Soixante printemps en hiver – Aimée de Jongh, Ingrid Chabbert

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Quatrième de couverture :
Le jour de son 60e anniversaire, Josy refuse de souffler les bougies de son gâteau. Sa valise est prête. Elle a pris une décision : celle de quitter mari et maison pour reconquérir sa liberté en partant avec son vieux van VW ! Sa famille, d’abord sous le choc, n’aura dès lors de cesse de la culpabiliser face à ce choix que tous considèrent égoïste. Josy va heureusement tenir bon, trouvant dans le CVL (« Club des Vilaines Libérées ») des amies au destin analogue et confrontées à la même incompréhension sociétale… Mais cela suffira-t-il pour qu’elle assume sa soif d’un nouveau départ ?

Auteures : Aimée de Jongh (1988) a publié sa première bande dessinée « Aimée TV » à l’âge de 18 ans. Elle a été découverte par plusieurs maisons d’édition et de presse, pour lesquelles elle travaille aujourd’hui encore. Aimée a suivi sa formation en film d’animation dans les écoles de Beaux Arts de Rotterdam et de Gand. Entre-temps, elle a signé une bonne dizaine de séries de bandes dessinées et a collaboré sur cinq films d’animation. Sa série bd quotidienne Snippers (Coloc’ en français) paraît dans un journal hollandais et dans un journal suisse ; en Belgique, ce sont surtout ses bandes dessinées pour jeunes enfants, comme Kito & Boris et Slimme Pim qui l’ont fait connaître.  En 2014, Aimée s’est attelée à son premier roman graphique, dont elle signe aussi le scénario : Le retour de la bondrée (titre original : De terugkeer van de wespendief). Cet album lui a valu de percer à l’international. Cette bande dessinée a été très bien accueillie et a remporté le prestigieux Prix Saint-Michel pour le meilleur album de bande dessinée de 2014-2015. Le livre sera publié en français par Dargaud et par la suite porté à l’écran en 2016. En 2018, elle collabore avec Zidrou au scénario et publie un deuxième roman graphique chez Dargaud, L’obsolescence programmée de nos sentiments. En 2020, elle publie un nouveau roman graphique en solo chez Dargaud, Jours de sable, qui est salué par la critique et qui remporte notamment le Prix des Libraires de BD.
Ingrid Chabbert est une auteure d’ouvrages pour la jeunesse et scénariste de BD. Elle écrit depuis qu’elle est enfant mais c’est seulement en 2010 qu’elle publie son premier album jeunesse, « La fête des deux mamans ». Aujourd’hui, elle est l’auteure de plus de 50 albums. Ingrid a été l’une des fondatrices (avec sa compagne) des Petits pas de Ioannis, une maison d’édition jeunesse (2010-2013). Elle vit aujourd’hui à Carcassonne.

Mon avis : (lu en juin 2022)
C’est le jour de ses 60 ans et Josy a décidé de partir. Sa valise est faite, tout est prêt pour quitter son mari et sa maison et partir libre avec le vieux combi Volkswagen. A l’occasion de son anniversaire, sa fille, son fils, leurs conjoints et ses petits-enfants sont venus déjeuner pour la fêter… L’annonce de son départ au moment du dessert est un choc pour tous…
Elle n’a rien de particulier à reprocher à son mari sauf l’usure du temps après 35 ans de mariage. Elle ressent seulement l’urgence de retrouver de la liberté.
Pour son premier soir et pour faire le point, Josy s ‘installe sur un parking où se trouve la caravane où vit Camélia avec son bébé, car elle a fuit un mari violent. Quelques temps plus tard, Josy va faire la rencontre des filles du CVL (le Club des Vilaines Libérées) où elle fera connaissance de Christine… En parallèle l’attitude très égoïste de ses enfants est pesante avec sans cesse leurs appels téléphoniques culpabilisants. Ils ne cherchent à aucun moment à comprendre leur mère.
Le dessin de cette bande dessinée est expressif, les couleurs pastel, harmonieuses et douces sont en accord avec le ressenti de Josy, personnage très attachant tout comme Camélia et Christine.
Voilà une bande dessinée pleine de tendresse et de belles émotions.

Extrait : (début de la BD)

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81d5Lfp0ZrL Jours de sable – Aimée de Jongh

Petit bac 2022
(4) Chiffre

Nowhere girl – Magali Le Huche

91I+79Mo7BL Dargaud – mars 2021 – 120 pages

Quatrième de couverture :
Magali a 11 ans. Elle aime les Beatles, dans la catégorie « passionnément » ou « à la folie ». Ce qu’elle aime moins, c’est l’école, surtout depuis qu’elle est au collège. Elle qui pensait être une élève comme les autres éprouve soudainement une peur panique à l’idée d’aller au collège. Telle une « Alice au pays des merveilles », elle se réfugie alors dans l’univers parallèle des Beatles nourri de leur musique et de couleurs éclatantes. Une bande dessinée autobiographique, sensible et drôle, en dépit de la gravité du sujet, la phobie scolaire.

Autrice : Magali Le Huche est née en Région parisienne en 1979. Elle passe cinq ans aux Arts décoratifs de Strasbourg, dont trois années dans l’atelier d’illustration. Elle sort de l’école en 2004 et retourne à Paris avec, sous le bras, « Les Sirènes de Belpêchao » (2005) et « Bertille Bonnepoire » (2006), ses deux premiers albums pour les enfants. Depuis, elle travaille régulièrement, comme auteure et comme illustratrice, pour la presse et l’édition jeunesse. « À la recherche du nouveau père » (2015) est sa deuxième bande dessinée en duo avec Gwendoline Raisson. Avec « Nowhere Girl » (2021), Magali signe une bande dessinée autobiographique, sensible et drôle, en dépit de la gravité du sujet, la phobie scolaire.

Mon avis : (lu en mars 2022)
Paris, durant les années 90, Magali entre en sixième, elle est à la fois contente et pleine de bonnes résolutions. Mais très rapidement, cette première année de collège ne se passe pas comme elle l’espérait. Certains professeurs terrorisent les élèves, Magali ne trouve pas de solidarité avec ses camarades de classe… Et au fil des jours, elle va en cours avec la boule au ventre, puis l’angoisse l’envahie à s’en rendre malade physiquement avec des vomissements et des évanouissements. Le diagnostic tombe : phobie scolaire. Magali finit par quitter son collège et poursuit sa scolarité à distance, en étant inscrite au Cned.
En parallèle, Magali découvre les Beatles et se réfugie dans leur musique, elle devient intarissable sur le sujet…
Voilà une BD très intéressante, sincère, lumineuse et pleine d’humour sur le sujet sérieux qu’est la phobie scolaire dont l’auteure a été victime lors de sa pré-adolescence. Elle a su passer le cap grâce à l’écoute de ses parents,  à sa passion pour la musique des Beatles et le dessin qui lui a permis d’exprimer son mal-être..

Extrait : (début du livre)

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Petit bac 2022(4) Art (chanson)

Le gosse – Véronique Olmi

81+CS1H3CCL Albin Michel – janvier 2022 – 304 pages

Quatrième de couverture :
Joseph vit heureux entre sa mère, plumassière, sa grand-mère qui perd gentiment la boule, les copains du foot et les gens du faubourg. Mais la vie va se charger de faire voler en éclat son innocence et sa joie. De la Petite Roquette à la colonie pénitentiaire de Mettray – là même où Jean Genet fut enfermé -, l’enfance de Joseph sera une enfance saccagée. Mais il faut bienheureusement compter avec la résilience et l’espoir.
Véronique Olmi renoue avec les trajectoires bouleversées, et accompagne, dotée de l’empathie qui la caractérise, la vie malmenée d’un Titi à l’aube de ce siècle qui se voulait meilleur.

Auteur : Véronique Olmi est née à Nice et vit à Paris. Comédienne, romancière et dramaturge, elle est notamment l’autrice de Bords de mer et Cet été-là… Son treizième roman, Bakhita, a connu un succès retentissant en France comme à l’étranger.

Mon avis : (lu en mars 2022)
Joseph est né dans un Paris fragile, juste après la Première Guerre Mondial, il est le fils d’un soldat emporté par la grippe espagnole et de Colette, une plumassière. Joseph a maintenant 7 ans, sa mère fréquente Augustin, jeune serveur, qui part faire son service militaire. Tombée enceinte et sans nouvelle du jeune homme, clandestinement elle se fait avorter et meurt d’une hémorragie. Pendant quelques temps, Joseph reste dans son quartier avec sa grand-mère Florentine. Mais celle-ci est atteinte de démence sénile et doit bientôt être envoyée à l’hospice, laissant Joseph orphelin et seul. Il est donc pris en charge par la « Protection de l’enfance »… Et sa vie devient un enfer.
A 8 ans, Joseph est d’abord envoyé à la campagne, placé dans une ferme près d’Abbeville. Puis, pendant quelques temps, il est de retour à Paris, à la Petite Roquette, une prison pour femmes et enfants et plus tard ce sera un long séjour à la colonie pénitentiaire de Mettray en Indre-et-Loire. Avant d’être pupille de l’État, Joseph était bon à l’école, d’année en année, il va désapprendre à lire et à écrire. Ces seules lueurs d’espoir seront ma musique et Aimé, un colon qu’il croisera plusieurs fois et dont une complicité et une confiance mutuelles se créeront.
Une lecture émotionnellement difficile mais tellement nécessaire…

Pour en savoir encore plus sur ce livre : Rencontre avec Véronique Olmi en librairie

Seul le silence – Fabrice Colin, Richard Guérineau, RJ Ellory

7144HFgv3YL Philéas – octobre 2021 – 104 pages

Quatrième de couverture :
Joseph Vaughan, devenu écrivain à succès, revient sur des événements qui ont bouleversé son enfance et qui vont le hanter, le poursuivre toute sa vie d’adulte : des meurtres de jeunes filles perpétrés sur plusieurs décennies, dont il a été le témoin involontaire.
Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps horriblement mutilé d’une fillette assassinée. La première victime d’une longue série qui laissera longtemps la police impuissante. Des années plus tard, lorsque l’affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s’installer à New York pour oublier les séquelles de cette histoire qui l’a touché de trop près. Lorsqu’il comprend que le tueur est toujours à l’œuvre, il n’a d’autre solution pour échapper à ses démons, alors que les cadavres d’enfants se multiplient, que de reprendre une enquête qui le hante afin de démasquer le vrai coupable…
Joseph Vaughan, devenu écrivain à succès, tient en joue le tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans.
Plus encore qu’un récit de serial killer à la mécanique parfaite et au suspense constant, Seul le silence a marqué une date dans l’histoire du thriller. Avec ce roman crépusculaire à la noirceur absolue, sans concession aucune, R. J. Ellory révèle la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.

Auteurs : R.J. Ellory est né en 1965. Après avoir connu l’orphelinat et la prison, il devient guitariste dans un groupe de rock, avant de se tourner vers la photographie. Seul le silence est son premier roman publié en France.
Fabrice Colin : Quatre fois lauréat du Grand prix de l’Imaginaire, Fabrice Colin s’est d’abord fait connaître par ses textes relevant des littératures de l’imaginaire, fantasy et science-fiction, avant de se tourner vers le polar et la littérature générale.
Il est l’auteur de nombreux romans pour adultes, pour la jeunesse, nouvelles et scénarios de BD, ainsi que de dramatiques radiophoniques pour Radio France.
Il collabore au Canard enchaîné et au Nouveau Magazine littéraire.
Richard Guérineau rencontre Eric Corbeyran en 1991 : le duo crée, en 1994, L’As de Pique, puis, en 1997, Le Chant des Stryges. Pour cette série, il adapte son style graphique : son trait nerveux et ses cadrages serrés servent brillamment ce récit mené tambour battant. En 2008, il s’associe avec Henri Meunier pour le western Après la nuit, puis en 2010 sur le deuxième tome de la série Le Casse, Le Troisième jour. En 2012, il réalise un opus de la série XIII Mystery  avec Fabien Nury. Il enchaine l’adaptation du roman de Jean Teulé, Charly 9, où il est à la fois scénariste, dessinateur et coloriste, suivi de Henriquet, l’homme reine, puis Croke Park qui aborde la lutte sans merci que se livrent espions anglais et révolutionnaires irlandais à Dublin, dans les années de guerre civile irlandaise.

Mon avis : (lu en janvier 2022)
Cette BD est une adaptation très réussie du thriller « Seul le silence de RJ Ellory ».
C’est l’histoire de la vie de Joseph Vaughan, il perd son père à l’âge de 12 ans, il est donc élevé seul par sa mère à Augusta Falls, une petite ville de Géorgie. Son institutrice, Alexandra Webber, décèle chez lui le potentiel d’un futur écrivain. Tout bascule le jour où une petite fille est sauvagement assassinée. C’est la première victime d’une série de meurtres de petites filles. Avec ses copains, Joseph crée le groupe des Anges gardiens, ils se promettent de toujours veiller sur leurs petites voisines. Mais les meurtres continuent à se perpétuer.

Des années plus tard, Joseph est devenu écrivain et il vit à New York, il va malheureusement croiser à nouveau la route de l’assassin. Il va vouloir alors venger les petites filles qu’il n’a pas su protéger et retrouver cet assassin insaisissable depuis trente ans…
Tout est dans l’ambiance et l’atmosphère de cette histoire, et le dessin met en valeur l’Amérique rurale, mais également New York.
L’intrigue efficace nous incite à garder le livre en mains et l’on découvre seulement à la fin qui est ce terrible meurtrier. L’essentiel n’est pas l’intrigue policière, mais l’histoire de Joseph, ce jeune héros, écrivain en devenir, meurtri par la vie et bouleversé par les morts de ces petites filles. Aussi bien enfant qu’adulte, Joseph est terriblement attachant.
Avec cette bande dessinée, j’ai aimé me souvenir de la très belle découverte de ce grand roman.

Extrait : (début de la BD)

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Sur l’autre rive – Emmanuel Grand

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Albin Michel – mars 2021 – 528 pages

Livre de Poche – avril 2022 – 512 pages (à paraître)

Quatrième de couverture :
Saint-Nazaire, ses chantiers navals, une forêt de silos et de grues, les marais et l’océan à perte de vue, un pont entre deux rives.
Pour Franck Rivière, 21 ans, jeune espoir du football local, des rêves plein la tête, c’est aussi la fin du voyage : une chute de 68 mètres et son corps glacé repêché au petit matin.
Tandis que le capitaine Marc Ferré doute de ce suicide, Julia, la sœur de Franck, brillante avocate « montée » à Paris, se heurte aux vérités d’une ville qui cache mal sa misère, ses magouilles et son pouvoir secret : que le bizness paie peut-être plus que le ballon rond, que Saint-Nazaire ne l’a jamais quittée, et qu’on n’enterre pas aussi facilement un amour d’adolescence.
Roman d’atmosphère, peinture sociale saisissante d’une région déchirée, Sur l’autre rive est un récit aussi noir que sensible où se déploient la puissance romanesque et le style percutant d’Emmanuel Grand, l’auteur de Terminus Belz et des Salauds devront payer.

Auteur : Emmanuel Grand, a passé son enfance en Vendée et vit aujourd’hui en région parisienne. Il est l’auteur de trois polars très remarqués : Terminus Belz (prix PolarLens, Tenebris et prix du polar SNCF), Les salauds devront payer (prix Interpol’Art 2016) et Kisanga qui a reçu le Prix Landerneau Polar 2018. 

Mon avis : (lu en mars 2022)
Ce roman policier se déroule dans la région de Saint-Nazaire. Franck Rivière, 21 ans, est un espoir du football local. Il est retrouvé au petit matin, sur la rive de la Loire après une chute de 68 mètres depuis le pont de Saint-Nazaire. Un suicide ? Tout l’indique, mais le capitaine Marc Ferré a comme une intuition que ce n’est pas un suicide… Sa sœur, Julia, brillante avocate partie faire carrière à Paris, revient au pays avertie de la mort de son frère. Elle est également convaincue que Franck n’a pas mis fin à ses jours et va également chercher à comprendre.
La construction du livre est assez spéciale puisque l’on commence par le drame et le début de l’enquête, puis l’auteur renvoie le lecteur un an avant, puis retour au présent, puis nouveau flashback un mois auparavant avant la conclusion.
L’intrigue est bien construite, les personnages sont attachants et les deux rives du pont sont parfaitement décrites. Il est question d’appât du gain, de petites magouilles et d’amours contrariés…
J’y ai trouvé quelques longueurs, en particulier le fait que Marc et Julia étaient camarades de lycée, n’apporte rien de plus à ce roman noir.

J’ai beaucoup aimé la description de la traversée du pont en voiture du point de vue du capitaine Marc Ferré, étant sujet au vertige. Les sensations y sont !

Extrait : (début du livre)
Agrippé à la rambarde, Franck embrassait la ville entière d’un seul coup d’œil. En contrebas, il apercevait les alvéoles des chantiers tandis qu’au loin, de longues traînées phosphorescentes couraient jusqu’au bout de la rade. Un peu plus à droite, au milieu d’une forêt d’étincelles dans la nuit noire, il devinait la soucoupe et la route bleue qui filait vers la côte. Qu’elle était belle, cette cité laborieuse, hérissée de silos, d’entrepôts, de grues, de quatre-voies éclairées comme en plein jour. Tous ces points lumineux, ces maisons éclairées, ces voitures, ces lampadaires de rue, réduits comme des têtes d’épingle, agglutinés en grappes ou disséminés au hasard, abritant chacun un échantillon de vie nocturne, une famille, un quartier, quelques cœurs battants ou endormis. Telle une sentinelle dans les ténèbres, sa ville ne dormait jamais que d’un œil, toujours vigilante dans sa lutte contre l’océan, toujours alerte dans ce combat au corps à corps qui la recouvrait en permanence d’une mince pellicule de bave grasse et salée, un combat qui semblait encore plus terrible de nuit quand les lumières de la ville étaient prises entre les mâchoires sombres de l’immensité.
D’où il se trouvait, toute la baie semblait à portée de main, depuis les darses jusqu’au bout de la plage et au marais de Brière qu’on devinait à l’ouest perdu dans l’ombre. Il lui aurait presque suffi d’allonger le bras pour ramasser une pleine poignée de lucioles. Il y aurait trouvé des gamins recroquevillés comme des bigorneaux, des vieillards aux yeux ouverts, des travailleurs exténués, des poivrots hagards, des amoureux emmêlés… Toute cette vie sommeillante, si proche et si lointaine, insaisissable du fait de cette obscurité qui s’interposait. Le gouffre sous ses pieds. Le vent glacé sifflant entre les lames d’acier.
Franck était au bout de ses forces, frappé de convulsions qui refluaient depuis ses jambes jusqu’à la racine de ses cheveux. Il grelottait des épaules et avait des fourmis dans les bras. Le peu d’énergie qui lui restait était concentré dans ses deux mains, livides tant elles étaient serrées. Son souffle était court et son pouls battait à toute allure. La brise mouillait le coin de ses yeux. Il ne réalisait pas ce qui était en train d’arriver. Trop d’images défilaient dans sa tête.

Déjà lu du même auteur :

9782367622897-001-X Les salauds devront payer

Petit bac 2022
(3) Lieu

Le droit du sol – Étienne Davodeau

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Quatrième de couverture :
En juin 2019, Étienne Davodeau entreprend, à pied et sac au dos, un périple de 800km, entre la grotte de Pech Merle et Bure. Des peintures rupestres, trésors de l’humanité encore protégés aux déchets nucléaires enfouis dans le sous-sol, malheur annoncé pour les espèces vivantes. Étienne Davodeau, sapiens parmi les sapiens, interroge notre rapport au sol. Marcheur-observateur, il lance l’alerte d’un vertige collectif imminent et invite à un voyage dans le temps et dans l’espace.De quelle planète les générations futures hériteront-elles ? Qu’allons-nous laisser à celles et ceux qui naîtront après nous ? Comment les alerter de ce terrible et réel danger pour leur survie ? Il est de notre responsabilité collective d’avancer sur les questions énergétiques pour protéger la « peau du monde ». Dans cette marche à travers la France, il est parfois accompagné d’amis, de sa compagne, mais aussi de spécialistes, qu’il convoque sur ces sentiers pour qu’ils nous racontent l’histoire unique du sol de notre planète, ou encore celle du nucléaire et de ses déchets, dangereux pendant plusieurs centaines de milliers d’années. À la marge du témoignage et du journalisme augmenté, le Droit du sol marque le grand retour d’Étienne Davodeau à la bande dessinée de reportage.

Auteur : Étienne Davodeau est né en 1965 et vit en Anjou. En 1985, après des études d’arts plastiques à Rennes, et la création du studio BD Psurde, il publie la trilogie Les Amis de Saltiel, puis Le Constat. Puis Quelques Jours avec un menteur, Le Réflexe de survie, et trois polars : La Gloire d’Albert, Anticyclone et Ceux qui t’aiment. En 2001 il réalise Rural !, véritable reportage, où il confirme son choix — peu fréquent en bande dessinée — d’inscrire le monde réel au cœur de son travail. Il s’intéresse aussi à la bande dessinée pour enfants (il scénarise Les Aventures de Max & Zoé, dessin de Joub). Il réalise, avec David Prudhomme au dessin, l’adaptation en bande dessinée de l’unique et méconnu roman de Georges Brassens, La Tour des miracles. Après avoir publié Chute de vélo (Prix des libraires spécialisés 2005), il revient au reportage-documentaire avec Les Mauvaises Gens, qui reçoit le Grand prix 2005 de la critique, le Prix France Info, puis à Angoulême le Prix du Scénario et le Prix du Public. Enfin, avec Kris, il met en images dans Un homme est mort les manifestations ouvrières à Brest en 1950, qui obtient le Prix France Info. 2011, parution des Ignorants. Grand prix de la ville de Saint-Denis, festival Cyclone BD de l’Île de la Réunion. 2013, Grand Boum, festival BD Boum de Blois. 2014, Lulu femme nue est adapté au cinéma par Solveig Anspach, avec Karine Viard dans le rôle titre. 2015, Grand prix du jury Diagonale-Le Soir pour l’ensemble de son œuvre.

Mon avis : (lu en mars 2022)
Cette BD est le journal de la randonnée de 800 km qu’Étienne Davodeau a effectué en juin 2019 entre Pech Merle dans le Lot et Bure dans la Meuse. Depuis une grotte où les hommes du paléolithique nous ont laissé les chefs-d’œuvre de l’art rupestre, jusqu’au lieu où les hommes d’aujourd’hui ont décidé de construire un « Laboratoire de Recherche Souterrain » pour y enfouir des déchets nucléaires… Sac sur le dos, sans oublier son carnet de croquis, Étienne Davodeau entraîne le lecteur avec lui durant son long périple sur les sentiers de randonnées. Tout en racontant son quotidien de marcheur, les paysages rencontrés, ses diverses sensations durant les journées, les nuits, au gré de la météo changeante, il invite avec lui des témoins particuliers historiens, chercheurs, militants qu’il a interviewé avant ou après sa marche… Il prend le parti de la Terre et avec cette BD, il veut nous faire prendre conscience que nous jouons notre avenir en protégeant notre sol et nos territoires.
Un roman graphique passionnant à découvrir aussi bien pour le côté documentaire que pour la belle randonnée qu’il nous fait faire.

Pour en savoir plus sur Bure : Cent mille ans – Pierre Bonneau, Gaspard D’Allens et Cécile Guillard

Extrait :

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Déjà lu du même auteur :

lulu_femme_nue_tome1  Lulu Femme Nue : 1er livre lulu_femme_nue_tome2 Lulu Femme Nue : 2ème livre
rural Rural ! Chronique d’une collision politique
chute_de_velo Chute de vélo  un_homme_est_mort Un homme est mort
les_mauvaises_gens Les Mauvaises gens Quelques_Jours_Avec_Un_Menteur 
Quelques jours avec un menteur

les_ignorants Les ignorants 93767685 Le chien qui louche 

116346808 Le Réflexe de survie 51kdlYcRPgL La gloire d’Albert

cd4371b931af1875182e99e4c49fb512 Anticyclone 116631554 Ceux qui t’aiment


Les grands cerfs – Gaétan Nocq

51R1W-HYwrL Daniel Maghen – septembre 2021 – 223 pages

Quatrième de couverture :
C’est dans les montagnes des Vosges, dans une ancienne métairie au cœur de la forêt, que Pamina a choisi de vivre isolée du monde avec son compagnon Nils. Elle se sait entourée par un clan de cerfs dont elle ne perçoit que les traces. Jusqu’au jour où un inconnu, Léo, photographe animalier, construit une cabane d’affût et l’initie à l’observation des grands cerfs. Au fil des saisons, par tous les temps et souvent de nuit, Pamina guette l’apparition des cerfs. Elle apprend à les distinguer, les nommer et découvre aussi toute une vie sauvage. Au fil de cette initiation, elle va découvrir d’autres clans plus cruels –; les hommes qui gèrent la forêt et les chasseurs –; et s’engager dans le combat pour la préservation de la nature et de ses espèces sauvages.

Auteur : Gaétan NOCQ est dessinateur, peintre, carnettiste et auteur de romans graphiques. Il s’est formé à l’expérience du carnet de voyage et de reportage en France et à travers le monde. Cette démarche de dessin sur le vif, propre au carnet de voyage, alimente réciproquement son travail en atelier. Il s’engage dorénavant sur les chemins de la narration et donne au roman graphique une valeur de témoignage. Il a publié plusieurs romans graphiques : Soleil brûlant en Algérie (2016), Capitaine Tikhomiroff (2017), Le Rapport W (2019), dans lequel Gaétan Nocq, passionné d’Histoire, relate comme dans un reportage le parcours de Witold Pilecki alias Tomasz, infiltré dans le camp d’Auschwitz pour une mission de résistance. Cet album a reçu le prix de la meilleure BD historique 2019.

Mon avis : (lu en mars 2022)
Cette BD est une livre adaptation du roman du même nom de Claudie Hunziger. Elle nous entraîne dans les Vosges à la rencontre des grands cerfs. Pamina vit dans une maison au cœur de la forêt des Vosges où vivent des cerfs. Elle ne les voit jamais, car ils sont craintifs, mais elle entend leurs brames sonores. Un soir, alors que Pamina rejoint Nils, son compagnon, dans la métairie, dans la pénombre sur la route surgit un grand cerf, celui qu’on appelle Wow. Grâce à Léo, un photographe qui connaît bien la forêt, comment et où trouver les cerfs et comment se dissimuler pour les observer, Pamina va s’intéresser à eux. Ils vont construire une cabane d’affut. Et Pamina va y venir souvent et malgré la neige ou le givre, elle va apprendre à les guetter seule dans la nuit. Et lors de l’apparition des cerfs, son plaisir est tellement grand.
Cette BD est très belle, très intéressante et instructive. J’ai appris beaucoup de choses sur les cerfs, sur les rapports ambigus entre l’Office National des Forêts, les chasseurs et les écologistes défenseurs de la nature. Les paysages sont magnifiques quelque que soit la saison ou la météo.
Une très belle découverte.

Extrait :

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Petit bac 2022
(3) Animal

Cultivons-nous : Bien manger avec les paysans d’aujourd’hui – Édouard Bergeon

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Quatrième de couverture :
 » Fils et petit-fils de paysan, j’ai grandi dans une ferme. Vivant entre ville et campagne aujourd’hui, je veux œuvrer à réconcilier les mondes agricole et urbain autour de cette terre qui m’a tant donné.  »
Raconter la chaîne humaine qui relie la terre à notre assiette quotidienne.
Donner à rencontrer celles et ceux qui nous nourrissent.
En texte, en illustration, en photo, en BD.

Auteur : Édouard Bergeon est journaliste et réalisateur. Il est l’auteur du film Au nom de la terre avec Guillaume Canet (2019, 2 millions d’entrées) ; du documentaire Les Fils de la terre (2012) qui traite du suicide des agriculteurs. Il a été journaliste à France 3 Poitou-Charentes puis au
service Société de France 2, avant de créer sa propre chaîne digitale, CultivonsNous.fr, dédiée au monde paysan au sens large et à tous ceux qui nous nourrissent.
Il a grandi dans une ferme près de Poitiers où son père, agriculteur, s’est suicidé quand il avait 16 ans.

Mon avis : (lu en mars 2022)
Un livre que l’on ne lit pas linéairement mais dans lequel on pioche les articles qui peuvent nous intéresser. Il raconte ce qui relie l’agriculture à l’assiette du consommateur.
L’ouvrage est construit en trois grandes partie :
– Le lecteur redécouvre la France avec son agriculture et le monde paysan dans sa diversité, ses contraintes, ses envies et des solutions avec des témoignages très variés. Il est question d’aquaponie, de village potager, du combat d’une vie de Paul François, de la web-série Les Résistants née du 1er confinement, du Festival de Lussas (Ardèche), de planter des arbres avec les enfants…
– Puis c’est le passage de la Terre à l’assiette avec les circuits, les enjeux de l’alimentation et la découverte des initiatives et de ceux qui les portent. Il est question de cantines, de restaurants différents…
– Enfin, c’est la partie cahier pratique autour des quatre saisons et de onze produits.
Le printemps avec l’asperge, le poireau et la fève.
L’été avec la rhubarbe, l’artichaut et la framboise.
L’automne avec l’oseille, le haricot coco et le kiwi.
Et l’hiver avec le potiron et le céleri-rave.
Pour chaque produit, une fiche d’identité, une recette originale très détaillée, un conseil du chef sur le légume ou le fruit, une rubrique « Cultivez-le » pour ceux qui ont un jardin… et « Bien acheter » pour tous.
Les articles sont variés : présentation des chiffres clés, enquêtes illustrées, témoignages, interviews, photos, cartes, bandes dessinées…
Voilà 15 jours que je feuillète, j’explore ce beau livre et j’ai encore pleins de découvertes à y faire et toutes les recettes à tester !

Merci à Babelio et les éditions Les Arènes pour cette plongée dans la France paysanne, ses métiers, ses produits.

Extrait :

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Petit bac 2022
(3) Verbe

Les pantoufles – Luc-Michel Fouassier

Lu en partenariat avec Folio

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Folio – mars 2022 – 128 pages

L’arbre vengeur – septembre 2020 – 113 pages

Quatrième de couverture :
« Étonnamment, Justine ne fit aucune remarque concernant mes pantoufles. Elle se contenta de les regarder, avec, chaque fois, un air désolé. Elle estimait certainement que j’étais au fond du gouffre et devait se dire que ça allait de pair, cette paire, avec mon état mental du moment. »Un homme sort de chez lui en pantoufles en oubliant les clés à l’intérieur de son appartement. Contraint d’affronter une journée sans chaussures, il s’engage dans cette aventure à pas feutrés. Mais face à ses collègues de travail, à sa famille et même aux forces de l’ordre, chaussé de ses confortables charentaises, il provoque de surprenantes réactions d’hostilité ou d’engouement.Et le voilà lancé dans un combat contre la tyrannie du conformisme. Dans un monde trop pressé, il impose doucement sa si tranquille façon de marcher.

Auteur : Luc-Michet Fouassier est né en mai 1968, en région parisienne, non loin des pavés. Il a publié plusieurs recueils de nouvelles et romans aux éditions Quadrature et Luce Wilquin. Son dernier ouvrage a été préfacé par Jean-Philippe Toussaint.

Mon avis : (lu en mars 2022)
Distrait et pressé lorsqu’il sort de chez lui, le narrateur de ce court roman claque la porte en laissant ses clés à l’intérieur… et alors il s’aperçoit qu’il a oublié de mettre ses chaussures et qu’il est donc resté en pantoufles ! Étant déjà en retard, il n’hésite pas très longtemps et malgré tout il part travailler ainsi en costume et en charentaises. Les regards de ceux qui le remarquent sont surpris, amusés, choqués mais notre narrateur assume et à aucun moment il ne se laisse déstabiliser. Il va vite se rendre compte qu’avant cette mésaventure, il était plutôt transparent pour les autres et que depuis qu’il assume de vivre en pantoufles en toutes circonstances, il suscite de l’intérêt positif ou hostile…

Merci les éditions Folio pour cette lecture rapide, amusante, pleines de surprises !

#lucmichelfouassier  #lespantoufles

Extrait : (début du livre)
On regarde sa montre, on constate qu’on est déjà en retard, on cherche le parapluie pliable, on vérifie que le portefeuille se trouve bien dans la poche intérieure de la veste, on dégotte le parapluie posé à même la moquette du couloir, on remarque un vilain petit duvet de poussière sur le dessus du meuble Ikea, on se demande s’il en est de même pour tous les autres meubles, on se dit qu’il serait peut-être souhaitable de changer de femme de ménage, on claque la porte de l’appartement. Puis, ayant snobé l’ascenseur, à l’instant où l’on quitte la moquette du palier pour le carrelage de l’escalier, au bruit étouffé de ses pas, on se rend compte qu’on a oublié de chausser ses mocassins.
On fixe un instant les pantoufles.
On leur trouve un air un peu con, subitement, à ces deux pantoufles. On cherche en vain ses clefs dans la poche droite de la veste (leur place habituelle). On porte un ultime espoir sur la poche gauche. Là aussi, rien. Force est de constater qu’on a aussi oublié les clefs. On maudit alors la femme de ménage qui, par le fait  d’avoir délaissé le dessus du meuble à chaussures, a dérouté l’attention. On s’imagine en train de l’étrangler. On est en retard. On file comme ça.

Petit bac 2022
(3) Objet

La traversée du Louvre – David Prudhomme

81oVQiESGIL Futuropolis – juin 2012 – 80 pages

Quatrième de couverture :
Au Louvre, c’est 7 000 visiteurs et 35 000 œuvres qui se côtoient par jour, dans 210 000 m2, dont 60 000 m2 de galeries. 5 000 ans d’histoire de l’art, qui suscitent autant de comportements, de situations amusantes, touchantes ou tendres, que David Prudhomme croque avec légèreté et brio. C’est le regard humoristique d’un artiste sur l’Art.

Auteur : David Prudhomme est né en 1969. Alors qu’il est encore étudiant à la section bande dessinée de l’école d’Angoulême, David Prudhomme démarre Ninon secrète en 1992 sur un scénario de Patrick Cothias. Il poursuit cette série jusqu’en 2004, le temps de six albums. Il réalise avec Etienne Davodeau en 2003, l’adaptation du roman de Georges Brassens, La Tour des miracles. En 2006, il publie également la première partie de La Marie en Plastique avec Pascal Rabaté. A sa sortie en 2010, Rebetiko remporte un succès critique et public immédiat et récolte de nombreux prix :  Prix Regards sur le monde au festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2010, Prix Lire 2010 de la meilleure bande dessinée de l’année Prix Ouest-France/Quai des Bulles au festival de la bande dessinée et de l’image projetée de Saint-Malo 2010. En 2011, sous sa direction paraît Rupestres!, un ouvrage collectif sur l’art pariétal, en collaboration avec Etienne Davodeau, Emmanuel Guibert, Pascal Rabaté, Marc-Antoine Mathieu et Troub’s. En 2012, David Prudhomme est récompensé par le Prix International de la ville de Genève, pour son ouvrage La Traversée du Louvre (publié en coédition avec le musée du Louvre).

Mon avis : (lu en février 2022)
Dans cette bande-dessinée consacrée au musée du Louvre, David Prudhomme s’intéresse au comportement des visiteurs… Il se met lui-même en scène, déambulant dans les couloirs du Musée du Louvre avec son amie Jeanne. Il est là pour préparer une bande dessinée sur ce mythique musée. Lors de son cheminement, distrait par les coups de téléphone de ses éditeurs, absorbé par les œuvres, il perd son amie. Il continue donc sa promenade, partagé entre l’envie de poursuivre sa découverte du musée et celle de retrouver Jeanne… C’est l’occasion pour David Prudhomme de dessiner aussi bien les œuvres que les gens : amateurs d’art, touristes, badauds, gardiens… Rapprochant les modèles et les paysages de ceux qui les observent. Montrant une expression, une posture qui se répondent entre un visiteur et une statue ou un tableau. Mais qui regarde qui ? Finalement, ce musée du Louvre semble terriblement vivant !
Le dessin et les techniques utilisés sont très variés : crayons de couleur, graphite, fusain, mines de plomb, crayons à la cire…
J’ai bien aimé cette traversée du Louvre, humoristique et si bien observée.

Extrait : (début de la BD)

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Déjà lu du même auteur :

107460560 Vive la marée 81dUSNPkahL Du bruit dans le ciel

Petit bac 2022
(3) Art

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