Ce que savait la nuit – Arnaldur Indriðason

71UbDwTos8L Métailié – février 2019 – 320 pages

traduit de l’islandais par Eric Boury

Titre original : Myrkrið veit, 2017

Quatrième de couverture :
Les touristes affluent en Islande et les glaciers reculent lentement. Le cadavre d’un homme d’affaires disparu depuis trente ans émerge du glacier de Langjökull. Son associé de l’époque est de nouveau arrêté, et Konrad, policier à la retraite, doit reprendre bien malgré lui une enquête qui a toujours pesé sur sa conscience.
Au moment où il pensait vivre sa douleur dans la solitude – son père menteur et escroc a été assassiné sans que l’affaire soit jamais élucidée et l’amour de sa vie vient de mourir d’un cancer –, Konrad est pressé par le principal suspect, mourant, de découvrir la vérité. Seul le témoignage d’une femme qui vient lui raconter l’histoire de son frère tué par un chauffard pourrait l’aider à avancer…
Dans la lignée de Simenon, Indridason excelle dans la construction d’un environnement social et affectif soigné et captivant, et dévoile peu à peu le passé trouble de ce nouvel enquêteur, jetant une lumière crue sur sa personnalité. Un beau roman noir sensible aux rebondissements surprenants.

Auteur : Arnaldur Indridason est né à Reykjavík en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l’auteur de romans noirs couronnés de nombreux prix prestigieux, traduits dans 40 langues et vendus à plus de 13 millions d’exemplaires.

Mon avis : (lu en mars 2019)
Des touristes allemands en expédition sur le glacier de Langjökull font une macabre découverte : celui du cadavre d’un homme disparu depuis trente ans…
C’est Konrad, policier à la retraite, (déjà présent dans Passage des Ombres) qui va reprendre l’enquête plus ou moins officieusement… A l’époque, jeune inspecteur, il avait participé à l’enquête en interrogeant l’associé du disparu que tout désignait comme étant le coupable. Mais il n’avait jamais voulu avouer et l’enquête n’avait pas aboutie.

Le corps rendu par le glacier va réactiver les mémoires et quelques indices vont permettre à la police et à Konrad d’explorer de nouvelles pistes…
Une intrigue bien construite, un nouveau personnage, Konrad, qui se dévoile un peu, un pays, l’Islande, dont on découvre les paysages et la société aujourd’hui et celle d’il y a trente ans… Je découvre toujours avec beaucoup de plaisir les enquêtes islandaises d’Arnaldur Indridason.

Extrait : (début du livre)
Le temps était radieux. Assise depuis un moment avec le reste du groupe pour se reposer après leur longue marche, elle avait sorti un casse-croûte de son sac à dos et admirait la vue sur le glacier. Son regard s’arrêta tout à coup sur le visage qui affleurait à la surface.
Comprenant avec un temps de retard la nature exacte de ce qu’elle avait sous les yeux, elle se leva d’un bond avec un hurlement qui troubla la quiétude des lieux.
Assis en petits groupes sur la glace, les touristes allemands sursautèrent. Ils ne voyaient pas ce qui avait pu bouleverser à ce point leur guide islandaise, cette femme d’âge mûr qui gardait son calme en toutes circonstances.
La veille, ils avaient gravi l’Eyjafjallajökull. Le volcan situé sous ce glacier était devenu célèbre quelques années plus tôt, lorsqu’il était entré en éruption. Le nuage de cendres qui s’en était dégagé avait bloqué le trafic aérien en Europe. L’épaisse couche de scories qui avait recouvert les environs avait aujourd’hui disparu, dispersée par le vent ou absorbée par le sol avec la pluie. Les flancs du glacier avaient retrouvé leur couleur naturelle. Le paysage s’était remis de la catastrophe.
Le voyage devait durer dix jours au cours desquels le groupe était censé gravir quatre glaciers. Ils avaient quitté Reykjavík environ une semaine plus tôt à bord de véhicules adaptés à la conduite sur glace et étaient hébergés dans de confortables hôtels dans la province du Sudurland. Ces touristes, un groupe d’amis originaires de la ville de Wolfsburg, connue pour son usine de voitures, étaient des gens aisés qui ne se refusaient rien. On leur portait de délicieux repas pendant leurs excursions et le soir, quand ils redescendaient, ils faisaient de grandes fêtes. Des randonnées de longueur raisonnable étaient organisées sur les glaciers, ponctuées par des pauses pour se restaurer. Le groupe avait été particulièrement chanceux avec la météo. Le soleil brillait dans un ciel limpide chaque jour de ce mois de septembre. Les touristes passaient leur temps à interroger leur guide sur le global warming et les conséquences de l’effet de serre en Islande. Leur guide parlait couramment l’allemand, ayant étudié la littérature à Heidelberg pendant plusieurs années, il y avait maintenant presque vingt ans. Les conversations se déroulaient exclusivement dans cette langue, la seule exception étant cette expression anglaise, global warming, qui revenait régulièrement.

Déjà lu du même auteur :

la_cit__des_jarres La Cité des jarres  la_femme_en_vert La Femme en vert

la_voix La Voix l_homme_du_lac L’Homme du lac hiver_arctique Hiver Arctique

hypothermie Hypothermie la_rivi_re_noire La rivière noire betty Bettý

la_muraille_de_lave La muraille de lave etranges_rivages Etranges rivages

91768788 La cité des jarres 95359847 Le Duel

105501958 Les nuits de Reykjavik 110108840 Le lagon noir

9782367623085-001-X Opération Napoléon 9782367627595-001-T Passage des ombres

voisinsvoisines2019_2Islande

petit bac 2019(4) Couleur

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Une réflexion sur “Ce que savait la nuit – Arnaldur Indriðason

  1. J’ai découvert cet auteur l’an dernier seulement et j’avais bien aimé … je le relirai c’est sur mais tellement de stock et aussi de SP qui prennent souvent le pas sur mes livres en attente. très bon dimanche

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