L’obsolescence programmée de nos sentiments – Zidrou et Aimée de Jongh

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Dargaud – juin 2018 – 144 pages 

Quatrième de couverture :
« Le corps se résigne plus vite que l’âme.
Le temps le ride. L’injurie. L’humilie.
Il fait avec, le corps, beau joueur.

L’esprit, lui, est mauvais perdant.
Il ne conçoit que par à-coups,
par révélations douloureuses,
par effrois successifs. »

Auteurs : Zidrou (Benoît Drousie) est né en 1962 à Bruxelles. D’abord instituteur, il se lance au début des années 1990 dans l’écriture de livres et de chansons pour enfants. En 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L’Elève Ducobu. Sa carrière de scénariste de bande dessinée est lancée ! Il signe de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, assure la reprise de La Ribambelle. Il est également l’auteur des plus réalistes, mais non moins sensibles, « Le Montreur d’histoires », « Tourne-Disque », « Lydie », « Folies Bergères », « La Mondaine », « Les 3 Fruits » ou encore « Les Promeneurs sous la Lune ». On lui doit aussi, plus récemment, la reprise du classique autant qu’indémodable « Ric Hochet ». En 2015, il signe Le Bouffon avec Francis Porcel, Le Crime qui est le tien avec Philippe Berthet pour la collection Ligne Noire, et entame la série Les Beaux Etés avec Jordi Lafebre. Zidrou reviendra en 2017 avec quatre sorties aux teintes très différentes : Shi en janvier, une nouvelle série avec Homs au dessin, le one shot Natures Mortes en mars, le troisième tome des Beaux Etés en juin et enfin Hadiya, avec son complice Francis Porcel, au mois de septembre.
Aimée de Jongh (1988) a publié sa première bande dessinée « Aimée TV » à l’âge de 18 ans. Elle a été découverte par plusieurs maisons d’édition et de presse, pour lesquelles elle travaille aujourd’hui encore. Aimée a suivi sa formation en film d’animation dans les écoles de Beaux Arts de Rotterdam et de Gand. Entre-temps, elle a signé une bonne dizaine de séries de bandes dessinées et a collaboré sur cinq films d’animation. Sa série bd quotidienne Snippers (Coloc’ en français) paraît dans un journal hollandais et dans un journal suisse ; en Belgique, ce sont surtout ses bandes dessinées pour jeunes enfants, comme Kito & Boris et Slimme Pim qui l’ont fait connaître. En 2014, Aimée s’est attelée à son premier roman graphique, dont elle signe aussi le scénario : Le retour de la bondrée (titre original : De terugkeer van de wespendief). Cet album lui a valu de percer à l’international. Cette bande dessinée a été très bien accueillie et a remporté le prestigieux Prix Saint-Michel pour le meilleur album de bande dessinée de 2014-2015. Le livre sera publié en français par Dargaud et par la suite porté à l’écran en 2016. En 2018, elle collabore avec Zidrou au scénario et publie un deuxième roman graphique chez Dargaud, L’obsolescence programmée de nos sentiments.

Mon avis : (lu en juin 2020)
Elle s’appelle Méditerranée, elle a 62 ans, elle ne s’est jamais mariée. Sa mère vient de mourir après une longue agonie. Méditerranée est désormais l’aînée de la famille.
Ulysse vient de perdre son boulot de déménageur après 40 ans de bons et loyaux services. A 58 ans, contre son gré, il a été mis à la retraite.
Pour tous les deux, les jours sont gris, la solitude est là et la vieillesse n’est pas loin, c’est plutôt déprimant…
Jusqu’au jour où Ulysse et Méditerranée se rencontrent dans une salle d’attente…
Peut-on recommencer une vie à plus de soixante ans ?
Ce joli roman graphique dessine la rencontre inattendue de deux solitudes avec tendresse et humour. Et une conclusion inattendue et surprenante…

Le dessin évolue avec l’histoire, sombre et brut, accentuant les traits au début de l’histoire, il prend des couleurs et de la douceur au fil des pages tout en restant réaliste et esthétique.

Extrait :

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(5) Crime et Justice

Parce que les fleurs sont blanches – Gerbrand Bakker

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Grasset – janvier 2020 – 216 pages

traduit du néerlandais par Françoise Antoine
Titre original : Perenbomen boeien wit, 2007

Quatrième de couverture :
Leur mère est partie sans laisser d’adresse, mais les jumeaux Klaas et Kees ainsi que leur petit frère Gerson forment une fratrie heureuse, entourée par leur père, sans oublier leur chien. Jusqu’à ce dimanche matin ordinaire, lorsqu’ils prennent une route de campagne bordée d’arbres fruitiers pour rendre visite à leurs grands-parents. Dans la voiture, la discussion pour savoir si les fleurs des poiriers sont roses ou blanches s’anime. Une priorité à droite non respectée, et Gerson, treize ans, se réveille à l’hôpital.
Grâce à son art de saisir l’infiniment humain, en peu de mots mais avec une gamme infinie de nuances, Gerbrand Bakker nous raconte l’histoire déchirante de ce jeune garçon, mais aussi celle d’une famille unie dans sa volonté de surmonter l’épreuve. Un roman d’une puissance rare.

Auteur : Gerbrand Bakker est considéré comme un écrivain de tout premier plan aux Pays-Bas depuis de longues années, et le succès de Là-haut, tout est calme lui a également donné une grande notoriété internationale. Publié en français en 2009, ce roman a obtenu le prestigieux Prix Impac à Dublin ainsi que le Prix Millepages en France. Sont également parus en français les romans Le détour (2013) et Juin (2016).

Mon avis : (lu en avril 2020)
Depuis que sa femme est partie sans laisser d’adresse, Gerard élève seul ses trois fils Klaas, Kees et Gerson. Seule signe vie, l’envoi depuis l’Italie de cinq cartes postales par an pour Noël et les anniversaires. Le cachet de la poste est toujours illisible, impossible d’en savoir plus sur l’endroit de villégiature de la mère.
L’ambiance de la maison est chaleureuse, tous les quatre et le chien Daan vivent heureux et très unis.
Mais voilà qu’un dimanche matin où ils sont invités chez les grands-parents, tout bascule. Ils ont un accident de voiture sur une petite route de campagne qui traverse des vergers en fleurs. Le choc est violent et Gerson qui avait la place du mort, est le plus blessé de tous. A l’hôpital, Gerson va être aidé par Harald, un infirmier attentionné, pour tenter de se faire à sa nouvelle vie. Le retour à la maison est douloureux et malgré la bonne volonté de son père et des jumeaux, Gerson garde de la colère en lui et refuse l’aide de ses proches et surtout de s’envisager un avenir…
Avec une simplicité et une justesse des mots, Gerbrand Bakker nous livre à plusieurs voix l’histoire de cette fratrie bouleversée par cet accident.
La voix principale est celles de Klaas, Kees, assimilés à une seule personne, de temps en temps Gerson prend la parole et vers la fin du livre c’est Daan le chien qui raconte… Il se dégage de ce roman bouleversant, de la mélancolie, de la poésie.
J’ai beaucoup aimé.

Extrait : (début du livre)
Nous y jouions, avant. Nous y avons joué pendant des années. Jusqu’à il y a six mois, où nous y avons joué pour la dernière fois. Après, cela n’avait plus beaucoup de sens. Nous commencions toujours dehors, au pied du vieux hêtre devant la fenêtre du salon. Le hêtre était notre point de départ. Nous posions une main sur l’écorce, puis en général c’était Klaas qui lançait le compte à rebours. Klaas est l’aîné d’entre nous. Klaas a dix minutes de plus que Kees. Gerson a trois ans de moins que nous et est arrivé seul, sans frère jumeau. Il a des frères jumeaux, nous, Klaas et Kees.
Avant que Klaas ne commence à compter, l’un de nous annonçait la cible. La porte de la cuisine. Les saules têtards. Le poulailler du voisin. Parfois même une cible plus éloignée. Le fil barbelé entre les deux bandes de terre à côté de notre maison. La lucarne des toilettes des voisins. Occasionnellement, une cible de chair et de sang. Notre père. Le chien. L’inconvénient des cibles de chair et de sang, c’est qu’elles bougent, ce qui pouvait devenir problématique, surtout avec le chien. Celui qui sifflait le mieux à l’oreille du chien avait gagné. Non parce qu’il parvenait jusqu’à la cible, mais parce que la cible parvenait jusqu’à lui.
Gerson choisissait toujours les cibles les plus difficiles, des cibles qui vous obligeaient à marcher loin, à négocier des virages, à surmonter des obstacles. Les poutres au-dessus du fossé ou la clôture électrique. Des buissons. Des tombes. Et pas n’importe quelles tombes, des tombes bien précises, si bien que du bout des doigts vous deviez tâcher de déchiffrer le nom indiqué par Gerson. Gerson venait souvent dans ce petit cimetière situé presque en face de notre maison sur une butte en plein champ. Un cimetière vieux comme le monde, où l’on ne plaçait que très rarement de nouvelles pierres. Gerson connaissait par cœur toutes ces tombes, il pouvait se les représenter les yeux fermés. Pas nous. S’il avait choisi une tombe pour cible, il nous fallait lire l’inscription du bout des doigts, et ce n’était pas facile.
« Trois… deux… un… partez ! », disait Klaas, toujours très lentement.
À trois, nous fermions déjà les yeux. À deux et un, nous essayions de nous fabriquer mentalement une photo de la maison et des alentours. Mais Klaas avait beau décompter lentement, nous n’avions jamais assez de temps pour bien développer la photo. Il restait toujours quelques taches grises et floues dessus. Et ces taches étaient les endroits que nous aurions ensuite du mal à retrouver à l’aveugle. Sur le « partez ! », nous détachions nos mains du tronc. Les premiers pas prudents s’accompagnaient à tous les coups d’une collision. De fait, nous avancions tous trois vers la même cible. Mais passé les premiers pas, nos chemins se séparaient. Nos photos mentales étaient différentes et nous prenions d’autres directions. Nous essayions de marcher sans bruit. Rien ne devait distraire notre attention et rien ne devait révéler aux autres notre propre position.
Quand il n’y avait pas de vent, il régnait un énorme silence. Plus nous essayions de percevoir les pas des autres, plus nos oreilles bourdonnaient. Quand il y avait du vent, en revanche, la bourrasque s’engouffrait à travers les arbres avec la force d’un ouragan. De quel arbre provenait quel bruit ? Ce frémissement crépitant, c’était le peuplier solitaire à côté de la remise à vélos. Le chuchotis aigu et bref, ce devait être la petite rangée de saules étêtés, au bord du fossé longeant la maison. Le sifflement maigrelet, presque grésillant, provenait du cèdre dans le jardin de derrière. Le vent nous orientait, nous apprenions à reconnaître le bruit des arbres.

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(4) Couleur

Déjà lu du même auteur :
la_haut_tout_est_calme Là-haut, tout est calme

Une fille au manteau bleu – Monica Hesse

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Gallimard Jeunesse – octobre 2016 – 349 pages

Gallimard Jeunesse – février 2019 – 368 pages

traduit de l’anglais par Anne Krief

Titre original : Girl in the Blue Coat, 2015

Quatrième de couverture :
« La jeune fille qui a disparu est juive. Il faut que tu la retrouves avant les nazis. »
Amsterdam, 1943. Hanneke sillonne à vélo les rues de la ville afin de se procurer au marché noir des marchandises qu’on lui commande. Ses parents ignorent tout de ses activités clandestines. Un jour, l’une de ses clients lui fait une requête particulière. Il s’agit de retrouver une jeune fille qu’elle cachait chez elle et qui a disparu. Elle s’appelle Mijam Roodvelt. Elle est juive.Un écho vibrant au «Journal d’Anne Frank». Monica Hesse, journaliste au «Washington Post», retrace de façon saisissante la vie, ordinaire et extraordinaire, des jeunes d’Amsterdam sous l’occupation.

Auteur : Monica Hesse est journaliste au Washington Post. En 2015, elle publie « Une fille au manteau bleu » (Girl in the Blue Coat). Elle vit à Washington avec son mari.

Mon avis : (lu en avril 2019)
A travers cette histoire, le lecteur découvre l’histoire des Pays-Bas sous l’occupation. En 1943, à Amsterdam, alors qu’Anne Frank, cachée dans un grenier, rédige son fameux Journal, Hanneke travaille dans un magasin de pompes funèbres. Pour faire vivre sa famille, avec la complicité de son employeur, elle fait du marché noir en utilisant les tickets de rationnement trouvés sur les morts. Hanneke est ingénieuse et débrouillarde, elle se joue du danger pour contenter ses clients… Un jour, l’une d’elle, lui demande un service, retrouver Mirjam Roodvelt, une juive de 15 ans qui se cachait chez elle, et qui a disparu. Comme seul indice, Mirjam portait un manteau bleu… Hanneke hésite mais touchée par la détresse de sa cliente, elle décide de se renseigner. Elle va croiser la route d’Ollie, le frère de Bas, son amoureux mort à la guerre quelques mois plus tôt. Ce dernier est engagé dans un mouvement étudiant de résistance et Hanneke découvre avec stupeur la réalité des traitements subis par les juifs à cette époque aux Pays-Bas…

Ce livre, très documenté, est émouvant et captivant, il raconte une histoire profondément humaine où il est question d’amitié et de solidarité durant l’occupation allemande.

Extrait : (début du livre)
Un jour, longtemps avant la mort de Bas, nous avons fait semblant de nous disputer pour savoir qui de nous deux était tombé amoureux le premier. « C’est ta faute, m’a-t-il dit, parce que tu es adorable. » Je lui ai répondu qu’il se trompait. Que c’était un peu facile de m’accuser. C’était même irresponsable.
Je me rappelle toute cette conversation. Ça se passait chez ses parents, dans le salon, et nous étions réunis autour du nouveau poste de radio familial pendant que je lui posais des questions sur un devoir de géométrie qui ne nous intéressait ni l’un ni l’autre. L’Américaine Judy Garland chantait You Made Me Love You. C’est comme ça que la discussion avait commencé. Bas a dit que c’était moi la responsable s’il m’aimait. Je me suis moquée de lui parce que je ne voulais pas qu’il sache combien mon cœur s’emballait en l’entendant prononcer les mots « aimer » et « toi » dans la même phrase.
Et puis il a dit que c’était aussi ma faute s’il avait envie de m’embrasser. Après quoi je lui ai dit que c’était sa faute si je le laissais faire. Là-dessus, son frère aîné est entré dans la pièce et nous a dit que c’était notre faute si notre discussion lui donnait mal au cœur.
Ce n’est que bien plus tard ce même jour, en rentrant à la maison – à l’époque où je pouvais encore rentrer à la maison sans m’inquiéter d’être contrôlée par les soldats ou de rater l’heure du couvre-feu ou d’être arrêtée – que j’ai réalisé que je ne le lui avais pas dit en retour. La première fois qu’il m’avait dit qu’il m’aimait, j’avais oublié de le lui dire aussi.
J’aurais dû. Si j’avais su ce qui allait arriver et ce que j’allais découvrir sur l’amour et la guerre, je me serais arrangée pour le lui dire à ce moment-là.
C’est bien ma faute.

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Les Aventures De Blake Et Mortimer Tome 25 – La Vallée Des Immortels, tome 1 : Menace Sur Hong Kong – Yves Sente, Teun Berserik et Peter Van Dongen

Lu dans le cadre de La BD fait son festival 2019 en partenariat avec Rakuten

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Quatrième de couverture :
Alors que les forces alliées viennent de mettre fin à la Troisième Guerre mondiale en anéantissant la capitale du dictateur Basam-Damdu, l’Angleterre s’apprête à affronter un nouveau danger. Les communistes chinois de Mao profitent du chaos engendré par les guerres précédentes pour repousser les nationalistes de Chang-Kaï-Shek hors du pays et s’approchent dangereusement de Hong-Kong…

Auteurs : Yves Sente est né à Uccle dans la banlieue de Bruxelles. Scénariste de séries de bande dessinée à succès et pilier du groupe Médias Participations, il enchaine les reprises comme Blake et Mortimer, Thorgal et bientôt XIII, tout en réalisant des projets plus personnels comme le Janitor dont le T.3 est paru cet hiver ou la Vengeance du Comte Skarbek dont une intégrale est parue en décembre. Bercé dans sa jeunesse par les classiques de la bd franco-belge, Yves Sente suit des études de gestion et de droit à Bruxelles, Louvain-la-Neuve et Chicago. Diplômé, il entre aux éditions du Lombard où il devient rédacteur en chef de plusieurs magazines en 1991, intègre le comité de direction en 1992 et est nommé directeur éditorial en 1993. Il lance notamment les collections Signé, Troisième Vague, Troisième degré, Polyptyque, Petits Délires et Portail que l’éditeur décide aujourd’hui d’arrêter pour se concentrer sur la marque principale. En 2008, il abandonne ce poste pour prendre le titre moins absorbant de directeur littéraire. Depuis 1999, il s’est aventuré dans le métier de scénariste BD.
Né dans une famille d’artistes aux Pays-Bas, Teun Berserik a mis du temps à se tourner vers le monde artistique à son tour. En effet, ce n’est qu’après avoir tenu durant douze ans un garage spécialisé en voitures des années pré-1940 que la muse du dessin a enfin frappé à sa porte. Outre des illustrations de manuels scolaires de multiples disciplines (biologie, histoire, …) et des travaux de publicité et de dessins animés, Teun Berserik réalise également des bandes dessinées (parfois didactiques) pour enfants et pour ado-adultes. Son roman graphique éponyme consacré aux premières années de Vincent van Gogh (parution en 2012) remporte en 2013 le Prix du Meilleur Roman Graphique, remis par Het Stripschap (Association de bande dessinée aux Pays-Bas). Depuis 2000, il s’adonne à la peinture et a pris part à plusieurs expositions. Il réalise par ailleurs des peintures murales, l’une des plus grandes, mesurant 4,5 x 24m, est exposée au Musée de la Guerre d’Overloon (Pays-Bas).
Peter Van Dongen est né à Amsterdam d’un père hollandais et d’une mère indonésienne. Enfant, celle-ci a vécu la guerre d’indépendance de l’Indonésie (elle fut notamment traumatisée par le bombardement du port de Makassar) et ce sont ses souvenirs qui ont donné à son fils l’idée d’un roman graphique sur le conflit. Après trois années de recherche préalable, l’auteur a mis quatre an à concevoir cet album, sorti aux Pays-Bas en 1998,  la suite intitulée Rampokan : Célèbes en 2005. Avant Rampokan : Java, Peter Van Dongen avait publié Muizentheater (Le théâtre des souris) en 1991.

Mon avis : (lu en mars 2019)
Lorsque j’ai accepté de participer à l’opération « La BD fait son festival 2019 » en partenariat avec Rakuten et que j’ai fait ma liste des 3 BD que je souhaitais découvrir, rien n’indiquait que la BD Blake et Mortimer était le tome 1 d’un diptyque… Donc avant même le début de ma lecture, j’étais frustrée de savoir que je n’aurai pas la fin de cette histoire…

Résumé de l’éditeur : « À Lhassa, le palais impérial du dictateur Basam-Damdu est anéanti par une escadrille d’Espadons, et le monde, soulagé, fête la fin de la troisième guerre mondiale. Pendant que, dans la Chine voisine, les communistes de Mao affrontent les nationalistes de Chiang Kai-shek, le Seigneur de la guerre Xi-Li cherche à mettre la main sur un manuscrit qui lui permettra d’asseoir son pouvoir sur l’Empire du Milieu. Face aux menaces qui planent sur la région, le capitaine Francis Blake est chargé d’organiser la défense de la colonie britannique de Hong Kong. De son côté, à Londres, le professeur Philip Mortimer est amené à s’intéresser de près à une curiosité archéologique chinoise suscitant appétits et convoitises. Au même moment, le fameux colonel Olrik, ancien conseiller militaire déchu de Basam-Damdu, profite du chaos ambiant pour monnayer ses services auprès du général Xi-Li afin d’assouvir sa soif de vengeance…  » 

Un album qui commence exactement lorsque Le Secret de l’Espadon se termine. L ‘action se passe entre la Chine, Taiwan, Hong Kong et Londres c’est une plongée dans l’univers chinois des années 50. L’intrigue mêle de l’histoire, de l’archéologie, de l’action et de la science-fiction…
J’ai trouvé l’histoire difficile à suivre, trop complexe, avec des longueurs et le texte trop bavard, je me suis ennuyée et lassée. Par contre, le dessin du duo Teun Berserik et Peter Van Dongen est vraiment réussi, très proche de l’esprit de Jacobs, avec de la fluidité, de la minutie et beaucoup de détails.
La suite, le tome 2 de La Vallée des Immortels, est prévu pour novembre 2019.

Merci Rakuten pour ce partenariat.

Extrait :

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