Nuit – Bernard Minier

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XO – février 2017 – 525 pages

Pocket – février 2018 – 608 pages

Pocket – novembre 2019 – 608 pages

Quatrième de couverture :
Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base offshore. Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz. L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant. Au dos, juste un prénom : Gustav.
Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

Auteur : Bernard Minier, né en 1960, originaire de Béziers, a grandi au pied des Pyrénées. Contrôleur principal des douanes, marié et père de deux enfants, il vit aujourd’hui en région parisienne. Son premier roman, Glacé (2011), a reçu le prix du meilleur roman français du Festival Polar de Cognac. Le succès de ses romans suivants, Le Cercle (2012, prix 2013 des bibliothèques et médiathèques de Cognac) et N’éteins pas la lumière (2014), qui mettent à nouveau en scène Martin Servaz, fait de lui un auteur incontournable du polar français. En 2015, il accorde un peu de répit à son héros et publie un thriller indépendant, Une putain d’histoire, qui reçoit le Prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac 2015. En 2017, Martin Servaz reprend du service avec l’angoissant Nuit, suivi en 2018 par Sœurs, « un cauchemar écrit à l’encre noire ».

Mon avis : (lu en juin 2020)
Voilà une valeur sûre pour participer (en version de poche) au Challenge Pavé de l’été, devenu cette année 2020 le Challenge Pavévasion…
C’est le quatrième tome de la série « Martin Servaz »
Et cette fois-ci, Martin Servaz fait équipe avec une inspectrice norvégienne, Kirsten Nigaard. Chargée d’enquêter sur le meurtre d’une technicienne sur la plate-forme pétrolière en mer du Nord, au large des côtes de Norvège, elle découvre qu’un homme manque à l’appel : Julian Hirtmann, le tueur en série psychopathe insaisissable que Martin Servaz tente d’attraper depuis des années.
En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos où sur plusieurs d’entre elles, Servaz apparaît et sur une autre un enfant appelé Gustav est présent…
Retour à Saint-Martin-de-Comminges, cette ville fictive au cœur des Pyrénées dans ce thriller efficace et haletant. Hirtmann est toujours extrêmement noir et inquiétant, il apparaît, disparaît semant des indices, des fausses pistes… Et le lecteur n’est pas au bout de ses surprises !

Extrait : (début du livre)
Elle regarde sa montre. Bientôt minuit.
Train de nuit. Les trains de nuit sont comme des failles dans l’espace-temps, des univers parallèles : la vie tout à coup suspendue, le silence, l’immobilité. Les corps engourdis ; somnolences, rêves, ronflements… Et puis le galop régulier des roues sur les rails, la vitesse qui emporte les corps – ces existences, ces passés et ces avenirs – vers un ailleurs encore dissimulé dans les ténèbres.
Car qui sait ce qui peut advenir entre le point A et le point B ?
Un arbre tombé sur la voie, un voyageur malintentionné, un conducteur somnolent… Elle y songe sans vraiment s’appesantir, plus par désœuvrement que par crainte. Elle est seule dans le wagon depuis Geilo et – pour autant qu’elle a pu en juger – personne n’est monté entre-temps. Ce train s’arrête partout. Asker. Drammen. Hønefoss. Gol. Ål. Parfois dans des gares dont les quais auront bientôt disparu sous la neige, réduites à un ou deux baraquements symboliques, comme à Ustaoset, où est descendue une seule personne. Elle aperçoit des lumières, au loin, dérisoires dans l’immense nuit norvégienne. Quelques maisons isolées qui laissent leurs lampes de seuil allumées toute la nuit.
Personne dans le wagon : on est mercredi. Du jeudi au lundi, l’hiver venu, le train est presque bondé, essentiellement des jeunes et des touristes asiatiques, car il dessert les stations de ski. L’été, les quatre cent quatre-vingt-quatre kilomètres de la ligne Oslo-Bergen ont même la réputation d’être un des chemins de fer les plus spectaculaires au monde, avec ses cent quatre-vingt-deux tunnels, ses viaducs, ses lacs et ses fjords. Mais au cœur de l’automne nordique, par une nuit glaciale comme celle-ci, en milieu de semaine, il n’y a pas âme qui vive. Le silence qui règne d’un bout à l’autre de l’allée centrale, entre les rangées de sièges, est certes un poil oppressant. Comme si un signal d’alarme avait vidé le train à son insu.

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Déjà lu du même auteur :

glac_  Glacé  le_cercle Le cercle neteintpaslalumiere N’éteins pas la lumière

Petit bac 2020a
(6) Couleur

2 réflexions sur “Nuit – Bernard Minier

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