’il y avait deux choses que Rose aimait par-dessus tout, c’étaient les mots et les insectes.
Le lendemain, le laboratoire fermerait pour quelques jours. C’était donc maintenant ou jamais.

Déjà lu du même auteur :

les_yeux_jaunes_CD  Les yeux jaunes des crocodiles

Petit bac 2020a
(4) Animal

C’est lundi, que lisez-vous ? [115]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

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A la vie ! – L’Homme Étoilé
La Femme révélée – Gaëlle Nohant
Moi, Mikko et Annikki – Tiitu Takalo

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?

Beloved – Toni Morrison (Prix Audiolib 2020)

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Le dernier sur la plaine – Nathalie Bernard
Et mes yeux se sont fermés – Patrick Bard
Une saison à l’ONU au cœur de la diplomatie mondiale – K.Lebhour et A. Massot (BD)
Resurrection Bay – Emma Viskic (Masse Critique)

Bonnes lectures, prenez soin de tous !

Moi, Mikko et Annikki – Tiitu Takalo

2873_couv Rue de l’Échiquier – janvier 2020 – 248 pages

traduit du finnois par Kirsi Kinnunen

Titre original : Minä, Mikko ja Annikki, 2014

Quatrième de couverture :
À Tampere, en Finlande, les habitants du quartier historique d’Annikki promis à la démolition unissent leurs forces face à la rapacité des promoteurs et de leurs complices politiques. Avec son compagnon Mikko, l’autrice Tiitu Takalo est aux avant-postes de cette lutte pacifique et nécessaire. Elle tient en images la chronique de sa communauté en résistance, au service d’une idée aussi vitale qu’universelle : et si la richesse et l’âme d’une ville résidaient d’abord dans son patrimoine, et que sa préservation était la clé de nos identités collectives comme de nos avenirs possibles ?

Auteure : Illustratrice et autrice finlandaise de bande dessinée, enseignante et féministe revendiquée, Tiitu Takalo vit et travaille à Tampere, dans un quartier ancien dont elle retrace ici l’histoire et le.sauvetage par ses habitants. 

Mon avis : (lu en avril 2020)
J’ai été attirée par cette BD, tout d’abord parce qu’elle est finlandaise et que c’est une première pour moi… Ensuite en la feuilletant, j’ai découvert la variété du style de dessin de l’auteure qui alterne l’aquarelle sur papier blanc et l’utilisation de pages de couleurs avec des dessins aux crayons noir et blanc…
Tampere est la deuxième ville de Finlande, coincée entre deux lacs, sa situation géographique lui a permis de devenir un centre industriel important dès le 19ème siècle. Au cours des années, la ville a grandi, s’est étendue, de nouveaux faubourgs sont apparus mais grâce au courage et la volonté de ses habitants Tampere n’a pas perdu son identité. 
Dans cette BD, l’auteure Tiitu Takalo et son compagnon Mikko racontent leur propre histoire avec le quartier historique d’Annikki. Ce quartier a été de nombreuses fois promis à la démolition, mais ses habitants ont toujours résisté pacifiquement aux promoteurs et politiques complices, pour préserver ce patrimoine témoin de l’histoire de la ville.
Tiitu raconte d’une part l’histoire de Tampere puis plus spécifiquement de son quartier, elle évoque la naissance de la ville, l’évolution de l’urbanisme, l’impact industriel, celui des guerres et des aléas géostratégiques et d’autre part les étapes de son installation dans le quartier avec son amoureux.
Tiitu aime récupérer de vieux objets et recycle dans la mesure du possible. A l’échelle de la ville, elle s’interroge sur ces problématiques liées à l’environnement et au développement durable. Pourquoi démolir des habitations alors qu’il est possible de les rénover ?
Graphiquement, la vie de Tiitu et Mikko est dessinée à l’aquarelle avec des teintes vives sur des feuilles blanches.
Les passages historiques sont dessinés sur du papier sombre brun, gris, rouge et ocre au crayon noir rehaussé de blanc.
La lutte pour la sauvegarde d’Annikki à partir des années 2000, entre l’Association du quartier et la municipalité est dessinée dans un style illustration médiévale… C’est surprenant mais s’intègre très bien à l’ensemble.
La partie historique peut paraître un peu longue et rébarbative pour quelqu’un comme moi qui connaît peu de choses sur l’histoire finlandaise… Je vous conseille donc de ne pas faire l’impasse sur « l’avis au lecteur » présent en introduction où l’auteure nous donne de nombreuses clés pour mieux comprendre sa bande dessinée.
Une belle découverte bien documentée, très intéressante et vraiment originale graphiquement.

Extrait : 
Pour montrer la grande variété des styles de Tiitu Takalo, j’ai choisi des planches non consécutives.

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Petit bac 2020a
(5) Prénom

La Femme révélée – Gaëlle Nohant

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Audiolib – 9h45 – Lu par Claudia Poulsen

Grasset – janvier 2020 – 384 pages

Quatrième de couverture :
Paris, 1950. Eliza Donneley se cache sous un nom d’emprunt dans un hôtel miteux.
Elle a abandonné brusquement une vie dorée à Chicago, un mari fortuné et un enfant chéri, n’emportant que son Rolleiflex et la photo de son petit garçon. Pourquoi la jeune femme s’est-elle enfuie ? Seule dans une ville inconnue, Eliza, devenue Violet, doit se réinventer.
Vingt ans plus tard, au printemps 1968, Violet peut enfin revenir à Chicago. Elle retrouve une ville chauffée à blanc par le mouvement des droits civiques, l’opposition à la guerre du Vietnam et l’assassinat de Martin Luther King. Partie à la recherche de son fils, elle est entraînée au plus près des émeutes qui font rage au cœur de la cité.

Auteure : Née à Paris en 1973, Gaëlle Nohant vit aujourd’hui à Lyon. La Femme révélée est son quatrième roman après Légende d’un dormeur éveillé (prix des Libraires 2018), La Part des flammes (prix France bleu/Page des Libraires, 2015 et prix du Livre de Poche, 2016), et L’Ancre des rêves (prix Encre Marine, 2007). Elle est également l’autrice d’un document sur le rugby et d’un recueil de nouvelles, L’Homme dérouté

Lectrice : Claudia Poulsen donne sa voix pour l’amour des livres, de l’écriture et des auteurs, mais aussi pour la publicité et le doublage. Elle joue au théâtre, travaille pour la télévision et l’opéra. Elle est également autrice, réalisatrice et interprète de ses propres chroniques.

Mon avis : (écouté en avril 2020)
Paris en 1950, Eliza Bergman est devenue Violet Lee. Elle a tout quitté, même Tim, son fils de huit ans, pourtant qu’elle aime plus que tout, il ne lui reste que sa photo. Arrivée à Paris en urgence, avec comme seuls bagages, un appareil-photo qui ne la quitte jamais, quelques bijoux et surtout de la peur…
Beaucoup de secrets et d’interrogations autour de Violet/Eliza, c’est une femme courageuse, intuitive, attachante. Douée pour la photo, elle révèle avec ses clichés sa sensibilité aux autres. Elle fait de belles rencontres en les personnes de Rosa, la prostituée, de Robert Cermack, l’ami photographe, de Sam, le bel américain, de Brigitte, l’étudiante fréquentant les caves de Saint-Germain-des-Prés, d’Horatio, le musicien noir…
Dix-huit plus tard, Violet/Eliza pourra enfin rentrer à Chicago avec l’espoir de revoir enfin son fils. Après tant d’années, comment va-t-il accueillir cette mère qui l’a abandonné ? 1968, Martin Luther King a été assassiné, le mouvement des droits civiques et les opposants à la guerre du Vietnam sont dans les rues. Violet/Eliza participera à ses émeutes qui embrasent la ville.

Dans cette histoire, il est question d’exil, d’amour, d’art, de liberté et peu à peu le lecteur va comprendre la raison de cette fuite et pourquoi une mère peut partir en abandonnant son enfant. L’histoire est captivante et le lecteur découvre deux époques et deux continents. L’auteure s’est bien documentée et moi qui en connaissait peu sur ces sujets, j’ai trouvé très intéressant de découvrir un Paris d’après guerre très bien décrit et j’ai beaucoup appris sur la condition des Afro Américains à Chicago parqués  dans des ghettos, la ségrégation existe toujours même si elle n’est pas nommée…
Un livre très agréable à écouter que j’ai beaucoup aimé.

Extrait : (début du livre)
Au réveil, elle a oublié l’enchaînement des événements qui l’ont conduite dans cet hôtel miteux où elle s’efforce de se rendre invisible. Un bruit incongru la tire du sommeil, ou une odeur inexplicable. Elle se tourne sous le drap rêche, se cogne contre un mur. Que fait-il là, ce mur ? Elle ouvre les paupières, acclimatant sa vue à la pénombre, striée par les tranches de jour qui entrent par les vieilles persiennes. Le papier peint défraîchi la frappe comme une anomalie, réveille sa mémoire. Remontent tous les détails de sa fuite, le temps étiré, suspendu, précipité dans les battements du sang. Les veilles enroulée dans son imperméable, ses pieds brisés par les longues stations dans les escarpins, cette application à fuir les regards, donner le change, paraître savoir où elle allait.
Eliza Bergman, née trente et un ans plus tôt par une nuit de chaos, s’est évanouie dans les brumes du lac Michigan, qui escamotent les cadavres et les charognes. Tout ce qu’il est préférable de cacher.
Elle a longtemps différé sa fuite, tergiversé, dressant des arguments objectifs et des peurs irrationnelles contre son instinct. Elle a attendu de n’avoir plus le choix pour s’armer de courage, descendre dans les soubassements de la ville, affronter ceux qui pouvaient l’aider. Le genre d’amis qu’on préfère ne pas cultiver, qui font payer cher leurs services et ne vous laissent jamais quitte. Elle le savait déjà, à l’instant où le petit voyou italien lui a tendu le passeport au-dessus du comptoir d’un bistrot borgne. Elle l’a ouvert et étudié en silence, frappée par la ressemblance physique.

Petit bac 2020a(x) Amour

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Déjà lu de la même auteure :

l_ancre_des_reves L’ancre des rêves

 

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