Nos éclats de miroir – Florence Hinckel

61cLExtvDQL Nathan – janvier 2019 – 176 pages

Quatrième de couverture :
Une tranche de vie d’une ado de 15 ans, qui s’ouvre au monde grâce à l’écriture
Je m’appelle Cléo, et j’aurai bientôt 15 ans, 1 mois et 20 jours. Cette date est importante pour moi, car c’est à cet âge-là que tu es morte, Anne Frank. Tu es mon écrivaine préférée ! Alors j’ai décidé de m’adresser à toi dans ce nouveau carnet. Je vais te raconter ce qui m’interroge, me fait rire ou me bouleverse. Toutes ces choses que je n’oserais jamais dire à voix haute : le voile devant les yeux de ma mère ; ma meilleure et parfois cruelle amie Bérénice ; ma grande sœur, si forte et déterminée ; Dimitri, mon amour d’enfance perdu de vue ; la complexité du monde. Mais aussi mon reflet, si mouvant qu’il m’échappe… ou parfois se brise.
Je vais te parler de nos éclats de miroirs.
Les tiens, les miens, les leurs.

Auteure : Florence Hinckel : née en 1973, elle découvre le plaisir de l’écriture en 1984, publie son premier roman en 2003, décide de se consacrer entièrement au métier d’écrivain en 2016, et ne cesse de s’émerveiller des joies que lui a apportées sa passion jusque-là. 

Mon avis : (lu en septembre 2021)
Livre emprunté à la Bibliothèque un peu par hasard, l’allusion à Anne Franck sur la quatrième de couverture, m’a encouragée à découvrir ce roman.

Un roman épistolaire jeunesse plutôt original. Cléo a 14 ans et 11 mois, elle écrit depuis longtemps son journal intime. Admiratrice d’Anne Franck, Cléo décide de lui écrire comme Anne écrivait à son amie imaginaire Kitty. Elle lui raconte sa vie, son quotidien avec sa meilleure amie, Bérénice, sa sœur aînée Mélodie, sa mère ou Dimitri… Cléo fait des parallèles entre la vie de son héroïne et sa propre vie, entre réflexions, interrogations, émotions et ressentis le lecteur découvre le quotidien d’une adolescente d’aujourd’hui et son évolution au fil des pages. Dans ce journal Cléo peut tout dire, tout raconter même ses souffrances les plus profondes, elle met à nue toute sa sensibilité.

Extrait : (début du livre)
Chère Anne,
Ma vie n’est vieille que de quatorze ans et onze mois, pourtant je peux dire qu’écrire en fait partie intégrante. J’écris tout le temps. Même quand je n’écris pas pour de vrai, j’écris tout de même. Dans ma tête. Je forme des phrases que je destine à être couchées sur le papier. Au bout du compte, elles le sont rarement, parce que je les oublie. Ma pensée serait une forme d’écriture très éphémère.
J’ai commencé à écrire vers dix ans, et je lis énormément.
Mon écrivaine préférée, c’est toi, Anne. Hélas, tu n’es plus là. Je ne pourrai jamais discuter avec toi. Tu étais une petite fille, et puis tu es morte dans un camp de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale, à l’âge de quinze ans. Tu écrivais à une amie imaginaire nommée Kitty. Tu commençais toujours tes lettres par « Chère Kitty », puis tu les terminais par « À toi, Anne ». Tu voulais peut-être dire « À toi de m’écrire, maintenant ». Bien entendu, personne ne t’a jamais répondu. Pourtant, des milliers de gens ont lu tes lettres. Et parmi ces gens, des milliers de petites et jeunes filles. En écrivant « À toi », tu t’adressais sans le savoir à tous tes lecteurs et à toutes tes lectrices.
Je tiens un journal depuis déjà trois ans, et je commence ce nouveau cahier à couverture rouge aujourd’hui. Les pages sont striées de lignes bleues. Mais elles sont trop espacées. Si je les suivais, je le terminerais en à peine un mois. Alors je trace au fur et à mesure une autre ligne entre chacune d’elles. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai besoin que mon écriture soit bien serrée. J’ai longtemps réfléchi avant de commencer à écrire dans ce cahier. Il était si beau, le plus beau que j’aie jamais eu, qu’il fallait qu’il soit spécial. Et que je ne me trompe pas. Soudain une ampoule s’est éclairée au-dessus de ma tête, et l’idée que j’ai eue m’a paru tellement évidente que je me suis demandé pourquoi je ne l’avais pas eue plus tôt. Voilà comment j’ai décidé d’écrire dans ce cahier tous les jours en commençant par « Chère Anne »… Et je finirai par « À toi, Kitty ». Pourtant, je m’appelle Cléo.

Petit Bac 2021
(8) Objet

 

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