Et nos lendemains seront radieux – Hervé Bourhis

71RTHoc4aGL Gallimard Jeunesse – avril 2019 – 80 pages

Quatrième de couverture :
Jeunes conseillers politiques, Sylvain et Camille sont aussi frère et sœur. Un soir, alors que les éléments extérieurs se déchaînent, ils se retrouvent isolés avec la Présidente de la République au fort de Brégançon. Le moment idéal pour une prise d’otage… Les deux idéalistes décident d’imposer au pays entier une politique écologiste ! Peut-on sauver la planète le temps d’un orage ?

Auteur : Hervé Bourhis est l’auteur d’une dizaine de bandes dessinées depuis 2002, comme auteur complet ou scénariste. Il travaille également pour la presse (Spirou, Télérama, Jade,…) des revues numériques (La Revue dessinée, Professeur Cyclope,…) et pour l’audiovisuel. « Yeah yeah yeah yeah » est un court-métrage adapté du Petit livre rock. Il a scénarisé une dizaine d’épisodes de Copy-Cut (Normaal / Canal + Family, et trois épisodes d’OVNI d’après Trondheim & Parme (Blue Spirit / Canal +) Hervé Bourhis a reçu le prix Goscinny en 2002 et le prix Jacques Lob en 2010.

Mon avis : (lu en janvier 2021)
J’ai pris par hasard cette BD à la Bibliothèque.
Tout commence dans l’Aveyron, en 1999, Marion joue à la campagne avec un lucane lorsque ses parents lui demande d’aller voir comment est l’activité des abeilles. Elle constate alors qu’elles sont la plupart mortes…
Une vingtaine d’année plus tard, nous nous retrouvons au Fort de Brégançon, Madame la Présidente de la République aspire à quelques heures de repos après un mini-sommet sur le climat avec la Chancelière allemande. Elle propose à ces deux proches collaborateurs présents, Mademoiselle Linart et à son frère Sylvain, de rester pour la soirée, pour préparer le communiqué pour le lendemain. Le temps est caniculaire et les orages ne sont pas très loin…
Mais ce soir-là, le frère et la sœur, ont un autre plan : une prise d’otage pour obliger la présidente à s’engager dans politique écologique radicale…
Une ambiance sombre pour un huis clos avec des militants déterminés. L’auteur interroge et bouscule le lecteur avec une réflexion sur une écologie politique extrémiste.
Le titre est positif et pourtant, l’histoire est sombre, le dessin naïf est mis en valeur par le choix de couleurs contrastées.

Extrait : (début de la BD)

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Petit Bac 2021
(1) Météo

L’évangile des anguilles – Patrik Svensson

Lu en partenariat avec Babelio et Le Seuil

61Kj8pO7iaL Le Seuil – janvier 2021 – 288 pages

traduit du suédois par Anne Gibson

Titre original : Ålevangeliet, 2019

Quatrième de couverture :
 » Quiconque cherche l’origine de quelque chose est aussi à la recherche de sa propre origine. « 
C’est l’une des créatures les plus énigmatiques du règne animal. Omniprésente depuis la nuit des temps (dans toutes les mers du globe, dans la mythologie, la Bible, l’Égypte ancienne, la littérature et d’innombrables cultures de par le monde, du Japon à la Scandinavie en passant par le pays basque), l’anguille ne cesse pourtant de se dérober à notre compréhension. Comment se reproduit-elle ? Pourquoi retourne-t-elle à la fin de son existence à son lieu d’origine, la mer des Sargasses, au large des Bermudes – où nul être humain cependant n’a jamais réussi à la voir ? Aristote croyait qu’elle naissait spontanément de la vase ; Sigmund Freud commença sa carrière en disséquant des centaines d’anguilles afin de dénicher leurs organes reproducteurs – en vain. Et aujourd’hui encore,  » la question de l’anguille  » demeure en grande partie irrésolue.
Patrik Svensson a passé son enfance à pêcher l’anguille, avec son père. La nuit, en silence, pendant des heures, ils attendaient de sentir vibrer le mystère au bout de leur ligne plongée dans les profondeurs des rivières et des lacs. Au point que cet animal, source de fascination autant que d’effroi, est devenu pour lui un totem – le symbole de tout ce qui demeure hors de notre portée, et à quoi pourtant nous accordons notre foi.
En mêlant la grande aventure scientifique, écologique, et le récit intime, L’Évangile des anguilles dévoile un pan de cet autre mystère, que chacun porte en soi : celui de nos propres origines et du sens même de la vie.

Auteur : Patrik Svensson, né en 1972, a grandi dans une petite ville du nord-ouest de la Scanie, dans le sud de la Suède, non loin de ce qu’on appelle souvent  » la côte des anguilles « . Passionné dès son enfance par le monde naturel et animal, il a fait des études de littérature puis est devenu journaliste, spécialisé dans les arts, la culture mais aussi la recherche scientifique. Best-seller traduit dans plus de 30 pays et lauréat du prix August, le  » Goncourt  » suédois, L’Évangile des anguilles est son premier livre.

Mon avis : (lu en janvier 2021)
Ce livre m’a été proposée comme un « roman » et c’est également ce que sous-entend le sous-titre « Histoire d’un père, d’un fils et de la créature la plus mystérieuse du monde animal ». Dans les faits, c’est à la fois un document scientifique, historique et en parallèle un récit intime. En effet, l’auteur raconte ses parties de pêche à l’anguille avec son père, leurs expérimentations et observations mais surtout nous informe sur le mystère qu’a toujours été cet animal. Entre poisson et serpent, l’anguille naît quelque part dans la mer des Sargasses sous forme de larves qui sont transportées par les courants du Gulf Stream et de la dérive nord-atlantique vers les eaux européennes. Elles deviennent alors civelles le long du littoral et dans les estuaires en Europe, ensuite après avoir remonté les rivières elles passent au stade d’anguille jaune pendant de longues années vivant dans les milieux humides, cours d’eaux, mares, fossés. Elle est capable de contourner de nombreux obstacles, et même s’il le faut, de sortir de l’eau. Enfin, c’est le dernier stade avec celui de l’anguille argentée et le moment de faire le chemin inverse, quitter les zones d’eau douce, retrouver la mer et reprendre le long voyage vers les Sargasses…
La vie d’une anguille n’est pas un long fleuve tranquille et il a fallu des siècles et de nombreux chercheurs ou chercheuses pour la comprendre et encore aujourd’hui, il reste des questions en suspens…
M’attendant à lire un roman, j’ai eu un peu de mal à entrer dans ma lecture puis l’intérêt du sujet qui mélange, science, géographie, histoire, philosophie, etc… m’a passionné. Mais en comparaison, les interludes souvenirs d’enfance et de pêches m’ont paru trop courts… car touchants et plus personnels.
Merci à Babelio et Le Seuil pour cette découverte instructive et palpitante.

Extrait : (début du livre)
Or la naissance de l’anguille arrive en cette manière: elle voit le jour dans une partie du nord‑ouest de l’Atlantique appelée mer des Sargasses, qui semble comme faite pour elle, à tout point de vue. Car la mer des Sargasses est moins une entité maritime propre qu’une sorte de mer dans la mer. Difficile de dire où elle commence et où elle finit; elle ne se laisse pas mesurer avec les instruments du monde ordinaire. Située un peu au nord de Cuba et des Bahamas, au large de la côte Est des États‑Unis, elle constitue un espace mouvant. Il en va de la mer des Sargasses comme du rêve, on ne peut pas affirmer avec précision à quel moment on y entre, à quel moment on en sort; on sait seulement qu’on y a été.Cette évanescence tient au fait qu’elle ne possède aucune frontière terrestre; seuls quatre grands courants océaniques la délimitent. À l’ouest, le Gulf Stream nourricier ; au nord, la branche qu’on appelle la dérive nord‑atlantique; à l’est, le courant des Canaries et au sud, le courant nord‑équatorial. Vaste de cinq millions de kilomètres carrés, la mer des Sargasses se déplace tel un tourbillon lent et chaud à l’intérieur du cercle fermé de ces courants. Ce qui entre ici n’en sort pas si facilement.
L’eau y est limpide, d’un bleu profond. Elle atteint par endroits sept mille mètres de profondeur. La surface est couverte de gigantesques nappes d’algues brunes et collantes appelées Sargassum, ou algues sargasses, d’où son nom. Leurs sarments épais forment des tapisseries longues de plusieurs kilomètres qui couvrent la surface de l’eau et protègent une infinité de créatures: petits invertébrés, pois‑sons, méduses, tortues, crevettes et crabes. Les profondeurs abritent d’autres formes de végétation. Une vie grouillante dans le noir, comme une forêt la nuit.C’est ici l’origine de Anguilla anguilla, l’anguille européenne. Ici que les femelles et les mâles ayant atteint la maturité sexuelle viennent frayer au printemps. Ici que prend forme, à l’abri de l’obscurité profonde, une larve à la tête ridiculement petite et aux yeux mal développés. On l’appelle larve leptocéphale; son corps est long de quelques millimètres à peine et présente la forme d’une minuscule feuille de saule. Tel est le premier stade de l’anguille.
La feuille de saule translucide commence aussitôt son voyage. Portée par le Gulf Stream, elle dérive sur des milliers de kilomètres à travers l’Atlantique en direction des côtes européennes. Cette pérégrination peut prendre jusqu’à trois ans; pendant ce temps, la larve enfle comme une bulle, millimètre par millimètre, et lorsqu’enfin elle atteint les rivages de l’Europe, elle subit sa première métamorphose, se transforme en alevin ou «civelle». Tel est le deuxième stade de l’anguille.À l’image de leur précédente incarnation en forme de feuille, ces civelles sont minces, sinueuses et translucides, comme si la couleur pas plus que le péché n’avait encore trouvé place dans leur corps pâle. Longues de six ou sept centimètres, elles ressemblent, écrivait l’auteure et biologiste marine Rachel Carson, à « de minces tiges de verre, moins longues qu’un doigt ». En anglais on les appelle d’ailleurs glass eels, « anguilles de verre ». Elles sont fragiles, sans défense, et passent pour un mets délicat, notamment au Pays basque.

Petit Bac 2021
(1) Objet

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Suède

C’est lundi, que lisez-vous ? [136]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

L’art du sushi – Franckie Alarcon
Un peu de tarte aux épinards : 2. Les épinards sont éternels – Casado et PelaezIl faut sauver nos insectes ! – Denis Richard, Pierre-Olivier Maquart

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?
L’évangile des anguilles – Patrik Svensson (partenariat Babelio)

Que lirai-je les semaines prochaines ?
Agatha Raisin tome13 – M.C. Beaton
Et nos lendemains seront radieux – Hervé Bourhis (BD)
L’enfant qui rêvait d’étoiles – Alléno, Mantoux, Rabaté (BD)

Meilleurs vœux pour 2021.
Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous en lisant !

Il faut sauver nos insectes ! – Denis Richard, Pierre-Olivier Maquart

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41R4RomHSnL Delachaux – octobre 2020 192 pages
Quatrième de couverture :

Les insectes disparaissent à une vitesse inquiétante ! Ce livre, en dressant le portrait de certains d’entre eux, emblématiques et menacés, est à la fois une alerte mais aussi une sensibilisation à leur préservation en France et en Europe. Il s’agit du groupe le plus important du monde animal. Et pourtant, ces papillons, ces libellules, ces coléoptères, ces abeilles, ces criquets et ces sauterelles sont victimes de la dégradation de leurs milieux. Modification des paysages agricoles, emploi massif et inadapté des pesticides et des engrais azotés, assèchement des zones humides, exploitation forestière intensive… Toutes ces agressions, et d’autres encore, on un point commun : l’action de l’homme. La diminution du nombre et de la diversité des insectes doit nous interroger car de très nombreuses espèces sont de précieux auxiliaires des activités humaines et toutes jouent un rôle essentiel dans le maintien des équilibres écologiques. Il est encore temps d’agir, tant sur le plan individuel que collectif, c’est le message que porte haut et fort ce livre magnifique.

Auteurs : Docteur en pharmacie, Denis Richard a également suivi un double cursus en botanique et chimie des substances naturelles. Depuis toujours passionné par l’entomologie, il fut fondateur du  » Jardin aux Insectes  » de Poitiers en 1998. Journaliste scientifique, traducteur de nombreux ouvrages traitant de la nature ou du jardinage, il est auteur d’une vingtaine de livres dont, aux éditions Delachaux et Niestlé La Vie des coléoptères d’Europe (2020, en collaboration avec Pierre-Olivier Maquart).
Pierre-Olivier Maquart est doctorant à l’université de Stirling (Écosse). Coléoptériste né, il se consacre à l’observation et à la photographie de ces insectes qu’il a observés à l’occasion de voyages en Afrique et en Asie. De ses périples, il a pu rapporter et décrire plusieurs espèces nouvelles. Il travaille actuellement pour l’institut Pasteur de Phnom Penh.

Mon avis : (lu en janvier 2021)
Merci à Babelio et aux éditions Delachaux et Niestlé pour l’envoi de ce livre lors de Masse Critique.
C’est un très beau livre documenté, instructif et très agréable à feuilleter pour s’émerveiller devant de nombreuses photographies d’insectes de toute beauté.
Je me suis toujours intéressée aux insectes que je croisais dans les jardins, les prairies, les potagers, la forêt… A l’époque pas d’internet ou d’appareil numérique pour les collectionner… Nous les observions, les dessinions avant d’aller enquêter dans un dictionnaire ou auprès d’adultes connaisseurs. Nous en capturions également parfois dans des pots de confitures au couvercle percée pour les observer plus longtemps… Je me rappelle de grillons capturés en Normandie puis libérés à Paris dans le Jardin des Poètes, un jardin public proche de l’appartement où j’habitais avec ma famille.

Plus tard, c’est mon fils aîné, passionné par les animaux dont les insectes, que j’ai accompagné dans ses découvertes et il est devenu bien plus savant que moi ! Il peut passer des heures dans un jardin à observer plantes par plantes les insectes qui s’y cachent… et ensuite de regarder des vidéos pour en apprendre encore plus… Papillons, abeilles, coccinelles, criquets et sauterelles, libellules, scarabées, coléoptères… n’ont plus beaucoup de secrets pour lui…
Dans ce livre, les auteurs nous parlent du drame qui couve : les insectes représentent 70% de la biodiversité animale connue et depuis des années de nombreuses espèces disparaissent ou déclinent dangereusement. L’Homme en est la cause, avec l’artificialisation des milieux, la fragmentation des habitats et l’épandage de produits chimique.
Le premier chapitre décrit l’étendu du problème et ses causes. Le deuxième chapitre nous rappelle que les insectes sont irremplaçables dans les écosystèmes et donc indispensables à l’Homme.
Puis en passant en revue milieux par milieux (prairies, milieux humides, bois et forêts, littoraux) de très nombreux insectes, le lecteur découvre ses caractéristiques et des photos, les menaces qu’il pèse sur lui et enfin comment le préserver ou le sauvegarder.
Le livre s’achève sur un cours chapitre sur les collectionneurs qui autrefois ont pu menacer quelques spécimens… Aujourd’hui, ils sont beaucoup moins nombreux et peuvent utiliser un appareil photo pour capturer un espèce rare et protégée !
Puis un chapitre important avec des actions à mener individuellement ou collectivement pour préserver et protéger les insectes.
Enfin, en annexes, index, bibliographie et listes d’associations européennes de conservation des insectes.
Un très beau livre à explorer et à partager en famille.

Extrait :

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Petit Bac 2021
(1) Animal

Un peu de tarte aux épinards : 2. Les épinards sont éternels – Casado et Pelaez

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Quatrième de couverture :
Après avoir mis hors d’état de nuire une bande de trafiquants de drogue, Marie-Madeleine Madac-Miremont se voit recrutée par les services de renseignement français pour une opération délicate à Londres. Sans savoir parler un mot d’anglais, la fougueuse Française doit s’infiltrer dans un restaurant géorgien afin de surveiller un gang particulièrement dangereux. Elle sera aidée dans sa mission par un chauffeur de taxi belge azimuté et fan de Death Metal, et rejointe par sa fille Sarah qui devient l’objet d’un odieux chantage… Sur fond de coupe du monde de rugby, ce deuxième tome de la série persiste dans la veine de la comédie contemporaine, menée au rythme de situations cocasses et de jeux de mots désopilants…

Auteurs : Professeur d’anglais sur l’île de la Réunion, Philippe Pelaez, né en 1970, se lance dans l’écriture de scénarios un peu par hasard, et publie sa première bande dessinée en 2015, dans la maison d’édition réunionnaise Des Bulles dans l’Océan.
Javi S. Casado est né en 1979 à Barcelone. Après avoir travaillé en tant que graphiste, illustrateur et directeur artistique, il se consacre aujourd’hui pleinement à la bande dessinée. 

Mon avis : (lu en décembre 2020)
Une nouvelle aventure rocambolesque pour Marie-Madeleine Madac Miremont, cette fois ci, de l’autre côté de la Manche… Elle a été recrutée par les services secrets français pour infiltrer la mafia géorgienne londonienne. Elle a décidé d’accepter la mission car elle est victime d’un maître chanteur à propos des origines de Sarah, sa fille dont elle est la plus proche… Laissant en France, toute sa famille haute en couleur, Marie-Madeleine part comme cuisinière à Londres sans savoir parler un mot d’anglais ! Elle va trouver une aide précieuse auprès de , un chauffeur de taxi belge, très original et fan de Death Metal…
Sur fond de Coupe du Monde de rugby, l’intrigue entraîne le lecteur dans une aventure jubilatoire, pleines de surprises et au rythme est effréné
Le dessin est expressif, le ton est plein d’humour et j’ai passé un aussi bon moment de lecture avec ce second tome de cette série !

Extrait : (début de la BD)

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Petit Bac 2021
(1) Couleur

 

L’art du sushi – Franckie Alarcon

81vL93wipJL Delcourt – avril 2019 – 160 pages

Quatrième de couverture :
Envolez-vous pour le Japon et découvrez toutes les facettes du sushi. Après nous avoir dévoilé les secrets du chocolat, l’auteur propose un panorama gourmand de ce mets d’exception qui a conquis la planète !Connaissez-vous vraiment les sushis ? Franckie Alarcon a voyagé au Japon pour rencontrer tous les acteurs œuvrant à la fabrication de cette véritable œuvre d’art culinaire. Du chef étoilé traditionnel au jeune cuisinier qui bouscule les codes, en passant par tous les artisans et producteurs impliqués, cet album raconte de A à Z le plus emblématique des produits japonais.

Auteur : Franckie Alarcon est illustrateur et auteur de bandes dessinées. Avant ce panorama gourmand dans l’univers du sushi, il avait croqué le quotidien sucré de l’atelier du pâtissier-chocolatier Jacques Génin dans Les Secrets du chocolat.

Mon avis : (lu en novembre 2020)
Une BD très complète autour des sushis. J’ai eu l’occasion d’en manger plusieurs fois dans des restaurants asiatiques avec « buffet à volontés », donc certainement de qualité médiocre…
Cette BD est comme un carnet de voyage au pays du sushi. L’auteur, Franckie Alarcon, son éditeur et une interprète sont partis à Tokyo découvrir les vrais sushis japonais, sushi traditionnel ou moderne, ceux des grands maîtres étoilés, ceux du quotidien que mangés à l’heure du déjeuner par les tokyoïtes dans les kaitens (restaurants où les sushis sont servis sur tapis roulant) de la ville, ceux cuisinés à la maison. Le lecteur découvre également tous les ingrédients : la pêche, le choix du poisson entier, l’ikejimé ( méthode traditionnelle qui permet de “tuer vivant” le poisson afin qu’il conserve toute sa fraîcheur et sa saveur), les techniques de découpe, la préparation du riz, les différentes préparations de sushi, le wasabi, le saké…
Le dessin en noir et blanc est magnifique et la couleur est réservée aux seuls ingrédients nécessaire à la confection des sushis.
Un dépaysement garanti, une BD très bien documentée, très instructive et pleine de surprises. Après cette lecture, j’ai vraiment très envie de découvrir les vrais sushis !
En bonus, à la fin de l’album, le lecteur a le plaisir de retrouver plusieurs recettes de chefs et locaux, ainsi qu’un petit carnet d’adresses, en France comme au Japon.

Extrait : (début du livre)

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Petit Bac 2021
(1) Aliment/Boisson

 

C’est lundi, que lisez-vous ? [135]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

Speak – Emily Carroll, Laurie Halse Anderson
Un amour infaillible – Anne B. Ragde
Espérance – Résistance – Juliette Keating

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?
Il faut sauver nos insectes ! (Masse Critique)

Que lirai-je les semaines prochaines ?

L’art du sushi – Franckie Alarcon (BD)
Il faut sauver nos insectes ! (Masse Critique)
Un peu de tarte aux épinards : 2. Les épinards sont éternels – Casado et Pelaez (BD)
L’évangile des anguilles – Patrik Svensson (partenariat Babelio)

Meilleurs vœux pour 2021.
Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous en lisant !

Challenge Voisins Voisines 2021 – Billet récapitulatif

C’est parti !

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Présentation dans le billet Bientôt Challenge Voisins Voisines 2021 (inscription) !

Quelques précisions supplémentaires :

Voici une liste des pays d’Europe (cf. Wikipedia) moins la France :

Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Biélorussie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Monténégro, Norvège, 
Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, RoumanieRoyaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine et Vatican.

Participants inscrits pour 2021 :

Aproposdelivres , Eimelle , Eve-Yeshé , LydiaB , Manika , Noctenbule , Passion Culture , PatiVore , Pipelette liseuse , Sharon, Ungraindesableoudese

C’est en commentaire de ce billet que vous pouvez déposer
les liens de vos lectures en précisant le PAYS, TITRE et AUTEUR.

Pour s’inscrire, il est préférable de le faire sur le billet
Bientôt Challenge Voisins Voisines 2021 (inscription) !

Merci et bonnes lectures européennes à tous !

***

Billet récapitulatif 2021

(mise à jour du 16/01/2021)

Espagne

Derrière les portes du café des chats de Anna Solyom, Eimelle

Roumanie

Igor Bergler – La bible perdue, Eve-Yeshé

Royaume-Uni

Le Proscrit – Sadie Jones, LydiaB

Suède

Les nouveaux prophètes – Asa Larsson, Pipelette liseuse
L’évangile des anguilles – Patrik Svensson, Aproposdelivres

L’année 2020 en chiffres…

Mes lectures au cours de l’année 2020

Nombre de lectures moins important en 2020 (112) par rapport à 2019 (128)

*  *  *

Par genre

 

Les BDs sont largement au 1er rang suivis par les romans au 2ème rang,
puis les polars au 3ème rang

dont 13 lectures audio
(soit  11,6% du total de mes lectures ou 21,6% si je ne compte pas les BD)

*  *  *

Par sexe de l’auteur

Il y a 60% d’auteurs masculins pour 40% d’auteures féminines.
Le pourcentage total reste inchangé en un an.
Pour mes lectures de romans et romans jeunesse, il y a une majorité féminine, 57%  et 82%.
Pour les BD, c’est toujours très déséquilibré en faveur du masculin,
avec plus de 7 sur 10 !

*  *  *

Par nationalité de l’auteur

Romans

Près de 50% de romans français, puis un peu plus de 30% de romans européens
et un peu plus de 20 % de romans d’Amérique du Nord 

Polar, roman noir, thriller 

Pour les polars, l’Europe représente plus des 2/3

BD

Pour les BD, la France est la grande gagnante avec 3/4 !

Tous genres confondus, j’ai lu des livres de 20 nationalités différentes
dont 11 en Europe…
Après la France (79), les grands gagnants sont l’Angleterre (7) et
le Canada (7 dont 5 du Québec) puis les États-Unis (6) et la Belgique (6)

*  *  *

Merci à tous pour vos visites et vos commentaires.

A l’Année Prochaine !