Oublier Camille – Gaël Aymon

41p0JwYWzaL Actes Sud Junior – août 2014 – 76 pages

Quatrième de couverture :
« Elle est là. Elle a sûrement dû sécher les cours pour arriver à l’heure devant mon lycée. Je sais qu’elle sait que je l’ai vue mais je ne lui accorderai pas un regard. Elle, elle n’est même pas capable d’essayer de me retenir. Je ne veux même pas savoir si elle est triste ou bouleversée. C’est fini, tu peux crever ! Tu m’aimes encore ? Alors, j’espère que ça te fera mal. J’ai décidé de t’oublier. » Yanis est fou amoureux de Camille. Mais « assurer » avec une fille, prendre l’initiative, agir, c’est plus facile à dire qu’à faire. Devenir un homme, oui, mais quel homme ? Paralysé par le doute, Yanis est tenté d’esquiver, puis de fuir… pour oublier Camille. Au risque d’être rattrapé par ses sentiments.

Auteur : Depuis 2010, Gaël Aymon s’est tourné vers la littérature jeunesse après une expérience de comédien, scénariste, réalisateur et producteur. Auteur de contes, d’albums et de romans, dont trois romans « ado » Ma réputation, Oublier Camille et Les Héros oubliés (Tome 1 – Aux portes de l’oubli et Tome 2 – Les Maîtres) publiés aux éditions Actes Sud Junior. Il enseigne également le théâtre aux enfants et aux adolescents.

Mon avis : (lu en mars 2018)
Yanis a 16 ans et il aime Camille depuis trois ans. Mais maladroit, il ne sait pas et n’arrive pas, par timidité à déclarer son amour. Il a peur de ne pas être à la hauteur…
Camille est partie en voyage scolaire aux États-Unis en lui laissant une lettre où elle lui avoue être sortie avec plusieurs garçons.
Pour Yanis, c’est un choc, c’est impardonnable et il décide d’oublier Camille.
Mais c’est impossible d’oublier quelqu’un qu’on aime depuis des années, les souvenirs sont si nombreux… Yanis ne va pas bien, il accumule les bêtises au lycée… Et si les infidélités de Camille étaient un peu de sa faute ? Pourquoi n’a-t-il jamais pu dire à Camille qu’il était amoureux d’elle ?

Cette histoire raconte le parcours d’un adolescent mal dans sa peau, pas encore prêt à « assurer » avec une fille, un récit d’introspection fait avec justesse.

Extrait : (début du livre)
Elle est là. Elle a sûrement dû sécher les cours pour arriver à l’heure devant mon lycée. Je sais qu’elle sait que je l’ai vue mais je ne lui accorderai pas un regard. Je passe en mode « t’existes plus ». Je la dépasse et je m’éloigne. Elle, elle n’est même pas capable d’essayer de me retenir. Je ne veux pas savoir si elle est triste ou bouleversée. Je ne vais pas lui donner une chance. C’est fini, tu peux crever ! Tu m’aimes encore ? Alors, j’espère que ça te fera mal. J’ai décidé de t’oublier.

Il n’y a plus un seul poster sur les murs de ma chambre. J’ai tout mis par terre en faisant bien exprès de les déchirer au cas où un remords me prenne plus tard. Je me jette sur le lit et je contemple avec une sale joie le résultat de mon saccage. Je regarde défiler les minutes. 20 heures. Elle doit déjà être dans l’avion. Elle n’appellera plus. Elle n’a même pas tenté ! Ça y est, je chiale ! Pour la première fois depuis des années, je pleure pour de vrai, avec des larmes qui coulent. Un flot de larmes ! Je suis surpris qu’elles soient chaudes sur mes joues. J’avais oublié. Je pensais que je ne pleurerais plus, maintenant que j’ai quitté l’enfance. Que la douleur resterait toujours invisible, à l’intérieur. Mais je ne suis pas encore vraiment un homme. Dans ma tête, je suis toujours un enfant. Sauf que j’aime !

Petit bac 2018Prénom (4)

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Ma dernière chance s’appelle Billy D. – Erin Lange

Ma derniere chance  École des Loisirs – juin 2017 – 468 pages

traduit de l’anglais (États-Unis) par Valérie Dayre

Titre original : Dead Ends, 2013

Quatrième de couverture :
Dans la vie, il faut se battre. Dane Washington ne le sait que trop bien. A la moindre occasion, ses poings le démangent et ils parlent pour lui. Jusqu’à présent, ses bons résultats au lycée lui ont évité les plus gros ennuis. Seulement, il n’a plus droit à l’erreur : encore une bagarre et ce sera l’exclusion. Mais la violence, Dane ne parvient pas à la contrôler. Sa dernière chance s’appelle Billy D., un garçon qui vient de s’installer à côté de chez lui avec sa mère.Billy D. est trisomique, il n’a pas les moyens de se défendre, et certains en profitent. Si Dane acceptait d’être son ambassadeur au lycée, cela pourrait lui offrir le salut. Billy D. a une autre mission pour Dane : il voudrait qu’il l’aide à retrouver son père. Leur seul indice : un atlas des États-Unis, et des énigmes à toutes les pages ou presque.

Auteur : Jeune journaliste américaine écrit des livres qui parlent du réel. Elle confronte ses héros adolescents à des difficultés qui les abîment: pauvreté, harcèlement, absence de père… Mais elle nous rappelle que les rencontres peuvent changer le cours des choses.

Mon avis : (lu en janvier 2018)
C’est l’histoire de la rencontre de deux garçons que tout oppose. Dane Washington est un garçon en colère, il réagit facilement et la plupart du temps avec ses poings. Il a de bons résultats au lycée, mais à cause de ses bagarres incessantes, il est menacé d’exclusion. Billy D. est trisomique, il est souvent la cible d’autres élèves.
Dane a des principes, il ne frappe ni avec les filles, ni avec les handicapés. Billy D. est sa dernière chance, celle d’éviter l’exclusion. Dane a pour mission de protéger Billy D. et de faire les trajets avec lui pour aller et revenir du lycée.
Au début, Dan s’occupe de Billy D. par obligation mais peu à peu il apprend à connaître sa naïveté, son franc parler et un début d’amitié s’installe entre eux. Ils ont quelques points en communs : ils habitent la même rue, leurs mamans sont seules pour les élever, leurs papas sont absents. Billy D. a une seul obsession : retrouver son père, il se balade avec un vieil atlas des États-Unis dans lequel son père a laissé des indices. Il va tout faire pour que Dan l’aide à le retrouver…
Dane et Billy D. sont attachants et touchants dans leurs fêlures, leur rencontre va les faire grandir l’un et l’autre. Dane va s’ouvrir aux autres et apaiser sa colère, Billy D. va prendre confiance en lui et être moins têtu. Et je n’oublie pas un troisième personnage, Seely, une jeune fille, qui va s’associer au duo.
Voilà une histoire bouleversante et une amitié incroyable et forte. A découvrir !

Extrait : (début du livre)
La première fois que j’ai vu Billy D., j’avais un pied sur la gorge d’un type et une main dans ma poche. Il était debout de l’autre côté de la rue et il regardait – même pas par en dessous -, il regardait fixement sans prononcer un mot, sans ciller.
– Qu’est-ce que tu reluques ? lui ai-je lancé.
Sa bouche s’est ouverte en un O muet, mais il n’a pas répondu. Il n’est pas parti non plus, il est resté à regarder.
Quelque chose a gargouillé dans le gosier qui se trouvait sous mon pied, j’ai baissé les yeux. Le type avait l’air d’avoir du mal à respirer, mais son visage n’était pas encore rouge, alors j’ai reporté mon attention sur l’autre.
– Casse-toi de là ! Ou t’es le suivant !
C’était plutôt une menace en l’air. Même depuis l’autre côté de la rue, je pouvais voir à son expression stupide, à sa mâchoire mollasse et à sa façon étrange de rentrer les épaules qu’il était différent – probablement en éducation spécialisée. Et ceux-là, je ne les cognais pas.
Question de principes.

Petit bac 2018Prénom (1)

 

Sauveur et Fils saison 3 – Marie-Aude Murail

51dQo72i0DL Ecole des Loisirs – juin 2017 – 320 pages

Quatrième de couverture :
Au numéro 12 de la rue des Murlins, à Orléans, vit Sauveur Saint-Yves, un psychologue antillais de 40 ans, 1,90 mètre pour 80 kg. Dans son cabinet de thérapeute, Sauveur reçoit des cas étranges comme ce monsieur Kermartin qui pense que ses voisins du dessus ont installé une caméra de vidéosurveillance dans le plafond de sa chambre à coucher ou comme Gervaise Germain qui s’interdit de prononcer le son « mal » par crainte qu il ne lui arrive un MALheur. Mais Sauveur reçoit surtout la souffrance ordinaire des enfants et des adolescents : Maïlys, 4 ans, qui se tape la tête contre les murs pour attirer l attention de ses parents, Ella, 13 ans, cyberharcelée par ses camarades de classe, Gabin, 17 ans, qui ne va plus au lycée depuis qu il passe ses nuits dans World of Warcraft, Margaux, 15 ans, qui en est à sa deuxième tentative de suicide ou sa sœur, Blandine, 12 ans, que son père aimerait mettre sous Ritaline pour la « calmer »… Sauveur peut-il les sauver ? Il n a que le pouvoir de la parole. Il ne croit pas au Père Noël, mais il croit en l’être humain.

Auteur : Marie-Aude Murail est née au Havre en 1954. Elle vit avec son mari et a trois enfants, deux garçons et une fille. Elle a commencé à écrire pour la jeunesse en 1986. Au début, ses romans étaient surtout destinés à des femmes, puis elle s’est mise à écrire pour les jeunes de 7 à 16 ans. Dans ses romans, on peut retrouver énormément de dialogues entre les personnages. Son but est de séduire ses lecteurs grâce à de l’émotion et de l’amour. Le plus souvent, dans ses livres, les histoires se passent dans des milieux urbains et les héros sont des hommes, souvent des ados, motivés par des femmes. Elle a écrit Oh boy (2000), Simple (2004), Maïté coiffure (2004), Miss Charity (2008), Papa et Maman sont dans un bateau (2009), 3000 façons de dire je t’aime (2013).

Mon avis : (lu en janvier 2018)
Je suis devenue une inconditionnelle de cette série de Marie-Aude Murail. Sauveur, son fils Lazare, Louise son amoureuse et ses enfants Paul et Alice sont attachants tout comme les amis et les patients de Sauveur.
C’est toujours un plaisir de retrouver Gervaise Germain, au prise aux superstitions,  Ella, cyberharcelée par ses camarades de classe, Gabin et Jovo le SDF qui vivent toujours chez Sauveur, Samuel qui avait retrouvé son papa en saison 2, Margaux et Blandine sa petite sœur…
Nous avons également faire la connaissance de nouveaux patients comme monsieur Kermartin, qui se sent surveillé par ses voisin, comme Maïlys, 4 ans, qui se tape la tête pour attirer l’attention de ses parent, de Wiener…
Mais Sauveur est tellement pris par ses patients qu’il laisse peu de place à Louise…
Et pour mon bonheur et celui des fans, la série continue ! La saison 4 sort le 17 janvier c’est à dire demain !

Extrait : (début du livre)
Du dimanche 18 au dimanche 25 octobre 2015

Il y a des périodes dans l’année où les enfants ont pris la mauvaise habitude de ne pas aller en classe, ce que monsieur Kuypens déplorait chaque fois.
— Encore des vacances ! 
— C’est la Toussaint, lui répondit sa femme. Ella est crevée, ça lui fera le plus grand bien. 
Tout en se déshabillant, monsieur Kuypens grommela : « J’en prends, moi, des vacances ? », puis porta le conflit sur un autre terrain.
— Et c’est quoi, cette gastro qui a duré toute la semaine dernière ? Ce ne serait pas sa phobie-truc qui recommence par hasard ? 
Sans répondre, madame Kuypens, Virginie de son prénom, prit son oreiller sous le bras et s’éloigna vers la porte de la chambre à coucher.
— Qu’est-ce que tu fais ? s’étonna Camille Kuypens. 
— Je vais dormir au salon.
— Mais on peut parler, non ? Il faut tout de suite que tu montes sur tes grands chevaux ! Ça a recommencé, ou pas ? 
Virginie acquiesça en silence. Durant la dernière semaine de cours, Ella s’était de nouveau invitée à l’infirmerie du collège, prise de nausées et de maux de tête.
— Et qu’est-ce qu’il en dit, l’autre chariot ? reprit monsieur Kuypens. 
— De qui tu parles ? 
— Mais de votre grand homme, Sauveur ! Tu parles d’un sauveur. Il n’a pas été fichu de soigner Ella ! 
— Elle allait mieux, protesta Virginie. C’est une rechute. Ça arrive dans les maladies. 
Monsieur Kuypens fit entre haut et bas : « Une maladie… On appelait ça de la fainéantise de mon temps. » Puis voyant que sa femme faisait de nouveau un pas vers la sortie :
— Mais arrête avec cet oreiller ! On discute. C’est possible ? 
Il s’assit, jetant un regard au passage sur ses mains qui tremblotaient. Sa femme suivit son regard.

Déjà lu du même auteur :

Simple Simple et Simple (relecture)

papa_et_maman_sont_dans_un_bateau Papa et Maman sont dans un bateau

MissCharityGRAND Miss Charity la_fille_du_docteur_Baudoin Le fille du docteur Baudoin

92806891 3000 façons de dire je t’aime 

114911377 Sauveur et fils – saison 1 117081217 Sauveur & Fils – saison 2

Petit bac 2018
Passage du Temps (1)

La bibliothèque des citrons – Jo Cotterill

41hXJpRZutL Fleurus – avril 2017 – 368 pages

traduit de l’anglais par Charlotte Grossetête

Titre original : A library of lemons, 2016

Quatrième de couverture :
Calypso est une jeune fille solitaire. Depuis la mort de sa mère, son père est absorbé par l’écriture de l’œuvre de sa vie, une grande histoire des citrons, et elle se réfugie dans la lecture des nombreux livres de sa bibliothèque.
Mais quand Calypso rencontre Mae, une nouvelle de sa classe, sa vie bascule dans l’inconnu ! L’orpheline fait l’expérience de l’amitié, des délices de l’écriture, et aussi d’une famille joyeusement chaotique où l’on aime bien se disputer. Plus heureuse qu’elle ne l’a été depuis longtemps, Calypso découvre alors un étonnant secret sur son père, et les événements se précipitent.

Auteur : Jo Cotterill est une auteure britannique de livres pour enfants et adolescents. Elle vit dans le Oxfordshire avec son mari et ses deux filles.
Elle n’a pas eu une vocation précoce d’écrivain. Elle s’est d’abord passionnée pour la musique, jouant de cinq instruments et composant. Elle a même fait partie d’un groupe, pour lequel elle écrit encore des chansons.
Elle est maintenant écrivain, mais avant elle a été actrice, et aussi enseignante.
Elle écrit ses histoires sans plan précis, en laissant aller son imagination.

Mon avis : (lu en décembre 2017)
A dix ans, Calypso est seule et sans ami. Son papa est veuf depuis cinq ans et il a appris à sa fille à ne dépendre de personne, à trouver les réponses à ses questions dans les livres, à ne pas laisser voir aux autres ses émotions… Calypso trouve donc refuge dans les livres de sa bibliothèque personnelle, installée dans l’ancien atelier de sa maman. Mais voilà qu’une nouvelle, Mae, arrive un jour dans la classe et qu’elle cherche à se rapprocher de Calypso. Cette dernière va découvrir ce qu’est l’amitié et surtout ce que c’est qu’une vraie vie de famille ! En effet, la maison de Mae est très différente de celle de Calypso…
Voilà une très jolie histoire d’amitié qui va permettre à Calypso et son père de se retrouver et de pouvoir aller de l’avant.

Extrait : (début du livre)
La nouvelle, Mae, m’a demandé de jouer avec elle aujourd’hui. Je n’ai pas su quoi dire. Elle a de longs cheveux noirs qu’elle porte en deux nattes fixées au sommet de sa tête, comme Heidi. Elle a un visage rond de poupée avec des yeux bleu vif, et elle est arrivée à l’école ce trimestre.

J’étais assise dans mon coin préféré de la cour avec un livre. C’est mon habitude pendant les récréations. Mae m’a adressé un sourire plein d’espoir, mais j’ai fait non de la tête et je suis retournée à mon livre.
– OK, a-t-elle dit, et elle s’en est allée.
J’ai essayé de me concentrer sur mon livre, mais mon regard n’arrêtait pas de s’échapper des pages pour la regarder. Elle dit souvent OK ; ça a l’air de bien lui aller. Ça rime même avec son nom. OK, Mae. Quand elle s’est présentée en classe, elle nous a expliqué qu’elle avait changé d’école parce que sa famille avait déménagé. Mais elle ne paraissait pas en souffrir. Elle a toujours l’air joyeux.
Je me disais qu’elle allait proposer son amitié à quelqu’un d’autre, mais elle est partie toute seule vers la grille et elle s’est mise à ramasser des brindilles par terre. Elle en a fait un petit tas. Puis elle s’est assise et a tiré quelque chose de sa poche. Le soleil s’est reflété dessus – c’était une loupe.
Elle essayait de mettre le feu aux brindilles. J’ai regardé, fascinée. Est-ce que ça allait marcher ? Elle avait visiblement du mal à trouver le bon angle. Ses yeux faisaient des va-et-vient entre le ciel et la loupe, qu’elle inclinait d’un côté puis de l’autre.
« Mauvais procédé, ai-je pensé. Il faudrait qu’elle maintienne la loupe dans la même position pendant longtemps, pour que le rayon de lumière central chauffe la brindille au même endroit. » J’ai lu ça dans un livre. Allumer un feu de cette façon, ce n’est pas très pratique, mais ça peut fonctionner si on est assez patient et que le soleil brille assez fort. Mais on est en automne, là. Le soleil ne brille pas très fort.
Je la regardais avec une telle intensité que quand elle a levé les yeux et qu’elle m’a aperçue, le choc a failli me faire lâcher mon livre. Vite, mon regard est revenu à ma page, mais je n’ai pas résisté au besoin de jeter un autre coup d’œil à Mae. Elle continuait à me fixer des yeux, et souriait comme si j’étais son amie.
L’embarras me mettait le visage en feu. Je n’ai plus levé les yeux de mon livre.
Mae n’a pas réussi à mettre le feu à ses brindilles. Je le sais parce que, dans le cas contraire, une maîtresse serait arrivée en courant. Au lieu de ça, quand la cloche a sonné, tout le monde s’est mis en rang comme d’habitude. Je me suis attardée derrière les autres, j’ai attendu que presque tout le monde soit rentré, et je me suis précipitée à la grille pour examiner le petit tas de brindilles de Mae.
Il n’y avait plus de tas. Mae avait disposé les brindilles sur le sol de manière à tracer des lettres. Celles-ci formaient un mot.

CALYPSO

Je suis rentrée en classe au pas de course, le cœur battant. Pourquoi avait-elle écrit mon nom avec ces brindilles ?

Petit bac 2018
Couleur (1)

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Angleterre

Pico Bogue, Tome 10 : L’amour de l’art – Dominique Roques et Alexis Dormal

91ZOJyIEOcL Dargaud – novembre 2017 – 48 pages

Quatrième de couverture :
Pico Bogue fête ses 10 ans avec son 10ème album ! Un duo d’auteurs atypiques réalise une bande dessinée tout public autour du quotidien d’un petit garçon et sa famille, entre interrogations sur le sens de la vie et franche rigolade.

Auteurs : Alexis Dormal est né en 1977 à Bruxelles. Après des études de réalisation cinématographique, il s’oriente vers le dessin et l’écriture. Dominique Roques, sa mère scénariste, et lui-même créent les personnages Pico Bogue et d’Ana Ana.
Dominique Roques est née en 1948 à Casablanca. Quelques années plus tard, en Belgique, elle a deux fils qui partagent son goût pour la bande dessinée humoristique. L’aîné de ses fils, Alexis Dormal, dessine depuis toujours des personnages pleins de vie. Si pleins de vie qu’il est vite devenu insupportable à Dominique de les abandonner à peine nés. Elle décide donc de leur faire des « transfusions » d’histoires, trouvant les donneurs… en elle et tout autour d’elle. Ainsi tchatchent, galopent et dévorent Pico, Ana Ana et les autres.

Mon avis : (lu en décembre 2017)
Dans ce tome 10 qui fête les dix ans de la bande dessinée Pico Bogue, Pico et ses camarades découvre l’art. En effet, la maîtresse a demandé à ses élèves de réaliser une œuvre d’art qui sera exposée lors de la fête de l’école. C’est l’occasion pour Pico Bogue et ses petits camarades de réfléchir sur « Qu’est-ce que l’Art ? ». 
Lorsque la maîtresse pose cette question difficile, Pico n’hésite pas à improviser : « L’art, c’est le contraire d’une définition. Dans «définition», il y a «fini». Du coup, ça limite. Mais l’art, au contraire, ça ouvre les yeux, les oreilles, les poumons, l’esprit. Ça ouvre au monde, à la nature, à la vie. » 
Et voilà que Pico, Ana Ana et leurs amis bien décidés à devenir des artistes avant la fin du mois…
Ce tome est peut-être plus sérieux que d’habitude, mais pour ma part j’ai beaucoup aimé cette plongée dans le monde de l’art vue par Pico Bogue du haut de ses 10 ans !
A lire en famille !

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu des même auteurs :

picobogue  Pico Bogue tome 1 : La vie et moi

pico_bogue_T2  Pico Bogue tome 2 : Situations critiques

pico_bogue_T3 Pico Bogue tome 3 : Question d’équilibre

5468  Pico Bogue, Tome 4 : Pico love

9782205068153_150 Pico Bogue, Tome 5 : Légère contrariété

92114288 Pico Bogue, Tome 6 : Restons calme

100514223 Pico Bogue – tome 7 – Cadence infernale

113716430 Pico Bogue – tome 9 – Carnet de bord

Petit bac 2018
Art (1)

Les cancres de Rousseau – Insa Sané

Lu en partenariat avec Babelio et Sarbacane

51JeH-xd2dL._SX312_BO1,204,203,200_ Sarbacane – octobre 2017 – 400 pages

Quatrième de couverture :
C’est l’année ou jamais pour Djiraël. Il est en terminale et il a la chance de se retrouver dans la même classe que ses potes de toujours : Armand, Sacha, Rania, Doumam et Jazz. En plus, le prof principal, c est Monsieur Fèvre le seul prof à s’intéresser à eux…
Il ne manque au bonheur de Djiraël qu un baiser de Tatiana, qu’il convoite depuis la Seconde.
En tout cas, Djiraël a décidé que cette année serait inoubliable. Aussi, quitte à se mettre l’administration à dos, il fera en sorte que l’éclate passe avant le baccalauréat. Le bonheur ne se conjugue pas au futur… Sauf que Monsieur Fèvre va avoir besoin d’aide. Et qu’il faudra donc, pour Djiraël, faire le choix entre sa quête d’amour, son intérêt personnel, les promesses faites à ses amis, et la nécessité d’agir selon son devoir.
Parfois, on a décidé d’un truc et finalement on fait tout l’inverse.

Auteur : Né à Dakar en 1974, vivant à Sarcelles et à Saint-Denis, Insa Sané est auteur, slameur, chanteur et comédien. Sa « Comédie Urbaine » l’a imposé comme un auteur phare de la collection Exprim , capable de marier rythmique hip-hop et poésie lyrique.
Insa Sané est aussi une bête de scène, un activiste du livre constamment lancé par monts et par vaux pour présenter son univers aux jeunes et aux professionnels toujours en faisant du bruit !
Il produit des ateliers d’écriture stimulants et a sillonné les salons de la France entière, mais aussi les librairies, les bibliothèques, les collèges et lycées, les maisons d’arrêt…

Mon avis : (lu en décembre 2017)
Sarcelles, en 1994, cette année sera exceptionnelle pour Djiraël, car il entre en Terminale et il se retrouve dans la même classe que tous ses copains : Sacha, Jazz, Rania, Armand, Doumam et avec leur professeur préféré comme prof principal : Monsieur Fèvre, le seul qui s’intéresse d’abord aux élèves avant de s’intéresser à leurs résultats !
Djiraël est un élève intelligent, mais il en fait le strict minimum. Il a du cœur et il promet à ces potes une année inoubliable.
Sous prétexte que Djiraël fréquente la bande des cancres du lycée Rousseau, il ne serait pas légitime qu’il devienne le délégué des délégué… Grâce à sa tchatche, lors de la campagne, il va faire un beau discours en ne faisant pas de promesse irréalisable, mais en parlant avec son cœur et il réussira l’impossible en se faisant élire contre tous les pronostics…
Lors de cette dernière année qu’ils vont passer tous ensemble, Djiraël va devoir prouver qu’il est devenu un garçon responsable, il organisera avec la bande une grande fête pour le lycée, mais pas seulement…
Le lecteur pourrait être gêné par le langage assez cru et le style parlé du livre, mais les nombreux personnages sont si attachants qu’on oublie le vocabulaire parfois fleuri…

Merci Babelio et les éditions Sarbacane pour cette très belle découverte.

Extrait :
– Putain, Djiraël… t’as foutu que de la merde !
Sacha, comme une grande tornade blonde en colère, tirait la tronche. On venait de perdre un 2 contre 2 : seul face au panier, j’avais loupé les deux points de la victoire en même temps que le double pas le plus facile de l’histoire des playgrounds.
– Ca arrive même aux meilleurs, j’ai répondu, philosophe.
– Sérieux, Djiraël ?! C’était un shoot de gonzesse.
Y avait pas plus mauvaise perdante que Sacha. N’empêche, je n’ai pas apprécié son attaque sur le contenu de mon caleçon :
– Hé ! Mes pecs sont p’têt plus gros que tes seins, mais ça fait pas de moi une meuf.
Sacha était faite tout en muscles et elle culminait à plus de 1m80. Un tank, silhouette Canderel : petits seins, grosses fesses.
– Ah, c’est ça en fait ! ? T’était trop concentré sur mes nichons. 

Le groupe – Jean-Philippe Blondel

9782330075521 Actes Sud Junior – mars 2017 – 125 pages

Quatrième de couverture :
« On a tous été très secoués. Par toutes les histoires. Les fausses. Les vraies. C’est comme si nous avions été projetés à l’intérieur d’un film très réaliste. Juliette et Camille s’essuyaient les yeux. Boris fixait le plafond pour contrer l’émotion. Mais le plus troublant, c’était Mme Grand. Alors, elle, toutes les digues ont lâché. Elle était carrément en PLS. C’est bizarre de voir un adulte pleurer ». Durant cinq mois, dix élèves de terminale et deux professeurs se réunissent une heure par semaine dans un monde clos pour écrire. Pour tous, c’est un grand saut dans l’inconnu. Les barrières tombent, ils seront tous au même niveau, à découvert. Un groupe à part.

Auteur : Jean-Philippe Blondel enseigne l’anglais dans un lycée près de Troyes. En parallèle de son oeuvre jeunesse, entièrement publiée chez Actes Sud junior, il est auteur en littérature générale aux éditions Buchet/Chastel (Un hiver à Paris et Mariages de saison). Chez Actes Sud junior, il signe Un endroit pour vivre, Au Rebond, (Re)Play !, Blog, Brise glace, Double Jeu et La Coloc.

Mon avis : (lu en octobre 2017)
Marion Grand, professeur de philosophie, propose à François Roussel, professeur d’anglais et écrivain, de monter un atelier d’écriture avec des élèves de terminale de leur lycée.
Ils seront dix élèves et deux profs, ils se réunirons une heure par semaine dans une salle, ils seront tous au même niveau. Le groupe va s’entraîner à écrire avec des contraintes. Il n’y aura ni conseils, ni jugement. A chaque séance, François propose des petits exercices qui amènera le groupe à réfléchir, à se raconter, à donner ses sentiments, ses interrogations…
Chaque chapitre est une séance d’atelier d’écriture, le lecteur découvre l’intitulé de l’exercice et quelques textes résultats. Au fil de l’histoire, on apprend à connaître les dix élèves : Léo, Émeline, Nina, Boris, Maxime, Juliette, Camille, Élisa, Valentine, Morgan et les deux profs : François et Marion. En effet, à travers l’écriture, chacun va se dévoiler, raconter sa vie de lycéen ou de profs.
Dans le prologue, l’auteur explique qu’il s’est inspiré d’une expérience avec ses élèves pour créer cette histoire. Mais où commence la fiction et où s’arrête la vérité ?
J’ai beaucoup aimé ce roman polyphonique, les personnages sont attachants et touchants, cette découverte par l’intérieur d’un atelier d’écriture est intense et passionnante !

Extrait : (début du livre)
AVANT CETTE ANNÉE, je n’avais jamais mêlé mes deux professions – enseignant et romancier. Elles étaient deux tenues différentes que j’enfilais au moment opportun. Je pensais qu’il était impossible de les cumuler. Et puis en octobre dernier, un soir, alors que ma collègue de philosophie, Marion Grand, et moi prenions un café dans la salle des profs, après une journée particulièrement éprouvante, elle m’a demandé pourquoi je n’avais jamais organisé d’atelier d’écriture ici, dans cet établissement dans lequel j’enseigne depuis vingt ans. J’ai haussé les épaules, j’ai dit que cela m’avait déjà traversé l’esprit mais que je ne me sentais pas légitime. Elle m’a demandé d’y réfléchir. Pour les terminales. Les littéraires d’abord, bien sûr, mais pas seulement. Sur la base du volontariat. Une heure par semaine ou par quinzaine.
J’ai pensé que nous en resterions là.
Mais elle est revenue à la charge, Marion. Elle est têtue. Elle y tenait. Pour les élèves. Et pour elle, aussi. Parce qu’elle animerait cet atelier avec moi. Elle avait envie d’écrire, elle s’y mettait parfois, mais elle bloquait vite. Elle avait besoin d’un déclencheur, et elle avait décidé que ce déclencheur, ce serait moi. Nous. Un groupe. Une cohorte qui se retrouve pendant soixante minutes dans un coin du lycée, au calme, pour écrire. La proviseure avait trouvé l’idée formidable. Elle aurait voulu qu’on en fasse la publicité mais Marion avait expliqué que nous devions déjà nous assurer d’avoir un minimum de clients. Et puis, il valait peut-être mieux être discret, en fait. Les écrivains prennent mal la lumière. Et certains collègues pourraient mal réagir. Après tout, Marion et moi, nous n’étions pas enseignants de lettres. Eh oui, nous étions des sortes d’usurpateurs.
Toujours est-il que nous avons obtenu un financement en heures supplémentaires et le droit de nous réunir dans une pièce qui ne ressemblait pas à une salle de classe – moquette, tableaux aux murs, atmosphère chaleureuse et même une machine à café. Quand Marion m’a présenté le projet noir sur blanc, j’ai ironisé.
— Ne manquent plus que les participants, alors !
Elle a répliqué qu’elle en faisait son affaire.
Avant même que Marion ne parle du projet aux élèves dont elle avait la charge et moi aux miens, je savais que j’allais accepter. J’ignorais où nous allions. Mais oui, je voulais bien être le capitaine.

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