Toute la violence des hommes – Paul Colize

 HC éditions – mars 2020 – 317 pages

Prix Polar Michel Lebrun 2020
Prix des lecteurs 2020 du Festival du polar de Villeneuve-Lez-Avignon

Quatrième de  couverture :
L’histoire de Nikola Stankovic et celle de tout un pays détruit par la guerre.
Dans la banlieue de Bruxelles, une jeune femme est retrouvée sans vie dans son appartement, criblée de coups de couteau. Tout accuse Nikola Stankovic, dernière personne que la victime
a appelée avant sa mort. Il apparaît sur les caméras de surveillance juste après le meurtre, la police retrouve ses vêtements maculés de sang et découvre des croquis de la scène de crime dans son atelier d’artiste. Malgré ses airs d’enfant perdu, Niko est un graffeur de génie, que l’on surnomme
le Funambule et qui émaille les rues de Bruxelles de fresques ultra-violentes.
Muré dans le silence, le jeune homme nie tout en bloc et ne répète plus qu’une seule phrase :
c’est pas moi.
Si la force de Niko réside dans son mystère, les personnages clés de ce roman sont incarnés par Philippe Larivière, l’avocat de Nikola et Pauline Derval, la directrice de l’Établissement de défense sociale, qui va garder le jeune homme en observation pour quelques semaines. Ces deux professionnels rompus à l’exercice ont beau voir que tout accuse Niko, aucun des deux ne peut y croire. Ils vont devoir suivre leur instinct et laisser venir l’histoire. La vraie, celle de Niko et celle de tout un pays détruit par la guerre.

Auteur : Paul Colize est né en 1953 à Bruxelles, d’un père belge et d’une mère polonaise. Ses polars, à l’écriture aiguisée et au rythme singulier, sont toujours ancrés dans le réel et flirtent habilement avec la littérature générale.
Son œuvre a été récompensée par de nombreuses distinctions littéraires dont le prix Landerneau, le prix Polar pourpres, le prix Arsène Lupin, le prix Plume de Cristal et le prix Sang d’Encre des lecteurs.
Toute la violence des hommes est son quatorzième roman.

Mon avis : (lu en avril 2021)
A la recherche d’un livre d’un auteur belge pour espérer participer au challenge « Le Mois Belge », j’ai choisi la facilité en choisissant un livre d’un auteur que je connaissais déjà et que j’avais aimé ! Le livre a été terminé le 30/04 et grâce au prolongement jusqu’à ce soir du challenge, je suis tout juste dans les clous !

Ce livre est un thriller psychologique captivant. Une jeune femme est retrouvée morte baignant dans son sang dans son appartement en banlieue de Bruxelles. Le coupable idéal, c’est Nikola Stankovic un artiste de street art anonyme surnommé le Funambule car il peint des fresques murales en hauteur sur des murs aveugles pratiquement inaccessibles. Il reproduit des scènes violentes souvent issues de tableaux célèbres. Mutique, il ne sait que dire : « C’est pas moi ». Pour déterminer s’il est oui ou non responsable de ses actes, il est mis en observation dans hôpital psychiatrique. Il pourra compter sur l’aide de Philippe Larivière, son avocat et de Pauline Derval, la directrice de l’hôpital psychiatrique  qui tous deux tenteront de le comprendre et de le disculper…
Paul Colize alterne les chapitres du présent et du passé, ces derniers reviennent sur des évènements des années 90, lorsque le conflit serbo-croate faisait rage à Vukovar. Petit à petit, le lecteur va découvrir des parties de la vie de Nikola qui avait huit ans à l’époque et qui a été le témoin d’événements atroces ce qui explique la violence des œuvres qu’il réalise.
Une lecture rythmée grâce à des chapitres courts et Nikola est un personnage à la fois mystérieux et attachant.
En bonus, à la fin du livre une interview très intéressante d’un artiste de street-art qui complète parfaitement ce que l’on comprend dans le roman policier…

Extrait : (début du livre)
L’homme posa les mains sur la table et le dévisagea.
— J’ai l’impression de parler à un mur.
Il ferma les yeux.
Un mur. Un mur lézardé, dont chaque brique était moulée dans les larmes, le sang, la violence et la haine. Les rares moments de répit n’en étaient que le ciment précaire.
L’homme tira une chaise à lui et s’assit.
— Bien. Reprenons depuis le début.
Il rouvrit les yeux, fixa un point devant lui.
De quel début parlait-il ?
Toute fin ramène au début. La mort ne survient que s’il y a eu naissance. Elle boucle la boucle. Einstein a dit que le temps n’est pas une ligne droite, Gaudi que rien n’est droit dans la nature. Ni l’eau, ni l’air, ni la terre, ni le feu. Pas même la ligne de l’horizon. Tout n’est que courbes et arabesques.
Un atoll volcanique dans l’immensité de l’océan ? Tout est dans le détail, pour ceux qui savent les observer.
L’homme reprit d’une voix monocorde.
— Vous vous appelez Nikola Stankovic, vous avez 35 ans, vous n’êtes pas marié, vous n’avez pas d’enfants.
Nikola ?
Ce prénom lui parut étranger.
Son père l’appelait Niko. Sa mère Dušo. Mon âme.
Elle lui ébouriffait les cheveux quand il passait à sa portée.Želim da te zagrlim. J’ai envie de te prendre dans mes bras.
Les parents dictent la norme. À ce moment, il croyait encore en leur pouvoir. À présent, il savait que le pouvoir appartient aux plus forts. La force permet d’imposer.
L’homme poursuivit.
— Vous êtes domicilié à Saint-Gilles, rue de la perche. Vous êtes artiste-peintre, vous n’avez pas de revenus fixes. Est-ce exact ?
Des revenus fixes ?
Les artistes n’ont pas de revenus fixes, sans quoi ils ne seraient pas des artistes. L’argent ne permet pas de réécrire le passé.
Une boule de feu parcourant le ciel ?
L’homme monta le ton.
— Est-ce exact, monsieur Stankovic ?
Il décela de l’impatience dans sa voix, une volonté d’en finir.
Le silence était son allié.
L’art ne dévoile ses secrets que dans le silence absolu. On devrait interdire aux gens de parler dans les musées. Le silence peut aussi être une arme. Il masque les mensonges, les aveux et les trahisons.
L’homme secoua la tête avec dépit.
— Vous ne m’aidez pas beaucoup, monsieur Stankovic.
Il se tut.
L’homme s’emporta.
— Vous pourriez au moins me regarder quand je vous parle.
Une coccinelle sur une toile de tente ?
Il releva la tête.
— Vous avez une tache sur votre chemise.

 

Petit Bac 2021
(4) Être humain

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Belgique

Déjà lu du même auteur :

97110746 Un long moment de silence

Pico Bogue – tome 12 – Inséparables – Alexis Dormal et Dominique Roques

91lQDMdWt4L Dargaud – septembre 2020 – 48 pages

Présentation :
Pico, Charlie, Ana Ana, Norma, et tous les autres. La bande de copains, dont certains sont frère et sœur, continue d’explorer l’immensité des possibles de la vie, du langage et du fait d’être ensemble. Le jardin dont Pico doit s’occuper occasionne découvertes et interrogations : faut-il le laisser sauvage ou pas ? Surtout, Charlie se dit un beau jour qu’il aimerait – qu’il devrait ! – avoir le sens de la répartie de son meilleur ami à tignasse. Mais comme le jardin, il faut cultiver son langage et la mise en pratique n’ira pas sans mal, ni fou rire…

Auteurs : Alexis Dormal est né en 1977 à Bruxelles. Après des études de réalisation cinématographique, il s’oriente vers le dessin et l’écriture. Dominique Roques, sa mère scénariste, et lui-même créent les personnages Pico Bogue et d’Ana Ana.
Dominique Roques est née en 1948 à Casablanca. Quelques années plus tard, en Belgique, elle a deux fils qui partagent son goût pour la bande dessinée humoristique. L’aîné de ses fils, Alexis Dormal, dessine depuis toujours des personnages pleins de vie. Si pleins de vie qu’il est vite devenu insupportable à Dominique de les abandonner à peine nés. Elle décide donc de leur faire des « transfusions » d’histoires, trouvant les donneurs… en elle et tout autour d’elle. Ainsi tchatchent, galopent et dévorent Pico, Ana Ana et les autres.

Mon avis : (lu en octobre 2020)
C’est toujours un plaisir de retrouver Pico Bogue et sa sœur Ana Ana. Les inséparables sont Pico et son ami Charlie et Ana Ana et sa copine Norma, toujours inventifs et pleins de bon sens.
Charlie aimerait avoir un sens de la répartie aussi percutant que celui de son meilleur ami. C’en est trop pour la maîtresse de ces deux chenapans !
Pico doit s’occuper du jardin,  il pense que c’est mieux de le laisser sauvage… mais son père n’est pas vraiment de cet avis…
Les dialogues sont toujours aussi savoureux et l’humour rafraîchissant.
Le dessin aquarelle est très expressif et plein de poésie.
Je suis une inconditionnelle !

Extrait : 

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Déjà lu des même auteurs :

picobogue  Pico Bogue tome 1 : La vie et moi

pico_bogue_T2  Pico Bogue tome 2 : Situations critiques

pico_bogue_T3 Pico Bogue tome 3 : Question d’équilibre

5468  Pico Bogue, Tome 4 : Pico love

9782205068153_150 Pico Bogue, Tome 5 : Légère contrariété

92114288 Pico Bogue, Tome 6 : Restons calme

100514223 Pico Bogue – tome 7 – Cadence infernale

113716430 Pico Bogue – tome 9 – Carnet de bord

91ZOJyIEOcL Pico Bogue, Tome 10 : L’amour de l’art

91F8+-gZMYL Pico Bogue, tome 11 : L’heure est grave

« Si je reviens un jour » – Les Lettres retrouvées de Louise Pikovsky – Stéphanie Trouillard et Thibaut Lambert

81ayShwIBzL Ronds dans L’O – mars 2020 – 112 pages

Quatrième de couverture :
En 2010, lors d’un déménagement au sein du lycée Jean de La Fontaine, dans le 16e arrondissement de Paris, des lettres et des photographies ont été trouvées dans une vieille armoire. Enfouis là depuis des dizaines d’années, ces documents appartenaient à une ancienne élève, Louise Pikovsky. Plusieurs mois durant, cette jeune lycéenne juive a correspondu avec sa professeure de lettres. Son dernier courrier date du 22 janvier 1944, jour où elle est arrêtée avec sa famille.

Auteurs : Stéphanie Trouillard, journaliste de France 24, a réalisé en 2017 un webdocumentaire en partenariat avec la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, sur l’histoire de Louise Pikovsky. À partir des documents de Louise, elle a pu retrouver des témoins, des cousins éloignés et des anciens élèves. Ce travail a rencontré un vif succès et a obtenu de nombreux prix en France et à l’étranger. Il est lauréat 2018 du prix Philippe Chaffanjon. En 2020, elle scénarise et réalise avec Thibaut Lambert aux dessins une adaptation en bande dessinée, « Si je reviens un jour… Les lettres retrouvées de Louise Pikovsky ».
Influencé par son pays natal la Belgique, Thibaut Lambert est comme né dans une bulle. Tout l’inspire, l’amour, les voyages, la maladie, les rencontres, … Après un passage à l’atelier BD de l’institut-Saint Luc à Bruxelles, il enchaine les petits boulots et réalise son premièr album BD : Al Zimmeur, un album pour enfant sur la maladie d’Alzheimer. Début 2008, lassé par la vie en ville, il lâche boulot et logement pour partir, avec sa compagne, un an sur les routes d’Amérique du Sud. Après de nombreuses péripéties, ils reviennent en Europe et posent leurs sacs à dos en Poitou-Charentes. Depuis, Thibaut participe à différents fanzines tout en continuant des projets plus personnels comme un carnet de voyage qu’il publie via le site Bibliocratie. Avec « Au coin d’une ride », il revient à la maladie d’Alzheimer dans une histoire pour adulte mettant en avant le rôle de l’aidant, membre de la famille ou proche, accompagnant un malade.

Mon avis : (lu en octobre 2020)
J’ai entendu parler de cette BD à la radio lors du printemps dernier, une BD devoir de mémoire qui raconte l’histoire de Louise, lycéenne au lycée Jean de La Fontaine de Paris pendant la Seconde Guerre Mondiale. Sa photo de classe ne le montre pas, mais elle porte l’étoile jaune sur sa veste. A partir de l’été 1942 et durant plusieurs mois, Louise échange des lettres avec sa professeure de lettres, Mademoiselle Malingrey. Elle parle de son quotidien et la précarité de sa situation, elle se questionne sur la disparition de plusieurs camarades de classe, elle raconte son père détenu à Drancy… Sa dernière lettre date du 22 janvier 1944, le jour de son arrestation avec sa famille. Mademoiselle Malingrey n’oubliera jamais son élève et gardera toute sa vie des photos et quelques lettres que Louise voulait retrouver si elle revenait… Toujours, elle continuera à évoquer la mémoire de la jeune fille auprès de ses élèves.
En 2010, c’est un peu par hasard que les lettres et photos de Louise Pikovsky sont retrouvées dans une vieille armoire du lycée.

A la fin de l’album, un dossier pédagogique avec les documents d’archives lettres et photos permet au lecteur de voir le vrai visage de Louise, de sa famille disparue et de Mademoiselle Malingrey.

La lecture de la BD pourra être complétée par le webdocumentaire :
http://webdoc.france24.com/si-je-reviens-un-jour-louise-pikovsky/

Extrait : (début du livre)

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Petit bac 2020a
(6) Objet

Le garçon du sous-sol – Katherine Marsh

71vYP+VnC3L Robert Laffont – février 2020 – 450 pages

traduit de l’anglais (États-Unis) par Blandine Longre

Titre original : Nowhere boy, 2018

Quatrième de couverture :
Max, 13 ans, a quitté à contrecœur les États-Unis pour suivre sa famille à Bruxelles. Quand il découvre un jeune réfugié syrien, Ahmed, caché dans le sous-sol de sa nouvelle maison, il décide de l’aider sans en parler à ses parents.
L’amitié entre les deux garçons grandit au fil des jours, mais avec les attentats terroristes de 2015, les contrôles policiers sont renforcés et Ahmed risque à tout moment d’ être arrêté et renvoyé en Syrie. Avec l’aide de ses camarades, Max va tout faire pour éviter ce drame.

Auteure : Auteure de plusieurs romans jeunesse à succès, Katherine Marsh a notamment reçu le prestigieux Edgard Award. Après avoir habité plus d’un an à Bruxelles avec son mari et leurs deux enfants, elle s’est installée à Washington.

Mon avis : (lu en août 2020)
Ahmed est un Syrien de 14 ans sa mère et ses sœurs sont mortes sous un bombardement à Alep. Au début de cette histoire, il est avec son père et d’autres migrants sur un canot qui prend l’eau dans une mer très agitée, il fait nuit, le moteur stoppe et le père plonge pour de tirer le canot et une vague le fait disparaître. Ahmed se retrouve tout seul.
Max est un jeune américain de 13 ans, il a quitté les États-Unis avec sa famille, pour vivre à Bruxelles où son père doit travailler. Cela ne lui plaît pas du tout. Il doit apprendre le français, subir le climat pluvieux, écrire avec un stylo plume… Son intégration est difficile ! Aussi quand il découvre qu’Ahmed s’est caché dans le sous-sol de sa maison, il décide de ne rien dire à ses parents et de l’aider.
Peu à peu, les deux garçons vont s’apprivoiser, pour Ahmed, c’est la survie, il aménage sa cachette, se nourrit grâce à ce que Max lui apporte et occupe ses longues heures de solitude en s’occupant des plantes laissées à l’abandon à la cave, il doit rester le plus discret possible… Max prend son rôle très au sérieux et lui qui essuyait échec sur échec reprend confiance en lui et se doit d’aider son nouvel ami.
Une histoire palpitante sur l’amitié et la solidarité à lire par les adultes comme les adolescents. Belle découverte !

Extrait : (début du livre)
Ils avaient attendu exprès une nuit de juillet nuageuse et sans lune. Le risque que les gardes-côtes grecs les repèrent serait ainsi moins grand, avaient affirmé les passeurs.
Mais leur invisibilité posait à présent problème. Le rebord du canot pneumatique, ballotté sur la mer Égée, se trouvait à dix centimètres à peine au-dessus de l’eau, beaucoup plus bas que lorsqu’ils avaient embarqué. Il n’y avait aucune terre en vue. Le capitaine se démenait pour redémarrer le moteur, tandis que les silhouettes de dix-huit hommes, trois femmes et quatre enfants se blottissaient les unes contre les autres. Certains passagers portaient des gilets de sauvetage qui leur allaient mal ; seuls quelques-uns d’entre eux savaient nager.
– Si le moteur ne se remet pas en marche, nous nous noierons, déclara une femme dont la voix fluette, dans son affolement, monta dans les aigus.
Personne ne la contredit.
Ahmed Nasser serra contre lui son gilet de sauvetage, trop petit pour un adolescent de quatorze ans – de surcroît presque aussi grand que son père. Il se rappelait les histoires qu’il avait entendues en Turquie à propos de passeurs vendant des gilets de sauvetage défectueux qui faisaient couler les gens plutôt qu’ils ne les aidaient à flotter.
Une main se posa sur son épaule.
– Ahmed, mon âme, n’aie pas peur.
Le garçon leva les yeux vers son père, dont la large carrure était à l’étroit contre le bord du canot. Une chambre à air noire était passée à son épaule, et il souriait calmement, comme s’il savait que tout irait bien. Mais tout indiquait le contraire à Ahmed – l’odeur des corps sales et transpirants, les regards terrifiés, les vagues clapotantes qui donnaient la nausée.
– Cette dame a raison, murmura le garçon. Le bateau se dégonfle. Le moteur ne va pas redémarrer…
– Chut, fit son père.
Sa voix était autoritaire et pourtant douce, comme s’il cherchait à apaiser un enfant. Mais Ahmed était assez âgé pour savoir quelle impuissance celle-ci dissimulait. Il pensa à sa mère, à ses sœurs, à son grand-père – sa mort serait-elle pire que la leur ? Son père lui avait assuré qu’ils n’avaient pas souffert. Leur supplice avait en tout cas été moins long que ce qu’Ahmed vivait à présent. Ils n’avaient pas eu le temps d’échanger de fausses paroles de réconfort.

L’obsolescence programmée de nos sentiments – Zidrou et Aimée de Jongh

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Dargaud – juin 2018 – 144 pages 

Quatrième de couverture :
« Le corps se résigne plus vite que l’âme.
Le temps le ride. L’injurie. L’humilie.
Il fait avec, le corps, beau joueur.

L’esprit, lui, est mauvais perdant.
Il ne conçoit que par à-coups,
par révélations douloureuses,
par effrois successifs. »

Auteurs : Zidrou (Benoît Drousie) est né en 1962 à Bruxelles. D’abord instituteur, il se lance au début des années 1990 dans l’écriture de livres et de chansons pour enfants. En 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L’Elève Ducobu. Sa carrière de scénariste de bande dessinée est lancée ! Il signe de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, assure la reprise de La Ribambelle. Il est également l’auteur des plus réalistes, mais non moins sensibles, « Le Montreur d’histoires », « Tourne-Disque », « Lydie », « Folies Bergères », « La Mondaine », « Les 3 Fruits » ou encore « Les Promeneurs sous la Lune ». On lui doit aussi, plus récemment, la reprise du classique autant qu’indémodable « Ric Hochet ». En 2015, il signe Le Bouffon avec Francis Porcel, Le Crime qui est le tien avec Philippe Berthet pour la collection Ligne Noire, et entame la série Les Beaux Etés avec Jordi Lafebre. Zidrou reviendra en 2017 avec quatre sorties aux teintes très différentes : Shi en janvier, une nouvelle série avec Homs au dessin, le one shot Natures Mortes en mars, le troisième tome des Beaux Etés en juin et enfin Hadiya, avec son complice Francis Porcel, au mois de septembre.
Aimée de Jongh (1988) a publié sa première bande dessinée « Aimée TV » à l’âge de 18 ans. Elle a été découverte par plusieurs maisons d’édition et de presse, pour lesquelles elle travaille aujourd’hui encore. Aimée a suivi sa formation en film d’animation dans les écoles de Beaux Arts de Rotterdam et de Gand. Entre-temps, elle a signé une bonne dizaine de séries de bandes dessinées et a collaboré sur cinq films d’animation. Sa série bd quotidienne Snippers (Coloc’ en français) paraît dans un journal hollandais et dans un journal suisse ; en Belgique, ce sont surtout ses bandes dessinées pour jeunes enfants, comme Kito & Boris et Slimme Pim qui l’ont fait connaître. En 2014, Aimée s’est attelée à son premier roman graphique, dont elle signe aussi le scénario : Le retour de la bondrée (titre original : De terugkeer van de wespendief). Cet album lui a valu de percer à l’international. Cette bande dessinée a été très bien accueillie et a remporté le prestigieux Prix Saint-Michel pour le meilleur album de bande dessinée de 2014-2015. Le livre sera publié en français par Dargaud et par la suite porté à l’écran en 2016. En 2018, elle collabore avec Zidrou au scénario et publie un deuxième roman graphique chez Dargaud, L’obsolescence programmée de nos sentiments.

Mon avis : (lu en juin 2020)
Elle s’appelle Méditerranée, elle a 62 ans, elle ne s’est jamais mariée. Sa mère vient de mourir après une longue agonie. Méditerranée est désormais l’aînée de la famille.
Ulysse vient de perdre son boulot de déménageur après 40 ans de bons et loyaux services. A 58 ans, contre son gré, il a été mis à la retraite.
Pour tous les deux, les jours sont gris, la solitude est là et la vieillesse n’est pas loin, c’est plutôt déprimant…
Jusqu’au jour où Ulysse et Méditerranée se rencontrent dans une salle d’attente…
Peut-on recommencer une vie à plus de soixante ans ?
Ce joli roman graphique dessine la rencontre inattendue de deux solitudes avec tendresse et humour. Et une conclusion inattendue et surprenante…

Le dessin évolue avec l’histoire, sombre et brut, accentuant les traits au début de l’histoire, il prend des couleurs et de la douceur au fil des pages tout en restant réaliste et esthétique.

Extrait :

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Petit bac 2020a
(5) Crime et Justice

Une saison à l’ONU, Au cœur de la diplomatie mondiale – Karim Lebhour, Aude Massot

71dgt7TZBuL Steinkis – octobre 2018 – 207 pages

Quatrième de couverture :
En 1945, l’Organisation des Nations unies est créée pour maintenir la paix et la sécurité dans le monde. Ce « machin », comme l’appelait le général de Gaulle, tout le monde en a entendu parler, mais combien savent exactement ce que fait l’ONU et comment elle fonctionne ? Karim Lebhour a été correspondant de presse au siège de New York pendant quatre ans. Dessinées par Aude Massot, ses chroniques parfois décalées, souvent drôles, toujours édifiantes font vivre les coulisses de la seule instance internationale dans laquelle tous les pays peuvent faire entendre leur voix.

Auteurs : Karim Lebhour a été correspondant à l’ONU de 2010 à 2014, après cinq ans au Proche-Orient où il a écrit Jours tranquilles à Gaza (récit préfacé par Stéphane Hessel). De son expérience à l’ONU, il avait tiré un premier reportage pour La Revue Dessinée avec James et Thierry Martin, publié au printemps 2014. Karim doit son éducation à la BD à la bienveillance du personnel de la Fnac de Grenoble qui le laissaient lire dans les rayons. II travaille aujourd’hui pour International Crisis Group Washington.
Sortie des ateliers BD de l’école bruxelloise Saint-Luc en 2006, Aude Massot entame à Paris une carrière de storyboarder dans le dessin animé, et s’installe stratégiquement entre une librairie BD et son bistrot préféré. Après un séjour à Montréal, elle devient l’auteur de Québec Land, un journal dessiné sur le quotidien d’un couple d’expatriés français au Québec (Sarbacane). En 2015, elle réalise une enquête sur le Samu social de Paris, Chronique du 115 (2017).

Mon avis : (lu en mai 2020)
Karim Lebhour a été correspondant de presse pour RFI au siège de l’ONU à New York pendant quatre ans, de 2011 à 2013. Dans l’esprit des chroniques de Guy Delisle ( ), l’auteur nous raconte son quotidien à l’ONU.
Tout d’abord, il nous explique « comment ça marche » avec l’Assemblée Générale et ses 193 États membres, le Conseil de Sécurité composé de cinq membres permanents (Chine, États-Unis, France, Royaume Uni et Russie) et dix membres élus pour deux ans, puis la galaxie ONU avec les Casques Bleus, le Secrétaire Général, le Conseil économique et social, la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale de La Haye…
L’ONU a également créé plusieurs agences et programmes pour soutenir son action (OMS : organisation mondiale de la santé, UNESCO : organisation pour l’éducation, la science et la culture, UNICEF : fonds pour l’enfance, UNHCR : agence pour les réfugiés…).
Entre du purement documentaire et des anecdotes personnelles et amusantes, cette BD nous permet de comprendre le fonctionnement et les enjeux de cette institution.
L’ONU est une véritable usine à gaz, où chaque État membre y défend ses intérêts nationaux, en particulier les cinq membres permanents du conseil de sécurité et leur fameux droit de veto, ces grandes puissances votent plus pour leurs intérêts que pour l’intérêt commun… C’est un lieu où les états peuvent se rencontrer mais décident rarement de quelque chose, une tribune devant le monde où des dictateurs peuvent se  montrer et où les ennemis se serrent les mains devant les caméras pour mieux se déchirer mutuellement après…
Côté anecdotes, il y a l
e discours du ministre indien qui ne se rend compte qu’au bout de longues minutes qu’il est en train de lire le texte de son homologue portugais et non le sien… Ou l’interview 100% langue de bois de Ban-Ki-Moon, le Secrétaire Général, qui prend soin de ne fâcher personne en utilisant les mêmes éléments de langage pour chacune des questions posées…
Un témoignage instructif et passionnant à lire sur la diplomatie mondiale.

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2020a
(5) Amour

A la vie ! – L’Homme Étoilé

71O+5b52GiL Calmann Levy Graphic – janvier 2020 – 192 pages

Quatrième de couverture :
Avec Roger, l’Homme étoilé met une claque à la maladie sur les sons endiablés des tubes de Queen. Avec Mathilde, il apprend à parler le suédois, Edmond lui lance un véritable défi gastronomique et Nanie finit par l’adopter, en parfaite nouvelle grand-mère.
Dans ce roman graphique plein d’humanité, émouvant et drôle, l’Homme étoilé raconte la vie aux soins palliatifs avec douceur, pudeur, amour et humour.

Auteur : Xavier, alias LHomme étoilé, est l’infirmier aux plus de 1OO OOO abonnés sur Instagram, qui raconte la vie aux soins palliatifs avec douceur, pudeur, amour et humour.

Mon avis : (lu en mai 2020)
Avant le début du confinement, j’ai pris quelques livres et BDs pour passer les premières semaines (officiellement 2 mais je me doutais bien que cela allait durer un peu plus…)
Parmi les BDs, il y avait celle-ci. Mais vu les circonstances et un peu par superstition, je repoussais jour après jour le moment où j’allais m’y plonger. Et j’avais tort car comme l’annonce le bandeau publicitaire de la bande dessinée,  Xavier, alias l’Homme étoilé sur Instagram, est « l’infirmier qui transforme les soins palliatifs en bulles d’amour ».
Avec un coup de crayon épuré et plein de rondeurs, l’Homme étoilé raconte des moments de vie dans le service de soins palliatifs où il travaille.
A travers ses rencontres avec les personnages touchants de Roger, Mathilde, Marie, Nanie, Edmond, Christine et Blanche, l’Homme étoilé raconte avec une grande tendresse le quotidien de ce service qui fait peur et nous renvoie à nos propres angoisses car associé à la fin de vie… Au chevet de ses patients, ce grand costaud de 1,93 m au look atypique avec ses cheveux longs, sa barbichette et ses tatouages est un soignant toujours à l’écoute pour « … ajouter de la vie aux jours à défaut d’ajouter des jours à la vie… ».
Avec Roger, ils écoutent et chantent à fond du rock’n roll, avec Mathilde, il apprend le suédois, Nanie sera une grand-mère d’adoption, ce sera des expériences culinaires avec Edmond…
Cette lecture apaisante nous renvoie de l’empathie, de la musique, de la sensibilité, de l’humour, de la joie et beaucoup d’humanité. Une très belle découverte !

Extrait : (début de la BD)

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Totem – Nicolas Wouters, Mikaël Ross

totem Sarbacane – octobre 2016 – 125 pages

Quatrième de couverture :
C’est dans une forêt sauvage que Louis, 12 ans, vient passer son premier camp scout et essayer de soigner ses bleus à l’âme. Mais son séjour ne sera pas de tout repos, entre les brimades des scouts plus âgés, les tiraillements de ses propres démons et un secret trop lourd à porter. Un récit initiatique qui bat au rythme sensuel, feutré et magique de la forêt, où les compromis de l’âge adulte et les premiers émois amoureux viennent bousculer l’innocence de l’enfance.

Auteurs : Né à Bruxelles en 1984, Nicolas Wouters est titulaire d’un Master d’écriture de scénario, obtenu à l’université de Louvain-La-Neuve. Alors qu’il est encore aux études, il coordonne des projets culturels (Théâtre, Slam, Festivals, …) et assure l’écriture ainsi que la mise en scène de plusieurs pièces de théâtre dans le circuit amateur. En 2009, il quitte son travail dans un centre culturel se consacrer pleinement à sa passion pour le neuvième art. Il intègre l’option Bande dessinée de l’institut Saint Luc à Bruxelles, où il rencontre Mikaël Ross. Une amitié qui débouchera sur un premier livre, « Les pieds dans le béton ». Il vit et travaille actuellement à Zürich.
Né à Munich en 1984, Mikaël Ross mène de front deux carrières à la fois. De 2004 à 2007, il suit une formation de tailleur à l’Opéra de Munich puis s’installe à Berlin où il commence des études de stylisme à l’école des arts de Berlin-Weißensee. Parallèlement, il écrit et dessine des histoires et autoédite Herrengedeck, son premier album de bande dessinée qui raconte l’errance de deux amis dans la nuit berlinoise. Il décide en 2010 d’interrompre ses études de stylisme pour un an afin d’intégrer le département Bande dessinée de l’institut Saint Luc à Bruxelles. Il y rencontre le scénariste Nicolas Wouters avec lequel il initie le projet À ton tour, qui relate la relation de deux personnages dont l’amitié est entachée depuis l’enfance par les rapports de domination que l’un exerce sur l’autre. Il vit et travaille aujourd’hui de nouveau à Berlin.

Mon avis : (lu en mars 2020)
Après Un été d’enfer ! encore une histoire de scout… le hasard des lectures…
Cette histoire est beaucoup plus sombre et assez déconcertante…
Alors que son petit frère est malade et doit subir une opération, Louis est envoyé dans un camp scout. A douze ans, seul et avec ses cauchemars, il se retrouve au milieu de la forêt avec des scouts plus âgés que lui. Pour devenir un vrai scout, Louis doit passer une épreuve afin d’obtenir son « totem ». Avec deux autres novices, ils doivent se cacher en forêt et ne pas être retrouvé par le reste de la troupe…
Un album vraiment étrange, mêlant le réel et l’imaginaire dans une ambiance oppressante. J’ai eu du mal à distinguer le fantastique de la réalité…
Et, pour ma part, ce n’est pas du tout le souvenir que j’ai de mes années de scoutisme…

Extrait :

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Petit bac 2020a(4) Objet

Le Chat, Tome 22 : La rumba du chat – Philippe Geluck

71Y5ocx46QL Casterman – octobre2019 – 48 pages

Quatrième de couverture :
Y a de la rumba dans l’air… En ces temps où la danse revient en force, Le Chat a mis toutes les siennes dans un vingt-deuxième album au rythme endiablé. Fidèle à lui-même et au sommet de sa force comique, le félin préféré du public s’en donne à coeur joie : dessins insolents, humour absurde, gravures détournées et planches à l’inexorable logique s’enchaînent, provoquant l’hilarité générale. Une fois de plus, Geluck se surpasse et nous enchante, nous interroge et nous surprend par l’extraordinaire renouvellement de ses trouvailles. Bravo Geluck et merci Le Chat.

Auteur : Philippe Geluck poursuit depuis 1975 une carrière d’humoriste tous terrains : théâtre, presse, radio, télévision et bien sûr édition chez Casterman (Le Chat côté bande dessinée, mais aussi les aventures du Docteur G. ou la trilogie encyclopédique). Il est aujourd’hui l’un des auteurs les plus populaires de la bande dessinée franco-belge.

Mon avis : (lu en décembre 2019)
Voilà une BD trouvée sous le sapin et offert à toute la famille que j’ai lu durant l’après-midi de Noël, en mode « Jolabokaflod »… En écrivant ce billet, je m’aperçois que c’est ma première BD de Philippe Geluck que je chronique…
C’est le tome 22 de la série, à travers un humour noir et décalé, des dessins simples mais drôles, des œuvres détournées  et des textes tendres ou féroces, Philippe Geluck aborde des sujets actuels sérieux comme les violences, l’intolérance, le féminisme, l’environnement… Démonstration par l’absurde ou exagération, tout est bon pour pointer nos incohérences et nous donner une vision pertinente de l’actualité…
Une BD qui se lit d’une traite avec beaucoup de plaisir !

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2020a(1) Animal

Sang de Sein – Patrick Weber et Nicoby

81qhPPJgnnL Vents d’Ouest – mai 2018 – 136 pages

Quatrième de couverture :
« Qui voit Sein, voit sa fin ! »
Le très médiatique écrivain Brieg Mahé décide d’écrire le roman policier ultime. Une énigme à huis clos à faire trembler Agatha Christie ! Et quel plus beau décor que le mythique phare d’Ar-Men, au large de l’île de Sein en Bretagne, pour lancer sa mécanique infernale ?
Au cœur des flots, la réalité va engloutir la fiction…

Auteurs : Patrick Weber est né le 10 mars 1966 à Bruxelles. Il vit aujourd’hui entre Bruxelles, Paris et Rome. Après des études d’histoires de l’art et d’archéologie, il se dirige vers une carrière de journaliste. Il collabore à nombre de magazines et de journaux pendant plusieurs années. Il se tourne ensuite vers la télévision avant de revenir à la presse écrite mais cette fois en tant que rédacteur en chef. Il dirige successivement « Média Marketing », « Flair », « Télé Moustique » et « Télé Pocket ». Il quitte ses fonctions pour devenir consultant éditorial pour le groupe Sanoma Magazines Belgium. Il crée sa société baptisée Mandala Productions. Parallèlement, il publie des romans historiques et scénarise des films et des bandes dessinées. Passionné depuis toujours par l’histoire royale, il devient chroniqueur royal. À ce titre, il publie des ouvrages, donne des conférences et des cours à l’université. Depuis 2011, il est le chroniqueur royal de RTL Belgium, en télé, en radio et sur le net. Il y présente notamment chaque jour l’émission « On refait le monde ».
Pur produit des années 1970, Nicoby a vite compris qu’il ne serait jamais avant-centre du Stade Rennais. Qu’à cela ne tienne, il décide de devenir auteur de bande dessinées. En quelques années, il a déjà publié une vingtaine de livres, multipliant les genres, les styles et les formats. Abordant aussi bien l’humour avec Chronique Layette (6 Pieds sous Terre) et Poète à Djibouti (Vide Cocagne), l’intimisme avec Vacances (Drugstore), l’aventure dans La Voix (Vents d’Ouest) ou la chronique sociale à travers 20 ans ferme (Futuropolis). En 2013, il signe chez Vents d’Ouest un touchant roman graphique sur un scénario de Patrick Weber : Ouessantines. Parallèlement, il entreprend de raconter la vie d’auteurs de BD en bande dessinées dans l’atelier de Fournier (Dupuis) et participe à l’innovante Revue dessinée. Il vit à la campagne retiré du monde et y organise des barbecues qui font la joie de ses amis.

Mon avis : (lu en décembre 2019)
Voilà une BD polar… Un huis clos hommage à Agatha Christie dans le lieu mythique du phare d’Ar-Men, situé au large de l’Île de Sein. C’est un peu grâce au dessin du phare d’Ar-Men de la couverture que j’ai eu envie de lire cette BD ! Brieg Mahé est un écrivain très aimé par le grand public et que l’on voit sur tous les plateaux des médias. Afin d’écrire le roman policier ultime, ce dernier invite quatre spécialistes du crime pour un séjour de trois jours à l’intérieur du phare d’Ar-men. Il y a Amélie Williams, grande réalisatrice, François Dulac, grand spécialiste d’Agatha Christie, Nathan Martel maître du suspens et le commissaire Gérard Morteau. Ils seront accompagnés de Yann le Ménec qui a été gardien de phare. Le séjour s’annonce mortel !
Une intrigue réussie, pleine de suspens, un dessin mettant parfaitement en scène les paysages bretons et son phare inquiétant. Je suis moins fan du dessin des personnages.

Extrait : (début de la BD)

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petit bac 2019(6) Partie du corps