En vacances !

Direction la Bretagne pour quelques semaines…

Au programme : retrouvailles en famille, repos, balades, bains de mer…

avec de la lecture dans mes bagages…

Le blog continue à vivre au ralenti, quelques billets ont été programmés durant mon absence…

A très bientôt !

 

C’est lundi, que lisez-vous ? [161]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Millina

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

La.Chenue 71ohnLsmeoS

La Chenue – Jean-Blaise Djian, Sébastien Corbet, Didier Convard
Le cerf-volant – Laëtitia Colombani

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?

Le Chœur des Femmes – Martin Winckler
La Vallée des ténèbres – Peter Robinson

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Au nom de la vérité – Viveca Sten
Suzette ou le Grand Amour – Fabien Toulmé (BD)
Facteur pour femmes, livre 2 – Didier Quella-Guyot, Manu Cassier (BD)
L’enfant, la taupe, le renard et le cheval – Charlie Mackesy
Nomadland – Jessica Bruder
L’arbre à pain – Célestine Hitiura Vaitée
Il est encore temps ! – Jean-Philippe Blondel


Bonnes lectures, bonnes vacances, protégez vous et évadez-vous en lisant !

Le cerf-volant – Laëtitia Colombani

71ohnLsmeoS Grasset – juin 2021 – 208 pages

Quatrième de couverture :
Après le drame qui a fait basculer sa vie, Léna décide de tout quitter. Elle entreprend un voyage en Inde, au bord du Golfe du Bengale, pour tenter de se reconstruire. Hantée par les fantômes du passé, elle ne connait de répit qu’à l’aube, lorsqu’elle descend nager dans l’océan indien. Sur la plage encore déserte, elle aperçoit chaque matin une petite fille, seule, qui joue au cerf-volant.
Un jour, emportée par le courant, Léna manque de se noyer. La voyant sombrer, la fillette donne l’alerte. Léna est miraculeusement secourue par la Red Brigade, un groupe d’autodéfense féminine, qui s’entraînait tout près.
Léna veut remercier l’enfant. Elle découvre que la petite travaille sans relâche dans le restaurant d’un cousin, qui l’a recueillie et l’exploite. Elle n’a jamais été à l’école et s’est murée dans un mutisme complet. Que cache donc son silence ? Et quelle est son histoire ? …
Aidée de Preeti, la jeune cheffe de brigade au caractère explosif, Léna va tenter de percer son secret. Jadis enseignante, elle se met en tête de lui apprendre à lire et à écrire. Au cœur de ce monde dont elle ignore tout, commence alors une incroyable aventure où se mêlent l’espoir et la colère, la volonté face aux traditions, et le rêve de changer la vie par l’éducation…
La rencontre inoubliable et réparatrice entre une femme, une jeune fille et une enfant au milieu d’une Inde tourmentée.

Auteur : Cinéaste, scénariste, comédienne et romancière, Laetitia Colombani s’apprête à réaliser au cinéma le film tiré de son premier roman La Tresse (2017), co-production internationale dont la sortie est prévue en 2022. Elle est également l’auteure des Victorieuses, best-seller en cours d’adaptation en série. L’album jeunesse Les Victorieuses, ou le palais de Blanche est également publié en juin 2021. 

Mon avis : (lu en juin 2021)
Ce roman qui fait du bien et qui se lit facilement raconte les destins de trois femmes.
L’histoire se déroule en Inde où Léna, une française, est en séjour après un drame personnel. Elle est arrivée dans la ville de Mahäbalipuram pour oublier le drame, pour survivre, pour se reconstruire… Un jour, sur la plage, elle fait la rencontre d’une petite indienne muette qui joue seule avec un cerf-volant. Léna s’aperçoit que Lalita travaille, exploitée par un restaurateur, au lieu d’aller à l’école. Orpheline, elle a été accueilli par un oncle qui la fait travailler dans son restaurant, c’est très fréquent en Inde qui est malheureusement le pays où il y a plus grand marché de main-d’œuvre enfantine au monde et le plus souvent ce sont des filles… Léna fait également la rencontre de Preeti, une jeune femme engagée dans la Red Brigade Trust fondée en 2011 par Usha Vishwakarma.
Choquée par le sort des petites filles dans le pays, Léna décide de s’engager en créant une école dans le village pour apprendre aux enfants à lire et écrire. Un projet qui ne sera pas simple à mener mais avec la motivation de soutenir Lalita, l’aide de la combattante Preeti et la détermination de Léna à se trouver une nouvelle vie tout est possible !
Une jolie histoire, pleine de sensibilité sur l’émancipation des femmes grâce à l’éducation.

Extrait : (début du livre)
Prologue
Village de Mahäbalipuram,
district de Kanchipuram,
Tamil Nadu, Inde.

Léna s’éveille avec un sentiment étrange, un papillon dans le ventre. Le soleil vient de se lever sur Mahäbalipuram. Il fait déjà chaud dans la cahute adossée à l’école. Selon les prévisions, la température devrait avoisiner les 40 degrés au plus fort de la journée. Léna a refusé d’installer l’air conditionné – les habitations du quartier n’en sont pas équipées, pourquoi la sienne ferait-elle exception ? Un simple ventilateur brasse l’air suffocant de la pièce. La mer toute proche n’offre qu’un souffle chargé, une haleine fétide où l’odeur âcre de poisson séché corrompt celle des embruns. Une rentrée caniculaire, sous un ciel de plomb.
C’est ainsi dans cette région du monde, l’année scolaire commence en juillet.

Les enfants ne vont pas tarder à arriver. À huit heures trente précises, ils passeront le portail, traverseront la cour,s’élanceront vers l’unique salle de classe, un peu gauches dans leur uniforme flambant neuf. Ce jour, Léna l’a attendu, espéré, mille fois imaginé. Elle songe à l’énergie qu’il lui a fallu déployer pour mener à bien ce projet – un projet fou, insensé, né de sa seule volonté. Comme une fleur de lotus sort de la vase, la petite école a fleuri, à la périphérie de cette ville côtière que d’aucuns nomment encore village – des milliers de personnes s’entassent ici, au bord du golfe du Bengale, entre les temples ancestraux et la plage où se mêlent indifféremment vaches, pêcheurs et pèlerins. Avec ses murs peints et sa cour déployée autour d’un unique arbre, un grand banyan, la bâtisse n’offre rien d’ostentatoire, se fond humblement dans le paysage. Nul ne peut deviner que son existence relève du miracle. Léna devrait se réjouir, accueillir cet instant comme on célèbre une fête, une victoire, un accomplissement.

Pourtant, elle n’arrive pas à se lever. Son corps est lourd, plombé. Cette nuit, ses fantômes sont revenus la hanter. Elle s’est tournée maintes fois dans son lit, avant de sombrer dans un sommeil de surface où se sont entremêlés présent et passé – elle a revu ses rentrées d’enseignante, avec leurs lots de fiches à remplir, de listes de fournitures, de cours à préparer. Elle aimait l’effervescence de la reprise après les longues vacances d’été. L’odeur des protège-cahiers lisses et neufs, les crayons, les feutres venant gonfler le cuir souple des trousses, les agendas immaculés, les tableaux fraîchement nettoyés lui procuraient une indicible joie, la certitude réconfortante d’un éternel recommencement. Elle se revoit à la maison, dans les couloirs du collège, active, empressée. Le bonheur était là, tapi dans ces infimes instants du quotidien, dont la régularité lui offrait le sentiment d’une existence immuable, protégée.

Déjà lu du même auteur :

9782367624617-001-T La tresse     9791035401238-001-T Les victorieuses

Petit Bac 2021
(5) Voyage

La Chenue – Jean-Blaise Djian, Sébastien Corbet, Didier Convard

La.Chenue Vents d’Ouest – février 2013 – 120 pages

Quatrième de couverture  :
Jamais ne meurt le passé…
Il demeure, tapi comme un loup, dans les replis de nos hontes, dans les ténèbres de notre culpabilité.
Puis il crève à la surface d’un été.
Qui pourrait se douter en la voyant que la Chenue n’a pas perdu la tête, mais que malgré son vieil âge, un désir puissant de vengeance l’anime ? Son arrière-petite-fille, Caroline, voudrait profiter des plaisirs de son âge dans les bras de Christophe… Comment pourraient-ils savoir que leur insouciance paraît indécente à leurs familles, quand le secret est la vertu la mieux partagée ?
Ne vous fiez pas à la douceur du trait de Sébastien Corbet ! Djian nous emmène au petit théâtre des rancœurs, avec cette histoire au suspense particulièrement bien mené, basée sur un texte de Didier Convard. Un divertissement jouissif et glaçant, autant qu’une réflexion sur la famille, ses liens indéfectibles et son poids parfois trop lourd à porter.

Auteurs : Didier Convard est scénariste et dessinateur de bandes dessinées et auteur de littérature de jeunesse.
Sébastien Corbet, dessinateur bas-normand, est né en 1972. Après une école de publicité, il se dirige vers la musique. Parallèlement, il peint et expose durant une dizaine d’années, avant de revenir à sa passion première, la bande dessinée.
Jean-Blaise Djian, de son vrai nom Jean-Blaise Mitildjian, est un scénariste français de bandes-dessinées.

Mon avis : (lu en juin 2021)
Voilà une BD que j’ai emprunté par hasard à la Bibliothèque, attirée par la couverture bucolique… Finalement, c’est plutôt un suspens autour d’une histoire de vengeance… C’est l’adaptation en BD d’un roman jamais publié écrit dans les années 70 par Didier Convard.
Christophe et Caroline sont deux timides amoureux mais leurs famille se détestent. Ils ne connaissent rien de l’histoire familiale. Des lettres anonymes sont envoyées et des morts suspectes sont découvertes… Dans le village, l’ambiance est lourde, les secrets sont nombreux…
Beaucoup de personnages, dont la Chenue, le Mâcheux, la Verdigante, Romuald, Colette, Maryse, Louis, une intrigue répétitive ou trop complexe et j’ai vite décroché… Je me suis ennuyée.

Extrait :

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Petit Bac 2021
(5) Adjectif

 

C’est lundi, que lisez-vous ? [160]

cestlundi


C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Millina

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

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Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 15 ans – Riad Sattouf
Le dictionnaire de ma vie – Charlotte de Turckheim

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?

Le Chœur des Femmes – Martin Winckler

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Au nom de la vérité – Viveca Sten
Suzette ou le Grand Amour – Fabien Toulmé (BD)
La Chenue – Jean-Blaise Djian, Sébastien Corbet, Didier Convard (BD)


Bonnes lectures, bonnes vacances, protégez vous et évadez-vous en lisant !

Le dictionnaire de ma vie – Charlotte de Turckheim

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71G7fgXRu5S Kero – mai 2021 – 216 pages

Quatrième de couverture :
Afghanistan Bricolage Coluche Drogue Équitation Féminisme Gourmande Mes Hommes Inquiétudes J’adore les Alpilles Kilos… en trop ! Libre ? Multipotentiel Nos tabous Oser le rire Mes Philippines Qu’ils m’inspirent ! Rebelle
Sexualité Thérapie(s) Ushuaia Voyages Wow, mes filles X-clusion Y’a de la joie ! Zaman

Charlotte de Turckheim est une femme aux multiples facettes, sensible, proche des autres, curieuse de tout. Mais il existe aussi une Charlotte de Turckheim méconnue, indépendante, rebelle, engagée. L’actrice raconte des aspects de sa vie et de sa personnalité dont elle a peu parlé jusqu’à présent : les hommes, ses multiples thérapies, son combat entre gourmandise et minceur, l’orphelinat qu’elle a créé aux Philippines, ses rencontres déterminantes avec Coluche ou avec Zaman, son mari.

Auteure : Charlotte de Turckheim, est une actrice, réalisatrice et humoriste française.
Issue d’une famille de nobles alsaciens protestants, elle se rebelle vite et refuse après son bac de suivre des études de droit pour faire du théâtre et entame des études de théâtre qui lui permettent de connaitre une carrière cinématographique. En 1981, elle joue dans « Le Maitre d’école » grâce à Coluche. Très vite, l’actrice se spécialise dans le comique et interprète des rôles cocasses dans « Les Sous-doués en vacances » ou « Chouans ». En 1999, Charlotte de Turckheim passe derrière la caméra et dirige Victoria Abril et Alain Bashung pour le film « Mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs » qui remporte un franc succès. Humaine et sensible, elle est très impliquée dans la cause pour soutenir les soldats français déployés sur le sol afghan.

Mon avis : (lu en juillet 2021)
Un dictionnaire que j’ai lu avec beaucoup de plaisir et qui m’a permis de mieux découvrir Charlotte de Turckheim. Je connaissais bien sûr l’actrice, l’humoriste et la réalisatrice et j’ai toujours aimé son tempérament de bonne vivante, son autodérision, ses mots pour rire… Elle s’était déjà un peu dévoilée lors de l’émission « Rendez-vous en Terre Inconnue » chez les Nénetses en Sibérie. Malgré des conditions extrêmes, elle avait su garder son sourire et sa bonne humeur et sa soif de découvrir la vie de ses hôtes n’était pas feinte.
Avec ce dictionnaire, et ses entrées originales et parfois inattendues (Afghanistan Bricolage Coluche Drogue Équitation Féminisme Gourmande Mes Hommes Inquiétudes J’adore les Alpilles Kilos… en trop ! Libre ? Multipotentiel Nos tabous Oser le rire Mes Philippines Qu’ils m’inspirent ! Rebelle
Sexualité Thérapie(s) Ushuaia Voyages Wow, mes filles X-clusion Y’a de la joie ! Zaman
) Charlotte raconte le personnage multiple qu’elle est : son féminisme, sa générosité, ses engagements, son avidité à apprendre et à comprendre, ses complexes… Elle n’a jamais caché ses origines nobles mais elle raconte que sa famille était totalement fauchée, qu’après avoir éduqué ses enfants avec de grands principes, son père était parti du jour au lendemain avec sa maîtresse, laissant sans ressources son épouse et ses enfants. Le lecteur découvre son goût pour le bricolage, la couture et plus récemment la permaculture. Elle raconte sa rencontre avec Coluche et comment celui-ci l’a aidé à se faire connaître comme actrice. Lors du film « Les Chouans » de Philippe de Broca, Charlotte découvre l’équitation qui est devenue une passion, elle aime voyager. Elle parle de ses régimes, de ses multiples thérapies, de ses peurs… J’ai découvert son engagement humanitaire aux Philippines, son érudition sur les Alakalufs, un peuple autochtone qui vivait autrefois près d’Ushuaia, dans les canaux de Patagonie… Et bien sûr, elle parle de ses trois filles et de Zaman, son mari.
Charlotte de Turckheim est une femme d’action, généreuse, pleine d’enthousiasme qui se raconte avec humour, humilité et beaucoup de sensibilité. J’ai vraiment beaucoup aimé cette belle et touchante rencontre !

Extrait : (début du livre)
« Et si j’écrivais un livre sur toi ?
— Sur moi ? Mais pourquoi ?
— Parce que tu es inspirante. Parce que la femme que je connais est tellement plus complexe que la femme publique. Parce que tu es puissante, généreuse, courageuse et en même temps fragile, délicate, émotive. Parce que tu es curieuse de tout, entrepreneuse autant qu’artiste, grande gueule autant que pudique, bulldozer autant que sensible. Parce que tu te positionnes toujours là où on ne t’attend pas. Tellement discrète que le public est loin d’imaginer qui se cache derrière la façade de l’aristo mère de famille rigolote et bonne vivante.
— Mais tu crois vraiment que c’est intéressant ?
— Je n’ai aucun doute. »
Convaincre Charlotte n’a pas été facile. Artiste populaire, elle aime donner à son public ce qu’il recherche en allant voir ses spectacles ou ses films : de l’humour, du rire, du divertissement. Comme beaucoup d’humoristes, Charlotte a l’art de transformer des blessures personnelles ou des sujets graves en sketches capables de faire rire une salle entière. Elle n’est pas du genre à aborder les difficultés de la vie avec sérieux, mais plutôt à en prendre le contre-pied en affirmant : « Je ne “pléonasme” pas ! »
Dans les vingt-six chapitres qui constituent ce livre, Charlotte ne cherche pas à faire rire. Elle se montre telle qu’elle est : pudique, modeste, sincère.

Nous nous sommes connues à l’âge de 9 ans. Nos parents étaient amis avant que nous ne le devenions et habitaient dans le 16e, à Paris. Quand nous nous sommes retrouvées toutes les deux dans la petite école chic du quartier, nous nous sommes tout de suite rapprochées. Deux vilains petits canards perdus dans un océan de jupes plissées bleu marine, de cols Claudine, de socquettes blanches, de sages serre-tête, le tout pétri d’une éducation ultra conventionnelle.
Pourtant, de l’extérieur, nos deux familles s’intégraient parfaitement dans le décor. Hôtel particulier avec jardin pour Charlotte, grand appartement bourgeois près de la porte Dauphine pour moi. Mais une fois la porte franchie, la jolie façade s’effritait et dévoilait la réalité de notre quotidien. Du côté de Charlotte, une famille nombreuse et fauchée, où elle grandissait livrée à elle-même ; du mien, une enfance solitaire de fille unique, entre un père journaliste, écrivain et séducteur et une mère artiste qui vivait à fond les Swinging Sixties aidée par toutes les substances qu’elle prodiguait généreusement à son entourage.
Charlotte adorait venir chez moi, où débarquaient sans cesse des artistes venus des quatre coins de la planète, et se nourrissait de ce qu’elle voyait et entendait. Moi, je découvrais chez elle l’ambiance chaleureuse d’une famille réunie quotidiennement autour de vrais repas, moments merveilleusement exotiques pour la petite fille esseulée que j’étais.

Petit Bac 2021
(6) Objet

Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 15 ans – Riad Sattouf

61m3PQ1fVPS Allary – juin 2021 – 56 pages

Quatrième de couverture :
Esther entre en 3ème ! C’est l’année de ses 15 ans. Elle se paie des délires de ouf avec ses meufs Eva et Léa, organise sa grande soirée d’anniversaire (avec, oui, de l’alcool) et crée (enfin) son profil Instagram, qui attire immanquablement les psychopathes. Puis tout est chamboulé par l’arrivée du coronavirus, qui était censé être une grippette…C’est le confinement. Entre ses cours en visio, son père stressé par la pénurie de masques et de gel hydroalcoolique, sa mère en télétravail et son frère complotiste fan de Didier Raoult, le quotidien d’Esther est bouleversé… Mais pleine d’optimisme, elle imagine son  » monde d’après « .

Auteur : Riad Sattouf est auteur de bandes dessinées et réalisateur. 
Né en 1978, il passe son enfance entre la Libye, la Syrie et la Bretagne. Depuis 2014, il dessine chaque semaine Les Cahiers d’Esther dans L’ Obs, d’après les histoires vraies d’Esther A. 
Le premier recueil des histoires de cette petite fille ( Les Cahiers d’Esther, Histoires de mes 10 ans) a paru en janvier 2016, chez Allary Éditions. L’adaptation en dessin animé du premier recueil a été diffusée à partir de septembre 2018 sur Canal +. 
La série L’ Arabe du futur, vendue à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde, est traduite en 22 langues.

Mon avis : (lu en juin 2021)
Sixième album de cette série, Esther a 14 ans, elle est en 3ème dans un collège de « bourges » à Paris, mais elle-même n’est pas bourge !
C’est sa dernière année au collège mais celle-ci est un peu particulière avec l’arrivée du « Covid 19 ».
C’est le confinement avec les cours à distance, sa mère fait du télétravail, son père hypocondriaque est à la recherche de masques et de gel hydroalcoolique et son frère Antoine est devenu complotiste et est fan du professeur Raoult…
Ce n’est pas toujours facile de se retrouver 24h/24h, en famille, confiné dans un appartement parisien… Et bien sûr l’absence de contact réel avec ses copines et copains est très difficile…
C’est toujours un plaisir de retrouver Esther avec ses problèmes et ses réflexions d’ado sur notre monde… C’est à la fois drôle, émouvant, authentique et plein de charme. Cette épisode de la série est non seulement le témoignage d’Esther mais également celui d’une génération sur cet évènement « Covid » que nous traversons.

Extrait :

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Déjà lu du même auteur :

100708942 L’Arabe du futur : Une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984)

106163512 L’Arabe du futur – Tome 2 : Une jeunesse au Moyen-Orient (1984 – 1985)

114098671 L’Arabe du futur – Tome 3 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1985-1987

61Xcfw864ML Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 10 ans

51ZNjb2mdML Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 11 ans

51IwS05hfNL Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 12 ans

larabedufutur4 L’arabe du futur – Tome 4 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1987-1992

 51tqcHt2h+L Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 13 ans

esther14 Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 14 ans

L’arabe du futur – Tome 5 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1992-1994

Petit Bac 2021
(5) Objet

C’est lundi, que lisez-vous ? [159]

cestlundi


C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Millina

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

Le.Jardin.De.Rose 9782733889343

Le jardin de Rose – Hervé Duphot
La 13e maison des Bradley – Amber Lee Dodd

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?

Le cerf-volant – Laetitia Colombani
Dans la gueule du loup – Anne Nivat, Jean-Marc Thevenet, Horne (BD)

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Les cahiers d’Esther, Histoires de mes 15 ans – Riad Sattouf (BD)
Le dictionnaire de ma vie – Charlotte de Turckheim (Masse Critique Babelio)
Au nom de la vérité – Viveca Sten
Suzette ou le Grand Amour – Fabien Toulmé (BD)
La Chenue – Jean-Blaise Djian, Sébastien Corbet, Didier Convard (BD)


Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous en lisant !

La 13e maison des Bradley – Amber Lee Dodd

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9782733889343 Auzou – mars 2021 – 336 pages

traduit de l’anglais par Peggy Rolland

Titre original : The Thirteenth Home of Noah Bradley, 2020

Quatrième de couverture :
Les trois règles de la famille Bradley :
Ne jamais parler de la malédiction à qui que ce soit.
Ne jamais oublier l’existence de la malédiction.
Ne jamais, JAMAIS, s’attacher à l’endroit où l’on vit.
Noah connaît ces règles. Noah a grandi avec ces règles. Il sait que sa famille est maudite et il a fini par accepter qu’il ne pourrait jamais rester plus d’un an au même endroit. Seulement voilà : pour la première fois, il aime sa vie. Ses copains, son école, son quartier. Sa maison. Noah ne veut plus partir. Il ne veut plus s’enfuir. Alors Noah va briser chacune des règles de la famille Bradley, même si pour cela il doit risquer sa vie.

Auteur : Amber Lee Dodd est une écrivaine et dramaturge britannique. Elle étudie actuellement une maîtrise en création littéraire à l’Université de Chichester.

Mon avis : (lu en juin 2021)
La famille Bradley subit une malédiction depuis de nombreuses générations, et donc régulièrement ils sont obligés de quitter la maison et la ville où ils habitent pour fuir… Noah, 12 ans, en a assez de déménager et rêve de rester vivre dans cette dernière maison. Il est heureux au collège, il s’est fait des amis qu’il ne voudrait pas quitter…
Et pourtant des signes annonciateurs de la malédiction se sont manifestés, Noah a négligé d’en faire part à sa mère et voilà la famille victime d’un tremblement de terre… Avec l’aide de son petit frère, Benjamin et de Neena, sa petite voisine, Noah va tenter de briser la malédiction.
Ce livre est une erreur de choix de ma part… Je ne m’attendais pas à une histoire avec du fantastique, du paranormal… Je n’aime vraiment pas ce genre de littérature ! J’ai donc eu beaucoup de mal à lire ce livre et surtout à m’y intéresser… Il m’est donc très difficile pour moi d’écrire ce billet car je me suis ennuyée à lire cette histoire trop invraisemblable pour moi…

Extrait : (début du livre)
Il était une fois une famille qui avait pris la mer afin de suivre l’étoile Polaire. Son halo brillant avait conduit ses membres loin de leurs contrées ravagées par les guerres et formait la promesse de nouvelles terres et de forêts qu’ils pourraient faire leurs. Mais la famille s’aventura trop loin. Jusqu’à une île perdue au milieu du nord glacé, bien loin de la lumière du soleil.
Là-bas ne luisait plus que la lune. Là-bas soufflait sans cesse le vent, sans cesse tourbillonnaient les flots. Sans cesse tombait la neige sur le sol verglacé. Seul le peuple des collines avait appris à survivre à cet endroit. Il était craint de tous à cause de sa magie ancienne et de sa rancune tenace.

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Angleterre

Le jardin de Rose – Hervé Duphot

 Delcourt – mars 2020 – 112 pages

Quatrième de couverture :
S’échapper de cette affreuse cité, voilà ce dont rêve Françoise.
Un travail, c’est sûr, ça pourrait aider.
Mais à son âge, le boulot, ça court pas les rues.
Alors le jour où son amie Rose lui propose de s’occuper de cette parcelle de jardin, elle y voit une belle occasion de s’essayer à autre chose et de prouver ce dont elle est capable.
Après tout, ça ne doit pas être bien compliqué…

Auteur : Hervé Duphot est un graphiste, illustrateur et auteur de bande dessinée. Depuis 2001, il partage son temps entre l’enseignement du graphisme et le métier d’illustrateur free-lance. En 2018, il signe le dessin de l’album « Simone Veil, L’Immortelle » avec Pascal Bresson au scénario.

Mon avis : (lu en juin 2021)
Voilà une très joli bande dessinée autour d’un jardin.
A cinquante ans,  Françoise vit avec son mari dans une cité de la banlieue parisienne. Après avoir arrêter de travailler pour élever son fils et celui-ci ayant quitté la maison, Françoise s’est décidée à retrouver un travail. Mais son âge, son grand trou dans son CV et la conjoncture semblent faire que son projet est au point mort.
Aussi, le jour où sa voisine et amie Rose, la jambe dans le plâtre, lui demande de s’occuper du jardin familial que celle-ci vient d’obtenir après des années d’attente, Françoise accepte sans vraiment savoir ce qui l’attend…
Rêvant de casser la routine de sa petite vie de banlieue avec un mari qui ne lui prête plus aucune attention, Françoise découvre le bonheur de ce petit jardin… Elle n’y connait rien en jardinage mais qu’importe, elle se fait passer pour Rose, au début l’accueil de certains voisins n’est pas optimum, mais avec l’aide d’autres voisins Françoise va non seulement transformer cette parcelle mais aussi donner un nouveau sens à sa vie.

Extrait :

 

Petit Bac 2021
(5) Couleur