Agatha Raisin tome 6 : Vacances tous risques : Bons baisers de Chypre – M.C. Beaton

51Pj39OW2mL Albin Michel – mai 2017 – 288 pages

traduit de l’anglais par Jacques Bosser

Titre original : Agatha Raisin and the terrible tourist, 1997

Quatrième de couverture :
God damned ! Voilà que James Lacey, le charmant voisin d’Agatha Raisin, a disparu ! Renonçant à lui passer la bague au doigt, comme il le lui avait promis.
C’est mal connaître Agatha. Délaissant son village des Cotswolds pour Chypre, où James et elle avaient prévu de célébrer leur lune de miel, elle part sur les traces de l’élu de son cœur, bien décidée à lui remettre la main dessus ! Mais à peine l’a-t-elle retrouvé, pas le temps de s’expliquer : une touriste britannique est tuée sous leurs yeux. Fidèle à sa réputation, Agatha se lance dans l’enquête, quitte à laisser filer James, las de ses excentricités…

Auteur : Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton a été successivement libraire, critique de théâtre, journaliste et éditrice, avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne. Sa série Agatha Raisin a été adaptée à la télévision et a été diffusée en France en 2017.

Mon avis : (lu en juillet 2018)
A la fin du dernier tome, le mariage d’Agatha et James Lacey ayant été annulé. Ce dernier est parti seul à Chypre, le lieu où ils devaient passer leur voyage de noce. Agatha, ne voulant pas rester sans rien faire, décide de rejoindre James pour tenter de le reconquérir… A peine, Agatha a-t-elle sympathisé avec un groupe de touristes britanniques que l’une d’elles est assassinée devant ses yeux. Agatha décide donc de mener son enquête, mais elle est menacée elle-même… James joue avec Agatha le chaud et le froid.
Cette épisode est également l’occasion de découvrir l’Île de Chypre.
Mais pour ma part, je regrette le village de Carsely et ses habitants hauts en couleurs…

Extrait : (début du livre)
Agatha Raisin se sentait complètement perdue et très malheureuse. Son projet de mariage avec son voisin James Lacey avait brusquement pris fin à la réapparition au dernier moment d’un mari qu’elle avait cru mort et enterré. En fait, il était en excellente santé, du moins jusqu’à son assassinat. Elle avait espéré que trouver le coupable de ce meurtre ressouderait le couple qu’elle formait avec James, mais il avait préféré fuir à Chypre.
Même si vivre à Carsely, un petit village des Cotswolds, avait quelque peu adouci les aspects rugueux de sa personnalité, Agatha restait fondamentalement la femme d’affaires sûre d’elle-même qu’elle avait été. Elle avait créé et pris la présidence d’une agence de relations publiques à Mayfair, avant de la vendre, de prendre une retraite anticipée et de s’installer à la campagne. Et c’est ainsi qu’elle avait fait de James l’unique objet de ses désirs.
Sa connaissance de Chypre se résumait à la division de l’île en deux parties : les Turcs chypriotes au nord et les Grecs chypriotes au sud. James avait choisi le Nord et elle était décidée à le retrouver et à faire en sorte qu’il tombe de nouveau amoureux d’elle.
La République turque du nord de Chypre était justement le lieu qu’ils avaient choisi pour leur voyage de noces et, dans ses moments de plus grande amertume, Agatha pensait qu’il était quand même assez violent et même carrément moche que James ait décidé de s’y rendre seul.
Lorsque Mrs Bloxby, la femme du pasteur, vint lui rendre visite, elle trouva Agatha plongée dans une pile de vêtements d’été de couleurs vives.
« Vous allez vraiment emporter tout ça ? demanda-t-elle, chassant une mèche de cheveux gris devant ses yeux.
– Je ne sais pas combien de temps je vais rester là-bas, répondit Agatha. Donc je prends mes précautions. »
Mrs Bloxby lui jeta un regard interrogateur, puis se lança : « Pensez-vous vraiment avoir pris la bonne décision ? Je veux dire, les hommes n’aiment pas beaucoup qu’on les traque.
– Et comment fait-on alors pour en trouver un ? » répondit Agatha, prête à se mettre en colère.
Elle prit un maillot de bain une pièce, noir et or, entre ses mains et le considéra d’un air critique.
« J’ai des doutes sur James Lacey, continua Mrs Bloxby de sa voix si douce. J’ai toujours vu en lui un homme assez froid, replié sur lui-même.
– Vous ne le connaissez pas ! » répondit Agatha sur la défensive, pensant aux nuits passées au lit avec James, des nuits certes tumultueuses, mais aussi de grand silence, au cours desquelles il n’avait jamais prononcé le moindre mot d’amour. « De toute façon, j’ai besoin de vacances !
– Ne partez pas trop longtemps. On va vous manquer.
– Il n’y a pas grand-chose à regretter à Carsely. La Société des dames, les fêtes de l’église, il y a plus excitant, non ?
– C’est un peu cruel, Agatha. Je pensais que vous les appréciiez. »

 

Déjà lu du même auteur :

111279972  tome 1 : La quiche fatale  112115556 tome 2 : Remède de cheval

511YgPvGkHL tome 4 : Randonnée mortelle 

117060981 tome 3 : Pas de pot pour la jardinière 

Agatha_5 tome 5 : Pour le meilleur et pour le pire

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Petit bac 2018Déplacement (5)

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Festival America – vendredi 21/09

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Comme prévu, j’ai passée mon vendredi après-midi dans la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville, pour commencer, il y a eu la remise du Prix Page / America 2018.

P1040499_25_75 P1040504_25_75.jpgPascal Thuot (co-organisteur du Festival)                      Hernán Díaz et son éditrice
Claire Gardet (rédactrice en chef de la revue Page des Libraires)

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Puis il était temps du premier Café des Libraires,
Animé par Maëtte Chantrel, autour d’un thème, les auteurs sont interrogés
par un ou une libraire pour présenter leurs derniers livres parus en France.
Au cours de chacune de ces rencontres, la première page de chaque livre présenté est lue par des étudiants du Conservatoire d’Art Dramatique de Vincennes.

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Le premier Café des Libraires sur le thème « Une société corrompue » 
animé par Simon Payen (Librairie Millepages, Vincennes)
avec et Martín Solares, Yanick Lahens, et Wendy Guerra.
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Yanick Lahens (Haïti)                              Wendy Guerra (Cuba)
(et sa traductrice Marianne Millon)

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Martín Solares (Mexique)

J’ai beaucoup aimé le discours de Yanick Lahens, j’ai envie de découvrir ces livres.
Wendy Guerra a une parole plus directe pour dénoncer ce qui se passe à Cuba.
Martín Solares qui parle le français avec un fort accent hispanique évoque la corruption au Mexique et dans son livre, le mot justice est banni, elle n’existe plus…
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Le deuxième Café des Libraires sur le thème « Une jeunesse tronquée »
animé par Christophe Daniel (Librairie La 25ème heure, Paris 14ème)
avec Kristopher Jansma, Jacqueline Woodson et Karla Suárez

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Kristopher Jansma (États-Unis)                 Jacqueline Woodson (États-Unis)

P1040528_25_75Karla Suárez (Cuba)

Jacqueline Woodson et Karla Suárez (qui parlait très bien le français) m’ont donné envie de découvrir leurs deux livres. Il est question de Brooklyn dans les années 70 à 90, quartier populaire, pour la première. Et du rapport de Cuba avec la guerre d’indépendance de l’Angola de 1975 à 1990, pour la seconde.

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Le troisième Café des Libraires est un spécial John Irving
animé par Pascal Thuot (Librairie Millepages, Vincennes)
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A l’occasion du 40ème anniversaire de la parution son livre « Le Monde selon Garp »,
John Irving est l’invité d’honneur du Festival America et une édition collector sort chez Seuil. Au grand regret de John Irving, le sujet de son livre est toujours d’actualité en 2018. Il est question de féminisme, de l’acceptation des minorités sexuelles…
L’échange a été très intéressant et plein d’humour…

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Avant de repartir, je fais un petit tour du Salon du Livre pour une récolte de quelques marque-pages, je craque pour le tote bag du Festival…
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Comme à chaque édition, j’ai passé une très bonne après-midi,
dépaysante et enrichissante…

Site du Festival America 2018

Catalogue du Festival America 2018

 

Festival America – Vincennes

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Hier soir, j’ai profité de deux expositions de photos :

La première, située à la sortie du RER Vincennes, Place Pierre Sémard :

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La seconde, autour de l’Hôtel de Ville de Vincennes : STANDING ROCK – ZEN LEFORT

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Zen Lefort a suivi pendant trois mois la lutte historique de milliers d’Amérindiens et de militants écologistes contre un vaste projet d’oléoduc dans le Dakota. Des Amérindiens venus des quatre coins des États-Unis ont planté leurs tentes sur les camps postés aux abords du chantier. La défense de la terre et de l’eau s’est transformée en une revendication du respect des droits tribaux.

Cet après-midi, je passe l’après-midi au Festival America :
AMERICA 2018 met à l’honneur les littératures du Canada avec une trentaine d’écrivains invités, anglophones et francophones, soit la plus importante délégation d’auteurs de ce pays à venir en France ces dernières années.

Site du Festival America 2018

Catalogue du Festival America 2018

A suivre…

Les petites marées : Jules – Séverine Vidal et Israel Parada

Couv_253934 Les Enfants Rouges – octobre 2014 – 60 pages

Quatrième de couverture :
Jules, 15 ans, est en vacances sur l’île de Groix. Il s’ennuie avec ses parents et s’isole dès qu’il le peut. Héloïse, 16 ans, est la fille des hôteliers. De retour chez elle, elle a du mal à accepter le grave accident dont a été victime son frère. Peu à peu, les deux adolescents apprennent à se connaître.

Auteurs :  Séverine Vidal née en 1969, est une auteure jeunesse française. Après avoir été professeur des écoles, elle se consacre à l’écriture à temps plein depuis la rentrée 2011. Son premier livre à destination de la jeunesse a paru en mars 2010 aux éditions Talents Hauts. Elle écrit des romans pour adolescents, des albums Frimousse, des BD ou des séries. Son livre numérique « Conte du haut de mon crâne »a été particulièrement remarqué. Elle anime des ateliers d’écriture (écoles, collèges, lycée, centres sociaux, centres d’alphabétisation…).
Israel Parada est né a Barcelone un été de 1968. Il a étudié à l’École d’Arts et offices « Llotja » et est membre du Cercle Artístique de Sant LucIl à Barcelone. Israel Parada est professeur pour enfants et adolescents et travaille comme dessinateur de bandes dessinées dans un atelier dans son quartier de Sant Andreu. Les petites marées : Jules, est sa première bande dessinée publiée en France.

Mon avis : (lu en septembre 2018)
C’est le deuxième tome de la série « Les petites marées », les histoires sont indépendantes et peuvent être lu dans n’importe quel ordre.
Jules est un adolescent solitaire, il accompagne ses parents pour des vacances sur l’Île de Groix. Ils logent dans une chambre d’hôtes et Jules va peu à peu se rapprocher d’Héloïse, la fille de la maison, âgée de 16 ans. Héloïse est pensionnaire à Lorient, elle ne revient sur l’Île que le week-end et pendant les vacances. A la suite d’un accident, son petit frère, César, 14 ans, est à l’hôpital, dans le coma. Héloïse n’accepte pas cet accident et par peur n’arrive pas à rendre visite à son frère. Le temps des vacances, Jules et Héloïse vont apprendre à se connaître et s’aider mutuellement à traverser l’adolescence et leurs problèmes familiales…

Extrait :

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Déjà lu du même auteur :

71ZIHNN84NL Mona – Séverine Vidal et Mathieu Bertrand

 

C’est lundi, que lisez-vous ? [38]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne la semaine dernière ?

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N’éteins pas la lumière – Bernard Minier
Sauveur & Fils saison 4 – Marie-Aude Murail
Le Cercle littéraire des Amateurs d’épluchures de patates – Mary-Ann Shaffer et Annie Barrows

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?

L’Écart – Amy Liptrot (partenariat Éditions Globe)
Sarah Cohen-Scali – Orphelins 88 (partenariat Babelio)

Que lirai-je les semaines prochaines ?

La ballade de l’enfant gris – Baptiste Beaulieu
Taqawan – Eric Plamondon
La femme qui fuit – Anaïs Barbeau-Lavalette
Le pensionnat – Michel Noël

Bonnes lectures et bonne semaine

 

Le Cercle littéraire des Amateurs d’épluchures de patates – Mary-Ann Shaffer et Annie Barrows

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NIL – avril 2009 – 396 pages

10/18 – janvier 2011 – 416 pages

Audiolib – novembre 2011 – 8h17 – Lu par Cachou Kirsch et 4 comédiens

traduit de l’américain par Aline Azoulay

Titre original : The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society, 2008

Présentation de l’éditeur
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, un natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis – un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d’un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d’une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates…) délices bien évidemment strictement prohibés par l’occupant. Jamais à court d’imagination, le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d’humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d’autres habitants de Guernesey , découvrant l’histoire de l’île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l’impact de l’Occupation allemande sur leurs vies… Jusqu’au jour où elle comprend qu’elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l’invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu’elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

Auteur : Mary Ann Shaffer est née en 1934 en Virginie-Occidentale. C’est lors d’un séjour à Londres, en 1976, qu’elle commence à s’intéresser à Guernesey. Sur un coup de tête, elle prend l’avion pour gagner cette petite île oubliée où elle reste coincée à cause d’un épais brouillard. Elle se plonge alors dans un ouvrage sur Jersey qu’elle dévore : ainsi naît fascination pour les îles anglo-normandes. Des années plus tard, encouragée à écrire un livre par son propre cercle littéraire, Mary Ann Shaffer pense naturellement à Guernesey. Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates est son premier roman, écrit avec sa nièce, Annie Barrows, elle-même auteur de livres pour enfants. Mary Ann Shaffer est malheureusement décédée en février 2008 peu de temps après avoir su que son livre allait être publié et traduit en plusieurs langues.

Mon avis : (relecture en août 2018)
C’est après avoir été voir le film adapté de ce livre que j’ai eu envie de relire ce livre.
C’est un roman épistolaire avec Juliet Ashton est une journaliste londonienne en recherche d’un sujet pour un prochain article, elle échange avec ses amis Sidney et Sophie Stark. Un jour, elle reçoit une lettre de Dawsey Adams, habitant de l’île de Guernesey, il a en sa possession un livre de Charles Lamb ayant appartenu à Juliet et où figurait son adresse. Dawsey se présente en tant que membre du « Cercle littéraire des Amateurs d’épluchures de patates », cela intrigue Juliet et un échange de lettres aura lieu entre eux, puis avec Isola Pribby et Amelia Maugery, membres également du Cercle littéraire. Pour le lecteur, c’est surtout l’occasion de découvrir l’histoire de l’Île de Guernesey durant la Seconde Guerre Mondiale, occupée par les Allemands, elle est coupée de la Grande-Bretagne, une partie de la population a quitté l’Île, en particulier les enfants et le ravitaillement y est très difficile d’où la création d’une tourte aux épluchures de patates qui sera à l’origine du fameux Cercle littéraire…

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J’ai trouvé l’adaptation cinématographique du livre réussite, elle garde parfaitement l’esprit du livre et en bonus nous avons les magnifiques paysages de Guernesey !

Extrait : (début du livre)

8 janvier 1946

Mr. Sidney Stark, Éditeur
Stephens & Stark Ltd.
21 St. James Place
Londres SW1
Angleterre

Cher Sidney,
Susan Scott est une perle. Nous avons vendu plus de quarante exemplaires du livre, ce qui est plutôt réjouissant, mais le plus merveilleux, de mon point de vue, a été la partie ravitaillement, Susan nous a déniché des tickets de rationnement pour du sucre glace et de vrais œufs afin de nous confectionner des meringues. Si tous ses déjeuners littéraires atteignent ces sommets, je suis partante pour une tournée dans tout le pays. Penses-tu qu’un somptueux bonus l’encouragerait à nous trouver du beurre ? Essayons, tu n’auras qu’à déduire la somme de mes droits d’auteur.
À présent, les mauvaises nouvelles. Tu m’as demandé si mon nouveau livre progressait. Non, Sidney, il ne progresse pas.
Les Faiblesses anglaises s’annonçaient pourtant si prometteuses. Après tout, on devrait pouvoir écrire des tartines sur la société anglaise pour dénoncer la glorification du Lapinou anglais. J’ai exhumé une photo du Syndicat des exterminateurs de nuisibles, défilant dans Oxford Street avec des pancartes « À bas Beatrix Potter ! ». Mais que peut-on ajouter à cela ? Rien. Rien du tout.
Je n’ai plus envie d’écrire ce livre. Je n’ai plus ni la tête ni le cœur à l’écrire. Aussi chère que m’a été (et m’est encore) Izzy Bickerstaff, je ne veux plus rien écrire sous ce nom. Je ne veux plus être considérée comme une journaliste humoriste. Je suis consciente que faire rire – ou au moins glousser – les lecteurs en temps de guerre n’était pas un mince exploit, mais c’est terminé. J’ai le sentiment d’avoir perdu le sens des proportions ces derniers temps, et Dieu sait qu’on ne peut rien écrire de drôle sans cela.
En attendant, je suis très heureuse que Stephens & Stark gagne de l’argent avec Izzy Bickerstaff s’en va-t-en guerre. Le fiasco de ma biographie d’Anne Brontë me pèse moins sur la conscience.
Merci pour tout,
Affectueusement,
Juliet

Petit bac 2018Art (6)

Sauveur & Fils saison 4 – Marie-Aude Murail

41mFka+jzUL.jpg École des Loisirs – juin 2017 – 320 pages

Quatrième de couverture :
Comment résoudre tous nos problèmes ?
On peut, comme Jean-Jacques, s’enfermer dans sa chambre et ne plus penser à rien en dégommant des terroristes sur son ordinateur. On peut, comme Gabin, s’enfoncer des écouteurs dans les oreilles et passer ses nuits en compagnie des zombis de The Walking Dead. On peut aussi, comme Frédérique, demander à une voyante de lire l’avenir, ou bien, comme Jérôme, s’enfuir en abandonnant femme et enfants.
Mais on peut également consulter monsieur Sauveur Saint-Yves, psychologue clinicien, comme Solo, comme Margaux, comme Samuel, comme Ella, et regarder la vie en face.
Le bonheur sera peut-être au rendez-vous.

Auteur : Marie-Aude Murail est née au Havre en 1954. Elle vit avec son mari et a trois enfants, deux garçons et une fille. Elle a commencé à écrire pour la jeunesse en 1986. Au début, ses romans étaient surtout destinés à des femmes, puis elle s’est mise à écrire pour les jeunes de 7 à 16 ans. Dans ses romans, on peut retrouver énormément de dialogues entre les personnages. Son but est de séduire ses lecteurs grâce à de l’émotion et de l’amour. Le plus souvent, dans ses livres, les histoires se passent dans des milieux urbains et les héros sont des hommes, souvent des ados, motivés par des femmes. Elle a écrit Oh boy (2000), Simple (2004), Maïté coiffure (2004), Miss Charity (2008), Papa et Maman sont dans un bateau (2009), 3000 façons de dire je t’aime (2013).

Mon avis : (lu en août 2018)
J’ai toujours autant de plaisir à suivre les différents épisodes de la série « Sauveur & Fils », nous voilà à la 4ème saison qui semble-t-il est également (à mon grand regret) la dernière.
Sauveur est psychologue clinicien à Orléans, d’origine martiniquaise, veuf, il élève seul son fils Lazare.
Côté professionnel, le lecteur découvre les différents patients du psychologue et leurs questionnements, problèmes et évolutions… Des adultes, des enfants, ils sont souvent très attachants et qui nous fait réfléchir sur des sujets très actuels et variés. Ella voudrait être un garçon, son père, Camille, est un alcoolique en désintoxication, Maïlys, quatre ans, cherche à attirer l’attention de ses parents, il y a Margaux et Blandine, deux sœurs, ou Samuel, qui ne supporte plus sa mère très envahissante. Solo le gardien prison et Jean-Jacques, qui refuse de quitter sa chambre, sont de nouveaux patients…

Côté personnel, Sauveur s’est créé une famille recomposée en accueillant chez lui, Gabin, l’adolescent dont la mère est malade, Jovo, l’ancien légionnaire SDF, qui fait office de grand-père. Il y a également Louise, son amoureuse, et ses deux enfants : Paul, copain inséparable de Lazare, et Alice, sa grande sœur. Ils ont du mal à se faire une place à plein temps dans la petite maison de Sauveur… Et enfin, il ne faut pas oublier la grande famille des hamsters qui n’en finit pas de s’agrandir…
Je vous encourage à découvrir cette série formidable, intelligente et réaliste. Une série qui fait du bien, avec beaucoup d’humanité, d’empathie, de bienveillance et également de l’humour !

Extrait : (début du livre)
Semaine du 4 au 10 janvier 2016
– Pourquoi on est là, au fait ?

– Mais tu sais bien, c’est le docteur qui t’a dit de voir ce psy.
– Mais j’ai rien à lui dire. Comment il s’appelle déjà ?
– Sauveur Saint-Yves.
Le jeune homme passa la main sur la barbe mousseuse et clairsemée qui lui envahissait les joues et le cou comme de la mauvaise herbe.
– Je lui dis quoi ?
– Mais tu sais bien, dit sa mère. Que tu dors pas. Que tu sors pas. Que tu es toujours sur tes jeux.
– Il va me répondre : achète-toi une vie.
Tous les deux parlaient à voix basse, avec les précautions qu’on prend dans la chambre d’un grand malade qui s’est endormi malgré la souffrance.
– Monsieur Luciani ?
Le jeune homme tressaillit. Comme il ne sortait plus de sa chambre, personne ne l’interpellait de cette façon. Il tourna la tête vers la porte qui venait de s’ouvrir et eut un regard d’ébahissement qui le fit paraître très enfantin, très démuni. Il s’attendait à voir un docteur dans le style de Dubois-Guérin, son médecin généraliste, un petit moustachu ratatiné derrière son bureau. Mais ce psychologue de quartier était un grand Noir décontracté dans un costard avec chemise blanche au col ouvert.
– Si vous voulez bien me suivre ? dit-il avec un discret signe de tête pour saluer la femme.
Il leur fit traverser le couloir qui séparait la salle d’attente de son cabinet de consultation. D’ordinaire, les nouveaux patients jetaient autour d’eux un bref regard d’inspection. Mais le jeune homme se tint immobile près d’un fauteuil, les yeux dans le vide.
– Asseyez-vous, l’invita Sauveur. Vous aussi, madame.
Madame Luciani posa son sac et son manteau sur le canapé et s’assit. C’était une petite femme au teint olivâtre, des cernes noirs lui creusant les yeux. Ses cheveux mal coupés, qui avaient été d’un noir de jais, grisonnaient à la racine.
– C’est moi qui vous ai appelé la semaine dernière pour prendre un rendez-vous pour mon fils.
– Mm, mm.
– Sur le conseil de mon généraliste.
– D’accord.
Silence. Lourde respiration du jeune homme. Il déplaça son corps dans le fauteuil comme un dormeur se retourne sur son matelas.
– Et vous, monsieur ? le sollicita Sauveur.

Déjà lu du même auteur :

Simple Simple et Simple (relecture)

papa_et_maman_sont_dans_un_bateau Papa et Maman sont dans un bateau

MissCharityGRAND Miss Charity la_fille_du_docteur_Baudoin Le fille du docteur Baudoin

92806891 3000 façons de dire je t’aime 

114911377 Sauveur et fils – saison 1 117081217 Sauveur & Fils – saison 2 

51dQo72i0DL Sauveur et Fils saison 3

Petit bac 2018
Mot positif (6)

N’éteins pas la lumière – Bernard Minier

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XO édition – février 2014 – 612 pages

Pocket – février 2015 – 704 pages

Quatrième de couverture :
 » Tu l’as laissée mourir… « 

Le soir de Noël, Christine Steinmeyer, animatrice radio à Toulouse, trouve dans sa boîte aux lettres le courrier d’une femme qui annonce son suicide. Elle est convaincue que le message ne lui est pas destiné. Erreur ? Canular ? Quand le lendemain, en direct, un auditeur l’accuse de n’avoir pas réagi, il n’est plus question de malentendu. Et bientôt, les insultes, les menaces, puis les incidents se multiplient, comme si quelqu’un cherchait à prendre le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s’effondre. Avant que l’horreur fasse irruption.
Dans les ténèbres qui s’emparent de sa vie, la seule lueur d’espoir pourrait bien venir d’un certain Martin Servaz.

Auteur : Bernard Minier, né en 1960, originaire de Béziers, a grandi au pied des Pyrénées. Contrôleur principal des douanes, marié et père de deux enfants, il vit aujourd’hui en région parisienne. Son premier roman, Glacé (2011), a reçu le prix du meilleur roman français du Festival Polar de Cognac. Le succès de ses romans suivants, Le Cercle (2012, prix 2013 des bibliothèques et médiathèques de Cognac) et N’éteins pas la lumière (2014), qui mettent à nouveau en scène Martin Servaz, fait de lui un auteur incontournable du polar français. En 2015, il accorde un peu de répit à son héros et publie un thriller indépendant, Une putain d’histoire, qui reçoit le Prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac 2015. En 2017, Martin Servaz reprend du service avec l’angoissant Nuit, suivi en 2018 par Sœurs, « un cauchemar écrit à l’encre noire ».

Mon avis : (lu en août 2018)
J’ai décidé de lire ce livre pour le « Challenge Pavé de l’été ». C’est une histoire de manipulations et de harcèlement.
Christine Steinmeyer est une animatrice radio à Toulouse et le soir de Noël, elle trouve dans sa boîte aux lettres la lettre d’une femme qui annonce son suicide. C’est sans doute une erreur, cette lettre n’est pas pour elle. Le lendemain, en direct à la radio, un auditeur l’accuse de n’avoir pas agi pour empêcher une femme de mourir. C’est troublant et peu à peu, Christine devient de plus en plus mal à l’aise…
Et Matin Servaz ? Suite à sa dernière enquête ( que j’ai lu depuis plus de 5 ans…), il est en convalescence dans une maison de repos… Donc, à mon grand regret, absent du livre durant près de la moitié de ce roman policier. L’intrigue très psychologique ne m’a pas convaincue plus que cela, j’ai trouvé beaucoup de longueurs dans cette première partie du livre, et pour moi qui me réjouissais de retrouver le personnage de Martin Servaz et son équipe, c’est un peu décevant…

Extrait  : (début du livre)
IL MARCHAIT AU CŒUR de la forêt. Dans la neige et le blizzard. Il avait tellement froid qu’il claquait des dents. Des cristaux de glace s’accrochaient à ses sourcils et à ses cils ; la neige adhérait par croûtes à sa veste de ski matelassée et à la laine humide de son bonnet – et Rex lui-même avait du mal à progresser dans l’épais manteau neigeux, dans lequel il enfonçait jusqu’au garrot à chaque saut. L’animal aboyait à intervalles réguliers, sans doute pour lui faire part de sa désapprobation, et ses aboiements étaient renvoyés par l’écho. De temps en temps, il s’arrêtait pour s’ébrouer comme s’il sortait de l’eau, envoyant valser autour de son pelage fauve et noir un nuage de poudreuse et d’aiguilles de glace. Ses pattes fines et musclées imprimaient de profondes traces dans le linceul blanc, son ventre laissait une empreinte incurvée à sa surface, comme celle d’une luge en plastique.

La nuit commençait à tomber. Le vent se levait. Où était-elle ? Où était la cabane ? Il s’arrêta et reprit sa respiration. Il ahanait, un souffle rauque jaillissant de ses poumons, le dos trempé de sueur sous sa veste de ski et son sweat. La forêt lui faisait l’effet d’un organisme vivant – froissements des branches alourdies par la neige qui bougeaient sous le vent, craquements secs quand l’écorce se fendait sous la morsure du froid, chuchotements de la bise qui, par moments, enflait démesurément à ses oreilles, babil cristallin d’un ruisseau proche, pas encore tout à fait gelé. Et puis le craquement soyeux de ses pas, scandant le rythme de sa progression, tandis qu’il levait haut les genoux et devait fournir de plus en plus d’efforts pour s’extraire de l’emprise de la neige. Et du froid. Bon Dieu ce qu’il faisait froid ! Il n’avait jamais eu aussi froid de toute sa vie.

Il aperçut quelque chose à travers la grisaille du crépuscule et les flocons qui lui piquaient les yeux, quelque chose dans la neige devant. Des reflets métalliques, deux cerceaux crénelés… Un piège… Une forme sombre était prise entre ses mâchoires d’acier.

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Déjà lu du même auteur :

glac_  Glacé le_cercle Le cercle

 

C’est lundi, que lisez-vous ? [37]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne la semaine dernière ?

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Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 11 ans – Riad Sattouf
Cadres noirs – Pierre Lemaître
Ginny Moon – Benjamin Ludwig

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?

L’Écart – Amy Liptrot (partenariat Éditions Globe)
Sarah Cohen-Scali – Max

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Sarah Cohen-Scali – Orphelins 88 (partenariat Babelio)
Taqawan – Eric Plamondon
La femme qui fuit – Anaïs Barbeau-Lavalette
Le pensionnat – Michel Noël

Bonnes lectures et bonne semaine

 

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