L’extraordinaire voyage du fakir qui etait resté coincé dans une armoire Ikéa – Zidrou, Falzar, KyungEun

d’après le roman de Romain Puertolas

51biYcblr1L Jungle – octobre 2017 – 48 pages

Quatrième de couverture :
Une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye post-Kadhafiste.
Une histoire d’amour plus pétillante que le champagne, un éclat de rire à chaque page mais aussi le reflet d’une terrible réalité, le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle, sur le chemin des pays libres.
Les tribulations d’un fakir devenu culte.

Auteurs : Zidrou (Benoît Drousie) est né en 1962 à Bruxelles. D’abord instituteur, il se lance au début des années 1990 dans l’écriture de livres et de chansons pour enfants. En 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L’Elève Ducobu. Sa carrière de scénariste de bande dessinée est lancée ! Il signe de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, assure la reprise de La Ribambelle. Il est également l’auteur des plus réalistes, mais non moins sensibles, La Peau de l’ours, Lydie, Folies Bergères, La Mondaine, Les 3 Fruits. En 2015, Zidrou revient en force avec trois nouveaux albums : en août Le Bouffon avec Francis Porcel, en septembre, une nouvelle série familiale, Les Beaux Etés avec Jordi et en octobre, en duo avec P. Berthet, un polar dans les régions reculées de l’Australie, « Crime qui est le tien ». Pour 2016, l’auteur continue d’écrire les souvenirs de vacances de la famille Faldéraut dans « Les Beaux Étés » et proclame la fin de Venise dans « Marina ».
Kyung Eun Park
est un auteur coréen de bandes dessinées. Après des études universitaires d’arts plastiques, il travaille un temps comme animateur dans un studio de dessin animé. Il décide ensuite de venir en France pour suivre la formation d’illustrateur à Lyon, qu’il complète par un cursus aux Arts déco de Strasbourg.
Falzar
est scénariste coloriste. Né 15 avril 1961 à Mons, François d’Hont, pseudonyme Falzar a une double formation d’instituteur et de criminologue, mais il exerce deux professions assez éloignées de cette base. Il est à la fois animateur dans le cadre d’un hôpital psychiatrique et scénariste de bandes dessinées humoristiques. 

Mon avis : (lu en mai 2019)
Je n’ai pas lu le livre original de Romain Puertolas avant d’emprunter cette BD à la Bibliothèque mais je connaissais déjà le début de l’histoire… Le héros Ajatashatru Lavash Patel ou Aja est un fakir un peu escroc et très débrouillard qui vient d’arriver à Paris pour y acheter un lit à clous repéré en soldes sur le catalogue Ikea. Malheureusement, le produit n’est plus en stock et Aja va devoir revenir le lendemain. N’ayant nulle part où dormir, il décide de se cacher dans le magasin pour y passer la nuit. Il s’enferme dans une armoire mais celle-ci fait partie d’un lot à déstocker et Aja se retrouve, malgré lui, en route vers l’Angleterre… C’est le début d’une aventure rocambolesque à travers l’Europe et au-delà… le fakir va découvrir le quotidien des migrants, renvoyés de frontières en frontières. Il sera poursuivi par les polices des frontières mais aussi par le taxi qu’il a entourloupé lors de son arrivée à Paris…
Une lecture sympathique mais l’intrigue pas toujours facile à suivre, cette adaptation ne m’a pas spécialement donnée envie de lire le roman.

Extrait : (début de la BD)

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petit bac 2019(5) Objet

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Pico Bogue – tome 11 – L’heure est grave – Alexis Dormal et Dominique Roques

91F8+-gZMYL Dargaud – avril 2019 – 48 pages

Présentation :
Pico est un petit garçon plein d’interrogations sur le sens de la vie. Alors que, comme à son habitude Pico arrose ses proches de ses répartis pleines de vivacité et de logique, il voit surgir une ombre à l’horizon : cette ombre grandissante c’est l’âge de Papic. L’angoisse pour la santé fragile de son grand-père le taraude au point qu’il va prendre la route, en vélo, avec ses amis, sans l’autorisation des adultes, pour retrouver son grand-père et répondre à ses questions existentielles. Une équipée remplie d’humour qui fera se parler les générations…

Auteurs : Alexis Dormal est né en 1977 à Bruxelles. Après des études de réalisation cinématographique, il s’oriente vers le dessin et l’écriture. Dominique Roques, sa mère scénariste, et lui-même créent les personnages Pico Bogue et d’Ana Ana.
Dominique Roques est née en 1948 à Casablanca. Quelques années plus tard, en Belgique, elle a deux fils qui partagent son goût pour la bande dessinée humoristique. L’aîné de ses fils, Alexis Dormal, dessine depuis toujours des personnages pleins de vie. Si pleins de vie qu’il est vite devenu insupportable à Dominique de les abandonner à peine nés. Elle décide donc de leur faire des « transfusions » d’histoires, trouvant les donneurs… en elle et tout autour d’elle. Ainsi tchatchent, galopent et dévorent Pico, Ana Ana et les autres.

Mon avis : (lu en juin 2019)
C’est toujours un plaisir de retrouver Pico Bogue et sa sœur Ana Ana. Le petit rouquin n’a pas grandi en 11 tomes mais ces réflexions sont toujours aussi mordante, pertinente et de bons sens… Il est également parfois un peu de mauvaise fois, mais il a souvent le dernier mot… Avec Ana-Ana c’est un jeu de chien et chat, taquinerie et grand amour… Les sujets traités dans ce tome 11 sont légers ou plus sérieux comme dans cet album la situation de la planète, la vie et la mort… Pico Bogue s’inquiète pour Papic qu’il adore et devient vieux… A l’école, Pico est fâché avec les maths et il considère qu’en EPS on traite les enfants comme de la viande ! Client fidèle chez Bobby, à la maison de presse, Pico tente de marchander pour avoir des bonbons gratuits…
Les dialogues sont toujours aussi savoureux et l’humour rafraîchissant. Le dessin aquarelle est très expressif et plein de poésie. Je suis une inconditionnelle !

Extrait : 

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Déjà lu des même auteurs :

picobogue  Pico Bogue tome 1 : La vie et moi

pico_bogue_T2  Pico Bogue tome 2 : Situations critiques

pico_bogue_T3 Pico Bogue tome 3 : Question d’équilibre

5468  Pico Bogue, Tome 4 : Pico love

9782205068153_150 Pico Bogue, Tome 5 : Légère contrariété

92114288 Pico Bogue, Tome 6 : Restons calme

100514223 Pico Bogue – tome 7 – Cadence infernale

113716430 Pico Bogue – tome 9 – Carnet de bord

91ZOJyIEOcL Pico Bogue, Tome 10 : L’amour de l’art

petit bac 2019(4) Végétal

Les promeneurs sous la lune – Zidrou et Mai Erguza

41SjyhIA71L Rue de Sèvres – mars 2015 – 72 pages

Quatrième de couverture :
Napoléon Carvallo même une vie tranquille dans une petite ville catalane jusqu’à ce qu’une nuit il se réveille dans le lit de Linh, une inconnue du quartier, sans avoir aucune idée de comment il est arrivé là. Les choses deviennent de plus en plus étrange lorsque cette aventure se répète plusieurs nuits de suite ! Linh accepte de ne pas porter plainte à condition que Napoléon consulte un spécialiste du sommeil… nos héros ne sont pas au bout de leurs surprises : serait-il possible que toute la ville soit prise d’une étrange épidémie de somnambulisme ?

Auteurs : Zidrou (Benoît Drousie) est né en 1962 à Bruxelles. D’abord instituteur, il se lance au début des années 1990 dans l’écriture de livres et de chansons pour enfants. En 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L’Elève Ducobu. Sa carrière de scénariste de bande dessinée est lancée ! Il signe de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, assure la reprise de La Ribambelle. Il est également l’auteur des plus réalistes, mais non moins sensibles, La Peau de l’ours, Lydie, Folies Bergères, La Mondaine, Les 3 Fruits. En 2015, Zidrou revient en force avec trois nouveaux albums : en août Le Bouffon avec Francis Porcel, en septembre, une nouvelle série familiale, Les Beaux Etés avec Jordi et en octobre, en duo avec P. Berthet, un polar dans les régions reculées de l’Australie, « Crime qui est le tien ». Pour 2016, l’auteur continue d’écrire les souvenirs de vacances de la famille Faldéraut dans « Les Beaux Étés » et proclame la fin de Venise dans « Marina ».
Mai Egurza est une jeune illustratrice née à Irun, dans le Pays Basque. Elle étudie l’art et le design en France et en Espagne. Par la suite, elle travaille en tant que coloriste et réalise aussi des illustrations pour des livres jeunesse et pour la presse. Les Promeneurs sous la lune est son premier album de bande dessinée.

Mon avis : (lu en mars 2019)
J’ai emprunté cette BD à la Bibliothèque car l’auteur du scénario était Zidrou. Mais j’ai été déçu par le résultat… Le scénario est assez léger et surtout décalé et je suis restée sur ma fin. Il est question de somnambulisme.
Napoléon Carvallo se réveille depuis plusieurs nuits dans le lit de Linh, une femme qu’il ne connaît pas. Même si Linh ferme chaque nuit consciencieusement sa fenêtre et sa porte à clef, c’est toujours le même scénario… Napoléon doit consulter un spécialiste du sommeil. Mais bientôt, il s’aperçoit qu’il n’est pas le seul à se promener sous la lune.
C’est léger, poétique, avec des touches d’humour, mais cela manque d’explications, de conclusion…

Extrait :

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Les Aventures De Blake Et Mortimer Tome 25 – La Vallée Des Immortels, tome 1 : Menace Sur Hong Kong – Yves Sente, Teun Berserik et Peter Van Dongen

Lu dans le cadre de La BD fait son festival 2019 en partenariat avec Rakuten

91KA4YsgH2L Blake Mortimer – novembre 2018 – 56 pages

Quatrième de couverture :
Alors que les forces alliées viennent de mettre fin à la Troisième Guerre mondiale en anéantissant la capitale du dictateur Basam-Damdu, l’Angleterre s’apprête à affronter un nouveau danger. Les communistes chinois de Mao profitent du chaos engendré par les guerres précédentes pour repousser les nationalistes de Chang-Kaï-Shek hors du pays et s’approchent dangereusement de Hong-Kong…

Auteurs : Yves Sente est né à Uccle dans la banlieue de Bruxelles. Scénariste de séries de bande dessinée à succès et pilier du groupe Médias Participations, il enchaine les reprises comme Blake et Mortimer, Thorgal et bientôt XIII, tout en réalisant des projets plus personnels comme le Janitor dont le T.3 est paru cet hiver ou la Vengeance du Comte Skarbek dont une intégrale est parue en décembre. Bercé dans sa jeunesse par les classiques de la bd franco-belge, Yves Sente suit des études de gestion et de droit à Bruxelles, Louvain-la-Neuve et Chicago. Diplômé, il entre aux éditions du Lombard où il devient rédacteur en chef de plusieurs magazines en 1991, intègre le comité de direction en 1992 et est nommé directeur éditorial en 1993. Il lance notamment les collections Signé, Troisième Vague, Troisième degré, Polyptyque, Petits Délires et Portail que l’éditeur décide aujourd’hui d’arrêter pour se concentrer sur la marque principale. En 2008, il abandonne ce poste pour prendre le titre moins absorbant de directeur littéraire. Depuis 1999, il s’est aventuré dans le métier de scénariste BD.
Né dans une famille d’artistes aux Pays-Bas, Teun Berserik a mis du temps à se tourner vers le monde artistique à son tour. En effet, ce n’est qu’après avoir tenu durant douze ans un garage spécialisé en voitures des années pré-1940 que la muse du dessin a enfin frappé à sa porte. Outre des illustrations de manuels scolaires de multiples disciplines (biologie, histoire, …) et des travaux de publicité et de dessins animés, Teun Berserik réalise également des bandes dessinées (parfois didactiques) pour enfants et pour ado-adultes. Son roman graphique éponyme consacré aux premières années de Vincent van Gogh (parution en 2012) remporte en 2013 le Prix du Meilleur Roman Graphique, remis par Het Stripschap (Association de bande dessinée aux Pays-Bas). Depuis 2000, il s’adonne à la peinture et a pris part à plusieurs expositions. Il réalise par ailleurs des peintures murales, l’une des plus grandes, mesurant 4,5 x 24m, est exposée au Musée de la Guerre d’Overloon (Pays-Bas).
Peter Van Dongen est né à Amsterdam d’un père hollandais et d’une mère indonésienne. Enfant, celle-ci a vécu la guerre d’indépendance de l’Indonésie (elle fut notamment traumatisée par le bombardement du port de Makassar) et ce sont ses souvenirs qui ont donné à son fils l’idée d’un roman graphique sur le conflit. Après trois années de recherche préalable, l’auteur a mis quatre an à concevoir cet album, sorti aux Pays-Bas en 1998,  la suite intitulée Rampokan : Célèbes en 2005. Avant Rampokan : Java, Peter Van Dongen avait publié Muizentheater (Le théâtre des souris) en 1991.

Mon avis : (lu en mars 2019)
Lorsque j’ai accepté de participer à l’opération « La BD fait son festival 2019 » en partenariat avec Rakuten et que j’ai fait ma liste des 3 BD que je souhaitais découvrir, rien n’indiquait que la BD Blake et Mortimer était le tome 1 d’un diptyque… Donc avant même le début de ma lecture, j’étais frustrée de savoir que je n’aurai pas la fin de cette histoire…

Résumé de l’éditeur : « À Lhassa, le palais impérial du dictateur Basam-Damdu est anéanti par une escadrille d’Espadons, et le monde, soulagé, fête la fin de la troisième guerre mondiale. Pendant que, dans la Chine voisine, les communistes de Mao affrontent les nationalistes de Chiang Kai-shek, le Seigneur de la guerre Xi-Li cherche à mettre la main sur un manuscrit qui lui permettra d’asseoir son pouvoir sur l’Empire du Milieu. Face aux menaces qui planent sur la région, le capitaine Francis Blake est chargé d’organiser la défense de la colonie britannique de Hong Kong. De son côté, à Londres, le professeur Philip Mortimer est amené à s’intéresser de près à une curiosité archéologique chinoise suscitant appétits et convoitises. Au même moment, le fameux colonel Olrik, ancien conseiller militaire déchu de Basam-Damdu, profite du chaos ambiant pour monnayer ses services auprès du général Xi-Li afin d’assouvir sa soif de vengeance…  » 

Un album qui commence exactement lorsque Le Secret de l’Espadon se termine. L ‘action se passe entre la Chine, Taiwan, Hong Kong et Londres c’est une plongée dans l’univers chinois des années 50. L’intrigue mêle de l’histoire, de l’archéologie, de l’action et de la science-fiction…
J’ai trouvé l’histoire difficile à suivre, trop complexe, avec des longueurs et le texte trop bavard, je me suis ennuyée et lassée. Par contre, le dessin du duo Teun Berserik et Peter Van Dongen est vraiment réussi, très proche de l’esprit de Jacobs, avec de la fluidité, de la minutie et beaucoup de détails.
La suite, le tome 2 de La Vallée des Immortels, est prévu pour novembre 2019.

Merci Rakuten pour ce partenariat.

Extrait :

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Millénium saga – tome 3 – La fille qui ne lâchait jamais prise – Sylvain Runberg, Stieg Larsson et Ortega

81P6OxK5S4L Dupuis – octobre 2018 – 64 pages

Quatrième de couverture :
Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander ont remonté la piste des kidnappeurs de Plague, Trinity et Bob the Dog. De leur surnom « Sparta », ces extrémistes patriotiques pro-Blancs ont pour intention de pirater les données du gouvernement suédois en s’infiltrant dans les serveurs des services secrets. Et si les trois hackeurs ne coopèrent pas, c’est la mort qui les attend. Les indices mènent le journaliste de « Millénium » et sa complice droit vers Mark Borrow, écrivain d’un best-seller vantant la supériorité masculine et homme politique associé aux mouvements radicaux d’extrême-droite. Alors que celui-ci dirige un séminaire de coaching, le duo le prend en otage afin de savoir où ses collègues séquestrent les pirates informatiques. Et quand la situation dégénère en fusillade ouverte, Lisbeth et Mikael n’imaginent pas qu’ils seront soutenus par une ancienne connaissance…

Auteurs : Stieg Larsson, né en 1954, journaliste auquel on doit des essais sur l’économie et des reportages en Afrique, était le rédacteur en chef d’Expo, revue suédoise observatoire des manifestations ordinaires du fascisme. Il est décédé brutalement, en 2004, d’une crise cardiaque, juste après avoir remis à son éditeur les trois tomes de la trilogie Millénium.
Né en 1971 à Tournai d’une mère Belge et d’un père Français, ayant grandi dans le sud de la France, c’est en compagnie des Astérix, Batman et autres Spirou que Sylvain Runberg étanche sa soif de bulles, le tout entrecoupé de récits historiques et de romans divers, manière de titiller son imaginaire en devenir. Il passe son bac d’Arts Plastiques dans le Vaucluse avant d’obtenir une Maîtrise d’Histoire contemporaine à la faculté d’Aix en Provence, années étudiantes ponctuées de nombreux voyages en Europe et d’organisation de soirées musicales, du rock indépendant à la musique électronique. Sylvain Runberg évolue ensuite plusieurs années en librairie avant de rejoindre le monde de l’édition. Il déménage alors à Paris pour rejoindre les Humanoïdes Associés. Mais un fâcheux accident l’immobilise plusieurs mois durant l’année 2001. Il s’essaye alors à l’écriture durant sa convalescence et s’aperçoit que ça lui plait plus que de raison et décide de continuer. En 2004, Sylvain sort son premier album, « Astrid » avec Karim Friha. Suivent ensuite des projets aux univers variés : les « Colocataires » avec Christopher, série inspirée par ses années étudiantes aixoises, « Hammerfall », avec Boris Talijancic, saga médiévale fantastique ayant pour cadre la Scandinavie du VIIIe siècle et la série de science fiction « Orbital », réalisée avec Serge Pellé. 

Belén Ortega (1986) est diplômée des Beaux-Arts de l’université de Grenade (Espagne) et a poursuivi sa formation à l’université d’Osaka (Japon) durant plus d’un an. Son premier travail professionnel, « Himawari », publié en 2011, a reçu le prix du meilleur manga espagnol par Ficomic Barcelona. En 2010, Expomanga Madrid lui décerne le prix de la meilleure illustratrice espagnole. Sa première bande dessinée, « Pajaro Indiano », est publiée en 2015 et sera aussi exportée en Italie par le magazine BD « Lanciostory ». La même année, Ominiky Ediciones compile l’ensemble de son travail dans un artbook. En 2016, Norma Editorial publie « Marc Márquez, la historia de un sueño », sa biographie du double vainqueur du Championnat du monde de MotoGP. Actuellement, Belén Ortega collabore avec Sylvain Runberg sur une nouvelle série issue de l’univers de « Millénium » de Stieg Larsson pour les Éditions Dupuis : « Millénium Saga ». En parallèle, elle est illustratrice freelance. Elle réalise des couvertures de livres, travaille à divers projets indépendants et crée des personnages pour des jeux vidéo ainsi que pour de courts métrages animés. Elle est également professeur de manga à temps partiel.

Mon avis : (lu en décembre 2018)
C’est le dénouement de cette série « Saga », une aventure inédite de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, tout à fait dans l’esprit de Stieg Larsson. Un thriller politique sombre où il est question de sujets d’actuels comme l’espionnage numérique, les lanceurs d’alerte, la montée des courants nationalistes et identitaires, le terrorisme… Sans oublier les thèmes chers à l’auteur comme l’indépendance de la presse et la lutte pour la liberté et l’égalité des citoyens. Une intrigue haletante et bien ficelée qui s’achève avec sa dose de tension et de scènes de poursuite…

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu dans la même série :

88596558_p Millenium – tome 1 106030485 Millenium – tome 2

millenium3 Millenium – tome 3  millenium4 Millenium – tome 4

millenium_5_1_75 Millenium – tome 5 107056902 Millenium – tome 6

114103759 Millénium saga – tome 1 81Vot04XJLL Millénium saga – tome 2

petit bac 2019(1) Lecture

Les Beaux Étés – tome 5 : La Fugue – Zidrou et Jordi Lafebre

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Dargaud – novembre 2018 – 56 pages

Quatrième de couverture :
La fin de l’année 1979 approche doucement. Les Faldérault ne peuvent pas dire qu’ils en gardent un bon souvenir : Madeleine déteste aussi bien son travail de vendeuse de chaussures que la femme qui l’a engagée, cette pingre de Delmotte, et Garin a proposé à Pierre de reprendre la série « Zagor », celle-là même que Pierre ne peut décidément plus voir en peinture ! Bref, il est vraiment temps que l’année se termine ! Pour se changer les idées, les Faldérault décident de fêter Noël au soleil ! Néanmoins, toute la petite famille ne sera pas de la partie puisque Julie-Jolie reste à la maison pour préparer ses examens. Ce n’est pas non plus du goût de Louis qui avait prévu d’assister au concert de Pink Floyd à Londres et dont les plans sont bouleversés à la dernière seconde. Les voilà donc partis pour des vacances qui s’annoncent mouvementées… surtout lorsque Louis décide de fuguer en cours de route…

Auteurs : Zidrou (Benoît Drousie) est né en 1962 à Bruxelles. D’abord instituteur, il se lance au début des années 1990 dans l’écriture de livres et de chansons pour enfants. En 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L’Elève Ducobu. Sa carrière de scénariste de bande dessinée est lancée ! Il signe de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, assure la reprise de La Ribambelle. Il est également l’auteur des plus réalistes, mais non moins sensibles, La Peau de l’ours, Lydie, Folies Bergères, La Mondaine, Les 3 Fruits. En 2015, Zidrou revient en force avec trois nouveaux albums : en août Le Bouffon avec Francis Porcel, en septembre, une nouvelle série familiale, Les Beaux Etés avec Jordi et en octobre, en duo avec P. Berthet, un polar dans les régions reculées de l’Australie, « Crime qui est le tien ». Pour 2016, l’auteur continue d’écrire les souvenirs de vacances de la famille Faldéraut dans « Les Beaux Étés » et proclame la fin de Venise dans « Marina ».

Jordi Lafebre est né en 1979 à Barcelone, où il étudie la bande dessinée et les beaux-arts avant d’effectuer ses premiers pas de dessinateur en 2001. Il est publié dans plusieurs magazines espagnols, notamment dans la revue pour la jeunesse Mister K, dans laquelle il signe El munda de judy (« le monde de Judy») en collaboration avec le scénariste Toni Front. Sa rencontre avec Zidrou est décisive: après quelques dessins dans l’hebdomadaire Spirou, il participe à un ouvrage collectif écrit par le scénariste de Ducobu, La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien, puis en 2010, il cosigne avec lui un album remarqué, Lydie. En 2014, toujours avec Zidrou, il sort La Mondaine, et continue sur sa lancée, en 2015, avec une nouvelle série Les Beaux Étés qui sortira en septembre. En 2016, le tome 2 des Beaux Étés sortira en juin 2016.

Mon avis : (lu en décembre 2018)
Quelle plaisir de retrouver la famille Faldérault plus tôt que d’habitude ! Nous sommes en 1979 et en cette fin d’année où rien ne va plus côté travail, Pierre est pressenti pour reprendre la série « Zagor », Madeleine déteste son travail de vendeuse de chaussures, et comme l’été dernier leurs vacances en Bretagne se sont déroulées sous la pluie, c’est décidé, la famille part en vacances dans le sud de la France. Pour Louis, c’est la catastrophe, il avait tout prévu pour aller au concert de Pink Floyd à Londres…
Une lecture légère, divertissante, familiale sans oublier l’esprit de Noël, qui nous permet de remonter le temps en compagnie des Pink Floyd. J’adore cette série !

Extrait : (début de la BD)

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Déjà lu dans la série  :

108883254 Les beaux étés – 1 – Cap au Sud !

111573241  Les beaux étés – 2 – La Calanque

117361825 Les Beaux Étés – tome 3 – Mam’zelle Estérel

les beaux étés Les Beaux Étés – tome 4 – Le repos des guerriers

La vraie vie – Adeline Dieudonné

71p2FeHYtpL L’Iconoclaste – août 2018 – 265 pages

Quatrième de couverture :
Le Démo est un lotissement comme les autres. Ou presque. Les pavillons s alignent comme  des pierres tombales. Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et  celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère, est transparente,  amibe craintive, soumise à ses humeurs.
Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l arrivée du marchand de glace. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.

Auteur : Adeline Dieudonné est une femme de lettres belge. En 2018, elle publie un premier roman remarqué, « La vraie vie », qui remporte le Prix Première Plume 2018, le Prix du roman Fnac 2018 et le prestigieux prix Victor Rossel 2018.
Elle habite à Bruxelles.

Mon avis : (lu en décembre 2018)
Ce roman commence comme un conte étrange, poétique parce que la narratrice est une petite fille et cruel car la famille est toxique… Puis cela devient un thriller psychologique terrifiant.
La fillette et son petit frère sont unis par une complicité sans faille. C’est essentiel, car ils ne peuvent trouver aucune aide dans leur famille, le père étant violent, obsédé par la chasse et la mère quasi inexistante face à la tyrannie de son mari. 
Lorsque l’histoire commence, l’héroïne est âgée de 10 ans et son petit frère a 6 ans. Ils sont tous les deux témoins d’un accident violent et le choc transforme le petit frère qui perd sa voix, son sourire et son insouciance. La fillette va alors tout tenter pour retrouver le sourire de ce petit frère qu’elle aime tant.
L’héroïne se réfugie dans les sciences pour essayer de retrouver « La vraie vie », celle d’avant le drame.
Ce premier roman d’Adeline Dieudonné est un coup de poing en plein cœur. 
Un livre qu’on ne peut pas lâcher et que l’on lit d’une traite. C’est bouleversant, haletant, passionnant et terrible à la fois. 

Extrait : (début du livre)
À la maison, il y avait quatre chambres. La mienne, celle de mon petit frère Gilles, celle de mes parents et celle des cadavres.
Des daguets, des sangliers, des cerfs. Et puis des têtes d’antilopes, de toutes les sortes et de toutes les tailles, springboks, impalas, gnous, oryx, kobus… Quelques zèbres amputés du corps. Sur une estrade, un lion entier, les crocs serrés autour du cou d’une petite gazelle.
Et dans un coin, il y avait la hyène.
Tout empaillée qu’elle était, elle vivait, j’en étais certaine, et elle se délectait de l’effroi qu’elle provoquait dans chaque regard qui rencontrait le sien. Aux murs, dans des cadres, mon père posait, fier, son fusil à la main, sur des animaux morts. Il avait toujours la même pose, un pied sur la bête, un poing sur la hanche et l’autre main qui brandissait l’arme en signe de victoire, ce qui le faisait davantage ressembler à un milicien rebelle shooté à l’adrénaline du génocide qu’à un père de famille.
La pièce maîtresse de sa collection, sa plus grande fierté, c’était une défense d’éléphant. Un soir, je l’avais entendu raconter à ma mère que ce qui avait été le plus difficile, ça n’avait pas été de tuer l’éléphant. Non. Tuer la bête était aussi simple que d’abattre une vache dans un couloir de métro. La vraie difficulté avait consisté à entrer en contact avec les braconniers et à échapper à la surveillance des gardes-chasse. Et puis prélever les défenses sur la carcasse encore chaude. C’était une sacrée boucherie. Tout ça lui avait coûté une petite fortune. Je crois que c’est pour ça qu’il était si fier de son trophée. C’était tellement cher de tuer un éléphant qu’il avait dû partager les frais avec un autre type. Ils étaient repartis chacun avec une défense.
Moi, j’aimais bien caresser l’ivoire. C’était doux et grand. Mais je devais le faire en cachette de mon père. Il nous interdisait d’entrer dans la chambre des cadavres.

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Dent d’ours – tome 6 – Silbervogel – Yann et Henriet

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Quatrième de couverture :
La destruction de New York est imminente. Plus déterminée que jamais, en dépit de ses récentes découvertes sur les traitements infligés aux Juifs par ses compatriotes nazis, Hanna se dit prête à voler aux commandes du Silbervogel, le tout dernier bombardier issu des hangars allemands. Cette merveille de technologie larguera la bombe atomique sur la Grosse Pomme, telle une vengeance secrète à laquelle personne n’aurait pu se préparer.
Pendant ce temps, les soldats de l’O.S.S. rencontrent les représentants de l’armée de libération polonaise et de la résistance polonaise communiste. Leur objectif ? Saboter le Silbervogel avant qu’il ne soit trop tard, grâce à l’aide d’un scientifique infiltré dans la base ennemie. Une mission des plus périlleuses, d’autant plus qu’encore deux mille Juifs sont retenus prisonniers dans ses sous-sols.

Auteurs : Yann Lepennetier, dit Balac ou Yann, est un auteur de BD. 
Après ses débuts dans la publicité et l’architecture, ce Marseillais s’est lancé dans la bande dessinée en 1974 en dessinant pour Spirou à Bruxelles où il habite désormais. 
Remercié par le journal pour dessins irrévérencieux, il avait noué des liens forts de franche camaraderie avec Conrad avec qui il a notamment réalisé les Innommables en 1980 et lancé la Tigresse blanche en 2005. 
Ses premiers scénarios l’avaient conduit dans l’univers de Franquin avec le Marsupilami en 1989 et de Gosciny avec Lucky Luke sans oublier son one-shot sur une aventure de de Spirou.
Il écrit depuis pour de nombreux dessinateurs comme Berthet (Pin Up, Yoni, les exploits de Poison Ivy), Simon Léturgie (Spoon White), Félix Meynet (les Eternels) avec ou encore Herval (Tiffany), René Hausman (Les Trois cheveux blancs, Le Prince des écureuils), Yslaire (Sambre), Joël Parnotte (Le Sang des Porphyre).
Sa production est très diversifiée, avec des séries humoristiques, voire la reprise de classique (Le Marsupilami, avec Batem, Lucky Luke, avec Morris, Kid Lucky avec Conrad (sous le pseudonyme commun Pearce) et Jean Léturgie). 
Sa série Narvalo dessinée par Erik Juszezak devrait voit son épilogue en 2008 avec un second tome en plus de 54 planches. Le Sang des Porphyres est prévu en 4 albums dont 2 sont parus. Son actualité est par nature riche. En 2008 il a sorti le 2ème tome de Tiffany et le 3ème des exploits de Poison Ivy.

Né le 15 février 1973, Alain Henriet nourrit dès son plus jeune âge ses appétits bédéphiles dans les Stranges qu’il achetait en occasion sur les marchés, mais également dans Mickey Magazine, puis dans diverses séries de chez Dupuis. Il s’inscrit à l’académie des beaux-arts de Liège. Ses premières publications arriveront à cette époque, il participera à l’aventure du magazine  »Brazil » dans les trois numéros existants. 
À la même époque, toujours à l’académie de Liège, Alain gagne un concours de BD organisé par le journal de Spirou (deux planches publiées dans le numéro 3044), il se retrouve à jongler dans sa dernière année d’études entre la rédaction du journal (où il était en stage) et l’école. De là naîtront ses premières planches dans le journal de Spirou. 
En 1998, Alain est engagé à la rédaction de Spirou magazine comme correcteur et maquettiste. Il y travaille toujours, mais uniquement le mardi. C’est lors d’un festival qu’il rencontre Olivier Vatine. Celui-ci préfère la première version d’Une pizza à l’oeil à leur projet de S.F. Le soir même, ils décident de relancer la machine du tueur aux péripéties humoristiques. De là suivra la trilogie « John Doe « aux éditions Delcourt. La série finie, les protagonistes décident de prendre chacun leur envol. 
À cette même époque, Olivier Vatine cherchait un dessinateur pour la série « Golden Cup ». Fort de leur collaboration sur John Doe, celui-ci propose la série à Alain. De là suivra la collaboration avec le scénariste Daniel Pecqueur et, par la suite, la rencontre avec Manchu (grand spécialiste de science fiction) pour les designs très réalistes des véhicules. 
Alain signera également avec les éditions Dupuis pour un album : « Pandora Box ».
Aujourd’hui, il collabore avec Yann pour la série » Dent d’Ours » aux éditions Dupuis.

Mon avis : (lu en décembre 2018)
Hanna s’est portée volontaire pour piloter l’engin qui a pour objectif de détruire New York. Les partisans polonais de l’OSS vont tout faire pour empêcher le Silbervogel de prendre son envol. Max, Hanna et Werner vont-ils se enfin se retrouver ?
Voilà enfin, le dernier épisode de cette série. Pour ma part, mon attrait pour cette série s’est éteint à la fin du 3ème tome. J’ai continué à lire la série par habitude et pour les superbes dessins. Ce dernier épisode tient la route…

Extrait : (début de la BD)

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Déjà lu de la même série :

92014366 Dent d’ours – tome 1 : Max  9782800160078_1_75 Dent d’ours – tome 2 : Hannah

105621445 Dent d’ours – tome 3 : Werner

112367181 Dent d’ours – tome 4 – Amerika bomber

81E2rZnx5dL Dent d’ours – tome 5 – Eva

Un monde à portée de main – Maylis de Kerangal

Lu en partenariat avec #MRL18

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#Rakuten
#Un monde à portée de main
#Maylis de Kerangal

kerangal Verticales – août 2018 – 288 pages

Quatrième de couverture :
« Paula s’avance lentement vers les plaques de marbre, pose sa paume à plat sur La paroi, mais au lieu du froid glacial de la pierre, c’est le grain de la peinture qu’elle éprouve. Elle s’approche tout près, regarde : c’est bien une image. Étonnée, elle se tourne vers les boiseries et recommence, recule puis avance, touche, comme si elle jouait à faire disparaître puis à faire revenir l’illusion initiale, progresse le long du mur, de plus en plus troublée tandis qu’elle passe les colonnes de pierre, les arches sculptées, les chapiteaux et les moulures, les stucs, atteint la fenêtre, prête à se pencher au-dehors, certaine qu’un autre monde se tient là, juste derrière, à portée de main, et partout son tâtonnement lui renvoie de la peinture. Une fois parvenue devant la mésange arrêtée sur sa branche, elle s’immobilise, allonge le bras dans l’aube rose, glisse ses doigts entre les plumes de l’oiseau, et tend l’oreille dans le feuillage. »

Auteur : Maylis de Kerangal est l’auteure de cinq romans, notamment Corniche Kennedy (2008), Naissance d’un pont (prix Médicis 2010, prix Franz-Hessel) et Réparer les vivants (2014, dix prix littéraires), ainsi que de trois récits dans la collection « Minimales »: Ni fleurs ni couronnes (2006), Tangente vers l’est (2012, prix Landerneau) et A ce stade de la nuit (2015).

Mon avis : (lu en octobre 2018)
Dans son nouveau roman, Maylis de Kerangal nous emmène dans l’univers de l’art de la peinture, de la création de décors en trompe-l’œil.
Le roman est construit autour de Paula, elle est en colocation avec Jonas et devient l’amie de Kate. Tous les trois sont étudiants dans une école de peinture bruxelloise où l’on enseigne les techniques de l’illusion : la reproduction de faux marbres, de faux bois, d’écaille de tortue, la copie, le trompe-l’œil. L’apprentissage de Paula est intense, difficile et laborieux contrairement à Jonas qui est un élève doué et brillant.
Après l’obtention de leurs diplômes, les trois amis vont se séparer. Paula part sur des chantiers plus ou moins importants dans le Nord de l’Italie, Turin, Milan… Elle ira jusqu’aux studios de Cinecitta. Puis, grâce à Jonas, Paula va travailler sur le chantier de la construction de la réplique de la grotte de Lascaux, le lieu originel de l’art pariétal qui pour sa protection est devenu factice.
Avis mitigé sur ce roman, j’ai aimé la partie d’apprentissage dans l’école d’art et la partie finale dans la reproduction de la grotte de Lascaux. L’auteur utilise un vocabulaire riche, technique et pictural qui permet au lecteur de visualiser ce qui est décrit.

Merci #MRL18 et leurs marraines pour ce partenariat.

Extrait : (début du livre)
Paula Karst apparaît dans l’escalier, elle sort ce soir, ça se voit tout de suite, un changement de vitesse perceptible depuis qu’elle a claqué la porte de l’appartement, la respiration plus rapide, la frappe du cœur plus lourde, un long manteau sombre ouvert sur une chemise blanche, des boots à talons de sept centimètres, et pas de sac, tout dans les poches, portable, cigarettes, cash, tout, le trousseau de clés qui sonne et rythme son allure – frisson de caisse claire –, la chevelure qui rebondit sur les épaules, l’escalier qui s’enroule en spirale autour d’elle à mesure qu’elle descend les étages, tourbillonne jusque dans le vestibule, après quoi, interceptée in extremis par le grand miroir, elle pile et s’approche, sonde ses yeux vairons, étale de l’index le fard trop dense sur ses paupières, pince ses joues pâles et presse ses lèvres pour les imprégner de rouge, cela sans prêter attention à la coquetterie cachée dans son visage, un strabisme divergent, léger, mais toujours plus prononcé à la tombée du jour. Avant de sortir dans la rue, elle a défait un autre bouton de sa chemise : pas d’écharpe non plus quand dehors c’est janvier, c’est l’hiver, le froid, la bise noire, mais elle veut faire voir sa peau, et que le vent de la nuit souffle dans son cou.

Parmi la vingtaine d’élèves formés à l’Institut de peinture, 30 bis rue du Métal à Bruxelles, entre octobre 2007 et mars 2008, ils sont trois à être restés proches, à se refiler des contacts et des chantiers, à se prévenir des plans pourris, à se prêter main-forte pour finir un travail dans les délais, et ces trois-là – dont Paula, son long manteau noir et ses smoky eyes – ont rendez-vous ce soir dans Paris.
C’était une occasion à ne pas manquer, une conjonction planétaire de toute beauté, aussi rare que le passage de la comète de Halley ! – ils s’étaient excités sur la toile, grandiloquents, illustrant leurs messages par des images collectées sur des sites d’astrophotographie. Pourtant, à la fin de l’après-midi, chacun avait envisagé ces retrouvailles avec réticence : Kate venait de passer la journée perchée sur un escabeau dans un vestibule de l’avenue Foch et serait bien restée vautrée chez elle à manger du tarama avec les doigts devant Game of Thrones, Jonas aurait préféré travailler encore, avancer cette fresque de jungle tropicale à livrer dans trois jours, et Paula, atterrie le matin même de Moscou, déphasée, n’était plus si sûre que ce rendez-vous soit une bonne idée.

Déjà lu du même auteur : 

naissance_d_un_pont_folio Naissance d’un pont Reparer-les-vivants-de-Maylis-de-Kerangal_298_393 Réparer les vivants

 

 

Ring Est – Isabelle Corlier

Lu en partenariat avec Masse Critique Babelio

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810MRJ3TcmL Ker – février 2018 – 280 pages

Quatrième de couverture :
Plongée dans le monde de la justice bruxelloise…
Le corps d’un homme battu à mort est découvert sur une aire de parking, non loin du Ring de Bruxelles. Aubry Dabancourt, juge d’instruction, est chargé de l’enquête.Une aubaine pour le magistrat qui compte bien tout faire pour que le mort emporte son secret dans la tombe.Un polar sombre et déroutant à travers les rues de Bruxelles !

Auteur : Isabelle Corlier est née à Namur en 1977 et vit depuis plus de vingt ans à Bruxelles. Elle nourrit une tendresse particulière pour le ciel plombé, les pavés mouillés, le peuple bigarré et la langue bizarre de son pays natal.

Mon avis : (lu en avril 2018)
Comme dans la série Colombo, le lecteur connaît le meurtrier dès les premières pages… Il assiste au meurtre. Suite à une altercation entre deux conducteurs, le corps d’un homme battu à mort est découvert sur une aire de parking, non loin du Ring de Bruxelles.
Différents protagonistes plus ou moins lointains de l’enquête vont être tour à tour les narrateurs, et le lecteur va suivre les différents points de vues et le jeu du chat et de la souris du meurtrier avec ceux-ci…
Aubry Dabancourt est le juge d’instruction en charge de l’enquête.

Zakaria est un jeune enquêteur prometteur chargé de l’enquête.
Inge est une étudiante en criminologie.
Stefi est la maîtresse de la victime, elle avait rendez-vous avec lui ce soir là et il n’est jamais venu.
Un homme anonyme est le témoin du meurtre, comme il a déjà également des actes à se reprocher, il n’ira pas de lui-même témoigner.
Armelle est journaliste, elle entretient une relation amoureuse avec Zakaria.
Le Ring (c’est à dire le périphérique) et Bruxelles sont également des personnages à part entière du roman.
J’ai trouvé ce polar urbain belge palpitant, original dans sa forme et intéressant car l’auteur aborde également en arrière plan quelques sujets de société très actuels comme les violences faites aux femmes, les préjugés, la multiculturalité, les difficultés d’assimilation culturelle, la violence animale…
Et pour ajouter à l’identité belge du roman, j’ai découvert quelques termes du patois bruxellois avec en note de bas de page la traduction en français…

Merci Babelio et les éditions Ker pour cette belle découverte !

NB : C’est surprenant que cette maison d’édition belge utilise et revendique le mot breton Ker (le village) comme nom…

 

Extrait : Prologue
– Est-ce que je pourrais tuer quelqu’un ?
Il avait ruminé la question, soucieux d’apporter la réflexion nécessaire à un sujet auquel la réponse semblait évidente. Il avait fini par se lancer sur un raclement de gorge.
– Tout dépend des circonstances, bien sûr, mais oui, si la situation l’exigeait, sans hésiter.
Elle avait hoché la tête et sorti une jambe nue de sous la couette pour l’enrouler autour des mollets du garçon, l’emprisonner dans le ciseau de ses cuisses et l’attirer au creux d’elle. Aubry avait aussitôt rejeté les draps pour se pencher sur elle avec gourmandise.
Une douleur inattendue lui serra la gorge quand il reconnut la tache de naissance sur le haut de la hanche.
Il l’avait oubliée.
La mémoire lui revint d’un coup, comme un boomerang lancé à pleine vitesse. C’était il y a quinze ans. Un orage grondait et ils avaient décidé de rester dans son kot (1) pour étudier.
– Tu pourrais me tuer ?
Une ombre attira son attention et transforma la scène. L’homme de tout à l’heure, debout au centre de la pièce, le club de golf le long du bras, ruisselait de sang sous la pluie et la boue. Il se tourna vers Caroline qui souriait toujours et avança vers elle.
Aubry vit le fer se lever, l’acier briller. Il voulait crier, mais aucun son ne sortait de sa gorge. Se précipiter sur eux, mais ses pieds étaient soudés au sol.
Il entendit Lily hurler.
Et le bruit des voitures sous la pluie.

(1) Chambre d’étudiant

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Le mois belge
(jour des Mauvais genres)