Grégoire et le vieux libraire – Marc Roger

Lu en partenariat avec Audiolib

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Audiolib – juillet 2019 – 6h16 – Lu par l’auteur

Albin Michel – janvier 2019 – 240 pages

Quatrième de couverture :
Grégoire et le vieux libraire
, c’est la rencontre inattendue et merveilleuse entre un adolescent et un vieux libraire. L’un n’a jamais aimé lire, l’autre a pour seule richesse sa passion des livres. Ce trésor enfoui, Grégoire va peu à peu le découvrir en faisant, chaque jour, la lecture au vieil homme atteint de la maladie de Parkinson. Et tandis qu’à la musique des mots celui-ci renaît, Grégoire s’éveille à leur pouvoir mystérieux.
Dans cet hommage à la littérature et à l’amitié, on assiste émerveillé à la naissance d’un lecteur, à l’émancipation d’un jeune homme, et au bonheur retrouvé d’un passeur d’histoires.

Auteur : Marc Roger est lecteur public. Il organise des lectures partout en France et principalement dans des librairies. En 2014, il a été le coup de coeur du jury du Grand prix Livres Hebdo (présidé par Amélie Nothomb) pour son extraordinaire rôle de passeur entre les livres et le grand public. Grégoire et le vieux libraire est son premier roman.

Mon avis : (écouté en août 2019)
Après avoir raté son bac, Grégoire trouve un travail à la Résidence des Bleuets, une maison de retraite. Il travaille à la cuisine et apporte également les repas aux pensionnaires. Un jour, il fera la rencontre d’un vieux monsieur original et cultivé : Monsieur Picquier, appelé également le Vieux Libraire. Lorsqu’il est venu s’installer à la Résidence des Bleuets, il a dû choisir, parmi tous les livres de son ancienne librairie, ses trois mille titres préférés pour pouvoir les garder autour de lui  dans sa chambre. Mais maintenant, ses mains tremblantes l’empêchent de tenir un livre et ses yeux sont fatigués. Il va donc demander à Grégoire de venir lui faire la lecture une heure par jour.
Pour Grégoire qui n’avait jamais aimé lire et les livres, c’est une corvée qui va vite devenir un vrai plaisir ! Sa rencontre avec Monsieur Picquier sera décisive pour toute sa vie.
La vie dans une maison de retraite est souvent triste et morose, Grégoire et le Vieux Libraire vont donner un peu de joie et parfois de folie auprès des résidents et de ceux qui travaillent…
L’auteur étant également lecteur public, il était évident qu’il serait le lecteur de son propre livre ! D’autant que dans ce roman, Marc Roger nous explique l’importance de la lecture à voix haute, qui doit éveiller tous les sens du lecteur. Monsieur Picquier donne de nombreux conseils techniques à Grégoire. Conseils que bien entendu, Marc Roger applique lors de sa lecture. Une parfaite démonstration de ce que j’ai pu ressentir en écoutant cette belle histoire, émouvante, captivante, pleine de surprises et d’humanité.

Merci Pauline et Audiolib pour cette belle et émouvante découverte.

Extrait : (début du livre)
Avant de monter, on m’a bien expliqué. Pas de familiarité. Pas de tutoiement. Tu les vouvoies et tu leur donnes du madame ou du monsieur toujours suivi du nom de famille. Sur leur boîte de médocs, tu verras, c’est marqué. Nom, prénom, numéro de chambre, et d’autres renseignements plus cryptés pour le personnel soignant, mais ça, tu laisses tomber.
Depuis un mois que je travaille en cuisine, c’est mon premier service à la personne. 11 h 17. Chambre 28. Joël Picquier. Résidence Les Bleuets. Deuxième étage d’un bâtiment tout en longueur sur les bords du canal. La porte est close. Une inscription. Lettres cursives. En italique. Pauca meæ. J’ignore ce qu’elle veut dire. Je range mon chariot contre le mur et clique du pied sur les deux freins. Je frappe à la porte. Trois coups. Bien nets. Tout de suite, une voix bien qu’abîmée pleine de surprise, presque guillerette :
– Ah, déjà ? Une minute, s’il te plaît.
J’attends quelques secondes. Quatre plateaux-repas sur le chariot attendent aussi. Une légère condensation se forme sur chaque cloche transparente qui couvre les plats chauds. L’oreille aux aguets, j’écoute des bruits de papiers que l’on range à la hâte.
– Voilà ! Voilà ! Voilà ! Voilà ! Voilà ! Entre…
J’ouvre la porte. Quand il me voit, il plisse les yeux, hésite, puis certain que je ne suis pas l’auxiliaire habituel :
– Ah, un p’tit nouveau ! Béatrice serait-elle malade ?
– Non, mais j’ai cru comprendre que sa petite fille n’allait pas bien. Elle a pris sa journée. Enchanté de faire votre connaissance, monsieur Picquier. Je m’appelle Grégoire.
– Tiens, pose ça là, me dit-il en m’indiquant le coin d’une table partiellement encombrée de papiers et de livres. Ne t’étonne pas si je te tutoie, je tutoie tout le monde ici.
– Ça ne me dérange pas.
Et disant cela, plateau en mains j’entre dans sa chambre.
Une boîte. Un antre. Quatre murs, de haut en bas couverts de livres. Huit mètres carrés au sol. Entre la table, le lit, la chaise, le fauteuil, la commode, la penderie encastrée et la table de nuit, un seul couloir de déplacement, très étroit, d’une largeur de deux cannes à trépied. Dans l’entrée, derrière moi à présent, un fauteuil roulant, rangé, plié, contre le mur juste à côté d’une porte à soufflet ouvrant sur le coin douche et lavabo-WC. La fenêtre, pour moitié occultée de Post-it et de coupures de journaux illisibles d’où je suis, laisse passer au compte-gouttes la lumière du jardin en bordure de canal. Le début d’un cercueil pour ce vieil homme, là, debout devant moi, comme cousu sur mesure à l’espace. Un châtelain au milieu de son domaine, habillé impeccable. Ni suffisance ni fatuité, « tout simplement de la dignité à l’égard de soi-même », dit-il à ceux qui s’en étonnent. Il porte aux pieds des chaussettes fines de coton couleur sombre et des mocassins de cuir noir. Il préfère les chaussures à lacets, seulement ses mains ne peuvent plus.

petit bac 2019(6) Métier

DERNIER JOUR :

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[Direct du cœur] – Florence Medina

71Xc7xFSuxL Magnard jeunesse – août 2018 – 224 pages

Quatrième de couverture :
Ma mère m’a mis le deal entre les mains dès la fin du premier trimestre de seconde : soit je remontais ma moyenne générale de deux points, soit j’étais inscrit d’office à une option cette année. Il aurait suffi que je bosse un peu… Mais ça ! Faut croire que mes profs ont raison, je suis partisan du moindre effort. Le seul truc auquel j’ai échappé, c’est d’aller faire du russe ou du badminton dans un lycée à l’autre bout de Paris. Quitte à me taper une option, je voulais pas me faire des transports en plus. Résultat des courses : LSF. – Quoi ? j’ai dit la première fois que ma mère m’a parlé de ça. – LSF, langue des signes française. – Mais pour quoi faire ? C’est pour les sourds, la langue avec les mains. Je suis pas sourd. Franchement, j’ai même jamais croisé un sourd de ma vie. A quoi ça va me servir d’apprendre la LSF ? – A avoir des points au bac ! – Mais maman…!

Auteur : Florence Médina est née en 1968. Après avoir été comédienne, serveuse (comme toutes les comédiennes, ou presque…), hôtesse d’accueil, adjointe aux relations publiques, adjointe à tout dans une compagnie théâtrale, poseuse d’enduit mural…, elle s’est décidée à mettre sa manie de bouger les mains au service d’une noble profession : interprète français/LSF. À part ça, dès qu’elle le peut, elle écrit.

Mon avis : (lu en juillet 2019)
Parce que Timothée n’a pas remonté sa moyenne générale en fin de 3ème, sa mère l’oblige à prendre une option en Seconde, en prévision du Bac. N’ayant pas choisi cette option assez tôt, il n’a pas eu le choix et il se trouve en LSF (langue des signes française), le vendredi de 16h30 à 18h30… Quelle tuile !
Un cours très différent des autres, on n’écrit pas, on ne parle pas avec sa bouche…
La professeur, Sarah est « native », c’est à dire qu’elle est elle-même sourde, la LSF est donc sa première langue. Ils sont un groupe de 6 élèves, 4 filles très motivées et 2 garçons présents par défaut…
Avec ce cours, Timothée va découvrir le monde des Sourds, toute sa richesse et toute sa diversité.
Et nous lecteurs, également, les Sourds ne se considèrent comme étant handicapés, mais comme une communauté qui voudrait que l’on prenne en compte leurs spécificités et que l’on considère la LSF comme une langue à part entière.

Extrait :
Mardi 5 septembre. Dix heures. Lycée Rodin.
Nous y revoilà.
Tout le monde est là, tout est en place pour le premier acte de cette comédie qui s’appelle la « rentrée » et qu’on rejoue chaque année : les élèves, les potes et les autres, les petits nouveaux de seconde qui vont mettre au moins un trimestre à trouver leurs marques dans ce bahut immense, les profs, les CPE, le proviseur, la statue, la pendule qui orne la façade… A se demander si ses aiguilles ont bougé depuis qu’on est partis ou si elles sont restées, fidèles à elles-mêmes, figées sur un horaire de matin de rentrée !
J’ai l’impression d’être passé de juin à septembre en un dixième de seconde. Les vacances, ce bug spatio-temporel ! Franchement, si j’avais pas la marque des lunettes de soleil sur l’arête du nez, je jurerais qu’on n’a jamais bougé d’ici. Je prendrais bien du rab de grasses matinées et de plage, d’après-midis entiers à faire du roller, même en pleine canicule.
Je me sens floué.

petit bac 2019(5) Partie du corps

 

Mon père ce poivrot – Louis et Daviet

815+741E27L Bamboo – janvier 2019 – 72 pages

Quatrième de couverture :
Lucien Basset est alcoolique. Au dernier degré. Celui qui vous pousse à boire même de l’éther. Tout le reste a fini par passer après le bistrot. Sa femme l’a quitté, mais il est aussi sans nouvelles de son fils depuis trois ans. Un soir, pourtant, il décide que cette fois, c’est la bonne ! Il arrête de picoler parce qu’il a un truc important à faire ! Il a rendez-vous avec quelqu’un pour lui sauver la vie !

Auteur : Stéphane Louis alias Louis est un dessinateur et scénariste de bande dessinée. 
Autodidacte, il a fait ses premiers pas dans le monde des bulles grâce aux fanzines. Professeur pendant huit années dans le 93, il démissionne de l’Éducation Nationale pour vivre de sa passion et travaille aussi dans des agences de communication, le web et la publicité. 

Mon avis : (lu en juin 2019)
Une BD sur l’alcoolisme et ses ravages. Le personnage principal, Lulu, est un poivrot. Un homme seul, qui noie son mal être dans l’alcool, un vrai pilier de bistrot… Un soir au bar, Lulu voit quelque chose à la TV qui l’interpelle. Il déclare alors au barman : « j’arrête de boire, je dois sauver quelqu’un ». Lulu a-t-il perdu la tête ? Est-il sérieux ? Et s’il voulait plutôt se racheter et renouer avec sa femme et son fils dont il s’est éloigné…
L’alcoolisme est une maladie. Voilà une histoire est touchante, où l’auteur ne porte aucun jugement sur l’alcoolisme, il tente d’expliquer la descente aux enfers de cet homme, et les conséquences sur sa vie de famille, en effet sa femme et son fils sont des victimes de cet alcoolisme.
L’auteur s’est librement inspiré du réel et de sa vie.
Un bémol pour le dessin et les couleurs vives de l’album que je trouve en contradiction avec l’émotion que dégage le sujet.

Extrait : (début de la BD)

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Quand vient la vague – Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier

81E4YA33zGL.jpg Rageot – janvier 2018 – 288 pages

Quatrième de couverture :
Bouleversée, Nina quitte le domicile familial et jette ses clés dans une bouche d’égout… Quelques mois plus tard, son frère Clément se met à sa recherche. De Lacanau à Bordeaux puis Paris, il découvre la raison de sa fuite, ces «  vagues  » qui l’ont submergée, l’obligeant à tout quitter.

Auteurs : Ancien enseignant et formateur, Jean-Christophe Tixier vit à Pau. Pendant vingt ans, il a enseigné l’économie dans un lycée. Un poste à temps partiel qui lui a permis de mener maintes autres activités en parallèle. Ainsi, il a été directeur de collège, a créé et dirigé un centre de formation pour jeunes en grandes difficultés, a créé une société de communication aux débuts d’Internet et créé des sites Internet…
Lorsqu’il ne se consacre pas à l’écriture (de romans, mais aussi d’audio-guides pour la jeunesse), ce passionné de littérature organise le salon du polar de Pau, Un Aller-Retour dans le Noir, ou dirige la Collection « Quelqu’un m’a dit » aux éditions In8.
Manon Fargetton est une romancière française. Elle a grandi à Saint-Malo. Son bac S en poche, elle passe deux ans à Nantes pour préparer un diplôme des métiers d’arts en régie de spectacle, puis débarque à Paris et poursuit ses études de théâtre à la fois à l’université et en conservatoire. Diplômée d’un master en études théâtrales, elle est aujourd’hui régisseuse lumière au théâtre et écrit ses livres en parallèle.

Mon avis : (lu en juillet 2019)
Voilà 10 mois que Nina, alors âgée de 17 ans, s’est enfuie de chez elle, laissant ses parents et Clément, son petit frère, désemparés et plein d’inquiétude… L’enquête n’a pas abouti et Clément décide de mener lui-même son enquête, il redoute que Nina soit morte et bientôt, Nina aura 18 ans et pourrait ne plus jamais donner de ses nouvelles à sa famille.
Il va relire plus précisément, la lettre que Nina lui avait laissé avant de partir, et essayer de comprendre pourquoi sa sœur s’est enfuie et pourquoi ses parents ont l’air d’avoir arrêté de la chercher.
Le lecteur suit en parallèle la fuite de Nina il y a 1 an et les recherches de Clément aujourd’hui. Le lecteur reçoit tour à tour les points de vues des sœur et frère ce qui donne des éclairages différents sur l’histoire qui se complètent et la fait progresser. Le lecteur suit cette histoire comme une enquête avec du rythme et du suspense.
Il est question d’adolescence, de mensonges, de secret de famille…
Le personnage de Clément est sympathique et attachant contrairement à celui de Nina que je trouve plutôt égoïste, elle en veut à ses parents et elle disparaît sans laisser de trace, sans se préoccuper de l’angoisse dans laquelle elle laisse son frère et ses ami.e.s !
Une lecture captivante et sensible.

Extrait : (début du livre)
Prologue
Je claque la porte derrière moi, me laisse surprendre par la température extérieure. Il fait un froid glacial. A chaque expiration, un nuage de buée s’échappe de ma bouche, puis se dissipe comme s’il n’avait jamais existé.
Je pose mon sac à mes pieds, ferme les yeux, les rouvre. Comment imaginer que je ne reverrai jamais plus cet endroit ?
Alors que je remonte l’allée qui mène au portail, j’ai l’impression de traverser un décor de carton-pâte. Tout, autour de moi, est parfaitement à sa place. Les pins. La balançoire sur laquelle on jouait, mon frère et moi, il y a encore quatre ou cinq ans. Le tas de bûches sous l’appentis. Rien n’a bougé, pourtant, ça sonne faux désormais.  
Sans me retourner, je quitte le jardin pour la rue déserte.
En me réveillant ce matin, j’avais peur que des larmes mouillent mes yeux au moment de partir. J’ai lu quelque part qu’un amputé peut ressentir le membre absent, voire éprouver de la douleur là où il n’y a plus que le vide. Ce n’est pas mon cas. Je laisse derrière moi le lieu où j’ai grandi, sans que cela provoque la moindre souffrance, et ça me soulage.

petit bac 2019(5) Lecture

Apprenti : Mémoires d’avant-guerre – Bruno Loth

81SGHvgYrSL La boîte à bulles – janvier 2011 – 96 pages

Quatrième de couverture :
Lundi 25 Mars 1935, 8 heures du matin. Je me présente, accompagné comme il se doit par mon père, aux Chantiers du Sud-Ouest. Un contrat d’apprentissage en bonne et due forme est conclu entre la direction et nous. Papa signe et moi aussi. C’est la première fois que j’appose ma signature au bas d’un acte officiel, un acte qui me liera pour des années. Je suis pris dans l’engrenage…

Auteur : Bruno Loth travailla plusieurs années dans la publicité avant de se lancer dans l’aventure totale, puisque il décide de tout laisser tomber pour se consacrer à la BD.
Il élabore plusieurs projets, mais ne trouvant pas assez vite d’éditeur, il crée Libre d’images pour publier et diffuser lui même une de ses BD, « Ermo », inspiré des récits de la guerre d’Espagne que lui raconta son beau père, Francisco Ferrer. Ses bandes dessinées comme Ermo, Apprenti ou Ouvrier racontent à travers des personnages souvent fictifs l’histoire d’un des membres de sa famille lors d’évènements qui ont marqué l’Histoire comme la Guerre d’Espagne ou encore la Seconde Guerre Mondiale.

Mon avis : (lu en juin 2019)
1936, avec la victoire du Front Populaire aux élections, un vent d’espoir souffle sur le monde ouvrier. Même s’il est doué à l’école, le jeune Jacques préfère devenir apprenti dans les imposants ateliers de construction navale, à Bordeaux. Jacques souhaite devenir autonome mais également aider ses parents avec son salaire. Jacques apprend son travail dans l’atelier des moteurs, au traçage, puis sur la coque du navire « L’Indochinois ». Il apprend également à se faire respecter car les apprentis sont souvent des souffre-douleurs pour quelques ouvriers mal attentionnés. Jacques vit aussi son adolescence, en dessinant, en lisant, en sortant au cinéma… Il a comme complice son frère et ensemble ils font leurs premières expériences de l’amitié et des filles.
Un récit tout à la fois intime et historique…

Extrait : (début de la BD)

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petit bac 2019(6) Métier

L’extraordinaire voyage du fakir qui etait resté coincé dans une armoire Ikéa – Zidrou, Falzar, KyungEun

d’après le roman de Romain Puertolas

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Quatrième de couverture :
Une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye post-Kadhafiste.
Une histoire d’amour plus pétillante que le champagne, un éclat de rire à chaque page mais aussi le reflet d’une terrible réalité, le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle, sur le chemin des pays libres.
Les tribulations d’un fakir devenu culte.

Auteurs : Zidrou (Benoît Drousie) est né en 1962 à Bruxelles. D’abord instituteur, il se lance au début des années 1990 dans l’écriture de livres et de chansons pour enfants. En 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L’Elève Ducobu. Sa carrière de scénariste de bande dessinée est lancée ! Il signe de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, assure la reprise de La Ribambelle. Il est également l’auteur des plus réalistes, mais non moins sensibles, La Peau de l’ours, Lydie, Folies Bergères, La Mondaine, Les 3 Fruits. En 2015, Zidrou revient en force avec trois nouveaux albums : en août Le Bouffon avec Francis Porcel, en septembre, une nouvelle série familiale, Les Beaux Etés avec Jordi et en octobre, en duo avec P. Berthet, un polar dans les régions reculées de l’Australie, « Crime qui est le tien ». Pour 2016, l’auteur continue d’écrire les souvenirs de vacances de la famille Faldéraut dans « Les Beaux Étés » et proclame la fin de Venise dans « Marina ».
Kyung Eun Park
est un auteur coréen de bandes dessinées. Après des études universitaires d’arts plastiques, il travaille un temps comme animateur dans un studio de dessin animé. Il décide ensuite de venir en France pour suivre la formation d’illustrateur à Lyon, qu’il complète par un cursus aux Arts déco de Strasbourg.
Falzar
est scénariste coloriste. Né 15 avril 1961 à Mons, François d’Hont, pseudonyme Falzar a une double formation d’instituteur et de criminologue, mais il exerce deux professions assez éloignées de cette base. Il est à la fois animateur dans le cadre d’un hôpital psychiatrique et scénariste de bandes dessinées humoristiques. 

Mon avis : (lu en mai 2019)
Je n’ai pas lu le livre original de Romain Puertolas avant d’emprunter cette BD à la Bibliothèque mais je connaissais déjà le début de l’histoire… Le héros Ajatashatru Lavash Patel ou Aja est un fakir un peu escroc et très débrouillard qui vient d’arriver à Paris pour y acheter un lit à clous repéré en soldes sur le catalogue Ikea. Malheureusement, le produit n’est plus en stock et Aja va devoir revenir le lendemain. N’ayant nulle part où dormir, il décide de se cacher dans le magasin pour y passer la nuit. Il s’enferme dans une armoire mais celle-ci fait partie d’un lot à déstocker et Aja se retrouve, malgré lui, en route vers l’Angleterre… C’est le début d’une aventure rocambolesque à travers l’Europe et au-delà… le fakir va découvrir le quotidien des migrants, renvoyés de frontières en frontières. Il sera poursuivi par les polices des frontières mais aussi par le taxi qu’il a entourloupé lors de son arrivée à Paris…
Une lecture sympathique mais l’intrigue pas toujours facile à suivre, cette adaptation ne m’a pas spécialement donnée envie de lire le roman.

Extrait : (début de la BD)

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petit bac 2019(5) Objet

Le Monde selon Guirec et Monique – Guirec Soudée

Lu dans le cadre de Masse Critique Babelio

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Quatrième de couverture :
Jeune Breton qui n’a jamais connu d’autre terrain de jeux que l’océan, Guirec Soudée écume les mers du globe avec pour seule compagnie une poule, Monique. Ensemble, ils ont traversé l’Atlantique, rallié le Groenland, affronté 130 jours emprisonnés au coeur de la banquise, franchi le périlleux passage du Nord-Ouest, mis les voiles pour le Grand Sud, essuyé des tempêtes dans les plus extrêmes latitudes, passé le cap Horn, rejoint l’Antarctique avant d’amorcer un long retour jusqu’en Bretagne. L’histoire incroyable d’un garçon opiniâtre, qui n’attend pas que ses rêves se dessinent à l’horizon, et d’une poule, concentré de fantaisie et de courage, qui offre un œuf par jour à l’aventurier.

Auteur : Guirec Soudée est originaire de la petite île d’Yvinec dans les Côtes-d’Armor. À 21 ans, convaincu qu’il vaut mieux vivre ses rêves plutôt que rêver sa vie, il quitte tout pour faire le tour du monde en solitaire, à bord d’un voilier de 10 mètres, fort de beaucoup d’humour et de ténacité.

Mon avis : (lu en juillet 2019)
J’ai dévoré avec plaisir le récit de voyage de ce jeune Breton qui avait décidé de quitter sa petite île bretonne, Yvinec (Côtes-d’Amor) avec son voilier pour aller explorer le Monde.
Depuis tout petit, il connaît la mer autour de son île ou de sa chère Bretagne… mais il est néophyte pour partir bien plus loin… Guidec a des rêves d’aventures, et il va les réaliser en prenant son temps… En décembre 2012, il met toutes ses économies pour acheter son petit voilier en Méditerranée, avec l’aide de deux copains il va le remonter chez lui, ce premier voyage et la préparation de son grand départ seront plus difficiles que prévu. Guidec doit alterner des petits boulots pour renflouer ses finances et la préparation de son bateau qui n’était pas en si bon état que cela… Mi-novembre 2013, il quitte Yvinec pour les Antilles, il y aura quelques haltes techniques dans le sud Finistère, puis en Espagne et au Portugal avant Madère en mars 2013… puis Les Canaries avec l’arrivée d’une coéquipière à bord, Monique (ou Momo) une poule rousse qui lui tiendra compagnie pendant son périple en solitaire et lui offrira un œuf presque tout les jours !   
Après la traversée de l’Atlantique et quelques mois passés sous les tropiques, Guidec fait route vers le Grand Nord et le Groenland, il rêve d’hiverner là-bas, le voilier pris dans la banquise… Il longera ensuite la côte arctique canadienne et franchira le périlleux passage du Nord-Ouest. Puis direction le Grand Sud, avec les pires tempêtes, Guidec et Monique passeront le cap Horn, avant de rejoindre l’Antarctique, puis un petit tour vers le Cap de Bonne Espérance avant le long retour jusqu’en Bretagne en repassant par les Antilles. En décembre 2018, Guidec et Monique mettent pieds (ou pattes) à terre à Yvinec après un long voyage de 5 ans !
Entre rêves et réalités, Guidec et Monique vont vivre des moments intenses, dangereux, cocasses, faire de nombreuses rencontres…
Entre l’insouciance, le courage et la détermination de Guidec, la fantaisie et la capacité d’adaptation de Momo,  merci de nous faire partager ce fabuleux voyage, ces paysages incroyables, ces conditions météorologiques difficiles ou splendides.

Merci Babelio, pour ce voyage par procuration !

Et pour en savoir plus sur Guidec et Monique et admirer de nombreuses photos de ce beau voyage…

Extrait : (début du livre)
Regarde bien, Monique, nous on est là. Ça s’appelle l’île de Vancouver. C’est beau, hein ? Et tout en haut ? C’est le Groenland ! La baie de Disko, qu’est-ce qu’on a pu rigoler là-bas tous les deux… Même si on s’est gelé les plumes, on peut dire qu’on a eu de sacrés coups de chaud ! Tu te souviens ? Alors maintenant, Momo, suis bien mon doigt. Voilà. Tu vois tout ce bleu ? C’est l’océan Pacifique. Et tous ces petits points au milieu du bleu ? Des îles. Arrête de gigoter, Momo, écoute-moi. Donc ça, c’est la Polynésie. Un endroit où les colliers sont faits de fleurs, où ça sent bon la vanille et la noix de coco. On y va. Ce sera un long voyage, Monique, un long voyage. Mais au bout, on trouvera de l’eau turquoise et du sable blanc très doux, comme chez moi à Yvinec, mon île bretonne. Je t’y emmènerai un jour. La Polynésie, ça nous fera du bien après la glace. Tu verras, c’est un peu comme chez toi, à Tenerife, ton île des Canaries. Dans ce paradis, tu pourras attraper tous les poissons que tu voudras. Et puis on fera de la planche, du paddle et même du kite et, promis, on ne s’envolera pas trop haut ! Alors, qu’est-ce que tu en dis ?

*

Nous ne sommes pas allés au paradis. Là-bas, ils n’ont pas voulu de nous. Enfin, c’est de toi qu’ils ne voulaient pas. Et moi, je n’irai nulle part sans toi.
Mais ce n’est pas grave, on en trouvera un autre de paradis.

carte_guidecCarte du voyage de Guidec et Monique

petit bac 2019(6) Lieu

Une aventure rocambolesque du Soldat inconnu : Crevaisons – Manu Larcenet et Daniel Casanave

61uaIgo2bbL Dargaud – mars 2009 – 48 pages

Quatrième de couverture :
Dans un immense cimetière, perdu au bout du monde, un vieil homme attend. Ses seuls liens avec le monde semblent être les rares pneumatiques qu’il reçoit et les vieux disques de Punk Rock qu’il écoute sur un antique gramophone. Et pourtant, un matin, surgit un homme ; il vient de sortir d’une tombe, c’est le soldat inconnu. Bouleversante comédie noire, Crevaisons voit le retour du tandem Larcenet-Casanave dans une farce tragique qui ausculte au scalpel la folie guerrière.

Auteurs : Manu Larcenet est né en 1969. Il se lance dans la BD vers l’âge de dix ans et n’arrête plus jamais. Ayant intégré Fluide glacial en 1994, il devient à la mode dans les cocktails, mais il en a vite marre et quitte les lumières de Juvisy pour la campagne. Vers la fin du xxe siècle (il est nul sur les dates), il rencontre Guy Vidal et entre à Poisson Pilote avec Lewis Trondheim et Les Cosmonautes du futur. Travaillant en duo ou en solo (Le Combat ordinaire), il est devenu l’un des auteurs les plus inventifs de la BD actuelle. De 2009 à 2014, il se consacre à Blast (avec un “B”, donc), oeuvre magistrale en noir et blanc. S’ensuit l’adaptation du roman de Philippe Claudel Le Rapport de Brodeck, avant ce “retour à la terre”. 
Daniel Casanave est un auteur de bande dessinée, écrivain et scénographe français.
Il fait des études graphiques à l’école des Beaux arts de Reims. Il travaille ensuite pour le théâtre, en tant que scénographe et dans les décors, les affiches et la conception graphique. Il fait également des dessins de presse, ainsi que des illustrations de livres pour enfant.

Mon avis : (lu en juillet 2019)
J’ai pris cette BD un peu par hasard à la bibliothèque, parce qu’il y avait le nom de Manu Larcenet, je venais de lire le tome 6 du « Retour à la Terre ».
Une histoire rocambolesque… Le héros est un vieil home, gardien d’un cimetière, où il vit seul, et écoute de vieux disques de punk rock sur un antique gramophone… Un beau jour, il se rend compte qu’il n’a presque plus rien à manger, cela fait des mois qu’il n’a pas été ravitaillé… Il a été abandonné à son triste sort. Il décide donc de sortir du cimetière et de partir explorer les alentours…
Il va rencontrer alors le soldat inconnu sorti de sa tombe et c’est à deux qu’ils vont partir à la découverte… Une histoire
d’anticipation, avec de l’humour noir.
Je ne suis pas friande de ce genre d’histoire mais la BD se laisse lire sans déplaisir… Manu Larcenet dénonce en filigrane l’absurdité de la guerre, mais cela reste un message juste suggéré.

Extrait : (début de la BD)

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Déjà lu des mêmes auteurs :

RetourALaTerreLe1a_21012005 le_retour___la_terre_2 RetourALaTerreLe3_11012005 RetourALaTerreLe4_31082006 le_retour___la_terre_5
Le retour à la terre – tomes 1 à 5

blast Blast : 1 – Grasse carcasse
blast2  Blast : 2 – L’Apocalypse selon saint Jacky
le_combat_ordinaire_1 Le combat ordinaire : tome 1

le_combat_ordinaire_2
Le combat ordinaire : tome 2

89516661_p Blast : 3 – La tête la première
Couv_209638 Blast : 4 – Pourvu que les Bouddhistes se trompent
81ltVezI+uL Le retour à la terre – tome 6

Elle s’appelait Sarah – Pascal Bresson et Horne

71Xlq7-DsnL Marabulles – novembre 2018 – 208 pages

Quatrième de couverture :
Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, en pleine nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible. Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél’ d’Hiv’. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais.

Auteurs : Pascal Bresson scénariste et dessinateur, est né à Reims en 1969. Depuis 25 ans, il habite à Saint-Malo. Pascal a appris le métier dès l’âge de 12 ans auprès de deux maîtres du 9e art : Tibet et René Follet. Il a publié plus de 40 bandes dessinées et livres pour la jeunesse et a été récompensé pour son travail par plus de 15 prix, dont le « Grand Prix Public BD Européenne des Médias 2015 » pour Plus fort que la Haine (Glénat). Scénariste de Simone Veil. L’Immortelle (Marabout), Elle s’appelait Sarah est sa seconde collaboration avec les éditions Marabout. Sa citation préférée : « Un stylo peut transformer une tragédie en espoir et victoire. » Nelson Mandela.
Né en 1978 à Saint-Jean-Albert dans les Pyrénées Orientales, Horne est dessinateur et graphiste. Il se forme à la bande dessinée avec Sternis qui signe avec lui plusieurs albums chez Vents d’Ouest. Il travaille ensuite avec Corbeyran pour Bayard Presse. Ils réaliseront ensemble La Métamorphose de Franz Kafka (Delcourt), Le Quatrième mur de Sorj Chalandon, Lennon de David Foenkinos (Marabulles), Watchdogs, tome 1 & 2 Les deux royaumes ; Malpasset, L’Homme de l’année 1421, La Métamorphose (Delcourt) ; Le Port de la lune, tome 1 & 2 (Vent d’ouest), Tête de vache, le conquérant nu (Marabulles).

Mon avis : (lu en juin 2019)
Cette BD est l’adaptation très réussie du roman : Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay. Deux histoires se déroulent en parallèle, celle de Sarah, en 1942, déportée avec son père et sa mère, lors de la rafle du Vel’ D’Hiv’ et celle de Julia, américaine vivant à Paris en 2000 avec son mari Bertrand et sa fille Zoë.
En juillet 1942, Sarah a 10 ans, elle porte l’étoile jaune et elle est arrêtée, au milieu de la nuit, avec ses parents par la police française. Elle met à l’abri son petit frère et lui promet de revenir le chercher très vite. 
Paris, mai 2002, Julia Jarmond, journaliste américaine mariée à un Français, doit écrire un article pour la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Un peu par hasard, soixante après, Julia va retrouver la trace de Sarah et s’intéresser à son histoire…
Le dessin est en noir et blanc pour évoquer le présent et l’enquête de Julia, pour l’histoire vue par les yeux de Sarah, quelques touches de couleurs donnent du relief à la hauteur de la gravité de l’époque.
Une histoire poignante qu’il est bon de lire ou relire pour ne pas oublier la tragédie de la rafle du Vel’ d’Hiv’ du 16 août 1942.

Extrait :

elle-sappelait-sarah-1 ELLE-SAPPELAIT-SARAHpage7 ELLE-SAPPELAIT-SARAHpage37 Elle-Sappelait-Sarah-113

Le roman adapté :

elle_s_appelait_sarah_p Elle s’appelait Sarah

A travers – Tom Haugomat

31-utOZYhyL Thierry Magnier – septembre 2018 – 184 pages

Quatrième de couverture :
Mars 1956, Mud Bay, Ketchikan, Alaska. Un enfant vient au monde. Fenêtres, lucarnes, écrans, focales : à travers ces ouvertures, une vie défile, toute une vie. Une vie qui traverse le temps et accomplit sa boucle, pour grandir, s’étonner, partir, connaître, s’émerveiller, souffrir, partir encore, aimer, élever un enfant, transmettre, se séparer, revenir. Une vie qui traverse l’espace, se lie peu à peu à l’infiniment petit et à l’infiniment grand, à l’insecte qui remue sous la loupe, à la galaxie déployée dans la lunette astronomique ; à la maison natale au bord de la baie, et au cosmos métaphysique. Une vie d’homme, à la fois simple et grandiose. Avril 2026, Mud Bay, Ketchikan, Alaska. Un verre se brise.

Auteur : Tom Haugomat s’est vite intéressé au dessin et à son potentiel narratif. Après une année d’études en histoire de l’art et archéologie, Il s’oriente vers une préparation artistique. C’est à l’école des Gobelins en section “Conception et réalisation de films d’animation” qu’il se découvre une passion pour l’image en mouvement.
Il continue la réalisation de films d’animation et entretient sa carrière d’illustrateur, où il officie pèle-mêle dans la presse et l’édition pour enfant.

Mon avis : (lu en juin 2019)
Voilà un livre, un album, une BD très originale et intrigante…
Tout d’abord la couverture, épaisse, cartonnée et découpée en forme de jumelles qui laisse passer un paysage avec un lac et des montagnes.
Tom Haugomat raconte l’histoire de la vie d’un homme durant 70 ans, de sa naissance à sa mort, et toutes les grandes étapes de sa vie sont évoquées.
Sur la page de gauche, le bébé (puis l’enfant, puis l’homme adulte) observe quelque chose. Sur la page de droite, on peut voir ce qu’il regarde, « à travers » les barreaux d’un lit d’enfant, « à travers » une paire de jumelles, « à travers » une fenêtre, « à travers » une loupe, « à travers » un hublot, « à travers » une lunette astronomique, « à travers » le trou d’une serrure, « à travers » un écran…
Il n’y a aucune parole, seulement une date et une indication géographique pour chaque double page. L’auteur fait appel à notre imagination, à tous nos sens et à notre curiosité, pour accompagner le héros de cette histoire, dans ses découvertes, ses explorations, ses rêves… Il y a des références historiques, cinématographiques qui parlent à tous.
Le dessin de Tom Haugomat a un style minimaliste et délicat, avec seulement quatre couleurs et des réserves de blanc, utilisant la technique de la sérigraphie. Un style que j’aime beaucoup.
De l’infiniment petit à l’immensité de l’univers, tout est source d’émerveillement si l’on prend le temps de regarder !

Extrait : 

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Illustré par Tom Haugomat :

1507-1 Frères d’exil – Kochka