Irena – tome 3 : Varso-Vie – Jean-David Morvan, David Evrard, Séverine Tréfouël

51RBT9XNMpL Glénat – janvier 2018 – 72 pages

Quatrième de couverture :
1947. Bien que l’Allemagne nazie soit tombée, le cauchemar pour les Juifs d’Europe n’est pas terminé. Persécutés par les communistes, abandonnés par les Alliés, leur route vers la terre promise d’Israël a encore des allures de long calvaire… Cette réalité, la jeune Oliwka la découvre brutalement lorsqu’on lui apprend qu’elle avait été confiée, encore bébé, à une famille adoptive pendant la guerre. Que sa véritable identité avait été changée pour échapper aux nazis. En réalité, elle s’appelle Astar Berkenbaum. Elle est juive. Et comme des milliers d’enfants, elle ne doit la vie sauve qu’à une femme : Irena Sendlerowa.
Série poignante et d’utilité publique, Irena nous raconte le destin hors-norme de l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre mondiale. Ce troisième et dernier volume nous raconte la fin de son enfer en prison, mais aussi le début d’un autre combat : celui pour le salut de ses enfants au sortir de la guerre.

Auteur : Né  en 1969, Jean-David Morvan est l’un des scénaristes de BD les plus prolifiques de sa génération. Il s’est d’abord essayé au dessin mais abandonne les études pour devenir scénariste. Il publie ses premiers textes dans un fanzine où il rencontre Yann Le Gall avec qui il écrira en 2001 la série Zorn et Dirna. En 1994, il publie Nomad avec Sylvain Savoia. La série Sillage, commencée en 1998 avec Buchet au dessin, remporte un succès immédiat. Il est également l’auteur des séries Troll, HK, Al Togo, Reality Show et Je suis morte. En 2009 il remporte un Silver Award au Prix international du manga pour l’album Zaya.
En 2013, chez Glénat, il donne une suite à la série Nomad avec un second cycle qu’il intitule Nomad 2.0 avec, cette fois-ci, Julien Carette au dessin. L’année suivante, toujours chez Glénat, il scénarise : Sherlock Fox (dessin de Du Yu), SpyGames (dessin de Jung-Gi Kim) et l’album de la collection « Ils ont fait l’Histoire » consacré à Jaurès.

Mon avis : (lu en mars 2018)
Ce troisième épisode se commence sur la rencontre d’une des 2500 enfants sauvés par Irina. Elle a été confiée à une famille catholique sous le prénom d’Oliuka et en 1947, le jour où elle devait faire sa communion, elle apprend la vérité. Son vrai nom est Astar Berkenbaum et que ceux qu’elle pensait être ses parents, ne le sont pas. Pour sa sécurité, elle doit être retirée à sa famille d’adoption catholique pour partir en Palestine, vers ses racines juives.
En 1965, Irena Sendlerowa est déclarée « Juste parmi les nations ». Elle a survécue à la guerre.
Bien des années plus tard, Astar raconte son histoire à sa fille et lui présente Irena. Une rencontre touchante qui achève une série indispensable à découvrir.
Mais finalement, ma grande surprise, un quatrième épisode est annoncée à cette série… J’aurai certainement la curiosité de le découvrir.

 

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu du même auteur :

91sYNAhtwWL Irena – tome 1 : Le ghetto  91dLnOPDZ-L Irena – tome 2 : Les justes

 

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Irena – tome 2 : Les justes – Jean-David Morvan, David Evrard, Séverine Tréfouël

91dLnOPDZ-L Glénat – mars 2017 – 72 pages

Quatrième de couverture : 
Irena Sendlerowa a réellement existé. Membre du centre citoyen d’aide sociale pendant la seconde guerre mondiale, elle s’engagea dans la résistance et sauva 2500 enfants de l’enfer du ghetto de Varsovie. Voici l’histoire de cette femme exceptionnelle.

Auteur : Né  en 1969, Jean-David Morvan est l’un des scénaristes de BD les plus prolifiques de sa génération. Il s’est d’abord essayé au dessin mais abandonne les études pour devenir scénariste. Il publie ses premiers textes dans un fanzine où il rencontre Yann Le Gall avec qui il écrira en 2001 la série Zorn et Dirna. En 1994, il publie Nomad avec Sylvain Savoia. La série Sillage, commencée en 1998 avec Buchet au dessin, remporte un succès immédiat. Il est également l’auteur des séries Troll, HK, Al Togo, Reality Show et Je suis morte. En 2009 il remporte un Silver Award au Prix international du manga pour l’album Zaya.
En 2013, chez Glénat, il donne une suite à la série Nomad avec un second cycle qu’il intitule Nomad 2.0 avec, cette fois-ci, Julien Carette au dessin. L’année suivante, toujours chez Glénat, il scénarise : Sherlock Fox (dessin de Du Yu), SpyGames (dessin de Jung-Gi Kim) et l’album de la collection « Ils ont fait l’Histoire » consacré à Jaurès.

Mon avis : (lu en mars 2018)
Dans ce deuxième tome de cette trilogie, Irina a décidé de s’engager dans la résistance et nous suivons son travail formidable avec d’autres volontaires comme Antoni et le docteur Janusz Korczak, pour organiser l’évasion des enfants et les mettre à l’abri des nazis. Avec beaucoup d’imagination, de nombreux enfants vont pouvoir sortir du camp, avoir une nouvelle identité et être envoyés dans une famille d’accueil…
En parallèle, nous suivons également l’arrestation d’Irena et les interrogatoires qu’elle subira sous la torture. Son courage et sa volonté l’aidera à ne jamais elle parler.
Tout est raconté avec justesse et retenue, le pathos est évité. Le lecteur ne peut être qu’admiratif devant l’œuvre d’Irina et ses amis qui permettra de sauver 2500 enfants du ghetto de Varsovie. 

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Déjà lu du même auteur :

91sYNAhtwWL Irena – tome 1 : Le ghetto

Irena – tome 1 : Le ghetto – Jean-David Morvan, David Evrard, Séverine Tréfouël

91sYNAhtwWL Glénat – janvier 2017 – 72 pages

Quatrième de couverture :
1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connait, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi.

Auteur : Né  en 1969, Jean-David Morvan est l’un des scénaristes de BD les plus prolifiques de sa génération. Il s’est d’abord essayé au dessin mais abandonne les études pour devenir scénariste. Il publie ses premiers textes dans un fanzine où il rencontre Yann Le Gall avec qui il écrira en 2001 la série Zorn et Dirna. En 1994, il publie Nomad avec Sylvain Savoia. La série Sillage, commencée en 1998 avec Buchet au dessin, remporte un succès immédiat. Il est également l’auteur des séries Troll, HK, Al Togo, Reality Show et Je suis morte. En 2009 il remporte un Silver Award au Prix international du manga pour l’album Zaya.
En 2013, chez Glénat, il donne une suite à la série Nomad avec un second cycle qu’il intitule Nomad 2.0 avec, cette fois-ci, Julien Carette au dessin. L’année suivante, toujours chez Glénat, il scénarise : Sherlock Fox (dessin de Du Yu), SpyGames (dessin de Jung-Gi Kim) et l’album de la collection « Ils ont fait l’Histoire » consacré à Jaurès.

Mon avis : (lu en février 2018)
Cet album est le premier tome d’une trilogie qui rend hommage à Irena Sendlerowa. Cette femme est une authentique résistante polonaise qui a sauvé plus de 2 000 juifs d’une mort certaine. En 1965, elle a été reconnue comme Juste parmi les Justes.
En mars 1941, Irena est infirmière sociale à Varsovie, elle se rend quotidiennement dans le ghetto de Varsovie pour tenter de soulager le sort des nombreux Juifs qui y ont été parqués. Elle distribue de la soupe, des vieux vêtements, elle soigne comme elle le peut les malades. C’est une femme courageuse qui n’hésite pas à tenir tête aux gardiens nazis si ceux-ci abusent de leur pouvoir. Lorsqu’un jour, une jeune mère, sur son lit de mort, lui confie la vie de son fils, Irena hésite à accepter… A-t-elle le droit de mettre en danger ses collègues de travail en acceptant ? Pourquoi sauver cet enfant et pas un autre ?
Ce premier tome est celui de la prise de conscience d’Irena.
Le dessin au trait arrondi, plein de douceur et les couleurs franches s’équilibrent avec la gravité de l’histoire. Cette BD est bouleversante et fait intelligemment œuvre de mémoire.

Extrait : (cliquer sur les planches pour les agrandir)

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Petit bac 2018Prénom (3)

Un fond de vérité – Zigmunt Miloszewski

Lu en partenariat avec le Prix SNCF du polar

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Pocket – septembre 2016 – 544 pages

Mirobole éditions – janvier 2015 – 472 pages

traduit du polonais par Kamil Barbarski

Titre original : Ziarno Prawdy, 2014

Quatrième de couverture :
Dans toute légende, dit-on, il y a un fond de vérité. À Sandomierz, sage bourgade de la province polonaise, on ne croit plus depuis longtemps que les Juifs enlèvent les enfants catholiques pour les vider de leur sang. Quoique… La découverte d’une jeune notable devant l’ancienne synagogue, égorgée suivant le rituel de l’abattage casher, réveille anciennes croyances et vieux démons… À charge pour le procureur Teodore Szacki, fraîchement divorcé et exilé de la capitale, de trouver la vérité.

Auteur : Né à Varsovie en 1976, Zygmunt Miłoszewski est écrivain et scénariste. Ses romans sont traduits en dix-sept langues. En France, grâce à sa trilogie de romans policiers mettant en scène le procureur Teodore Szacki, il a été finaliste du Grand Prix des lectrices de ELLE, du Prix du polar à Cognac et du Prix du polar européen du Point. Après Les Impliqués (2007) et Un fond de vérité (2015), La Rage (2016) a reçu le Prix Transfuge du meilleur polar étranger. Son dernier roman, Inavouable, a paru en 2017.

Mon avis : (lu en janvier 2018)
J’ai choisi de recevoir ce polar dans le cadre du Prix SNCF du polar pour deux raisons, d’abord car c’est un auteur que je voulais découvrir depuis quelques temps et d’autre part car c’est un auteur polonais pour mon Challenge Voisins Voisines
Ce roman policier est le deuxième de la trilogie avec  le procureur Teodore Szacki.
Teodore Szacki a choisi de quitter Varsovie pour s’installer dans la petite ville de Sandomierz, au bord de la Vistule. Mais Sandomierz est trop calme, Szaki s’ennuie jusqu’au jour où le corps d’une femme est découvert près de l’ancienne synagogue.
Ela Budnik la jeune épouse d’un conseiller municipal a été égorgée selon un rituel juif. Toute la ville est en émoi, on fait allusion à de vieilles légendes autour des juifs. Szacki est jugé le plus objectif pour mener l’enquête car à Sandomierz tout le monde se connaît. Il sera aidé par Barbara Sobieraj, également procureur, et Leon Wilczur, un vieux flic aigri. Alors que le procureur enquête sur son tueur d’autres crimes sanglants ont lieu et tous semblent faire penser à un meurtrier juif…
L’enquête est pleine de rebondissements et c’est l’occasion de découvrir un pan de l’histoire de la Pologne avec la difficile cohabitation entre juifs et catholiques. C’est instructif et passionnant, il est question de pogroms, du difficile retour des camps et du mythe du juif avide de sang chrétien qui vole et tue les enfants catholiques.
Teodore Szacki est un personnage attachant et je n’hésiterai pas à le retrouver dans les deux autres enquêtes le concernant.

Merci le  Prix SNCF du polar pour la découverte de ce polar polonais !

Extrait :
MERCREDI 15 AVRIL 2009

Les Juifs célèbrent le septième jour de Pessa’h et commémorent la traversée de la mer Rouge ; pour les chrétiens, c’est le quatrième jour de l’octave de Pâques ; pour les Polonais, le deuxième des trois que durera le deuil national décrété après l’incendie de Kamierî Pomorski où vingt-trois personnes ont trouvé la mort. Dans le monde du football de haut niveau européen, les clubs de Chelsea et de Manchester United accèdent aux demi-finales de la Ligue des Champions ; dans le monde du football polonais, quelques supporters du club LKS Lódz, opposé au rival local, le Widzew, sont mis en examen pour incitation à la haine raciale suite à leur interpellation vêtus de T-Shirt estampillés «Mort aux putes juives du Widzew». La direction générale de la police nationale publie son rapport sur la criminalité du mois de mars : on enregistre une hausse de 11 % par rapport à l’année précédente ; la police commente comme suit : «La crise va pousser les citoyens à commettre davantage de crimes.» À Sandomierz, elle a déjà poussé la caissière d’une boucherie à vendre sous le manteau des paquets de cigarettes au noir- la femme a été arrêtée. Dans cette ville, il fait froid, comme partout en Pologne ; la température ne dépasse pas les quatorze degrés, mais il s’agit malgré tout de la première journée ensoleillée après un week-end de Pâques glacial.

I

Les fantômes n’apparaissent certainement pas à minuit. A minuit, les films de deuxième partie de soirée ne sont pas terminés à la télé, les adolescents songent à leur enseignante sexy, les amants reprennent des forces avant de remettre ça, les vieux couples mènent des discussions sérieuses à propos de leur épargne, les épouses modèles sortent des gâteaux du four et les mauvais époux réveillent les enfants en tentant d’ouvrir la porte de l’appartement dans un état d’ébriété avancée. Il y a trop de vie à minuit pour que les fantômes fassent leur petit effet. Plus tard dans la nuit, à l’aube, c’est une tout autre histoire : même les employés des stations-service piquent du nez et la lumière blafarde extrait de l’obscurité des objets et des êtres dont nous ne soupçonnions pas l’existence.
Il était plus de 4 heures du matin, le soleil devait se lever une heure plus tard et Roman Myszynski luttait pour ne pas s endormir dans la salle d’étude des Archives nationales de Sandomierz, entouré par des morts. De part et d’autre de sa table de lecture s’empilaient des registres paroissiaux du XIXe siècle et, bien que la majorité des inscriptions concernât des moments de vie heureux – les baptêmes et les mariages étant plus nombreux que les avis de décès -, il sentait malgré tout l’odeur de la mort l’envahir. Il n’arrivait pas à se départir de l’idée que tous ces nourrissons et jeunes mariés mangeaient les pissenlits par la racine depuis plusieurs décennies pour certains et que ces livres, rarement consultés, rarement dépoussiérés, demeuraient l’unique témoignage de leur passage sur cette terre. Quoique ces macchabées aient eu relativement de la chance, si on pensait au sort que la guerre avait réservé à la plupart des archives du pays.

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