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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

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Zap Collège, tome 1 : Premières Classes – Tehem
Oyana – Eric Plamondon

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?
Pico Bogue – tome 12 – Inséparables – Alexis Dormal et Dominique Roques (BD)
Un cow-boy dans le coton – Achdé et Jul (BD)

Que lirai-je les semaines prochaines ?
Zap Collège – Tehem (BD)
Le jour où la nuit s’est levée – Beka, Marko et Maëla (BD)
L’Aube à Birkenau – Simone Veil et David Teboul
Speak – Emily Carroll, Laurie Halse Anderson (BD)
L’art du sushi – Franckie Alarcon (BD)

Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous en lisant !

Écoutons la télé !


N’importe quoi – Éric Lapointe
Le titre dit tout

L’année dernière, j’avais déjà fait un article sur la Télévision Québécoise vue depuis la France grâce à TV5 MONDE

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Je continue toujours à regarder très régulièrement « Le journal de Radio-Canada« . C’est toujours intéressant de voir les nouvelles du monde avec un autre point de vue que celui de la France…
C’est également l’occasion de mieux découvrir un pays en étant sensibilisé à ses propres problématiques : cette année avec le Covid et plus récemment les élections américaines, c’est vraiment intéressant de confronter plusieurs médias…

Il y a une nouveauté cette année avec TV5 MONDE, depuis le 9 septembre 2020, c’est sa plateforme francophone gratuite de vidéo à la demande TV5MONDEplus

De nombreux films, séries, documentaires, programmes jeunesse, magazines et reportages qui sont le reflet de toute la diversité et créativité des cultures francophones à travers le monde.
TV5MONDEplus est la plateforme francophone mondiale de vidéos à la demande. Gratuite, cette offre de contenus exclusivement en français sous-titré a pour but de vous faire découvrir les programmes francophones et est disponible sur tous les supports web et mobiles.

Côté Québec, j’ai trouvé quelques séries comme Unité 9 (7 saisons), Faits Divers (3 saisons, en cours de visionnage), Les Pays d’en Haut (3 saisons, à découvrir), Au secours de Béatrice (5 saisons)
Une émission culinaire dans la catégorie « Culture et Art de vivre » Les chefs ! (malheureusement qu’une seule saison, la 8)

Le moteur de recherche n’est pas encore très efficace et c’est en fouillant et en explorant les diverses catégories que l’on trouvera son bonheur ou que l’on fera des découvertes inattendues : films, séries, documentaires, podcast, jeux, programmes jeunesse…
Beaucoup de belles choses à découvrir de la francophonie !

Oyana – Eric Plamondon

oyana Quidam éditeur – mars 2019 – 150 pages

Quatrième de couverture :
Elle a fait de son existence une digue pour retenir le passé. Jusqu’à la rupture. Elle est née au pays Basque et a vieilli à Montréal. Un soir de mai 2018, le hasard la ramène brutalement en arrière. Sans savoir encore jusqu’où les mots la mèneront, elle écrit à l’homme de sa vie pour tenter de s’expliquer et qu’il puisse comprendre. Il y a des choix qui changent des vies. Certains, plus définitivement que d’autres. Elle n’a que deux certitudes : elle s’appelle Oyana et l’ETA n’existe plus.

Auteur : Eric Plamondon est né à Québec en 1969 et vit dans la région de Bordeaux depuis une vingtaine d’années. Taqawan, son roman précédent, a reçu les éloges tant de la presse que des libraires et obtenu le Prix France-Québec 2018.

Mon avis : (lu en novembre 2020)
Une histoire percutante fait de chapitres courts entre le Québec et le Pays Basque.
Oyana vit à Montréal avec Xavier son conjoint depuis vingt-trois ans. Elle a laissé son passé derrière elle. Née au Pays Basque le 20 décembre 1973, le jour de l’attentat le plus spectaculaire organisé par ETA (Euskadi Ta Askatasuna, Pays Basque et Liberté), contre Carrero Blanco, le bras droit de Franco. Lorsque le 3 mai 2018, Oyana lit dans le journal l’annonce de la disparition de l’ETA, elle n’a qu’une envie, rentrer et revoir ses parents et son pays d’enfance…
Elle écrit donc une longue lettre à Xavier pour lui raconter la vérité et lui dévoiler sa véritable histoire. Elle n’est pas Nahia Sanchez (nouvelle identité qu’elle a prise) mais Oyana Etchebaster. Avec cette confession, le lecteur va découvrir les liens qui relient Oyana au Pays Basque, à l’ETA et comment elle est arrivée au Québec…
L’auteur québécois vit dans les environs de Bordeaux, donc très proche du Pays Basque. Avec ce roman, nous découvrons que le Québec et le Pays Basque se rejoignent sur plusieurs points, la pêche à la baleine et la lutte indépendantiste…
Un roman très bien documenté sur une région que j’ai la chance de connaître.

Extrait : (page 15)
Les trois hommes se relaient toutes les heures dans l’étroit conduit pour creuser. Au fond du trou, Iban pense à la femme qu’il a quittée pour venir ici se battre pour la cause. La femme est enceinte. Elle accouchera avant la fin de l’année. Lui doit creuser. Il faut que le tunnel atteigne le milieu de la rue Claudio Coello pour ensuite y entasser un maximum de dynamite, deux mètres sous la chaussée. Les trois hommes procèdent avec la plus grande prudence. L’opération dure depuis des mois mais on touche au but. On connaît l’emploi du temps du Premier ministre par cœur. Il emprunte cette rue chaque matin après une visite à l’église Saint- François-di-Borgia. Il commence toujours sa journée de travail par une prière. Le détonateur est connecté. Les trois hommes ont préparé leur fuite dans les moindres détails. Ils changeront de véhicule à mi-chemin pour semer d’éventuels poursuivants. C’est bientôt Noël. Mika, déguisé en électricien, tient le détonateur. Iban guette la rue, prêt à donner le signal. Jon au volant de la Fiat laisse tourner le moteur. La luxueuse Dodge Dart approche. Au moment où elle atteint la zone fatidique, Iban donne le signal, Mika active le détonateur et la force de l’explosion fait s’envoler vers le ciel le Premier ministre, son garde du corps et son chauffeur. Le souffle est si puissant que la voiture blindée est projetée à trente mètres dans les airs au-dessus d’un immeuble et s’écrase dans la cour intérieure du couvent voisin. La poussière n’est pas encore retombée que Jon, Mika et Iban sont déjà loin. Carrero Blanco agonise, le garde et le chauffeur sont morts.
Au même moment, alors qu’ETA vient de réaliser l’attentat le plus spectaculaire de son histoire, une femme donne naissance à une petite fille. Nous sommes le 20 décembre 1973. Oyana vient de voir la lumière au bout du tunnel.

121093083_10157772631766848_3830306120905934516_oPlace de la République – Coeur de pirate 
Un roman qui a traversé l’océan

Déjà lu du même auteur :

taqawan Taqawan

Zap Collège, tome 1 : Premières Classes – Tehem

Glénat – janvier 2002 – 48 pages

Quatrième de couverture :
A l’âge de l’adolescence, tout est permis, tout est possible, tous les rêves sont encore à réaliser. Les « années collège » sont celles où l’on forge son caractère, où l’on va à la rencontre des autres et où l’on essaie doucement de devenir adulte.Les ados sont à l’écoute du monde, ont soif de découverte, et c’est parce qu’ils font leur apprentissage de la vie qu’ils sont si attentifs à ce qui les entoure.C’est le cas des quatre héros de Zap Collège, Ecoline, Hayat, Jean-Eudes et Victor, tous aussi différents que complémentaires, chacun avec leur personnalité bien à eux.Zap Collège parvient, avec beaucoup d’humour, à saisir la richesse et la complexité de l’adolescence, en accompagnant ces quatre ados dans les coup s durs comme dans les fous rires.

Auteur : Tehem, né en 1969 dans la région parisienne de parents réunionnais, rejoint l’île de la Réunion à l’âge de cinq ans. Revenu en France, il suit des études artistiques, puis devient professeur d’Arts Plastiques en France, puis à la Réunion. Il collabore au magazine de BD local, Le Cri du Margouillat, où il campe Tiburce, dont les albums sont édités avec succès par le Centre du Monde. En 1998, il crée Malika Secouss dans Tchô!, puis Zap Collège  (Alph-Art du Meilleur Album Jeunesse 9-12 ans en 2003) dans Okapi, deux séries qui font rapidement l’unanimité auprès de leurs lecteurs. Il aborde le scénario en 2007 avec le lancement de Root, dessiné par Xavier, publié de nouveau dans Tchô!. Renouant avec ses racines réunionnaises, il publie en 2010 aux éditions Des Bulles dans l’Océan un roman graphique aux accents autobiographiques: Quartier Western.

Mon avis : (lu en septembre 2020)
J’ai emprunté cette BD jeunesse à la Bibliothèque en souvenir de la série Malika Secouss du même auteur et lu avant d’avoir un blog…
Les principaux personnages de la série sont Jean-Eudes, Ecoline, Hayat et Victor, quatre collégiens très différents avec une personnalité bien à eux.
Imaginatifs, inventifs, ils ne sont pas les derniers pour faire des bêtises et mettre l’ambiance dans le collège…
Sympathique à lire mais j’ai un meilleur souvenir de Malika Secouss qu’il faudrait que je relise…

Extrait : PlancheA_24598

 

C’est lundi, que lisez-vous ? [131]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

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Simone Veil ou la force d’une femme – Annick Cojean, Xavier Bétaucourt et Étienne Oburie
L’Inconnu de la forêt – Harlan Coben
Anne d’Avonlea – Lucy Maud Montgomery

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?
Oyana – Eric Plamondon

Que lirai-je les semaines prochaines ?
Zap Collège – Tehem (BD)
Le jour où la nuit s’est levée – Beka, Marko et Maëla (BD)
L’Aube à Birkenau – Simone Veil et David Teboul
Pico Bogue – tome 12 – Inséparables – Alexis Dormal et Dominique Roques
Un cow-boy dans le coton – Achdé et Jul (BD)
Speak – Emily Carroll, Laurie Halse Anderson (BD)
L’art du sushi – Franckie Alarcon (BD)

Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous en lisant !

Anne d’Avonlea – Lucy Maud Montgomery

 Québec Amérique – avril 2007 – 330 pages

traduit de l’anglais par Hélène Rioux

Titre original : Anna of Avonlea, 1996

Quatrième de couverture :
Quand Matthew Cuthbert, son père adoptif, meurt subitement, Anne renonce à ses études et choisit de rester aux Pignons verts, aux côtés de Marilla. C’est ainsi qu’à seize ans et demi, elle se retrouve institutrice à l’école d’Avonlea. Au cours des deux années qui suivent, Anne se dévoue corps et âme à l’enseignement, et fait partager ses connaissances aux enfants avec la fougue et la passion qui la caractérisent. Et quand les jumeaux Dora et Davy, orphelins eux aussi, arrivent aux Pignons verts, Anne et Marilla voient leur belle sérénité s’évanouir, car les deux garnements vont leur en faire voir de toutes les couleurs. Anne d’Avonlea, c’est le portrait inoubliable d’une jeune fille du début du siècle, impétueuse et espiègle, d’une charmante naïveté, convaincue qu’un jour elle parviendra à changer le monde.

Auteur : Lucy Maud Montgomery est une romancière canadienne de nouvelles et romans pour la jeunesse se déroulant généralement sur l’Île-du-Prince-Édouard, au Canada, dont le plus célèbre est Anne… la maison aux pignons verts.
Elle suit une formation à Charlottetown pour devenir enseignante et, de 1895 à 1896, elle étudie la littérature à l’Université Dalhousie à Halifax, Nouvelle-Écosse. À dix-sept ans, elle rédige pour les journaux locaux d’Halifax, Chronicle et Echo. Peu après, elle rejoint son père en Saskatchewan pendant un moment et retourne finalement sur l’île-du-Prince-Édouard. Elle connaît un succès international avec Anne… la maison aux pignons verts, paru en 1908, et qui a été traduit en seize langues. De ce roman qui s’adresse à toute la famille, ont été tirées plusieurs adaptations audiovisuelles. Celles-ci, très populaires dans le monde anglo-saxon, ont permis à Montgomery d’écrire d’autres livres sans soucis financiers.

Mon avis : (lu en novembre 2020)
C’est le tome 2 de la série « Anne, la maison aux pignons verts ».

Après le décès Matthew Cuthbert, Anne décide de rester à Avonlea, sur l’Île-du-Prince-Édouard, pour ne pas laisser Marilla seule. A seize ans, Anne est donc devenue la maîtresse de l’école du village. Elle est toujours pétillante, pleine d’entrain et d’idées pour aider les autres. Son imagination est toujours immense et la nature autour d’elle lui évoque des sentiments pleins de poésie… Bientôt deux jumeaux orphelins arrivent aux Pignons Verts, Dora et Davy sont âgés de sept ans et leur éducation va bien occuper Marilla et Anne. Si Dora est une petite fille sage, obéissante, Davy est plein d’imagination pour faire des bêtises et il a toujours mille questions à poser…
J’ai lu avec beaucoup de plaisir ce tome 2 des aventures d’Anne où le lecteur va faire connaissance avec de nouveaux personnages comme Monsieur Harrison, Paul Irving ou Miss Lavander… L’ambiance est bienveillante et il y a également quelques situations qui m’ont bien fait rire. Et bien sûr, je continuerai à découvrir la série !

Extrait : (début du livre)
Par un chaud après-midi du mois d’août, une grande et mince jeune fille de seize ans et demi, aux yeux gris sérieux et aux cheveux que ses amis qualifiaient d’auburn, était assise sur le large seuil de grès rouge d’une ferme de l’Île-du-Prince-Édouard, déterminée à analyser un passage d’un livre de Virgile.
Mais un après-midi du mois d’août, alors que des vapeurs bleues serpentent dans les champs en pente, que des brises chuchotent comme des elfes dans les peupliers et que, dans un coin de la cerisaie, des coquelicots improvisent un ballet flamboyant contre un taillis sombre de jeunes sapins, n’est-il pas plus propice à la rêverie qu’à l’étude des langues mortes ? Le Virgile glissa bientôt sur le sol sans qu’Anne y prête attention ; le menton posé sur ses mains jointes et le regard fixé sur la masse de floconneux nuages s’amoncelant en une montagne blanche juste au-dessus de la maison de M. Harrison, elle était rendue très loin, dans un monde délicieux où une certaine institutrice accomplissait un travail magnifique, formant la destinée de futurs hommes d’État et insufflant dans le cœur et l’esprit des jeunes des idéaux nobles et élevés.
Bien sûr, si on regardait les choses en face et, il faut bien l’avouer, Anne ne s’y résolvait que lorsqu’elle y était contrainte, il semblait peu probable que beaucoup de célébrités émergent de l’école d’Avonlea ; mais on ne sait jamais ce qui peut se produire lorsqu’une institutrice exerce une influence salutaire. Anne était convaincue qu’un professeur peut accomplir de grandes choses à condition de prendre les bons moyens pour y parvenir ; elle se trouvait donc au beau milieu d’une scène idyllique, quarante années plus tard, avec un personnage célèbre – Anne ne savait pas encore exactement ce qui ferait sa renommée, mais elle se disait qu’un recteur d’université ou un premier ministre du Canada serait tout à fait approprié – s’inclinant sur sa main ridée et l’assurant que c’était à elle, en premier lieu, qu’il devait son ambition et que toute la réussite de sa vie reposait sur les leçons qu’elle lui avait inculquées jadis, à l’école d’Avonlea. Cette vision enchanteresse fut soudain interrompue de façon très désagréable.

Déjà lu du même auteur :
anne-la-maison-aux-pignons-verts-lucy-maud-montgomery Anne… La Maison aux pignons verts

 

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Balade à Toronto – Jean Leloup 
Un livre d’un auteur canadien, mais pas québécois

 


L’Inconnu de la forêt – Harlan Coben

Lu dans le cadre d’une opération Masse Critique privilégiée

71xmbEVC4sL Belfond – octobre 2020 – 432 pages

Quatrième de couverture :
WILDE.
SON NOM EST UNE ÉNIGME, TOUT COMME SON PASSÉ.
Il a grandi dans les bois. Seul.
Aujourd’hui, c’est un enquêteur aux méthodes très spéciales.
VOUS IGNOREZ TOUT DE LUI.
Il est pourtant le seul à pouvoir retrouver votre fille et cet autre lycéen disparu.
Le seul à pouvoir les délivrer d’un chantage cruel. D’un piège aux ramifications inimaginables.
Mais ne le perdez pas de vue.
CAR, DANS LA FORÊT, NOMBREUX SONT LES DANGERS ET RARES SONT LES CHEMINS QUI RAMÈNENT À LA MAISON.

Auteur : Né en 1962, Harlan Coben vit dans le New Jersey avec sa femme et leurs quatre enfants. Diplômé en sciences politiques du Amherst College, il a rencontré un succès immédiat dès ses premiers romans, tant auprès de la critique que du public. Il est le premier auteur à avoir reçu le Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux États- Unis. Après Ne le dis à personne… (2002) – Prix des lectrices de Elle et adapté au cinéma par Guillaume Canet

Mon avis : (lu en novembre 2020)
J’ai reçu ce nouveau roman dans le cadre d’une opération Masse Critique privilégiée autour de Harlan Coben. En échange de ce livre, je dois faire ma critique sous la forme d’une lettre adressée à un.e ami.e ou un.e proche à qui le roman pourrait plaire et ainsi participer à un concours. Qui choisir ? Mes amies du Café Lecture de la Bibliothèque avec qui nous avions l’habitude de nous réunir chaque mois depuis de nombreuses années… Mais c’était avant !

Bonjour à toutes,
J’espère que vous allez toutes bien pour vous et vos proches. Je m’adresse à vous dans le cadre d’un concours pour vous parler du dernier livre d’Harlan Coben, L’inconnu de la forêt dont je trouve la couverture très réussie.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman de Harlan Coben.
Tout commence en 1986, avec un enfant sauvage trouvé dans la forêt. Personne ne sait d’où il vient, ni comment, ni combien de temps il a survécu seul dans la forêt livré à lui même. C’est lui « L’inconnu de la forêt » qui sera nommé Wilde.
Puis le lecteur se retrouve au printemps 2020 (un printemps sans virus qui menace la planète, sans confinement…) Au lycée, Naomi est harcelée par une bande d’adolescents. La disparition soudaine de la jeune fille inquiète l’un de ses camarades, Matthew. Ce dernier demande à sa grand-mère, Hester Crimstein, avocate pénaliste médiatique de soixante-dix ans, de faire quelque chose. Hester fait donc appel à Wilde. Car devenu adulte, ce dernier a fait une carrière dans les services secrets de l’armée puis il est devenu détective privé.
L’intrigue est construite avec du rythme, de nombreux rebondissements, de multiples pistes pour maintenir le lecteur en haleine. Pourtant, l’enquête va aussi dans tous les sens avec une adolescente harcelée qui fugue, un candidat controversé à la présidence des États-Unis, l’enlèvement d’un enfant pour faire chanter sa famille, un ancien meurtre, un innocent en prison… Et pour ma part, j’ai été perturbée par ce tourbillon d’intrigues.
Sinon, j’ai particulièrement aimé deux personnages de cette histoire.
Tout d’abord, Wilde est le plus intéressant de ce thriller. Il est resté un peu sauvage, vit toujours en forêt, dans une écocapsule hyperconnectée qu’il déplace régulièrement pour garder sa tranquillité… Son passé dans l’armée, sa connaissance de la forêt et ses talents de pisteur font de lui quelqu’un de fascinant.
Hester Crimstein est également un personnage attachant, elle a son franc-parler, professionnellement, elle est déterminée mais personnellement elle dévoile quelques fragilités…
S’il y a une suite, je me laisserai tenter à la lire rien que pour retrouver ces deux là !
Voilà ma présentation assez succincte pour ne rien divulgâcher et qui vous aura peut-être donné envie de découvrir ce roman policier.
En vous souhaitant le meilleur pour les jours à venir et en espérant pouvoir rapidement nous retrouver lors d’un Café Lecture.

Extrait : (début du livre)
Extrait de la North Jersey Gazette
18 avril 1986


UN « ENFANT SAUVAGE » À L’ABANDON
TROUVÉ DANS LA FORÊT
Immense mystère autour de la découverte d’un « Mowgli vivant »

Westville, New Jersey. Voici l’une des affaires les plus étranges de l’histoire récente de notre petite ville : un jeune garçon dépenaillé, d’environ six à huit ans, a été découvert vivant seul dans la forêt domaniale des monts Ramapo, près de l’agglomération de Westville. Plus étrange encore, les autorités ignorent qui est ce garçon et depuis combien de temps il vivait ici.
« On dirait Mowgli du Livre de la jungle », a déclaré Oren Carmichael, chef adjoint de la police de Westville.
L’enfant – qui comprend et parle notre langue, même s’il ne connaît pas son nom – a d’abord été aperçu par Don et Leslie Katz, deux randonneurs de Clifton, New Jersey. « On était en train de ranger notre pique-nique quand on a entendu un bruissement dans les fourrés, raconte M. Katz. J’ai eu peur que ce ne soit un ours, puis nous l’avons vu détaler, aussi clairement que je vous vois. »
Les gardes forestiers accompagnés de la police municipale ont retrouvé le garçon, maigre et vêtu de guenilles, dans un abri improvisé trois heures plus tard. « Pour l’instant, nous ne savons pas combien de temps il a passé dans la forêt ni même comment il est arrivé là, explique le chef du district forestier de New Jersey, Tony Aurigemma. Il ne se souvient ni de ses parents ni d’aucune figure adulte. Nous avons contacté d’autres représentants des forces de l’ordre mais, jusqu’ici, il n’y a eu aucune disparition d’enfant correspondant à son âge et à son signalement. »

Déjà lu du même auteur :

Ne_le_dis___personne_ Ne le dis à personne sans_un_mot Sans un mot 
sans_laisser_d_adresse Sans laisser d’adresse innocent Innocent
sans_un_adieu Sans un adieu faute_de_preuves Faute de preuves
rem_de_mortel
 
Remède mortel a_decouvert A découvert 

ne_t_eloigne Ne t’éloigne pas 99722410 Six ans déjà

Simone Veil ou la force d’une femme – Annick Cojean, Xavier Bétaucourt et Étienne Oburie

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Quatrième de couverture :
Annick Cojean est grand reporter au Monde.
Au fil de sa carrière, elle a croisé Simone Veil à plusieurs reprises. Au fil de leurs rencontres, une relation singulière s’est installée entre Simone Veil et la journaliste.
Une relation de femmes au-delà des fonctions.
Un portrait subjectif, délicat et parfois surprenant de la femme au-delà de l’héroïne.

Auteurs : Annick Cojean est une journaliste française, grand reporter au journal Le Monde où elle est entrée en octobre 1981, auteur de plusieurs livres (Les proies, Je ne serais pas arrivée là si… 27 femmes racontent), directrice et présentatrice des collections Empreintes et Duels sur France 5. Elle a reçu le Prix Albert-Londres, en 1996, pour un ensemble de cinq reportages consacrés aux Mémoires de la Shoah
Elle préside le jury du prix Albert-Londres depuis 2010. Elle réside à Paris.
Xavier Bétaucourt commence sa carrière en tant que journaliste. C’est dans ce cadre qu’il découvre le conflit de Métaleurop, un enjeu qui le touche particulièrement et qui l’amènera à la bande dessinée avec Noir métal (2006). Il publiera par la suite de nombreuses autres BD : Le chineur (2010), Firewall 2012), Le grand A (2016), Trop vieux pour toi (2016), Quelques jours à vivre (2017), One, two, three, four Ramones (2017), Pyrmadie de Ponzi (2018). Il réside à coté de Bourges.
Diplômé des Beaux-Arts d’Épinal puis d’Angoulême, Étienne Oburie travaille à l’atelier du Marquis à Angoulême. Il a participé à l’album collectif Les Années noires, ainsi que carnet d’artistes Sur le vif. En 2018, il signe avec La Mort aux yeux de cristal son premier album de bande dessinée. Il réside à Angoulême.

Mon avis : (lu en octobre 2020)
La journaliste et grand reporter Annick Cojean a eu le privilège de rencontrer à plusieurs reprises Simone Veil et surtout, au cours de ces différentes rencontres, de nouer un lien de confiance particulier. Elle l’a notamment accompagnée en 1995 pour le 50ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz.
C’est donc au travers du regard d’Annick Cojean plein de pudeur et de délicatesse que le lecteur découvre la vie de Simone Veil : son enfance, son adoration pour sa mère, sa déportation dans les camps avec sa mère et sa sœur Milou, son engagement pour la cause des femmes, sa vie de famille, son combat pour la loi sur l’IVG,  son parcours politique en France et en Europe…
Le lecteur découvre une Simone Veil plus intimiste, elle se révèle une femme sensible, sympathique, pleine d’humanité et d’humour qui se ressource au sein de sa famille, mari, enfants, petits-enfants…
Les illustrations de cette bande dessinée, faites par Étienne Oburie, sont très réussies. Des teintes délicates : couleur sépia pour le présent et en noir et blanc quand Simone Veil et Annick Cojean évoquent le passé.
Une bande dessinée  passionnante et instructive qui rend un bel hommage à cette grande dame qu’est Simone Veil.

Extrait :

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Anniversaire : 12 ans !

C’est en voyant la date du jour, que j’ai réalisé que l’anniversaire de mon blog était hier…

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3 années en ce lieu + les 9 années de l’ancien blog

En commençant en 2008, je n’imaginais pas toutes les découvertes que je ferai :
De nombreux livres grâce aux autres blogs, aux partenariats, aux Challenges…
Les salons : Festival Rue des Livres à Rennes, Festival America à Vincennes…
Les échanges entre blogueuses et blogueurs virtuels et réels…
Les rencontres avec les auteurs, grâce à Babelio
Participation au jury du Prix Audiolib…

Que de belles choses !

Cette année particulière a été plus difficile, le premier confinement a presque stoppé mon envie de lire… Est-ce le stress du moment ? Ne plus avoir de moments privilégiés pour lire (mes trajets hebdomadaires) ? La tentation des écrans ?  Sans doute, un peu tout cela en même temps… De même que je procrastine à écrire mes billets…

Je suis pourtant très attachée à ce blog (qui me sers aussi de mémoire pour mes lectures), je poursuis donc évidemment l’aventure, au rythme de mes envies,
pour une nouvelle année avec vous tous…
Merci !

C’est lundi, que lisez-vous ? [130]

cestlundi


C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

Meurtres aux Kerguelen – Olivier Montin et Sophie Laurent
« Si je reviens un jour » – Les Lettres retrouvées de Louise Pikovsky – Stéphanie Trouillard et Thibaut Lambert
Comment ne rien faire – Guy Delisle

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?
L’Inconnu de la forêt – Harlan Coben (Masse Critique Babelio)
Anne d’Avonlea – Lucy Maud Montgomery

Que lirai-je les semaines prochaines ?
Zap Collège – Tehem (BD)
Simone Veil ou la force d’une femme – Annick Cojean, Xavier Bétaucourt et Étienne Oburie (BD)
Le jour où la nuit s’est levée – Beka, Marko et Maëla (BD)
L’Aube à Birkenau – Simone Veil et David Teboul
Pico Bogue – tome 12 – Inséparables – Alexis Dormal et Dominique Roques

Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous en lisant !