Agatha Raisin, tome 7 : A la claire fontaine – M.C. Beaton

91fUANd3KcL Albin Michel – novembre 2017 – 288 pages

traduit de l’anglais par Jacques Bosser

Titre original : Agatha Raisin and the Wellspring of Death, 1998

Quatrième de couverture :
Ancombe, paisible petit village, possède une source d’eau douce réputée pour ses bienfaits. Mais l’arrivée d’une société qui veut l’exploiter échauffe les esprits et divise les habitants : s’enrichir ou renoncer à la paix ? Lorsque Robert Struthers, le président du conseil municipal, est retrouvé assassiné, l’affaire prend une sale tournure. Pour y voir plus clair, Agatha Raisin décide d’aller à la source et se fait embaucher par la société…

Auteur : Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton a été successivement libraire, critique de théâtre, journaliste et éditrice, avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne. Sa série Agatha Raisin a été adaptée à la télévision et a été diffusée en France en 2017.

Mon avis : (lu en février 2019)
Une lecture facile… je prends toujours autant de plaisir à suivre les aventures et enquêtes rocambolesques d’Agatha Raisin, au rythme de 2 à 3 par an…
Les relations entre Agatha et James Lacey sont au point mort. Le voyage à Chypre d’Agatha n’a pas eu le résultat escompté et tous les deux font routes séparées.
Retour en Angleterre, dans un village voisin de Carsely, à Ancombe, où une source naturelle divise la population. Et alors que le conseil municipal s’apprête à voter pour ou contre l’exploitation de sa source par une compagnie privée, son président est assassiné. Agatha avait accepté de s’occuper de la communication pour lancement de l’évènement. Elle donc va sauter sur l’occasion pour faire sa propre enquête… Quelques jours plus tard, c’est la propriétaire du terrain où se trouve la source qui est assassinée.
Comment Agatha va-t-elle pouvoir vanter les mérites d’une source saine alors que la mort rôde  ? Agatha Raisin semble également plaire à Guy Freemont, l’un des directeurs de la société… Rien de tel pour rendre James Lacey jaloux…
L’intrigue n’est pas inoubliable, mais c’est toujours sympathique de retrouver les personnages récurrents comme Roy, l’ancien employé londonien d’Agatha, la gentille Mrs Blomsby, la femme du pasteur, et Bill Wong, le policier, à la recherche de l’âme sœur.

Extrait : (début du livre)
Agatha Raisin broyait du noir. James Lacey avait enfin regagné le cottage voisin du sien à Carsely, village des Cotswolds. Elle essayait de se convaincre : non, elle n’était plus amoureuse de lui et se moquait de sa froideur.
Elle avait failli l’épouser, mais son mari, encore bien vivant à l’époque, avait surgi lors de la cérémonie et James ne lui avait jamais vraiment pardonné de lui avoir menti.
Un beau soir de printemps où les couleurs éclatantes des jonquilles, forsythias, magnolias et crocus explosaient dans le village, Agatha se rendit mollement au presbytère pour une réunion de la Société des dames de Carsely, avec l’espoir d’y apprendre quelque potin qui romprait la monotonie de son existence.
Mais les dernières nouvelles ne l’intéressèrent guère : car elles concernaient une source située dans le village voisin d’Ancombe.
Agatha la connaissait, cette source. Au XVIIIe siècle, une certaine miss Jakes l’avait captée et déviée à l’aide d’un tuyau passant à travers le mur du fond de son jardin pour en faire une fontaine à usage public. L’eau coulait par la bouche d’une tête de mort – une fantaisie qui, malgré certains goûts morbides de l’époque, avait provoqué alors d’innombrables critiques – et était recueillie dans une vasque peu profonde encastrée dans le sol. Elle en débordait pour se déverser sur une grille, passait sous la route et finissait par se transformer en un petit ruisseau qui serpentait à travers d’autres jardins avant de se jeter dans l’Ancombe, la rivière arrosant Carsely.
Quelques vers d’un poème composé par miss Jakes avaient été gravés au-dessus de la tête de mort :
               Voyageur fatigué, arrête-toi et vois
               La source vivifiante qui jaillit sur ta voie.
               Oublions que la vie est une vallée de larmes :
               Quiconque boit cette eau se porte comme un charme.
Deux siècles plus tôt, l’eau était réputée pour ses propriétés magiques et revigorantes, mais aujourd’hui, seuls les randonneurs s’arrêtaient à la fontaine pour y remplir leur gourde, et à l’occasion, des gens du coin tels qu’Agatha y venaient avec une bouteille qu’ils remportaient chez eux pour préparer le thé, l’eau de la source étant plus douce que celle du robinet.

Déjà lu du même auteur :

111279972  tome 1 : La quiche fatale  112115556 tome 2 : Remède de cheval

511YgPvGkHL tome 4 : Randonnée mortelle 

117060981 tome 3 : Pas de pot pour la jardinière 

Agatha_5 tome 5 : Pour le meilleur et pour le pire

51Pj39OW2mL tome 6 : Vacances tous risques : Bons baisers de Chypre

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