Dans la gueule du loup – Anne Nivat,

81lgNrBA5sL Marabulles – mars 2021 – 128 pages

Quatrième de couverture : Falloujah, Irak, mars 2004 : soldats américains et milices d’Al-Qaïda s’affrontent sauvagement. Piégée dans une tempête de sable, la jeune journaliste ôte sa tenue occidentale et revêt l’abaya, longue tunique noire traditionnelle. Quasi invisibilisée, Nina se sent ainsi protégée et prête à tout pour observer la bataille.
Grozny, capitale de la Tchétchénie, fin 1999 : grâce au jeune Mahmoud, Nina s’est coulée dans la sordide réalité de la guerre.
Nice, France, 2014 : Abdel, habitant des quartiers nord, revient sur son désir passé d’aller faire le djihad.

Auteur : Anne Nivat est journaliste indépendante. Intransigeante et intrépide, elle a débuté comme reporter de guerre en Tchétchénie, Irak et Afghanistan, trois terrains sillonnés seule, qui l’ont marquée à tout jamais. Après dix années passées en Russie, de retour en France, elle se plonge dans l’observation des affres de sa propre société sous forme de livres (Dans Quelle France On vit, 2017) et d’une série de films documentaires du même nom diffusés sur la chaine de télévision RMC STORY.
Anne Nivat refuse le journalisme simpliste et revendique le droit à la nuance et la lenteur. En 2000, elle a reçu le Prix Albert-Londres pour Chienne de Guerre, le récit de ses séjours clandestins dans la Tchétchénie sous les bombes russes.

Mon avis : (lu en juillet 2021)
Dans cette BD, largement inspirée de la vie d’Anne Nivat, journaliste indépendante et reporter de guerre en Irak, en Afghanistan et en Tchétchénie, nous raconte l’histoire de Nina, jeune femme journaliste, elle aime passionnément son métier et sa mission d’information, et tient à son indépendance. Avec deux anciens combattants, Mahmoud et Abdel, rencontrés lors de reportages, Nina échange avec eux sur leur guerre. Lors de sa première mission de journaliste de guerre en 1999, Nina avait rencontré Mahmoud, jeune tchétchène engagé pour défendre sa patrie. Abdel, originaire des quartiers nord de Nice, s’était engagé dans la guerre d’Irak pour faire le djihad, mais la réalité du terrain était loin de ce qu’il avait imaginé…
Le récit est très réaliste où les problématiques de la guerre, de la géopolitique mondiale, de l’islam sont évoquées.
Une BD très intéressante qui plonge le lecteur au plus près des combats et de la guerre qui fait beaucoup de morts dans la population civile.

Extrait :

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Petit Bac 2021
(6) Animal

Prendre refuge – Zeina Abirached et Mathias Enard

Prendrerefuge Casterman – septembre 2018 – 344 pages

Quatrième de couverture :
1939, Afghanistan. Autour d’un feu de camp, aux pieds des Bouddhas de Bâmiyân, une voyageuse européenne, Anne-Marie Schwarzenbach, tombe amoureuse d’une archéologue. Cette nuit là, les deux femmes l’apprennent par la radio, la Seconde Guerre mondiale éclate. 2016, Berlin. Karsten, jeune allemand qui se passionne pour l’Orient rencontre Nayla, une réfugiée syrienne, dont il s’éprend, malgré leurs différences. A travers ces deux récits entremêlés, deux histoires d’amour atypiques, comme un écho à deux époques complexes, se tissent au fil des pages. Alliant les contraires, rapprochant des êtres qui n’auraient jamais dû se croiser, l’album propose une réflexion sur la difficulté d aimer aujourd’hui comme hier. Entre Kaboul et Berlin, hier et aujourd’hui, l’amour comme la plus belle des aventures.

Auteurs : Née à Beyrouth en 1981, Zeina Abirached a fait des études de graphisme au Liban puis à Paris, aux Arts Décoratifs. Après Beyrouth Catharsis et 38 rue Youssef Semaani, son roman graphique Mourir Partir Revenir, Le jeu des hirondelles connaît un large succès public et critique (sélection Angoulême 2008, traduction dans une dizaine de pays).
Né en 1972, Mathias Enard a étudié le persan et l’arabe et fait de longs séjours au Moyen-Orient. Il vit à Barcelone. Il a publié La Perfection du tir (2003), Remonter l’Orénoque (2005) et Zone (2008). Ses romans ont reçu de nombreux prix – notamment le prix Goncourt 2015 pour Boussole.

Mon avis : (lu en novembre 2018)
Ayant beaucoup aimé les précédentes BDs de Zeina Abirached, je me réjouissais de découvrir ce nouvel ouvrage.
A travers deux histoires qui se répondent, le lecteur découvre deux histoires d’amour, à deux époques différentes.
En 2016, à Berlin, Karsten, un jeune Allemand, passionné d’Orient rencontre Nayla, une réfugiée syrienne. Tous deux sympathisent puis s’aiment malgré leurs différences.
En 1939, en Afghanistan. Au pied des Bouddhas de Bâmiyân, c’est la nuit où l’on apprend par la radio que la Seconde Guerre mondiale vient d’éclater. Anne-Marie Schwarzenbach, une voyageuse européenne, tombe amoureuse de Ria, une archéologue française.
La présence des Bouddhas de Bâmiyân, classés au patrimoine de l’Unesco et détruits par les Talibans en 2001 est un symbole fort.
C’est beau, c’est mélancolique, il est question d’amour et de guerre… C’est une BD à lire plusieurs fois, ma première lecture ne m’a pas convaincue, il m’a fallu le lire plusieurs fois pour apprécier cet ouvrage. J’aime beaucoup le style du dessin en noir et blanc de Zeina, qui remplie toute la page avec ces motifs géométriques.

Extrait :

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Déjà lu du même auteur :

109131079 Je me souviens Beyrouth – Zeina Abirached

109657358 Le piano oriental – Zeina Abirached

Parle_leur_des_batailles Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants – Mathias Enard