Valentine, tome 5 – Vanyda

81+JXWDCMTL Dargaud – juillet 2014 – 96 pages

Quatrième de couverture :
Vanyda poursuit le récit de la scolarité de Valentine avec ce 5e tome, toujours aussi juste. La voici en 1re, dans une classe où elle ne connaît personne. Mais la vie ne s’arrête pas aux cours : le club manga, les entraînements de hip-hop et les pauses lui permettent de retrouver Julie, Yamina – quand elle lâche « son » Michel -, Mathys, Juliette et sa bande ainsi que le beau Charles qui a bien grandi depuis le collège ! Valentine a bientôt 17 ans, mais elle rougit toujours autant dès que Félix s’approche.

Auteur : Vanyda Savatier (plus connue sous son seul prénom) est une auteur d’origine franco-laotienne de bande dessinée apparentée à La Nouvelle Manga. Élève des Beaux Arts de Tournai (Belgique). Elle forge son style grâce à l’influence des dessins animés japonais. Elle fusionne ainsi le style mangas – BD franco-belge. Elle vit actuellement à Lille. Son blog: http://vanyda.fr/
Elle est l’auteure de deux autres trilogies : « L’immeuble d’en face » (La Boîte à bulles) et « Celle que… » (Dargaud). Cette dernière série paraît en intégrale en 2015 ; elle a également été reprise, en couleurs et en six volumes cartonnés, sous le titre de « Valentine » (Dargaud) entre 2012 et 2014. En janvier 2014, Vanyda crée le magnifique « Un petit goût de noisette » (Dargaud), roman graphique en noir et blanc, relevé par quelques touches de couleur, qui met en scène des histoires d’amour… Deux ans plus tard, Vanyda revient avec un nouveau one shot, « Entre ici et ailleurs » (Dargaud). Toujours chez le même éditeur, elle publie avec Nicolas Hitori De le premier tome de « Mia & Co » en 2016. Primée dans de très nombreux festivals de BD et plusieurs fois sélectionnée à Angoulême, Vanyda a été récompensée par le très sérieux ‘Publishers Weekly’ pour la version anglaise de « L’immeuble d’en face », sacré manga de l’année. En 2019, elle revient avec « Un petit goût de noisette et de fruits rouges », proposant des nouveaux fragments d’histoires de cœur.

Mon avis : (lu en mars 2021)
Voilà le tome 5 de la série Valentine (six tomes) , l’équivalent de la première moitié du tome « Celle que je suis » dans la série « Celle que… ».
C’est la rentrée en classe de 1ère et Valentine se retrouve encore seule dans sa classe sans aucune ou aucun ami qu’elle connaît.
Elle commence à se faire de vrais amis sans vouloir plaire à tout prix. Sa personnalité s’affirme, elle n’hésite pas à avoir sa propre opinion et des convictions. Elle continue à s’investir au club de manga et participe aux entraînements de hip-hop. Elle retrouve Charles, camarade du collège qui était parti en 2de dans un lycée plus prestigieux mais où il n’a pas trouvé sa place.
J’aime beaucoup le style du dessin épuré dans l’esprit manga, comme la construction des planches, avec une même scène vue sous plusieurs angles, avec des zooms, de nombreuses planches muettes…

Extrait : (début de la BD)

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Petit Bac 2021
(3) Prénom

Déjà lu du même auteur :

un-petit-gout-de-noisette-tome-1-sans-titre Un petit goût de noisette 1 un-petit-gout-de-noisette-tome-2-sans-titre Un petit goût de noisette 2

91qgXNmpNsL Valentine, tome 1   Valentine, tome 2

81GAYCfhIzL Valentine, tome 3 Valentine, tome 4

 

 

Ma voisine est indonésienne – Emmanuel Lemaire

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est 71ocrtpkql.jpg Delcourt – janvier 2021 – 128 pages

Quatrième de couverture :
La semaine, madame Hibou est traductrice freelance. Mais le week-end, c’est une aventurière. Venue de sa Papouasie natale, elle prend le train chaque samedi pour visiter l’Hexagone. Charleville-Mézières, Dijon, Niort… Qu’est-ce qui motive cette drôle de voisine et quelle est son histoire ? Emmanuel Lemaire mène l’enquête pour nous livrer un portrait touchant et sensible.

Auteur : Emmanuel Lemaire vit à Rouen, où il est bibliothécaire le jour et dessinateur la nuit. Il a écrit un premier album autobiographique, Rotterdam, une ville au fil de l’eau ainsi que des œuvres consacrées à la Normandie et Si j’avais rencontré les Frères Lumières.

Mon avis : (lu en mars 2021)
L’auteur et narrateur de cette histoire est également le véritable voisin d’une touriste très originale… Madame Hibou (surnom donnée par l’auteur en référence au mot indonésien « IBU » se traduisant par Madame ) est indonésienne, elle est traductrice et vit en France depuis plusieurs années. Elle passe ses week-ends à visiter la France en train et parfois en  bus. L’Indonésie étant composée d’une multitude d’îles, le chemin de fer n’existe que sur les îles de Java et Sumatra. Aussi, pour Madame Hibou, voyager en train c’est typiquement  français. Au cours de courtes rencontres l’auteur et sa voisine indonésienne échangent autour de l’Indonésie et des villes de France visitées : Charleville-Mézières, Dijon, Dieppe, Grenoble, Niort, Châteauroux, Granville, Lyon…
Les échanges comme le personnage de Madame Hibou sont savoureux, exotiques, parfois surréalistes et plein d’humour… Un voyage avec un regard différent sur notre beau pays et également un aperçu sur l’Indonésie.
J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée !

Extrait :

 

 

Petit Bac 2021(3) Adjectif

Les fantômes de Reykjavik – Arnaldur Indridason

 

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Anne-Marie Métailié – février 2020 – 320 pages

Points – mars 2021 – 384 pages

traduit de l’islandais par Eric Boury

Titre original : Stúlkan hjá brúnni, 2018

Quatrième de couverture :
Inquiets pour leur petite-fille dont ils savent qu’elle fait du trafic de drogue, un couple fait appel à Konrad, un policier à la retraite, car la jeune fille a disparu. Dans le même temps une amie de Konrad lui parle d’une petite fille retrouvée noyée dans l’étang devant le Parlement en 1947. Elle lui demande de l’aider car l’enfant hante ses rêves. Il découvre que l’enquête sur la mort de la petite fille a été menée en dépit du bon sens. Lorsqu’on trouve le cadavre de la jeune trafiquante, il met encore en doute les méthodes de la police.
Konrad mène les deux enquêtes de front. Il nous apparaît comme un personnage solide, têtu, coléreux et rompu, par son enfance auprès de son père, à toutes les ruses des voyous. Toujours aux prises avec son enquête sur l’assassinat de son propre père, il avance vers la vérité.
Dans une construction particulièrement brillante, Indridason crée un suspens et des attentes sur des plans différents et surprenants. Il captive le lecteur et le tient en haleine avec brio. On peut dans ce volume saluer la naissance d’un nouvel enquêteur attachant, sensible mais violent, n’hésitant pas à faire le coup de poing. Par ailleurs l’auteur nous introduit au merveilleux islandais très insolite et terre à terre.

Auteur : Arnaldur Indridason est né à Reykjavík en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l’auteur de romans noirs couronnés de nombreux prix prestigieux, traduits dans 40 langues et vendus à plus de 13 millions d’exemplaires.

Mon avis : (lu en mars 2021)
Après « Ce que savait la nuit », c’est la deuxième enquête de Konrad, le nouveau personnage d’Arnaldur Indridason. Konrad est un policier à la retraite ayant perdu son épouse Erna depuis quelques mois. Il est sollicité par un couple de grands-parents dont Danni, leur petite fille, a disparu. Konrad va assez vite la retrouver, malheureusement morte d’une overdose… La police, en la personne de Marta va mener l’enquête mais Konrad va également s’y intéresser…
En parallèle, Eyglo, une amie de Konrad un peu médium est bouleversée par la vision d’une fillette à la recherche de sa poupée… Konrad est peu sensible à ces histoires mais pour tranquilliser son amie, il se met à enquêter sur cette fillette qui s’était noyée dans les années soixante et dont l’enquête avait été bâclée… Ces enquêtes vont l’amener à se replonger également dans son propre passé, en particulier sur les activités sombres de son père.
Même si le héros est nouveau, lire du Arnaldur Indridason est toujours aussi plaisant pour découvrir l’Islande à travers des sujets malheureusement toujours actuels.

 

Extrait : (début du livre)
Le jeune homme avait descendu la rue Skothusvegur, s’était arrêté sur le pont qui enjambait le lac de Tjörnin et, penché par-dessus le garde-corps métallique, il avait aperçu la poupée dans l’eau.

Ce pont dessinait un arc élégant là où le lac rétrécissait avant de continuer vers le sud, jusqu’à Hljomskalagardur, le Parc du kiosque à musique. Le jeune homme se tenait au sommet de l’ouvrage. C’était le soir. Dans la rue pour ainsi dire déserte, une voiture passa au ralenti. Bientôt, les ronflements de son moteur venus troubler la quiétude vespérale s’évanouirent. Le flâneur crut apercevoir un homme rue Soleyjargata. Un autre, vêtu d’un chapeau et d’un imperméable, le dépassa en marchant d’un pas résolu, sans regarder à gauche ni à droite. Accoudé à la rambarde, le jeune homme contemplait le lac, la Maison de l’Industrie en arrière-plan, les bâtiments du centre et, à l’horizon, le mont Esja, rassurant et immuable dans le crépuscule. La lune flottait en surplomb, comme un conte de fées issu d’un monde lointain. C’est en baissant les yeux qu’il vit la poupée dans l’eau.
Cette vision éminemment poétique toucha la sensibilité du jeune écrivain. Il sortit de sa poche son petit calepin et le stylo-plume qu’il avait toujours sur lui et griffonna quelques mots sur la perte de l’innocence, la fragilité de l’enfance et l’eau, à la fois source de vie et force destructrice. Ce joli calepin recouvert de cuir noir et portant l’inscription 1961 en lettres dorées contenait les méditations d’un jeune homme qui souhaitait devenir poète et y mettait toute son âme. Ses tiroirs renfermaient déjà largement de quoi publier un recueil, mais il n’avait jusque-là pas eu le courage de montrer ses textes à un éditeur. Craignant surtout qu’on le juge trop durement et qu’on lui oppose un refus, il passait son temps à les peaufiner, y ajoutant toujours un petit quelque chose, comme il le faisait en ce moment-même pour ces lignes sur la vanité de la vie.
Il était persuadé qu’une petite fille avait laissé tomber sa poupée dans le lac et n’avait pas réussi à la récupérer. Cela aussi, il l’écrivit dans son calepin. Il s’efforçait de saisir la quiétude du soir, de mettre en mots les lumières qui se reflétaient sur le Tjörnin. Il regarda vers l’îlot pris d’assaut par les sternes arctiques. Elles étaient aussi silencieuses que le voile de nuit recouvrant la ville, griffonna-t-il. Il remplaça le mot nuit par soir, raya ce dernier mot, biffa le voile, essaya d’y substituer le mot rideau, ce vers ne lui convenait pas.
Il rangea son stylo-plume et son calepin dans la poche de sa veste et s’apprêta à reprendre sa route, mais il se ravisa et se dit qu’il allait tenter d’attraper la poupée pour la déposer sur le pont au cas où la pauvre gamine reviendrait chercher sa compagne de jeu. Il descendit jusqu’à la rive, tendit le bras, mais le jouet était trop loin du bord pour qu’il puisse l’atteindre. Il remonta sur le pont, fouilla du regard les environs en quête d’un objet qui pourrait lui servir de crochet, un bâton ou une branche, mais ne trouva rien.

Déjà lu du même auteur :

la_cit__des_jarres La Cité des jarres  la_femme_en_vert La Femme en vert

la_voix La Voix l_homme_du_lac L’Homme du lac hiver_arctique Hiver Arctique

hypothermie Hypothermie la_rivi_re_noire La rivière noire betty Bettý

la_muraille_de_lave La muraille de lave etranges_rivages Étranges rivages

91768788 La cité des jarres 95359847 Le Duel

105501958 Les nuits de Reykjavik 110108840 Le lagon noir

9782367623085-001-X Opération Napoléon 9782367627595-001-T Passage des ombres

71UbDwTos8L Ce que savait la nuit 61YQz30gvAL Les roses de la nuit

Petit Bac 2021(3) Lieu

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Islande

C’est lundi, que lisez-vous ? [148]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

 

Blanc autour – Lupano et Fert
Valentine, tome 4 – Vanyda

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?
Les fantômes de Reykjavik – Arnaldur Indridason

L’année des pierres – Rachel Corenblit

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Cent mille ans. Bure ou le scandale enfoui des déchets nucléaires – Pierre Bonneau, Gaspard D’Allens et Cécile Guillard (BD)

Valentine, tome 5 – Vanyda (BD)

Valentine, tome 6 – Vanyda (BD)

L’enfant étoile – Katrine Engberg (partenariat Masse Critique Babelio)

Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous en lisant !

Valentine, tome 4 – Vanyda

91xWhzhJBPL Dargaud – janvier 2014 – 96 pages

Quatrième de couverture :
Dans ce tome 4, Valentine achève sa seconde. Notre ado assume enfin ses choix : elle refuse de s’enfermer dans une bande et porte un regard plus aiguisé sur la société : discrimination raciale, place de la femme… Cette nouvelle indépendance l’amène à publier un fanzine avec Yamina tout en encourageant Juliette et Melvin à une compétition de breakdance. Mais avec les garçons, c’est toujours compliqué : Félix ne reste qu’un « bon copain », tandis que Baptiste se lance dans une drague effrénée !

Auteur : Vanyda Savatier (plus connue sous son seul prénom) est une auteur d’origine franco-laotienne de bande dessinée apparentée à La Nouvelle Manga. Élève des Beaux Arts de Tournai (Belgique). Elle forge son style grâce à l’influence des dessins animés japonais. Elle fusionne ainsi le style mangas – BD franco-belge. Elle vit actuellement à Lille. Son blog: http://vanyda.fr/
Elle est l’auteure de deux autres trilogies : « L’immeuble d’en face » (La Boîte à bulles) et « Celle que… » (Dargaud). Cette dernière série paraît en intégrale en 2015 ; elle a également été reprise, en couleurs et en six volumes cartonnés, sous le titre de « Valentine » (Dargaud) entre 2012 et 2014. En janvier 2014, Vanyda crée le magnifique « Un petit goût de noisette » (Dargaud), roman graphique en noir et blanc, relevé par quelques touches de couleur, qui met en scène des histoires d’amour… Deux ans plus tard, Vanyda revient avec un nouveau one shot, « Entre ici et ailleurs » (Dargaud). Toujours chez le même éditeur, elle publie avec Nicolas Hitori De le premier tome de « Mia & Co » en 2016. Primée dans de très nombreux festivals de BD et plusieurs fois sélectionnée à Angoulême, Vanyda a été récompensée par le très sérieux ‘Publishers Weekly’ pour la version anglaise de « L’immeuble d’en face », sacré manga de l’année. En 2019, elle revient avec « Un petit goût de noisette et de fruits rouges », proposant des nouveaux fragments d’histoires de cœur.

Mon avis : (lu en mars 2021)
Voilà le tome 4 de la série Valentine (six tomes) , l’équivalent de la deuxième moitié du tome « Celle que je voudrais être » dans la série « Celle que… ».
Dans ce tome, Valentine termine sa classe de Seconde, elle commence à se détacher de sa bande de filles et sympathise avec de nouvelles et nouveaux amis. Elle se sent concernée par certains sujets de société comme la discrimination raciale, la place de la femme… Valentine est toujours attirée par Félix qui reste un bon copain… Alors que Baptiste à des attentes vis à vis de Valentine qui ne sont pas réciproques…
J’aime beaucoup le style du dessin épuré dans l’esprit manga, comme la construction des planches, avec une même scène vue sous plusieurs angles, avec des zooms, de nombreuses planches muettes…

 

 

Extrait : (début de la BD)

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Déjà lu du même auteur :

un-petit-gout-de-noisette-tome-1-sans-titre Un petit goût de noisette 1 un-petit-gout-de-noisette-tome-2-sans-titre Un petit goût de noisette 2

91qgXNmpNsL Valentine, tome 1   Valentine, tome 2

81GAYCfhIzL Valentine, tome 3       

 

 

Blanc autour – Lupano et Fert

 Dargaud – janvier 2021 – 144 pages

Quatrième de couverture :
1832, Canterbury. Dans cette petite ville du Connecticut, l’institutrice Prudence Crandall s’occupe d’une école pour filles. Un jour, elle accueille dans sa classe une jeune noire, Sarah.
La population blanche locale voit immédiatement cette « exception » comme une menace. Même si l’esclavage n’est plus pratiqué dans la plupart des États du Nord, l’Amérique blanche reste hantée par le spectre de Nat Turner : un an plus tôt, en Virginie, cet esclave noir qui savait lire et écrire a pris la tête d’une révolte sanglante. Pour les habitants de Canterbury, instruction rime désormais avec insurrection. Ils menacent de retirer leurs filles de l’école si la jeune Sarah reste admise.
Prudence Crandall les prend au mot et l’école devient la première école pour jeunes filles noires des États-Unis, trente ans avant l’abolition de l’esclavage. Nassées au coeur d’une communauté ultra-hostile, quelques jeunes filles noires venues d’un peu partout pour étudier vont prendre conscience malgré elles du danger qu’elles incarnent et de la haine qu’elles suscitent dès lors qu’elles ont le culot de vouloir s’élever au-dessus de leur condition. La contre-attaque de la bonne société sera menée par le juge Judson, qui portera l’affaire devant les tribunaux du Connecticut. Prudence Crandall, accusée d’avoir violé la loi, sera emprisonnée…
La douceur du trait et des couleurs de Stéphane Fert sert à merveille ce scénario de Wilfrid Lupano (Les Vieux Fourneaux), qui s’est inspiré de faits réels pour raconter cette histoire de solidarité et de sororité du point de vue des élèves noires.

Auteurs : Wilfrid Lupano est né à Nantes en 1971, mais c’est à Pau qu’il passe la plus grande partie de son enfance. Une enfance entourée des BD de ses parents, même si c’est surtout à une pratique assidue du jeu de rôle qu’il doit son imaginaire débridé et son goût pour l’écriture. Plus tard, il travaille dans les bars pour financer ses études – un peu de philo et une licence d’anglais –, il y rencontre deux futurs amis et associés, Roland Pignault et Fred Campoy. Ensemble, ils réalisent un western humoristique, Little Big Joe (Delcourt), dont le premier tome paraît en 2001. Il récidive avec Virginie Augustin et Alim le tanneur, un récit fantastique en quatre tomes, qu’il termine en 2009. Entre-temps, sa carrière est lancée, et il enchaîne les titres : L’assassin qu’elle mérite, L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu, Le Singe de Hartlepool, Azimut… En 2014, Wilfrid Lupano obtient le Fauve du meilleur polar avec Ma Révérence.
Après de nombreuses heures de jeux de rôle, de gribouillage en marge de cahiers de classe, un passage par les beaux-arts et quelques années d’études dans l’animation, Stéphane Fert choisit de travailler dans l’illustration et la bande dessinée. Il publie d’abord au sein de collectifs comme Jukebox ou Café salé. En 2016, il dessine et écrit, avec Simon Kansara, « Morgane », qui se propose de renverser la Table ronde en abordant le cycle arthurien du point de vue de la fée Morgane. En 2017, il met en images « Quand le cirque est venu », un conte de Wilfrid Lupano sur la liberté d’expression. Il se lance ensuite en solo, en 2019, avec un « conte de sorcières » : « Peau de Mille Bêtes » questionnant la représentation des genres dans le conte de fées. En 2020, il retrouve Wilfrid Lupano pour « Blanc autour », un one-shot tiré d’une histoire vraie qui aborde l’afro-féminisme au XIXe siècle. Au nombre de ses influences, Stéphane cite Mary Blair, Mike Mignola, Lorenzo Mattotti, ou encore Alberto Breccia. La peinture a également une place très importante dans ses inspirations.

Mon avis : (lu en mars 2021)
Cette BD s’inspire de faits historiques. En 1832, à l’école de Canterbury au Connecticut, l’institutrice Prudence Crandall accepte Sarah, une jeune fille noire parmi ses élèves. Mais la population blanche de la ville n’est pas d’accord, éduquer les Noirs est pour eux un danger… En effet, ils font référence à ce qui s’est passé l’année précédente avec Nat Turner, un Noir sachant lire et écrire, qui a mené une action contre les propriétaires d’esclaves. Les parents menacent donc de retirer leurs filles de l’école si la jeune Sarah reste. Bien décidée à ne pas se laisser faire, Prudence Crandall décide l’année suivante de créer la première école pour jeunes filles noires du pays. Évidemment cela fait scandale.
C’est à la fois un témoignage historique, politique et social autour du droit des femmes et des noirs. C’est non seulement le portrait de la courageuse Prudence Crandall, mais également une lutte pour la cause abolitionniste.
Un sujet d’actualité, qui met en avant l’enthousiasme et l’envie de ces jeunes filles pour apprendre. Elles sont pleines d’espoir pour la construction d’un avenir meilleur pour tous.
Le dessin au style illustration livre d’enfant, aux tons pastel accentue par opposition la violence de l’histoire.
En bonus, à la fin de la BD est complétée par un dossier historique passionnant.

Extrait :

   

Petit Bac 2021
(3) Couleur

C’est lundi, que lisez-vous ? [147]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

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Valentine, tome 3 – Vanyda
Baddawi, une enfance palestinienne – Leila Abdelrazaq
La dernière tempête – Ragnar Jónasson

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?
Les fantômes de Reykjavik – Arnaldur Indridason

Blanc autour – Lupano et Fert (BD)

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Cent mille ans. Bure ou le scandale enfoui des déchets nucléaires – Pierre Bonneau, Gaspard D’Allens et Cécile Guillard (BD)

Valentine, tome 4 – Vanyda (BD)

Valentine, tome 5 – Vanyda (BD)

Valentine, tome 6 – Vanyda (BD)

L’enfant étoile – Katrine Engberg (partenariat Masse Critique Babelio)

Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous en lisant !

La dernière tempête – Ragnar Jónasson

 

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traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün

Titre original : Mistur, 2017

Quatrième de couverture :
A Reykjavík, l’enquêtrice Hulda Hermansdóttir, la quarantaine, fuit sa famille dysfonctionnelle en se jetant à corps perdu dans le travail. Sa fille Dimma est en perpétuelle crise, et les relations avec son mari, Jón, se sont terriblement dégradées. A l’autre bout du pays, dans une ferme d’une vallée reculée de l’est de l’Islande, un couple est l’otage d’une terrible tempête de neige quand un homme vient frapper à leur porte et réclame l’asile pour la nuit. Son discours est décousu, son regard, indéchiffrable. Les rafales reprennent de plus belle, l’électricité est soudain coupée : le couple se retrouve coincé avec l’inconnu. Pour tous, à Reykjavík ou dans la vallée perdue, ces quelques jours avant Noël vont tout faire basculer. La famille de Hulda explose. Et dans la petite ferme, deux mois après les faits, on a retrouvé deux cadavres. Un double meurtre sur lequel Hulda va se jeter pour tenter d’oublier son chagrin et sa colère.

Auteur : Ragnar Jónasson est né à Reykjavík en 1976. Grand lecteur d’Agatha Christie, il entreprend, à dix-sept ans, la traduction de ses romans en islandais. Découvert par l’agent d’Henning Mankell, Ragnar a accédé en quelques années au rang des plus grands auteurs de polars internationaux. La Dernière Tempête clôt la trilogie  » La Dame de Reykjavík « , mettant en scène l’enquêtrice Hulda Hermansdóttir à plusieurs âges de sa vie, en remontant le temps. Ce dernier volet se déroule 25 ans avant La Dame de Reykjavík et 10 ans avant L’Île au secret. Les œuvres de Ragnar sont traduites dans une trentaine de pays.

Mon avis : (lu en mars 2021)
Au début ce livre devait être un partenariat promis en janvier… début février je préviens l’agence de presse que je n’ai pas reçu le livre, on me répond que c’est normal car il n’est pas encore arrivé chez eux et que je devrais le recevoir d’ici une semaine. Trois semaines plus tard, je n’ai toujours rien reçu et je le signale une nouvelle fois… les envois ne sont plus gérés par l’agence mais par la maison d’édition qui est en copie de la réponse à mon mail… Depuis aucune nouvelle du livre ou de la maison d’édition… J’ai malgré tout pu le lire…
Ce roman, dernier volet de la trilogie « La Dame de Reykjavik », relate des évènements survenus dix ans avant « L’Île au secret », le second volet de la trilogie, et vingt-cinq ans avant « La Dame de Reykjavík », le premier volet.
Dans ce livre, l’enquêtrice Hulda Hermannsdóttir a quarante ans.
C’est une série de Ragnar Jónasson que je n’ai pas encore lu, et finalement chronologiquement, ce tome là est le premier…
Février 1988, l’enquêtrice Hulda Hermansdóttir a repris le travail après quelques semaines d’arrêt. Elle n’a pas le cœur à travailler mais c’est toujours mieux que broyer du noir chez elle… Elle est envoyée sur une scène de crime ou un couple, dans une ferme isolée, vient d’être retrouvé assassiné.
Puis c’est un flashback quelques jours avant Noël, l’enquêtrice Hulda Hermansdóttir enquête sur la disparition d’une jeune fille. L’ambiance dans le cercle familiale d’Helda est tendue, Dimma, sa fille est une adolescente en crise qui s’isole et refuse le dialogue… Au même moment, dans une ferme d’une vallée reculée de l’est de l’Islande, Erla et Einar se prépare à leur isolement annuel pour l’hiver : approvisionnement en vivres, en livres de la bibliothèque pour passer les longues journées sombres, les tempêtes de neige… La veille de Noël, Leó un homme perdu dans la tempête de neige se présente chez eux. Il a perdu son groupe d’amis avec qui il était à la chasse. Einar et Erla vont l’héberger pour la nuit. Dans la soirée, l’électricité est coupée, de même que le téléphone. La ferme est isolée plus que jamais… Erla n’est pas tranquille, elle ressent la présence de Leó comme une menace…
Comme c’est le premier livre de la trilogie que je découvre, le suspens a été total pour moi. Aussi bien concernant l’enquête que pour la vie privée de l’enquêtrice. Mais ce roman policier est surtout un roman psychologique dont l’ambiance tendue monte peu à peu… L’isolement, la mauvaise météo et l’obscurité amplifie ce sentiment de malaise…
Cette première lecture m’a donné envie de retrouver Hulda Hermansdóttir dans les autres épisodes de la trilogie. Et moi qui reprochait aux éditeurs français de nous publier la série Dark Iceland dans le désordre, je compte lire cette trilogie dans l’ordre chronologique et donc dans l’ordre inverse de publication…

Extrait : (début du livre)
Hulda Hermannsdóttir ouvrit les yeux.
La fichue torpeur qui l’enveloppait refusait de se dissiper. Elle aurait voulu dormir toute la journée, même ici, au commissariat, sur cette chaise inconfortable. Heureusement, elle avait son propre bureau où elle pouvait s’isoler, se perdre dans ses pensées ou fermer les paupières un instant. Les dossiers s’empilaient ; elle n’était pas parvenue à se replonger dans une seule affaire depuis son retour de congé, deux semaines auparavant.
Snorri, son supérieur, avait bien remarqué son changement d’attitude, mais il se montrait compréhensif. Elle avait tenu à revenir au travail, ne supportant plus de rester enfermée à la maison avec Jón. Même le paysage extraordinaire de la péninsule d’Álftanes, où ils habitaient, n’avait plus d’effet sur elle. Elle n’entendait plus le murmure du ressac, ne distinguait plus les étoiles ou les aurores boréales qui illuminaient le ciel. Et c’est à peine si Jón et elle s’adressaient encore la parole. Elle répondait à ses questions occasionnelles mais avait cessé d’amorcer le moindre échange.
Évidemment, les ténèbres hivernales n’arrangeaient rien. C’était la saison la plus froide, la plus sombre. Chaque jour semblait plus sinistre que le précédent et la neige n’avait cessé de tomber durant tout le mois de février. À intervalles réguliers, on apercevait sur la route des voitures abandonnées, et Hulda devait faire preuve d’une prudence accrue pour rejoindre Kópavogur au volant de sa Skoda, malgré les solides pneus cloutés dont le véhicule était équipé.
Pendant quelque temps, elle avait douté de retourner un jour au travail. De sortir à nouveau de la maison, quitter son lit, quitter sa couette. Mais dans la situation actuelle les choix étaient limités : c’était soit rester chez elle avec Jón, soit travailler du matin au soir, malgré ses difficultés à se concentrer.
Elle passait donc ses journées dans son bureau à ranger documents et rapports, à prétendre les consulter sans réussir à s’en convaincre. La situation s’arrangerait, tôt ou tard. Certes, elle ne surmonterait jamais complètement la culpabilité qui la rongeait, mais avec un peu de chance, celle-ci finirait par diminuer. En revanche, sa colère ne faisait que s’intensifier. Jour après jour, elle sentait la fureur et la haine grandir en elle et la dévorer de l’intérieur, sans parvenir à lutter contre. Il fallait qu’elle trouve un moyen d’expulser ces émotions négatives, d’une manière ou d’une autre…

Déjà lu du même auteur :

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Islande

Baddawi, une enfance palestinienne – Leila Abdelrazaq

816Bw7W5iDL Steinkis – janvier 2018 – 115 pages

traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie Giudicelli

Titre original : Baddawi, 2015

Quatrième de couverture :
Ahmed est un jeune garçon palestinien qui grandit à Baddawi, un camp de réfugiés dans le nord du Liban.
Baddawi est bondé, dynamique, solidaire, mais la tension politique est palpable et les exactions monnaie courante. Aussi quand les parents d’Ahmad ont l’occasion de déménager à Beyrouth, ils n’hésitent pas ! C’est sans compter sur la guerre civile qui les rattrape bientôt…

Auteur : Leila Abdelrazaq est américaine, d’origine palestinienne. Dans ce premier roman graphique, elle explore conflit israélo-palestinien dans les années 1960 et 1970 en se mettant, avec une infinie tendresse, à la hauteur de ce petit garçon qui voit le monde s’effondrer autour de lui et tente d’avancer en traçant son propre chemin.

Mon avis : (lu en mars 2021)
Ce roman graphique raconte l’histoire d’Ahmed, un jeune Palestinien de 1959 à 1980. Leila Abdelrazaq, l’auteure de cette BD, est la fille d’Ahmed. A travers l’histoire de ce jeune garçon, elle évoque aussi l’Histoire avec un grand H des Palestiniens qui ont été contraints à l’exode à partir de 1947.
La terre natale de sa famille était le village de Safsaf, dans le nord de la Palestine. Le 29 octobre 1948, c’est l’opération Hiram, les troupes israéliennes massacrent à Safsaf et sa grand-mère (alors âgée de 17 ans) et son grand-père en réchappent et craignant une nouvelle attaque, ils sont contraints de fuir… Ils marchèrent jusqu’à un camp de réfugiés situé au nord du Liban « Baddawi ». Et jamais, ils ne purent retourner en Palestine…
Ahmed vit le jour dans le camp de « Baddawi » et il y grandit avec ses neuf frères et sœurs. Sa vie quotidienne est celle d’un jeune garçon qui va à l’école, joue aux billes ou chasse les oiseaux avec ses copains… Mais la guerre n’est jamais loin… Dans le camp la tension politique avec l’armée libanaise est palpable, aussi lorsque l’occasion se présente de déménager toute la famille à Beyrouth, les parents d’Ahmed n’hésitent pas. Mais la guerre civile au Liban commence et la vie d’Ahmed et de sa famille reste difficile et l’espoir de retourner un jour en Palestine devient de plus en plus mince…
Ahmed est un jeune garçon attachant, intelligent et débrouillard. A travers ses yeux, nous découvrons la culture, les traditions et l’identité de ce peuple et l’Histoire de cette époque. Un témoignage instructif et très intéressant, l’humour et l’émotion sont également présents…
Le dessin en noir et blanc rappelle le style de Zeina Abirached ( Prendre refuge , Je me souviens Beyrouth , Le piano oriental ) ou celui de Marjane Satrapi (Persepolis)
A la fin de la BD, il y a également un glossaire très complet. Sont également présents dans le dessin des motifs typiques de la broderie traditionnelle palestinienne.

Extrait : (début de la BD)

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Petit Bac 2021
(2) Lieu

Valentine, tome 3 – Vanyda

81GAYCfhIzL Dargaud – juillet 2013 – 96 pages

Quatrième de couverture :
Dans ce troisième tome de Valentine, Vanyda expose sa jeune héroïne à l’une des plus grandes épreuves de l’adolescence : l’entrée au lycée ! La bande des quatre filles se retrouve éparpillée. Valentine n’est pas la plus chanceuse, quand on voit les boulets de sa classe ! Mais peut-être serait-il temps de ne plus s’arrêter aux apparences ? Juliette, une jeune fille cool, ouverte aux autres et curieuse, pourrait lui montrer que ce n’est pas si compliqué.

Auteur : Vanyda Savatier (plus connue sous son seul prénom) est une auteur d’origine franco-laotienne de bande dessinée apparentée à La Nouvelle Manga. Élève des Beaux Arts de Tournai (Belgique). Elle forge son style grâce à l’influence des dessins animés japonais. Elle fusionne ainsi le style mangas – BD franco-belge. Elle vit actuellement à Lille. Son blog: http://vanyda.fr/
Elle est l’auteure de deux autres trilogies : « L’immeuble d’en face » (La Boîte à bulles) et « Celle que… » (Dargaud). Cette dernière série paraît en intégrale en 2015 ; elle a également été reprise, en couleurs et en six volumes cartonnés, sous le titre de « Valentine » (Dargaud) entre 2012 et 2014. En janvier 2014, Vanyda crée le magnifique « Un petit goût de noisette » (Dargaud), roman graphique en noir et blanc, relevé par quelques touches de couleur, qui met en scène des histoires d’amour… Deux ans plus tard, Vanyda revient avec un nouveau one shot, « Entre ici et ailleurs » (Dargaud). Toujours chez le même éditeur, elle publie avec Nicolas Hitori De le premier tome de « Mia & Co » en 2016. Primée dans de très nombreux festivals de BD et plusieurs fois sélectionnée à Angoulême, Vanyda a été récompensée par le très sérieux Publishers Weekly pour la version anglaise de « L’immeuble d’en face », sacré manga de l’année. En 2019, elle revient avec « Un petit goût de noisette et de fruits rouges », proposant des nouveaux fragments d’histoires de cœur.

Mon avis : (lu en mars 2021)
Voilà le tome 3 de la série Valentine (six tomes) , l’équivalent de la première partie du tome « Celle que je voudrais être » dans la série « Celle que… ».
Cette année, les copines sont au lycée, sauf Julie redoublant sa 3ème. Les copines se retrouvent dans des classes différentes. Elles vont se retrouver le long du grillage mitoyen lycée-collège ou pour déjeuner si les emplois du temps sont compatibles… Dans sa classe, Valentine retrouve la très sérieuse Gaëlle et Juliette, fille plutôt cool qui, l’année dernière, avait invité la bande de copine à sa fête d’anniversaire. Yamina qui a pris Japonais comme option, organise avec des camarades de sa classe un club manga auquel Valentine se joint. Ne plus être tout le temps en compagnie de ses bonnes copines, est pour Valentine l’occasion d’agrandir son cercle de connaissances, comme Melvin ou Baptiste…
J’aime beaucoup le style du dessin épuré dans l’esprit manga, comme la construction des planches, avec une même scène vue sous plusieurs angles, avec des zooms, de nombreuses planches muettes…

Extrait : (début de la BD)

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Déjà lu du même auteur :

un-petit-gout-de-noisette-tome-1-sans-titre Un petit goût de noisette 1 un-petit-gout-de-noisette-tome-2-sans-titre Un petit goût de noisette 2

91qgXNmpNsL Valentine, tome 1   Valentine, tome 2