C’est lundi, que lisez-vous ? [120]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

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D’un trait de fusain – Cathy Ytak
Le Droit chemin tome 1 : Les Enfants terribles – Lupano, Tanco, Lorien
Nuit – Bernard Minier

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?

Le Voyeur du Yorkshire – Peter Robinson

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Et mes yeux se sont fermés – Patrick Bard
Le Rocher aux corbeaux – Peter Robinson
Les Lendemains – Mélissa Da Costa
Quatre filles et quatre garçons – Florence Hinckel
Jules César – Anne-Dauphine Julliand
Le garçon du sous-sol – Katherine Marsh
Les mains de Louis Braille – Hélène Jousse

 

Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous !

En vacances !

Direction la Bretagne pour quelques semaines…

Au programme : retrouvailles en famille, repos, balades, bains de mer…

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Sans internet, mais bien sûr avec de la lecture dans mes bagages…

Le blog continue à vivre au ralenti, quelques billets ont été programmés durant mon absence…

A très bientôt !

 

Nuit – Bernard Minier

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XO – février 2017 – 525 pages

Pocket – février 2018 – 608 pages

Pocket – novembre 2019 – 608 pages

Quatrième de couverture :
Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base offshore. Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz. L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant. Au dos, juste un prénom : Gustav.
Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

Auteur : Bernard Minier, né en 1960, originaire de Béziers, a grandi au pied des Pyrénées. Contrôleur principal des douanes, marié et père de deux enfants, il vit aujourd’hui en région parisienne. Son premier roman, Glacé (2011), a reçu le prix du meilleur roman français du Festival Polar de Cognac. Le succès de ses romans suivants, Le Cercle (2012, prix 2013 des bibliothèques et médiathèques de Cognac) et N’éteins pas la lumière (2014), qui mettent à nouveau en scène Martin Servaz, fait de lui un auteur incontournable du polar français. En 2015, il accorde un peu de répit à son héros et publie un thriller indépendant, Une putain d’histoire, qui reçoit le Prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac 2015. En 2017, Martin Servaz reprend du service avec l’angoissant Nuit, suivi en 2018 par Sœurs, « un cauchemar écrit à l’encre noire ».

Mon avis : (lu en juin 2020)
Voilà une valeur sûre pour participer (en version de poche) au Challenge Pavé de l’été, devenu cette année 2020 le Challenge Pavévasion…
C’est le quatrième tome de la série « Martin Servaz »
Et cette fois-ci, Martin Servaz fait équipe avec une inspectrice norvégienne, Kirsten Nigaard. Chargée d’enquêter sur le meurtre d’une technicienne sur la plate-forme pétrolière en mer du Nord, au large des côtes de Norvège, elle découvre qu’un homme manque à l’appel : Julian Hirtmann, le tueur en série psychopathe insaisissable que Martin Servaz tente d’attraper depuis des années.
En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos où sur plusieurs d’entre elles, Servaz apparaît et sur une autre un enfant appelé Gustav est présent…
Retour à Saint-Martin-de-Comminges, cette ville fictive au cœur des Pyrénées dans ce thriller efficace et haletant. Hirtmann est toujours extrêmement noir et inquiétant, il apparaît, disparaît semant des indices, des fausses pistes… Et le lecteur n’est pas au bout de ses surprises !

Extrait : (début du livre)
Elle regarde sa montre. Bientôt minuit.
Train de nuit. Les trains de nuit sont comme des failles dans l’espace-temps, des univers parallèles : la vie tout à coup suspendue, le silence, l’immobilité. Les corps engourdis ; somnolences, rêves, ronflements… Et puis le galop régulier des roues sur les rails, la vitesse qui emporte les corps – ces existences, ces passés et ces avenirs – vers un ailleurs encore dissimulé dans les ténèbres.
Car qui sait ce qui peut advenir entre le point A et le point B ?
Un arbre tombé sur la voie, un voyageur malintentionné, un conducteur somnolent… Elle y songe sans vraiment s’appesantir, plus par désœuvrement que par crainte. Elle est seule dans le wagon depuis Geilo et – pour autant qu’elle a pu en juger – personne n’est monté entre-temps. Ce train s’arrête partout. Asker. Drammen. Hønefoss. Gol. Ål. Parfois dans des gares dont les quais auront bientôt disparu sous la neige, réduites à un ou deux baraquements symboliques, comme à Ustaoset, où est descendue une seule personne. Elle aperçoit des lumières, au loin, dérisoires dans l’immense nuit norvégienne. Quelques maisons isolées qui laissent leurs lampes de seuil allumées toute la nuit.
Personne dans le wagon : on est mercredi. Du jeudi au lundi, l’hiver venu, le train est presque bondé, essentiellement des jeunes et des touristes asiatiques, car il dessert les stations de ski. L’été, les quatre cent quatre-vingt-quatre kilomètres de la ligne Oslo-Bergen ont même la réputation d’être un des chemins de fer les plus spectaculaires au monde, avec ses cent quatre-vingt-deux tunnels, ses viaducs, ses lacs et ses fjords. Mais au cœur de l’automne nordique, par une nuit glaciale comme celle-ci, en milieu de semaine, il n’y a pas âme qui vive. Le silence qui règne d’un bout à l’autre de l’allée centrale, entre les rangées de sièges, est certes un poil oppressant. Comme si un signal d’alarme avait vidé le train à son insu.

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Déjà lu du même auteur :

glac_  Glacé  le_cercle Le cercle neteintpaslalumiere N’éteins pas la lumière

Petit bac 2020a
(6) Couleur

Le Droit chemin tome 1 : Les Enfants terribles – Lupano, Tanco, Lorien

71l7KxlvqpL Delcourt – mai 2011 – 56 pages

Quatrième de couverture :
Dans un lycée agricole de l’entredeux- guerres qui abrite de la mauvaise graine, quatre ados, orphelins, vivent leurs derniers moments d’insouciance. Peu passionnés par les travaux aux champs, ils rêvent de devenir pilote d’avion ou d’épouser la fougueuse Jeanne, fille de Monsieur le Comte. Il n’en sera rien. Leur goût de la transgression les mènera sur d’autres chemins…

Auteurs : Wilfrid Lupano est né en 1971 à Nantes. Il réside à Pau.
Titulaire d’une licence d’anglais, Wilfrid Lupano a travaillé quinze ans dans le milieu des bars et des boites de nuit avant de se lancer dans l’écriture. Il signe son premier album en 2000 chez Delcourt et développe d’année en année ses qualités de scénariste de BD, au point de délaisser son premier métier. En 2012, il publie son premier roman graphique, Le Singe de Hartlepool, dessiné par Jérémie Moreau, qui obtient le prix des Libraires de bande dessinée et le prix du Château de Cheverny de la bande dessinée historique. C’est avec un polar, Ma révérence, dessiné par Rodguen, qu’il remporte en 2014 le Fauve Polar SNCF au festival d’Angoulême. Suivent la série des Vieux Fourneaux, Un océan d’amour, prix Fnac de la Meilleure Bande Dessinée 2015 et Traquemage, une bande dessinée de rural fantasy (2015). La qualité du travail de Wilfrid Lupano ne cesse de s’imposer dans le monde de la bande dessinée et chacune de ses histoires est attendue avec impatience par les lecteurs.
Né un 14 septembre 1982 à Toulouse dans une famille d’artistes, Morgann Tanco décide de devenir dessinateur de BD en lisant Astérix, Tintin, Spirou et autres Rahan. En 1999, il rencontre Wilfrid Lupano, qui lui donne de précieux conseils pour devenir auteur et, quatre ans plus tard, il lui propose une collaboration qui ne portera ses fruits que l’année suivante, où tous deux signent chez Delcourt. Morgann réside désormais à Nantes, ville qui a inspiré, en très grande partie, les décors de « L’Ivresse des Fantômes ».

Mon avis : (lu en juin 2020)
J’ai pris cette BD et sa suite un peu par hasard à la Bibliothèque lors de la phase « juste après confinement » de celle-ci. Je devais réserver mes livres par internet, un peu à l’aveugle car le site ne donnait pas une liste exhaustive du catalogue des livres en rayons et donc à partir d’un moteur de recherche un peu bancale, j’ai emprunté cette série (de 2 bandes dessinées) à partir du tag « Lupano »…
Juin 1929, au cœur de la campagne bordelaise, quatre orphelins se retrouvent dans un lycée agricole mais ils n’ont aucunement la vocation pour le travail des champs et ils rêvent d’un autre avenir, l’un sera pilote d’avion, l’autre se mariera avec Jeanne, la fille du Comte, celle-là même qui les distrait en installant son chevalet à proximité du champ où ils travaillent… Marcel, Jules, Félix et Camille, sont insouciants, liés par une amitié sans faille, intrépides et inventifs ils ne sont pas les derniers à faire tourner en bourrique les éducateurs… Autour d’eux quelques personnages hauts en couleurs comme La Goule, le surveillant, Violette Norris, la grande athlète, et la mystérieuse Jeanne…
Une BD rythmée qui donne envie de découvrir la suite…

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2020a
(6) Mot au pluriel

D’un trait de fusain – Cathy Ytak

d-un-trait-de-fusain Talents Hauts – septembre 2017 – 256 pages

Quatrième de couverture :
1992. Mary, Monelle, Julien et Sami sont lycéens dans une école d’art. En cours de dessin, leur modèle préféré s’appelle Joos. Il est jeune, libre et beau. À l’âge des premières expériences amoureuses, l’épidémie de sida s’immisce brutalement dans leurs vies. La plupart des adultes se taisent et semblent ignorer la tragédie. Mary décide de briser le silence, d’affronter le regard de ses parents, de la société, et de s’engager.

Auteure : Après des études de graphisme et de reliure artisanale à l’École Estienne et à tout juste dix-huit ans, Cathy Ytak part au Brésil participer à l’élaboration de matériel pédagogique graphique pour une école rurale.
De retour en France, elle multiplie les petits boulots avant de se diriger vers le journalisme et la traduction. Aujourd’hui, elle écrit des romans, des guides pratiques, et traduit de la littérature contemporaine catalane.

Mon avis : (lu en juillet 2020)
J’ai emprunté ce livre à la Bibliothèque en lisant la quatrième de couverture en diagonale… et les mots suivants « Mary, Monelle, Julien et Sami sont lycéens dans une école d’art. En cours de dessin, » m’ont incité à choisir ce roman qui raconte bien plus que cela !
Marie-Ange, Monelle, Julien et Sami sont quatre copains « lycéens artistes »
plein d’insouciance, ils sont jeunes, ils sont libres, ils aiment se retrouver pour rire aux éclats, jouer au flipper et dessiner ! En cours de nus, ils font la connaissance de Joos, le modèle, un jeune hollandais, très beau, libre dans son corps et dans sa tête… Monelle et Julien se sont déjà rapprochés et très vite Sami et Joos sont attirés l’un par l’autre. Marie-Ange est également troublée par le jeune hollandais mais elle ne le dévoile pas trop préoccupée par des parents trop strictes à l’esprit étriqué. Marie-Ange compte surtout les jours avant sa majorité pour pouvoir quitter le foyer familiale qui l’étouffe !
Les premiers mois sont heureux et l’avenir s’annonce plein de promesses… Mais nous sommes en 1992 et le mot « séropositif » s’invite dans l’histoire, la sexualité devient dangereuse, les amis sont face à l’inconnu, à la peur, à la maladie, à la mort…
Les quatre amis et Joos vont réagir chacun différemment, l’un va s’éloigner, des liens d’amitié vont se renforcer, certains vont s’engager et s’investir auprès de l’association Act Up…
Ce roman d’un réalisme fort est à la fois beau, triste et touchant.
Une très belle découverte pour ne pas oublier que le Sida fait toujours trop de morts…

Extrait : (début du livre)
Le fond de l’estrade est tapissé de noir. Encadré d’un côté par un radiateur à roulettes peint de couleur sombre, et de l’autre par un mince couloir de toile faisant office de loge ou de coulisse.
La femme s’y est glissée, le temps de s’y déshabiller à l’abri des regards.
Elle réapparaît quelques instants plus tard dans un peignoir bleu délavé, serré à la taille. Chaussons d’hôtel un peu crasseux. Tête baissée, les yeux fixant le sol.
Les élèves se sont tus. Mme Pontevin s’impatiente et frappe dans ses mains.
– On y va !
Le peignoir tombe sans grâce sur un silence tendu. Fin du strip-tease.
Marie-Ange empoigne son crayon, arrête son geste un instant, dévie son regard. Attirée, aimantée, comme vingt-cinq paires d’yeux adolescents par ce triangle noir entre des cuisses maigres.
Ce qu’on ne connaît pas des femmes. Ce qu’on ne connaît pas des autres.
En vrai. A quelques mètres.
Marie-Ange pense : trop nue, puis se cabre à cette idée d’indécence.
Derrière elle, un garçon ricane pour mieux masquer sa gêne :
– Si c’est pas la femme de ma vie, ça…
Julien enchaîne :
– T’aurais pu la choisir plus sexy !
Mme Pontevin montre quelques signes d’énervement. C’est chaque fois la même chose. Mais la nudité n’est jamais anodine lorsqu’elle se dévoile, et c’est la première fois pour un certain nombre de ses élèves, qu’ils aient seize ou dix-sept ans.
Sami opte pour une concentration extrême qui l’isole des commentaires et des rires étouffés.

Petit bac 2020a
(5) Objet

C’est lundi, que lisez-vous ? [119]

cestlundi
C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

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Victor Kessler n’a pas tout dit – Cathy Bonidan
Saison des Roses – Chloé Wary

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?

Là où chantent les écrevisses – Delia Owens
Nuit – Bernard Minier

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Et mes yeux se sont fermés – Patrick Bard
Le Voyeur du Yorkshire – Peter Robinson
D’un trait de fusain – Cathy Ytak
Les Lendemains – Mélissa Da Costa

Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous !

Saison des Roses – Chloé Wary

71+anIuzGHL FLBLB – mai 2019 – 264 pages

Quatrième de couverture :
– On nous prend pas au sérieux nous les meufs. Des fois je me dis que ce serait plus simple si j’avais des couilles.
– C’est pour ça que tu t’habilles comme un mec.
– Arrête on dirait ma mère?!
– T’façon même en talons tu serais pas plus féminine…
– Une gazelle, ça court pas en talons.

Auteure : Chloé Wary a été étudiante au lycée d’art appliqué Auguste Renoir.
Elle publie avec Conduite Interdite sa première bande dessinée en 2017. Elle obtient en 2020 le Fauve prix du public France Télévisions au Festival de la BD d’Angoulême pour Saison des Roses (2019).

Mon avis : (lu en juin 2020)
J’avais entendu parler de cette BD après son Fauve Prix du public 2020 lors du dernier Festival d’Angoulême.
Une bande dessinée dynamique aux couleurs vives, dessinée aux feutres, autour du football féminin.
Barbara est une attaquante talentueuse et capitaine de l’équipe des Roses de Rosigny. Mais la saison commence mal avec l’annonce de leur forfait pour les compétitions de l’année faute de budget. Les dirigeants du club préfèrent financer l’équipe masculine. Face à cette injustice, les filles ne vont pas se laisser faire et réagir pour dénoncer cette injustice !
Cette histoire réaliste n’est pas seulement une chronique sur le football mais sur l’adolescence, la banlieue, l’amitié. Barbara est une jeune femme volontaire, sensible et très attachante. Elle est motivée pour s’entraîner, mener son équipe et ensemble défendre le droit à participer au championnat…
Le combat de ces jeunes footballeuse devient une lutte féministe.
Lorsque Chloé Wary a eu l’idée de faire cette BD après une rencontre avec l’entraîneuse de l’équipe féminine de football de Longjumeau, elle s’est elle-même inscrite dans un club de football. Le lecteur ressent parfaitement son expérience dans le réalisme et la justesse de ses personnages et de Rosigny-sous-Bois, ville de banlieue imaginaire.
Une très belle découverte !

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2020a
(5) Couleur

Victor Kessler n’a pas tout dit – Cathy Bonidan

Lu en partenariat avec les éditions de La Martinière

61uINTW9uSL La Martinière – juin 2020 – 400 pages

Quatrième de couverture :
LA VÉRITÉ N’EST JAMAIS LÀ OÙ ON L’ATTEND.
La brume des Vosges cache bien des secrets. Bertille le sait : elle les a fuis. Retranchée à Paris dans une vie solitaire, la jeune femme a enterré ses souvenirs. Jusqu’au jour où sa vie bascule. Quelques pages trouvées dans le cabas d’un vieil homme la réveillent d’un coup : il s’agit d’une confession, écrite par un certain Victor Kessler. Car le 17 novembre 1973, quarante-cinq ans plus tôt, le corps d’un enfant de dix ans a été repêché dans un lac près de Saintes-Fosses. L’instituteur du village est le coupable idéal : Victor Kessler, lui-même.
Fascinée par l’affaire, poussée par Victor, Bertille part en quête de la vérité. Mais, à la recherche des démons du vieil homme, ne finira-t-elle pas par croiser les siens, enfouis dans les forêts vosgiennes ? Et toujours cette même question : parler ou se taire ?

Auteure : Cathy Bonidan écrit depuis l’âge de quatorze ans. Elle est institutrice à Vannes. Son premier roman, Le Parfum de l’hellébore (2017), a reçu onze prix littéraires. Les droits de son second roman, Chambre 128 (2019), ont été vendus dans sept pays, dont les États-Unis.

Mon avis : (lu en juin 2020)
J’ai eu la belle surprise de recevoir le troisième roman de Cathy Bonidan mi-juin. J’avais beaucoup aimé ces deux premiers et celui est également très réussi. Écrit comme un polar, j’ai lu ce roman presque d’une traite.
Victor et Bertille sont des personnages attachants et un peu malmenés par la vie. Ils vont se rencontrer dans un supermarché…
Enquêtrice pour un institut de sondages, Bertille tente de remplir des questionnaires sans grand intérêt dans les supermarchés. Alors qu’elle aborde un vieux monsieur avec un cabas, celui-ci fait un malaise et doit être amené à l’hôpital. Bertille a gardé le cabas et découvre dans la doublure une cinquantaine de pages griffonnées. Il s’agit d’une confession manuscrite inachevée d’un certain Victor Kessler. En 1973, dans un petit village des Vosges, le meurtre d’un enfant a été commis. Instituteur débutant de l’école communale, le jeune Victor Kessler est le coupable idéal. Il est jugé en assises, il ne se défend pas et Victor Kessler a choisi de se taire…
Bertille est une jeune femme blessée et fragile, touchée par l’histoire de Victor, elle décide de retourner dans le petit village des Vosges, tout près du lieu où elle-même a grandi pour y mener sa propre enquête. C’est l’occasion pour Bertille de faire quelques rencontres et d’affronter les souvenirs douloureux de son enfance…
Entre passé et présent, le lecteur est happé par un roman plein de rebondissements qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page !

Merci aux éditions de La Martinière pour cet envoi surprise !

Extrait : (début du livre)
La tranquillité est un don du ciel. Il ne faut pas croire qu’elle va de soi. Je n’aurais pas imaginé, à vingt ans, que je regret­terais un jour les ruelles de mon village, le paysage monotone des forêts dans la brume et la répétition inlassable des jours sans aspérités. Je pense à tout ce qu’on a écrit sur moi depuis le début de cette histoire. Les journalistes se sont régalés. C’est leur métier. Mais jamais, non jamais, je n’ai lu un résumé limpide des événements. L’exercice est périlleux, car les faits sont troublés par le filtre des souvenirs. Les sentiments eux aussi ont pollué le terrain. Au fil des interrogatoires, les visages d’autrefois ont revêtu un masque que je dois leur ôter pour retrou­ver l’innocence des premiers jours. Quand personne ne s’intéressait à la couleur d’une voiture, à la fraîcheur de l’eau, au rire de Céline. Je dois oublier les remords et la souffrance pour me rappeler le jeune homme que j’étais alors. Me revoir, si jeune et si confiant, anonyme et pourtant certain qu’un destin extraordinaire m’attendait. J’avais raison. En quelque sorte.

Dimanche 3 décembre 2017
Le supermarché tremble sous les pas des clients. La tête dans les préparatifs des fêtes de Noël, le consommateur est du genre pressé. Dans la galerie marchande, une femme blonde avance à contre‑courant. Son cou long et obstiné brave le flot des clients, mais chaque mouvement est hésitant et ressemble à une excuse. Impossible de distinguer la couleur des yeux qu’elle garde baissés sur ses notes. Comme toutes les personnes que l’on croise dans la vraie vie, elle est insipide. Si on la catapultait dans un feuilleton télévisé diffusé à l’heure du dîner, elle serait maquillée, habillée avec des vêtements colorés qui relèveraient son teint pâle. Alors elle serait belle, sans doute, et les téléspectateurs envieraient son aisance et sa simplicité. Mais, sous l’éclairage cru des néons qui accentuent ses cernes, l’enfant qu’elle était transparaît en filigrane. Une petite fille sage, en apparence attentive, épaules rentrées pour limiter la place qu’elle occupe au troisième rang de la classe.Pour l’instant, sa poitrine se soulève à un rythme trop rapide tandis qu’elle relit avec application les différents points du questionnaire :
– Caractéristiques du consommateur : niveau social, sexe, âge
– Motifs de fréquentation : proximité, prix, équipements de la galerie
– Rythmes de fréquentation
– Pratiques du consommateur : chariots pleins ou courses d’appoint (moins de 10 articles), seul ou en famille
– Utilisation des divers équipements de la galerie : coiffeur, Photomaton, café…
– Circulation dans le magasin : liste définie ou promenade aléatoire
– Appréciation globale des consommateurs notée de 1 à 10

Déjà lu du même auteur :

114130196 Le parfum de l’hellébore

chambre128 Chambre 128

Petit bac 2020a
(7) Prénom

C’est lundi, que lisez-vous ? [118]

cestlundi
C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

9782505067566-couv Beloved 51dBT-NlJ0L 61ptfbgS8eL 91id2wkWgOL

L’obsolescence programmée de nos sentiments – Zidrou et Aimée de Jongh
Beloved – Toni Morrison
Resurrection Bay – Emma ViskicResurrection Bay – Emma Viskic
Tyler Cross – tome 3 : Miami – Fabien Nury et Brüno
Sauveur & Fils saison 5 – Marie-Aude Murail

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?

Le dernier sur la plaine – Nathalie Bernard

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Et mes yeux se sont fermés – Patrick Bard
Le Voyeur du Yorkshire – Peter Robinson
Saison des Roses – Chloé Wary (BD)
Victor Kessler n’a pas tout dit – Cathy Bonidan
Là où chantent les écrevisses – Delia Owens
Nuit – Bernard Minier

Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous !

Sauveur & Fils saison 5 – Marie-Aude Murail

91id2wkWgOL École des Loisirs – septembre 2019 – 320 pages

Quatrième de couverture :
« Chacun de nos actes a trois motivations, celle qu’on avoue aux autres, celle qu’on n’avoue qu’à soi, celle qu’on ne s’avoue même pas. » Marie-Aude Murail, dans cette saison 5, va nous le prouver ! Deux années ont passé depuis la saison 4, et pendant ce temps, que sont devenus Blandine et Margaux Carré, Samuel Cahen, Lionel et Maïlys, Ella-Elliot, Frédérique Jovanovic ? Et la famille recomposée de Sauveur ? Et puis, comme à chaque saison, de nouveaux personnages vont faire leur entrée, Louane et ses animaux de soutien émotionnel, Madame Tapin qui, à 81 ans découvre le féminisme… Une nouvelle fois, le cabinet de consultation de monsieur Saint-Yves nous ouvre ses portes.

Auteur : Marie-Aude Murail est née au Havre en 1954. Elle vit avec son mari et a trois enfants, deux garçons et une fille. Elle a commencé à écrire pour la jeunesse en 1986. Au début, ses romans étaient surtout destinés à des femmes, puis elle s’est mise à écrire pour les jeunes de 7 à 16 ans. Dans ses romans, on peut retrouver énormément de dialogues entre les personnages. Son but est de séduire ses lecteurs grâce à de l’émotion et de l’amour. Le plus souvent, dans ses livres, les histoires se passent dans des milieux urbains et les héros sont des hommes, souvent des ados, motivés par des femmes. Elle a écrit Oh boy (2000), Simple (2004), Maïté coiffure (2004), Miss Charity (2008), Papa et Maman sont dans un bateau (2009), 3000 façons de dire je t’aime (2013).

Mon avis : (lu en juin 2020)
J’ai toujours autant de plaisir à suivre les différents épisodes de la série « Sauveur & Fils », nous voilà à la 5ème saison.
Sauveur est psychologue clinicien à Orléans, d’origine martiniquaise, veuf, après avoir élevé seul son fils Lazare, il a créé une famille recomposée avec Louise, son amoureuse, et ses deux enfants : Paul, copain inséparable de Lazare, et Alice, sa grande sœur. Sans oublier, Gabin, l’adolescent dont la mère est malade et Jovo, l’ancien légionnaire SDF, qui fait office de grand-père… Louise et Sauveur songent à avoir un bébé.
Côté professionnel, le lecteur découvre les différents patients du psychologue et leurs questionnements, problèmes et évolutions… Des adultes, des enfants, ils sont souvent très attachants et qui nous fait réfléchir sur des sujets très actuels et variés. Nous retrouvons la petite Maïlys et son père, les sœurs Margaux et Blandine, Samuel, Solo le gardien prison, Elliot et bien sûr de nouveaux patients… Les hamsters sont toujours présents dans la maison et dans le cabinet de Sauveur auprès de ses patients.
Une série qui fait du bien, avec beaucoup d’humanité, d’empathie, de bienveillance et également de l’humour !
Un tome 6 est prévu pour août 2020.

Extrait : (début du livre)
Semaine du 4 au 10 janvier 2016
– Pourquoi on est là, au fait ?

– Mais tu sais bien, c’est le docteur qui t’a dit de voir ce psy.
– Mais j’ai rien à lui dire. Comment il s’appelle déjà ?
– Sauveur Saint-Yves.
Le jeune homme passa la main sur la barbe mousseuse et clairsemée qui lui envahissait les joues et le cou comme de la mauvaise herbe.
– Je lui dis quoi ?
– Mais tu sais bien, dit sa mère. Que tu dors pas. Que tu sors pas. Que tu es toujours sur tes jeux.
– Il va me répondre : achète-toi une vie.
Tous les deux parlaient à voix basse, avec les précautions qu’on prend dans la chambre d’un grand malade qui s’est endormi malgré la souffrance.
– Monsieur Luciani ?
Le jeune homme tressaillit. Comme il ne sortait plus de sa chambre, personne ne l’interpellait de cette façon. Il tourna la tête vers la porte qui venait de s’ouvrir et eut un regard d’ébahissement qui le fit paraître très enfantin, très démuni. Il s’attendait à voir un docteur dans le style de Dubois-Guérin, son médecin généraliste, un petit moustachu ratatiné derrière son bureau. Mais ce psychologue de quartier était un grand Noir décontracté dans un costard avec chemise blanche au col ouvert.
– Si vous voulez bien me suivre ? dit-il avec un discret signe de tête pour saluer la femme.
Il leur fit traverser le couloir qui séparait la salle d’attente de son cabinet de consultation. D’ordinaire, les nouveaux patients jetaient autour d’eux un bref regard d’inspection. Mais le jeune homme se tint immobile près d’un fauteuil, les yeux dans le vide.
– Asseyez-vous, l’invita Sauveur. Vous aussi, madame.
Madame Luciani posa son sac et son manteau sur le canapé et s’assit. C’était une petite femme au teint olivâtre, des cernes noirs lui creusant les yeux. Ses cheveux mal coupés, qui avaient été d’un noir de jais, grisonnaient à la racine.
– C’est moi qui vous ai appelé la semaine dernière pour prendre un rendez-vous pour mon fils.
– Mm, mm.
– Sur le conseil de mon généraliste.
– D’accord.
Silence. Lourde respiration du jeune homme. Il déplaça son corps dans le fauteuil comme un dormeur se retourne sur son matelas.
– Et vous, monsieur ? le sollicita Sauveur.

Déjà lu du même auteur :

Simple Simple et Simple (relecture)

papa_et_maman_sont_dans_un_bateau Papa et Maman sont dans un bateau

MissCharityGRAND Miss Charity la_fille_du_docteur_Baudoin Le fille du docteur Baudoin

92806891 3000 façons de dire je t’aime 

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51dQo72i0DL Sauveur et Fils saison 3 41mFka+jzUL Sauveur & Fils saison 4

Petit bac 2020a
(5) Mot au pluriel