Grégoire et le vieux libraire – Marc Roger

Lu en partenariat avec Audiolib

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Audiolib – juillet 2019 – 6h16 – Lu par l’auteur

Albin Michel – janvier 2019 – 240 pages

Quatrième de couverture :
Grégoire et le vieux libraire
, c’est la rencontre inattendue et merveilleuse entre un adolescent et un vieux libraire. L’un n’a jamais aimé lire, l’autre a pour seule richesse sa passion des livres. Ce trésor enfoui, Grégoire va peu à peu le découvrir en faisant, chaque jour, la lecture au vieil homme atteint de la maladie de Parkinson. Et tandis qu’à la musique des mots celui-ci renaît, Grégoire s’éveille à leur pouvoir mystérieux.
Dans cet hommage à la littérature et à l’amitié, on assiste émerveillé à la naissance d’un lecteur, à l’émancipation d’un jeune homme, et au bonheur retrouvé d’un passeur d’histoires.

Auteur : Marc Roger est lecteur public. Il organise des lectures partout en France et principalement dans des librairies. En 2014, il a été le coup de coeur du jury du Grand prix Livres Hebdo (présidé par Amélie Nothomb) pour son extraordinaire rôle de passeur entre les livres et le grand public. Grégoire et le vieux libraire est son premier roman.

Mon avis : (écouté en août 2019)
Après avoir raté son bac, Grégoire trouve un travail à la Résidence des Bleuets, une maison de retraite. Il travaille à la cuisine et apporte également les repas aux pensionnaires. Un jour, il fera la rencontre d’un vieux monsieur original et cultivé : Monsieur Picquier, appelé également le Vieux Libraire. Lorsqu’il est venu s’installer à la Résidence des Bleuets, il a dû choisir, parmi tous les livres de son ancienne librairie, ses trois mille titres préférés pour pouvoir les garder autour de lui  dans sa chambre. Mais maintenant, ses mains tremblantes l’empêchent de tenir un livre et ses yeux sont fatigués. Il va donc demander à Grégoire de venir lui faire la lecture une heure par jour.
Pour Grégoire qui n’avait jamais aimé lire et les livres, c’est une corvée qui va vite devenir un vrai plaisir ! Sa rencontre avec Monsieur Picquier sera décisive pour toute sa vie.
La vie dans une maison de retraite est souvent triste et morose, Grégoire et le Vieux Libraire vont donner un peu de joie et parfois de folie auprès des résidents et de ceux qui travaillent…
L’auteur étant également lecteur public, il était évident qu’il serait le lecteur de son propre livre ! D’autant que dans ce roman, Marc Roger nous explique l’importance de la lecture à voix haute, qui doit éveiller tous les sens du lecteur. Monsieur Picquier donne de nombreux conseils techniques à Grégoire. Conseils que bien entendu, Marc Roger applique lors de sa lecture. Une parfaite démonstration de ce que j’ai pu ressentir en écoutant cette belle histoire, émouvante, captivante, pleine de surprises et d’humanité.

Merci Pauline et Audiolib pour cette belle et émouvante découverte.

Extrait : (début du livre)
Avant de monter, on m’a bien expliqué. Pas de familiarité. Pas de tutoiement. Tu les vouvoies et tu leur donnes du madame ou du monsieur toujours suivi du nom de famille. Sur leur boîte de médocs, tu verras, c’est marqué. Nom, prénom, numéro de chambre, et d’autres renseignements plus cryptés pour le personnel soignant, mais ça, tu laisses tomber.
Depuis un mois que je travaille en cuisine, c’est mon premier service à la personne. 11 h 17. Chambre 28. Joël Picquier. Résidence Les Bleuets. Deuxième étage d’un bâtiment tout en longueur sur les bords du canal. La porte est close. Une inscription. Lettres cursives. En italique. Pauca meæ. J’ignore ce qu’elle veut dire. Je range mon chariot contre le mur et clique du pied sur les deux freins. Je frappe à la porte. Trois coups. Bien nets. Tout de suite, une voix bien qu’abîmée pleine de surprise, presque guillerette :
– Ah, déjà ? Une minute, s’il te plaît.
J’attends quelques secondes. Quatre plateaux-repas sur le chariot attendent aussi. Une légère condensation se forme sur chaque cloche transparente qui couvre les plats chauds. L’oreille aux aguets, j’écoute des bruits de papiers que l’on range à la hâte.
– Voilà ! Voilà ! Voilà ! Voilà ! Voilà ! Entre…
J’ouvre la porte. Quand il me voit, il plisse les yeux, hésite, puis certain que je ne suis pas l’auxiliaire habituel :
– Ah, un p’tit nouveau ! Béatrice serait-elle malade ?
– Non, mais j’ai cru comprendre que sa petite fille n’allait pas bien. Elle a pris sa journée. Enchanté de faire votre connaissance, monsieur Picquier. Je m’appelle Grégoire.
– Tiens, pose ça là, me dit-il en m’indiquant le coin d’une table partiellement encombrée de papiers et de livres. Ne t’étonne pas si je te tutoie, je tutoie tout le monde ici.
– Ça ne me dérange pas.
Et disant cela, plateau en mains j’entre dans sa chambre.
Une boîte. Un antre. Quatre murs, de haut en bas couverts de livres. Huit mètres carrés au sol. Entre la table, le lit, la chaise, le fauteuil, la commode, la penderie encastrée et la table de nuit, un seul couloir de déplacement, très étroit, d’une largeur de deux cannes à trépied. Dans l’entrée, derrière moi à présent, un fauteuil roulant, rangé, plié, contre le mur juste à côté d’une porte à soufflet ouvrant sur le coin douche et lavabo-WC. La fenêtre, pour moitié occultée de Post-it et de coupures de journaux illisibles d’où je suis, laisse passer au compte-gouttes la lumière du jardin en bordure de canal. Le début d’un cercueil pour ce vieil homme, là, debout devant moi, comme cousu sur mesure à l’espace. Un châtelain au milieu de son domaine, habillé impeccable. Ni suffisance ni fatuité, « tout simplement de la dignité à l’égard de soi-même », dit-il à ceux qui s’en étonnent. Il porte aux pieds des chaussettes fines de coton couleur sombre et des mocassins de cuir noir. Il préfère les chaussures à lacets, seulement ses mains ne peuvent plus.

petit bac 2019(6) Métier

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du 13 juin au 23 août 2019

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C’est lundi, que lisez-vous ? [79]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

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Une aventure rocambolesque du Soldat inconnu : Crevaisons – Manu Larcenet et Daniel Casanave
Le Monde selon Guirec et Monique – Guirec Soudée
L’extraordinaire voyage du fakir qui etait resté coincé dans une armoire Ikéa – Zidrou, Falzar, KyungEun
Raison et sentiments – Jane Austen
Apprenti : Mémoires d’avant-guerre – Bruno Loth
Quand vient la vague – Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier
Mon père ce poivrot – Louis et Daviet
[Direct du cœur] – Florence Medina

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?

Surface – Olivier Norek
Sauvages – Nathalie Bernard

Que lirai-je les semaines prochaines ?

L’Hôte – Albert Camus et Jacques Ferrandez (BD)
Le milieu du monde – Andreas Steinhöfel

Bonnes lectures et bonne semaine !

[Direct du cœur] – Florence Medina

71Xc7xFSuxL Magnard jeunesse – août 2018 – 224 pages

Quatrième de couverture :
Ma mère m’a mis le deal entre les mains dès la fin du premier trimestre de seconde : soit je remontais ma moyenne générale de deux points, soit j’étais inscrit d’office à une option cette année. Il aurait suffi que je bosse un peu… Mais ça ! Faut croire que mes profs ont raison, je suis partisan du moindre effort. Le seul truc auquel j’ai échappé, c’est d’aller faire du russe ou du badminton dans un lycée à l’autre bout de Paris. Quitte à me taper une option, je voulais pas me faire des transports en plus. Résultat des courses : LSF. – Quoi ? j’ai dit la première fois que ma mère m’a parlé de ça. – LSF, langue des signes française. – Mais pour quoi faire ? C’est pour les sourds, la langue avec les mains. Je suis pas sourd. Franchement, j’ai même jamais croisé un sourd de ma vie. A quoi ça va me servir d’apprendre la LSF ? – A avoir des points au bac ! – Mais maman…!

Auteur : Florence Médina est née en 1968. Après avoir été comédienne, serveuse (comme toutes les comédiennes, ou presque…), hôtesse d’accueil, adjointe aux relations publiques, adjointe à tout dans une compagnie théâtrale, poseuse d’enduit mural…, elle s’est décidée à mettre sa manie de bouger les mains au service d’une noble profession : interprète français/LSF. À part ça, dès qu’elle le peut, elle écrit.

Mon avis : (lu en juillet 2019)
Parce que Timothée n’a pas remonté sa moyenne générale en fin de 3ème, sa mère l’oblige à prendre une option en Seconde, en prévision du Bac. N’ayant pas choisi cette option assez tôt, il n’a pas eu le choix et il se trouve en LSF (langue des signes française), le vendredi de 16h30 à 18h30… Quelle tuile !
Un cours très différent des autres, on n’écrit pas, on ne parle pas avec sa bouche…
La professeur, Sarah est « native », c’est à dire qu’elle est elle-même sourde, la LSF est donc sa première langue. Ils sont un groupe de 6 élèves, 4 filles très motivées et 2 garçons présents par défaut…
Avec ce cours, Timothée va découvrir le monde des Sourds, toute sa richesse et toute sa diversité.
Et nous lecteurs, également, les Sourds ne se considèrent comme étant handicapés, mais comme une communauté qui voudrait que l’on prenne en compte leurs spécificités et que l’on considère la LSF comme une langue à part entière.

Extrait :
Mardi 5 septembre. Dix heures. Lycée Rodin.
Nous y revoilà.
Tout le monde est là, tout est en place pour le premier acte de cette comédie qui s’appelle la « rentrée » et qu’on rejoue chaque année : les élèves, les potes et les autres, les petits nouveaux de seconde qui vont mettre au moins un trimestre à trouver leurs marques dans ce bahut immense, les profs, les CPE, le proviseur, la statue, la pendule qui orne la façade… A se demander si ses aiguilles ont bougé depuis qu’on est partis ou si elles sont restées, fidèles à elles-mêmes, figées sur un horaire de matin de rentrée !
J’ai l’impression d’être passé de juin à septembre en un dixième de seconde. Les vacances, ce bug spatio-temporel ! Franchement, si j’avais pas la marque des lunettes de soleil sur l’arête du nez, je jurerais qu’on n’a jamais bougé d’ici. Je prendrais bien du rab de grasses matinées et de plage, d’après-midis entiers à faire du roller, même en pleine canicule.
Je me sens floué.

petit bac 2019(5) Partie du corps

 

Mon père ce poivrot – Louis et Daviet

815+741E27L Bamboo – janvier 2019 – 72 pages

Quatrième de couverture :
Lucien Basset est alcoolique. Au dernier degré. Celui qui vous pousse à boire même de l’éther. Tout le reste a fini par passer après le bistrot. Sa femme l’a quitté, mais il est aussi sans nouvelles de son fils depuis trois ans. Un soir, pourtant, il décide que cette fois, c’est la bonne ! Il arrête de picoler parce qu’il a un truc important à faire ! Il a rendez-vous avec quelqu’un pour lui sauver la vie !

Auteur : Stéphane Louis alias Louis est un dessinateur et scénariste de bande dessinée. 
Autodidacte, il a fait ses premiers pas dans le monde des bulles grâce aux fanzines. Professeur pendant huit années dans le 93, il démissionne de l’Éducation Nationale pour vivre de sa passion et travaille aussi dans des agences de communication, le web et la publicité. 

Mon avis : (lu en juin 2019)
Une BD sur l’alcoolisme et ses ravages. Le personnage principal, Lulu, est un poivrot. Un homme seul, qui noie son mal être dans l’alcool, un vrai pilier de bistrot… Un soir au bar, Lulu voit quelque chose à la TV qui l’interpelle. Il déclare alors au barman : « j’arrête de boire, je dois sauver quelqu’un ». Lulu a-t-il perdu la tête ? Est-il sérieux ? Et s’il voulait plutôt se racheter et renouer avec sa femme et son fils dont il s’est éloigné…
L’alcoolisme est une maladie. Voilà une histoire est touchante, où l’auteur ne porte aucun jugement sur l’alcoolisme, il tente d’expliquer la descente aux enfers de cet homme, et les conséquences sur sa vie de famille, en effet sa femme et son fils sont des victimes de cet alcoolisme.
L’auteur s’est librement inspiré du réel et de sa vie.
Un bémol pour le dessin et les couleurs vives de l’album que je trouve en contradiction avec l’émotion que dégage le sujet.

Extrait : (début de la BD)

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Quand vient la vague – Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier

81E4YA33zGL.jpg Rageot – janvier 2018 – 288 pages

Quatrième de couverture :
Bouleversée, Nina quitte le domicile familial et jette ses clés dans une bouche d’égout… Quelques mois plus tard, son frère Clément se met à sa recherche. De Lacanau à Bordeaux puis Paris, il découvre la raison de sa fuite, ces «  vagues  » qui l’ont submergée, l’obligeant à tout quitter.

Auteurs : Ancien enseignant et formateur, Jean-Christophe Tixier vit à Pau. Pendant vingt ans, il a enseigné l’économie dans un lycée. Un poste à temps partiel qui lui a permis de mener maintes autres activités en parallèle. Ainsi, il a été directeur de collège, a créé et dirigé un centre de formation pour jeunes en grandes difficultés, a créé une société de communication aux débuts d’Internet et créé des sites Internet…
Lorsqu’il ne se consacre pas à l’écriture (de romans, mais aussi d’audio-guides pour la jeunesse), ce passionné de littérature organise le salon du polar de Pau, Un Aller-Retour dans le Noir, ou dirige la Collection « Quelqu’un m’a dit » aux éditions In8.
Manon Fargetton est une romancière française. Elle a grandi à Saint-Malo. Son bac S en poche, elle passe deux ans à Nantes pour préparer un diplôme des métiers d’arts en régie de spectacle, puis débarque à Paris et poursuit ses études de théâtre à la fois à l’université et en conservatoire. Diplômée d’un master en études théâtrales, elle est aujourd’hui régisseuse lumière au théâtre et écrit ses livres en parallèle.

Mon avis : (lu en juillet 2019)
Voilà 10 mois que Nina, alors âgée de 17 ans, s’est enfuie de chez elle, laissant ses parents et Clément, son petit frère, désemparés et plein d’inquiétude… L’enquête n’a pas abouti et Clément décide de mener lui-même son enquête, il redoute que Nina soit morte et bientôt, Nina aura 18 ans et pourrait ne plus jamais donner de ses nouvelles à sa famille.
Il va relire plus précisément, la lettre que Nina lui avait laissé avant de partir, et essayer de comprendre pourquoi sa sœur s’est enfuie et pourquoi ses parents ont l’air d’avoir arrêté de la chercher.
Le lecteur suit en parallèle la fuite de Nina il y a 1 an et les recherches de Clément aujourd’hui. Le lecteur reçoit tour à tour les points de vues des sœur et frère ce qui donne des éclairages différents sur l’histoire qui se complètent et la fait progresser. Le lecteur suit cette histoire comme une enquête avec du rythme et du suspense.
Il est question d’adolescence, de mensonges, de secret de famille…
Le personnage de Clément est sympathique et attachant contrairement à celui de Nina que je trouve plutôt égoïste, elle en veut à ses parents et elle disparaît sans laisser de trace, sans se préoccuper de l’angoisse dans laquelle elle laisse son frère et ses ami.e.s !
Une lecture captivante et sensible.

Extrait : (début du livre)
Prologue
Je claque la porte derrière moi, me laisse surprendre par la température extérieure. Il fait un froid glacial. A chaque expiration, un nuage de buée s’échappe de ma bouche, puis se dissipe comme s’il n’avait jamais existé.
Je pose mon sac à mes pieds, ferme les yeux, les rouvre. Comment imaginer que je ne reverrai jamais plus cet endroit ?
Alors que je remonte l’allée qui mène au portail, j’ai l’impression de traverser un décor de carton-pâte. Tout, autour de moi, est parfaitement à sa place. Les pins. La balançoire sur laquelle on jouait, mon frère et moi, il y a encore quatre ou cinq ans. Le tas de bûches sous l’appentis. Rien n’a bougé, pourtant, ça sonne faux désormais.  
Sans me retourner, je quitte le jardin pour la rue déserte.
En me réveillant ce matin, j’avais peur que des larmes mouillent mes yeux au moment de partir. J’ai lu quelque part qu’un amputé peut ressentir le membre absent, voire éprouver de la douleur là où il n’y a plus que le vide. Ce n’est pas mon cas. Je laisse derrière moi le lieu où j’ai grandi, sans que cela provoque la moindre souffrance, et ça me soulage.

petit bac 2019(5) Lecture

Apprenti : Mémoires d’avant-guerre – Bruno Loth

81SGHvgYrSL La boîte à bulles – janvier 2011 – 96 pages

Quatrième de couverture :
Lundi 25 Mars 1935, 8 heures du matin. Je me présente, accompagné comme il se doit par mon père, aux Chantiers du Sud-Ouest. Un contrat d’apprentissage en bonne et due forme est conclu entre la direction et nous. Papa signe et moi aussi. C’est la première fois que j’appose ma signature au bas d’un acte officiel, un acte qui me liera pour des années. Je suis pris dans l’engrenage…

Auteur : Bruno Loth travailla plusieurs années dans la publicité avant de se lancer dans l’aventure totale, puisque il décide de tout laisser tomber pour se consacrer à la BD.
Il élabore plusieurs projets, mais ne trouvant pas assez vite d’éditeur, il crée Libre d’images pour publier et diffuser lui même une de ses BD, « Ermo », inspiré des récits de la guerre d’Espagne que lui raconta son beau père, Francisco Ferrer. Ses bandes dessinées comme Ermo, Apprenti ou Ouvrier racontent à travers des personnages souvent fictifs l’histoire d’un des membres de sa famille lors d’évènements qui ont marqué l’Histoire comme la Guerre d’Espagne ou encore la Seconde Guerre Mondiale.

Mon avis : (lu en juin 2019)
1936, avec la victoire du Front Populaire aux élections, un vent d’espoir souffle sur le monde ouvrier. Même s’il est doué à l’école, le jeune Jacques préfère devenir apprenti dans les imposants ateliers de construction navale, à Bordeaux. Jacques souhaite devenir autonome mais également aider ses parents avec son salaire. Jacques apprend son travail dans l’atelier des moteurs, au traçage, puis sur la coque du navire « L’Indochinois ». Il apprend également à se faire respecter car les apprentis sont souvent des souffre-douleurs pour quelques ouvriers mal attentionnés. Jacques vit aussi son adolescence, en dessinant, en lisant, en sortant au cinéma… Il a comme complice son frère et ensemble ils font leurs premières expériences de l’amitié et des filles.
Un récit tout à la fois intime et historique…

Extrait : (début de la BD)

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petit bac 2019(6) Métier

Raison et sentiments – Jane Austen

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10×18 – janvier 2018 – 384 pages

traduit de l’anglais par Jean Privat

Titre original : Sense and Sensibility, 1811

Quatrième de couverture :
En amour, comme en tout, rien n’a changé depuis le 19eme siècle de Lady Jane. Si la fougueuse Marianne s’abandonne à une passion qui menace de lui brûler les ailes, la sage Elinor prend le risque de perdre l’amour à force de tempérance. Raison et sentiments : impossible équation ? Les deux jeunes femmes devront apprendre de leurs vacillements. Pour le meilleur et pour le pire.

Auteur : Jane Austen, dernière d’une famille de huit enfants, est née le 16 décembre 1775 à Stevenson dans le Hampshire (Angleterre). Entre sa vingtième et sa vingt-cinquième année, Jane Austen écrit trois récits de jeunesse qui deviennent des pièces maîtresses de son œuvre : Elinor et Mariane, Raison et Sentiments (1795), First Impression, ébauche d’Orgueil et Préjugés, et enfin, en 1798, Northanger Abbey. Après la mort de son père, Jane Austen s’installe avec sa mère et sa sœur à Chatown, où elle va écrire l’essentiel de son œuvre. En 1811, un éditeur londonien soumet pour la première fois au grand public, sous couvert d’anonymat, Raison et Sentiments. Elle publie ensuite Mansfield Park, mais c’est avec Emma que Jane Austen s’impose véritablement sur la scène littéraire. Son œuvre compte aujourd’hui parmi les classiques de la littérature anglaise et a fait l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques : Emma, réalisé par Douglas McGrath, Raison et Sentiments sorti en 1996 et mis en scène par Ang Lee avec Hugh Grant, Emma Thompson et Kate Winslet dans les rôles principaux, et Orgueil et préjugés, adapté au cinéma en 2005 par Joe Wright.

Mon avis : (lu en mars 2019)
Jane Austen est une auteure classique britannique que je connaissais de nom depuis longtemps, mais que je n’avais encore jamais lu. C’est après avoir vu le film Raison et Sentiments sorti en 1996 et mis en scène par Ang Lee avec Emma Thompson, Kate Winslet, Hugh Grant et Alan Rickman dans les rôles principaux que j’ai eu envie de lire le livre original.
C’est l’histoire de deux sœurs, Elinor et Marianne, l’une est sage et réfléchie, l’autre est passionnée et spontanée. Elles sont toutes deux en âge de se marier, mais issues d’une seconde noce, à la mort de leur père, c’est leur demi-frère aîné qui hérite de tout et leur mère et elles se retrouvent sans fortune. Elinor a des sentiments pour un jeune homme mais elle n’ose l’avouer par peur de ne pas être digne de son rang et d’être repoussée. Alors que contrairement aux us de l’époque, Marianne n’hésite pas à afficher fougueusement ses sentiments pour un beau jeune homme qui multiplie les conquêtes… Elinor et Marianne sont deux sœurs fascinantes et attachantes, les personnages secondaires sont nombreux et aux caractères variés.
C’est le premier roman écrit par Jane Austen, et c’est une description minutieuse de la société bourgeoise anglaise de la fin du 18ème siècle. L’auteure a le don de pointer les défauts de ses compatriotes et de les décrire avec un ton très vivant et délicieusement ironique… C’est du romantisme à l’anglaise.

Extrait : (début du livre)
La famille Dashwood était établie depuis longtemps dans le Sussex. Son domaine était vaste, et sa résidence était à Norland Park, au centre de la propriété, où, depuis de nombreuses générations, elle avait vécu d’une façon si bienséante qu’elle s’était acquis d’une façon générale la bonne opinion de ses connaissances à la ronde. Le défunt propriétaire de ce domaine était un célibataire, qui vécut jusqu’à un âge fort avancé, et qui, pendant de nombreuses années de sa vie, eut en la personne de sa sœur une compagne et une maîtresse de maison constante. Mais la mort de celle-ci, qui eut lieu dix ans avant la sienne, produisit un grand changement dans son intérieur ; car, pour suppléer à la perte de sa sœur, il invita et reçut chez lui la famille de son neveu, Mr. Henry Dashwood, l’héritier légal du domaine de Norland, et la personne à qui il se proposait de le léguer. Dans la compagnie de son neveu et de sa nièce, et de leurs enfants, les jours du vieux gentleman s’écoulèrent agréablement. Son attachement envers eux tous s’accrut. L’attention constante de Mr. et de Mrs. Henry Dashwood à ses désirs, laquelle procédait non pas simplement de l’intérêt, mais de la bonté du cœur, lui donna la pleine mesure de réconfort solide que pouvait recevoir son âge ; et la gaieté des enfants ajouta de la saveur à son existence.

D’un mariage antérieur, Mr. Henry Dashwood avait un fils ; de sa femme actuelle, trois filles. Le fils, jeune homme sérieux et respectable, était amplement pourvu par la fortune de sa mère, qui avait été considérable, et dont la moitié lui était revenue lors de sa majorité. Par son propre mariage, également, qui eut lieu peu après, il ajouta à sa richesse. Pour lui, en conséquence, le droit de succession au domaine de Norland n’était pas véritablement aussi important que pour ses sœurs ; car leur fortune, abstraction faite de ce qui pourrait leur revenir du fait que leur père héritât de cette propriété, ne pouvait être que petite. Leur mère ne possédait rien, et leur père n’avait que sept mille livres en propre, car la moitié restante de la fortune de sa première femme était également assurée à l’enfant de celle-ci, et il n’en possédait que l’usufruit viager.

 

L’extraordinaire voyage du fakir qui etait resté coincé dans une armoire Ikéa – Zidrou, Falzar, KyungEun

d’après le roman de Romain Puertolas

51biYcblr1L Jungle – octobre 2017 – 48 pages

Quatrième de couverture :
Une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye post-Kadhafiste.
Une histoire d’amour plus pétillante que le champagne, un éclat de rire à chaque page mais aussi le reflet d’une terrible réalité, le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle, sur le chemin des pays libres.
Les tribulations d’un fakir devenu culte.

Auteurs : Zidrou (Benoît Drousie) est né en 1962 à Bruxelles. D’abord instituteur, il se lance au début des années 1990 dans l’écriture de livres et de chansons pour enfants. En 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L’Elève Ducobu. Sa carrière de scénariste de bande dessinée est lancée ! Il signe de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, assure la reprise de La Ribambelle. Il est également l’auteur des plus réalistes, mais non moins sensibles, La Peau de l’ours, Lydie, Folies Bergères, La Mondaine, Les 3 Fruits. En 2015, Zidrou revient en force avec trois nouveaux albums : en août Le Bouffon avec Francis Porcel, en septembre, une nouvelle série familiale, Les Beaux Etés avec Jordi et en octobre, en duo avec P. Berthet, un polar dans les régions reculées de l’Australie, « Crime qui est le tien ». Pour 2016, l’auteur continue d’écrire les souvenirs de vacances de la famille Faldéraut dans « Les Beaux Étés » et proclame la fin de Venise dans « Marina ».
Kyung Eun Park
est un auteur coréen de bandes dessinées. Après des études universitaires d’arts plastiques, il travaille un temps comme animateur dans un studio de dessin animé. Il décide ensuite de venir en France pour suivre la formation d’illustrateur à Lyon, qu’il complète par un cursus aux Arts déco de Strasbourg.
Falzar
est scénariste coloriste. Né 15 avril 1961 à Mons, François d’Hont, pseudonyme Falzar a une double formation d’instituteur et de criminologue, mais il exerce deux professions assez éloignées de cette base. Il est à la fois animateur dans le cadre d’un hôpital psychiatrique et scénariste de bandes dessinées humoristiques. 

Mon avis : (lu en mai 2019)
Je n’ai pas lu le livre original de Romain Puertolas avant d’emprunter cette BD à la Bibliothèque mais je connaissais déjà le début de l’histoire… Le héros Ajatashatru Lavash Patel ou Aja est un fakir un peu escroc et très débrouillard qui vient d’arriver à Paris pour y acheter un lit à clous repéré en soldes sur le catalogue Ikea. Malheureusement, le produit n’est plus en stock et Aja va devoir revenir le lendemain. N’ayant nulle part où dormir, il décide de se cacher dans le magasin pour y passer la nuit. Il s’enferme dans une armoire mais celle-ci fait partie d’un lot à déstocker et Aja se retrouve, malgré lui, en route vers l’Angleterre… C’est le début d’une aventure rocambolesque à travers l’Europe et au-delà… le fakir va découvrir le quotidien des migrants, renvoyés de frontières en frontières. Il sera poursuivi par les polices des frontières mais aussi par le taxi qu’il a entourloupé lors de son arrivée à Paris…
Une lecture sympathique mais l’intrigue pas toujours facile à suivre, cette adaptation ne m’a pas spécialement donnée envie de lire le roman.

Extrait : (début de la BD)

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petit bac 2019(5) Objet

Bilan « mi-temps » Challenge Voisins Voisines 2019

Après presque 7 mois, voilà un petit bilan chiffré du
Challenge Voisins Voisines 2019

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Nous sommes 8 participants actifs

Nous avons lu ensemble 71 livres (dont 69 différents)

Spécialiste…

Belgique : Anne7500 (9 livres)
Angleterre : Anne7500 (5 livres)
Suède : Aproposdelivres (4 livres)

Grands lecteurs :

Aproposdelivres : 19 livres
Anne7500 : 18 livres

Sharon : 14 livres
Manika : 9 livres
Passage à l’est : 5 livres
Desjardins : 3 livres
Passion Culture : 2 livres
Pativore : 1 livre

Nombre de pays visité : 14 pays

Allemagne, Belgique, Danemark, Finlande, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Norvège, Pologne, Royaume-Uni (Angleterre, Ecosse), Roumanie, Suède, Turquie

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Pays gagnants :

Belgique : 14
Angleterre (Royaume-Uni) : 13
Italie : 9

Grands voyageurs :

Sharon : 10 pays
Aproposdelivres : 9 pays
Manika : 6 pays

Bilan chiffré du 20/07/2019

J’ai peut-être oublié de noter une ou plusieurs de vos lectures…
N’hésitez pas à me signaler mes erreurs, elles seront rectifiées ultérieurement  !