Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 16 ans – Riad Sattouf

61+aX7HBSpL Allary – juin 2022 – 54 pages

Quatrième de couverture :
Eh oui, Esther est en seconde. Les cours sont souvent en demi-jauge, covid oblige.
Les garçons sont de plus en plus intrigants, certains  » fument de la drogue  » et d’autres même sont  » dealers « , c’est à dire qu’ils en revendent… Mais ils sont toujours très cons, ça c’est sûr.
Esther se pose de plus en plus de questions. Pourquoi les garçons sont-ils autant fascinés par l’attitude criminelle? Pourquoi les insultes dégradantes sont féminines? Pourquoi y a-t-il des racailles même dans les petits patelins bretons? Qui s’occupe du problème majeur que représentent les garçons pour les filles, en fait?
Et puis un jour, le vaccin contre le covid finit par arriver, mais est-il bien sûr ? Ses copines en doutent… Et si tout cela n’était qu’un grand complot ? Comment savoir ce qui est vrai ou pas ?
Esther doit choisir ses  » spécialités  » pour la première. Il faut penser à son orientation, à son futur métier. Mais euh, on est vraiment obligé de travailler plus tard en fait? Et pourquoi il faut se décider maintenant ?
Esther grandit, elle va traverser la France seule en train, et c’est toute une odyssée, un chemin initiatique qui s’ouvre à elle, une métaphore de la vie adulte qui l’attend. Ou alors, peut-être que c’est juste une grosse galère?
C’est ça, avoir 16 ans !

Auteur : Riad Sattouf est auteur de bandes dessinées et réalisateur.
Né en 1978, il passe son enfance entre la Libye, la Syrie et la Bretagne. Depuis 2014, il dessine chaque semaine Les Cahiers d’Esther dans L’ Obs, d’après les histoires vraies d’Esther A.
Le premier recueil des histoires de cette petite fille ( Les Cahiers d’Esther, Histoires de mes 10 ans) a paru en janvier 2016, chez Allary Éditions. L’adaptation en dessin animé du premier recueil a été diffusée à partir de septembre 2018 sur Canal +.
La série L’ Arabe du futur, vendue à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde, est traduite en 22 langues.

Mon avis : (lu en juin 2021)
Septième album de cette série, Esther a 15 ans, elle est en Seconde dans un lycée parisien pour l’année scolaire 2020-2021. Covid oblige, les cours sont encore en demi-jauge. Mais les élèves ont beaucoup plus de liberté dans l’établissement, ils peuvent y entrer et en sortir plus librement. Ainsi les fumeurs sortent dès que possible entre les cours. Esther est choquée par la facilité avec laquelle les fumeurs peuvent se procurer de la drogue car un lycéen deale en toute impunité devant le lycée. Alors que pour avoir gentiment voulu aider un élève de sa classe, Esther va se retrouver accusée de faits gravissimes. Sérieuse et bonne élève, elle sera pourtant exclue pour quelques jours et collée !
Elle est fan de Timothée Chalamet, de la chanteuse Angèle qui, sur les réseaux sociaux, déclare aimer les Cahiers d’Esther. Esther reproche à Riad Sattouf de la dessiner toujours comme une petite fille, alors qu’elle a pris des formes depuis ses 10 ans !
Pour se faire de l’argent poche, Esther fait du baby-sitting. Mais lorsqu’elle se retrouve à garder à une adolescente et une pré-ado de quelques années de moins qu’elle, la soirée sera cauchemardesque…
Esther sait également se rebeller face aux interdits de ses parents… Elle a du mal à accepter que son père refuse de la voir grandir. Elle découvre l’indépendance.
Esther grandit et s’interroge beaucoup sur sa vie, sur son « avenir », sur son orientation et ce n’est pas toujours facile.
Ancrée dans notre réalité et la crise du Covid, Esther a des débats avec ses amis sur le passe sanitaire, la vaccination, certains d’entre eux croient à une théorie du complot.
Cette bande dessinée est un condensé de l’actualité vu par une adolescence d’aujourd’hui qui aborde les questions d’inégalité, d’injustice, de rapports sociaux.

Extrait :

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Déjà lu du même auteur :

100708942 L’Arabe du futur : Une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984)

106163512 L’Arabe du futur – Tome 2 : Une jeunesse au Moyen-Orient (1984 – 1985)

114098671 L’Arabe du futur – Tome 3 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1985-1987

61Xcfw864ML Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 10 ans

51ZNjb2mdML Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 11 ans

51IwS05hfNL Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 12 ans

larabedufutur4 L’arabe du futur – Tome 4 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1987-1992

51tqcHt2h+L Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 13 ans

esther14 Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 14 ans

L’arabe du futur – Tome 5 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1992-1994

61m3PQ1fVPS  Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 15 ans

61qAEnYOvOL Le jeune acteur, tome 1

Petit Bac 2021
(5) Chiffre

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Chez nous… Paroles de réfugiés – Marco Rizzo et Lelio Bonaccorso

91z8NcS03BL Futuropolis – février 2021 – 112 pages

traduit de l’italien par Hélène Dauniol – Remaud

Titre original : Feltrinelli Comics, 2019

Quatrième de couverture :
À la suite d’À bord de l’Aquarius, Marco Rizzo et Lelio Bonaccorso se sont rendus en Calabre pour témoigner de l’accueil fait aux migrants en Italie. La Calabre est l’une des régions italiennes les plus touchées par le chômage mais également l’une des plus hospitalières pour les réfugiés.Les auteurs ont rencontré les humanitaires, les autochtones et les réfugiés. Ils racontent les tragédies liées à ces situations dramatiques, les cauchemars bureaucratiques et les horreurs quotidiennes.Ils témoignent aussi du succès de certaines politiques privilégiant un accueil digne et une volonté d’intégration de ces migrants. Une situation italienne qui fait écho à celle de la France.

Auteurs : Né en 1983, Marco Rizzo  est un scénariste de bande dessinée et journaliste italien, surtout connu pour ses reportages en bande dessinée.
Lelio Bonaccorso est dessinateur et enseignant de BD sicilien. Après plusieurs collaborations avec DC Comics et Marvel, le dessinateur fétiche de l’écrivain Marco Rizzo sera son binôme sur de nombreuses bandes dessinées politico-sociales italiennes 

Mon avis : (lu en avril 2022)
Après leur BD documentaire A bord de l’Aquarius, les deux auteurs italiens (un journaliste et un dessinateur) ont voulu découvrir le sort des réfugiés en Italie à travers plusieurs témoignages. Ils se sont rendus en Calabre, l’une des régions italiennes les plus touchées par le chômage mais également l’une des plus accueillantes pour les réfugiés. Les auteurs ont rencontrés des associations humanitaires, des réfugiés et des italiens autochtones.
Il existe des expérimentations d’intégration qui sont réussies. Mais la corruption et l’utilisation frauduleuse ou abusive des fonds de l’État donnent des situations difficiles aussi bien pour la population locale que pour les réfugiés… La complexité de la bureaucratie expose également certains réfugiés à des situations dramatiques…
Cette BD très documentée et instructive est une bonne synthèse de l’état des lieux de l’accueil réservé en Italie aux réfugiés, la situation est comparable à celle qui existe en France.

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022
(5) Ponctuation

Déjà lu des mêmes auteurs :

914E4BPV1wL A bord de l’Aquarius

Tout plaquer et aller prendre un bain – Mathou

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Monsieur Pop Corn – novembre 2016 – 135 pages

J’ai Lu – mai 2019 – 144 pages

Quatrième de couverture :
Ce livre est un livre poétique, pour faire sourire, pour faire rire, pour se dire « ah oui tiens, c’est vrai, j’avais oublié tout ça ». Mathou aime glaner des petits moments, mettre de côté dans un coin de sa tête des petits plaisirs, des petits bonbons de bonne humeur ou de joie simple qui permettent d’avancer et de positiver – parfois. Ce livre est une succession de petits moments, vécus ou fantasmés, bien réels ou rêvés, aperçus, à peine entrevus, passés trop vite… Le temps file et nos souvenirs avec, ce livre est là pour se souvenir de ces moments, qui aident à voir la vie du côté le plus joli possible

Auteure : Mathou, pétillante trentenaire née à Angers, est illustratrice, auteure et graphiste. Elle se fait connaître grâce au succès de son blog « Crayon d’Humeur », où elle publie depuis 2007 des illustrations rondes et colorées, glanant le côté positif des petites tracasseries du quotidien, et sublimant nos défauts avec humour.

Mon avis : (lu en juin 2022)
Une BD prise par hasard à la Bibliothèque et qui se lit très rapidement. L’auteure recense des petits moments du quotidien qui font plaisir, qui donnent de la joie, qui font du bien… Il y a les petits bonheurs de tous les jours, des petits moments de temps en temps et en fin de livre des petits mots d’encouragement : comme « tout va bien », « tout est possible », « le meilleur est à venir », « MERCI beaucoup », « les enfants ça fait des Papillons dans le ventre », « la pluie c’est pas toujours triste », « haut les cœurs »…
Cette BD est sympathique, elle nous incite à voir le côté positif dans de multiples situations de notre vie… De quoi redonner le sourire avec humour et poésie.

Extrait :

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Petit bac 2022
(5) Verbe

La jeune femme et la mer – Catherine Meurisse

91P3YkENIxL Dargaud – octobre 2021 – 116 pages

Quatrième de couverture :
Catherine Meurisse a résidé plusieurs mois à la Villa Kujoyama, une résidence d’artistes située à Kyoto. Cherchant à renouveler son inspiration, elle s’est immergée dans les paysages japonais. Un an plus tard, elle séjournait de nouveau au Japon, quand le typhon Hagibis dévastait une partie du pays. De ces deux voyages, placés sous le signe de la nature, tour à tour muse et dévastatrice, est né l’album La Jeune femme et la mer.

Auteur : Catherine Meurisse est née en 1980. Après un cursus de lettres modernes, elle fait ses études à l’école Estienne puis à l’École nationale supérieure des Arts décoratifs à Paris. Dessinatrice, autrice, caricaturiste, reporter et illustratrice d’albums pour la jeunesse, Catherine Meurisse est une artiste prolixe. Aiguisant son regard et son trait pendant quinze ans dans de nombreux titres de presse (Le Monde, Libération, Les Échos, L’Obs…) et plus particulièrement à Charlie Hebdo, elle réalise des bandes dessinées où l’esprit de sérieux n’a pas sa place. Après Mes Hommes de lettres, Le Pont des arts, Moderne Olympia et Drôles de femmes (avec Julie Birmant), elle publie en 2016 La Légèreté, récit bouleversant de son retour à la vie, au dessin et à la mémoire, après l’attentat contre Charlie Hebdo auquel elle a échappé. 

Mon avis : (lu en avril 2022)
Cette BD est une ode à la nature présente au Japon.
Une jeune dessinatrice française part en résidence d’artiste au Japon pour y peindre la nature. Elle rencontre un artiste japonais qui cherche à peindre la « Femme » et qui écrit des haïkus et Nami, la jeune femme de l’auberge, une jeune et belle japonaise assez mystérieuse. Il ne faut pas oublier la présence d’un tanaki (sorte de raton-laveur, animal mythologique très présent dans la culture nippone) qui raconte le Japon et offre des poils de sa queue en guise de pinceau…
C’est une rencontre entre l’Orient et l’Occident, si différent et pourtant complémentaire… Un dépaysement pour les modes de vie, pour les façons de penser…
Les paysages peints par l’auteure sont magnifiques et sont une invitation à la contemplation. Une bande dessinée pleine de poésie avec des touches d’humour.

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022(5) Famille

Déjà lu du même auteure :

112494001 La légèreté

Soixante printemps en hiver – Aimée de Jongh, Ingrid Chabbert

814MPr8ATwL Dupuis – mai 2022 – 120 pages

Quatrième de couverture :
Le jour de son 60e anniversaire, Josy refuse de souffler les bougies de son gâteau. Sa valise est prête. Elle a pris une décision : celle de quitter mari et maison pour reconquérir sa liberté en partant avec son vieux van VW ! Sa famille, d’abord sous le choc, n’aura dès lors de cesse de la culpabiliser face à ce choix que tous considèrent égoïste. Josy va heureusement tenir bon, trouvant dans le CVL (« Club des Vilaines Libérées ») des amies au destin analogue et confrontées à la même incompréhension sociétale… Mais cela suffira-t-il pour qu’elle assume sa soif d’un nouveau départ ?

Auteures : Aimée de Jongh (1988) a publié sa première bande dessinée « Aimée TV » à l’âge de 18 ans. Elle a été découverte par plusieurs maisons d’édition et de presse, pour lesquelles elle travaille aujourd’hui encore. Aimée a suivi sa formation en film d’animation dans les écoles de Beaux Arts de Rotterdam et de Gand. Entre-temps, elle a signé une bonne dizaine de séries de bandes dessinées et a collaboré sur cinq films d’animation. Sa série bd quotidienne Snippers (Coloc’ en français) paraît dans un journal hollandais et dans un journal suisse ; en Belgique, ce sont surtout ses bandes dessinées pour jeunes enfants, comme Kito & Boris et Slimme Pim qui l’ont fait connaître.  En 2014, Aimée s’est attelée à son premier roman graphique, dont elle signe aussi le scénario : Le retour de la bondrée (titre original : De terugkeer van de wespendief). Cet album lui a valu de percer à l’international. Cette bande dessinée a été très bien accueillie et a remporté le prestigieux Prix Saint-Michel pour le meilleur album de bande dessinée de 2014-2015. Le livre sera publié en français par Dargaud et par la suite porté à l’écran en 2016. En 2018, elle collabore avec Zidrou au scénario et publie un deuxième roman graphique chez Dargaud, L’obsolescence programmée de nos sentiments. En 2020, elle publie un nouveau roman graphique en solo chez Dargaud, Jours de sable, qui est salué par la critique et qui remporte notamment le Prix des Libraires de BD.
Ingrid Chabbert est une auteure d’ouvrages pour la jeunesse et scénariste de BD. Elle écrit depuis qu’elle est enfant mais c’est seulement en 2010 qu’elle publie son premier album jeunesse, « La fête des deux mamans ». Aujourd’hui, elle est l’auteure de plus de 50 albums. Ingrid a été l’une des fondatrices (avec sa compagne) des Petits pas de Ioannis, une maison d’édition jeunesse (2010-2013). Elle vit aujourd’hui à Carcassonne.

Mon avis : (lu en juin 2022)
C’est le jour de ses 60 ans et Josy a décidé de partir. Sa valise est faite, tout est prêt pour quitter son mari et sa maison et partir libre avec le vieux combi Volkswagen. A l’occasion de son anniversaire, sa fille, son fils, leurs conjoints et ses petits-enfants sont venus déjeuner pour la fêter… L’annonce de son départ au moment du dessert est un choc pour tous…
Elle n’a rien de particulier à reprocher à son mari sauf l’usure du temps après 35 ans de mariage. Elle ressent seulement l’urgence de retrouver de la liberté.
Pour son premier soir et pour faire le point, Josy s ‘installe sur un parking où se trouve la caravane où vit Camélia avec son bébé, car elle a fuit un mari violent. Quelques temps plus tard, Josy va faire la rencontre des filles du CVL (le Club des Vilaines Libérées) où elle fera connaissance de Christine… En parallèle l’attitude très égoïste de ses enfants est pesante avec sans cesse leurs appels téléphoniques culpabilisants. Ils ne cherchent à aucun moment à comprendre leur mère.
Le dessin de cette bande dessinée est expressif, les couleurs pastel, harmonieuses et douces sont en accord avec le ressenti de Josy, personnage très attachant tout comme Camélia et Christine.
Voilà une bande dessinée pleine de tendresse et de belles émotions.

Extrait : (début de la BD)

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81d5Lfp0ZrL Jours de sable – Aimée de Jongh

Petit bac 2022
(4) Chiffre

Nowhere girl – Magali Le Huche

91I+79Mo7BL Dargaud – mars 2021 – 120 pages

Quatrième de couverture :
Magali a 11 ans. Elle aime les Beatles, dans la catégorie « passionnément » ou « à la folie ». Ce qu’elle aime moins, c’est l’école, surtout depuis qu’elle est au collège. Elle qui pensait être une élève comme les autres éprouve soudainement une peur panique à l’idée d’aller au collège. Telle une « Alice au pays des merveilles », elle se réfugie alors dans l’univers parallèle des Beatles nourri de leur musique et de couleurs éclatantes. Une bande dessinée autobiographique, sensible et drôle, en dépit de la gravité du sujet, la phobie scolaire.

Autrice : Magali Le Huche est née en Région parisienne en 1979. Elle passe cinq ans aux Arts décoratifs de Strasbourg, dont trois années dans l’atelier d’illustration. Elle sort de l’école en 2004 et retourne à Paris avec, sous le bras, « Les Sirènes de Belpêchao » (2005) et « Bertille Bonnepoire » (2006), ses deux premiers albums pour les enfants. Depuis, elle travaille régulièrement, comme auteure et comme illustratrice, pour la presse et l’édition jeunesse. « À la recherche du nouveau père » (2015) est sa deuxième bande dessinée en duo avec Gwendoline Raisson. Avec « Nowhere Girl » (2021), Magali signe une bande dessinée autobiographique, sensible et drôle, en dépit de la gravité du sujet, la phobie scolaire.

Mon avis : (lu en mars 2022)
Paris, durant les années 90, Magali entre en sixième, elle est à la fois contente et pleine de bonnes résolutions. Mais très rapidement, cette première année de collège ne se passe pas comme elle l’espérait. Certains professeurs terrorisent les élèves, Magali ne trouve pas de solidarité avec ses camarades de classe… Et au fil des jours, elle va en cours avec la boule au ventre, puis l’angoisse l’envahie à s’en rendre malade physiquement avec des vomissements et des évanouissements. Le diagnostic tombe : phobie scolaire. Magali finit par quitter son collège et poursuit sa scolarité à distance, en étant inscrite au Cned.
En parallèle, Magali découvre les Beatles et se réfugie dans leur musique, elle devient intarissable sur le sujet…
Voilà une BD très intéressante, sincère, lumineuse et pleine d’humour sur le sujet sérieux qu’est la phobie scolaire dont l’auteure a été victime lors de sa pré-adolescence. Elle a su passer le cap grâce à l’écoute de ses parents,  à sa passion pour la musique des Beatles et le dessin qui lui a permis d’exprimer son mal-être..

Extrait : (début du livre)

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Petit bac 2022(4) Art (chanson)

Seul le silence – Fabrice Colin, Richard Guérineau, RJ Ellory

7144HFgv3YL Philéas – octobre 2021 – 104 pages

Quatrième de couverture :
Joseph Vaughan, devenu écrivain à succès, revient sur des événements qui ont bouleversé son enfance et qui vont le hanter, le poursuivre toute sa vie d’adulte : des meurtres de jeunes filles perpétrés sur plusieurs décennies, dont il a été le témoin involontaire.
Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps horriblement mutilé d’une fillette assassinée. La première victime d’une longue série qui laissera longtemps la police impuissante. Des années plus tard, lorsque l’affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s’installer à New York pour oublier les séquelles de cette histoire qui l’a touché de trop près. Lorsqu’il comprend que le tueur est toujours à l’œuvre, il n’a d’autre solution pour échapper à ses démons, alors que les cadavres d’enfants se multiplient, que de reprendre une enquête qui le hante afin de démasquer le vrai coupable…
Joseph Vaughan, devenu écrivain à succès, tient en joue le tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans.
Plus encore qu’un récit de serial killer à la mécanique parfaite et au suspense constant, Seul le silence a marqué une date dans l’histoire du thriller. Avec ce roman crépusculaire à la noirceur absolue, sans concession aucune, R. J. Ellory révèle la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.

Auteurs : R.J. Ellory est né en 1965. Après avoir connu l’orphelinat et la prison, il devient guitariste dans un groupe de rock, avant de se tourner vers la photographie. Seul le silence est son premier roman publié en France.
Fabrice Colin : Quatre fois lauréat du Grand prix de l’Imaginaire, Fabrice Colin s’est d’abord fait connaître par ses textes relevant des littératures de l’imaginaire, fantasy et science-fiction, avant de se tourner vers le polar et la littérature générale.
Il est l’auteur de nombreux romans pour adultes, pour la jeunesse, nouvelles et scénarios de BD, ainsi que de dramatiques radiophoniques pour Radio France.
Il collabore au Canard enchaîné et au Nouveau Magazine littéraire.
Richard Guérineau rencontre Eric Corbeyran en 1991 : le duo crée, en 1994, L’As de Pique, puis, en 1997, Le Chant des Stryges. Pour cette série, il adapte son style graphique : son trait nerveux et ses cadrages serrés servent brillamment ce récit mené tambour battant. En 2008, il s’associe avec Henri Meunier pour le western Après la nuit, puis en 2010 sur le deuxième tome de la série Le Casse, Le Troisième jour. En 2012, il réalise un opus de la série XIII Mystery  avec Fabien Nury. Il enchaine l’adaptation du roman de Jean Teulé, Charly 9, où il est à la fois scénariste, dessinateur et coloriste, suivi de Henriquet, l’homme reine, puis Croke Park qui aborde la lutte sans merci que se livrent espions anglais et révolutionnaires irlandais à Dublin, dans les années de guerre civile irlandaise.

Mon avis : (lu en janvier 2022)
Cette BD est une adaptation très réussie du thriller « Seul le silence de RJ Ellory ».
C’est l’histoire de la vie de Joseph Vaughan, il perd son père à l’âge de 12 ans, il est donc élevé seul par sa mère à Augusta Falls, une petite ville de Géorgie. Son institutrice, Alexandra Webber, décèle chez lui le potentiel d’un futur écrivain. Tout bascule le jour où une petite fille est sauvagement assassinée. C’est la première victime d’une série de meurtres de petites filles. Avec ses copains, Joseph crée le groupe des Anges gardiens, ils se promettent de toujours veiller sur leurs petites voisines. Mais les meurtres continuent à se perpétuer.

Des années plus tard, Joseph est devenu écrivain et il vit à New York, il va malheureusement croiser à nouveau la route de l’assassin. Il va vouloir alors venger les petites filles qu’il n’a pas su protéger et retrouver cet assassin insaisissable depuis trente ans…
Tout est dans l’ambiance et l’atmosphère de cette histoire, et le dessin met en valeur l’Amérique rurale, mais également New York.
L’intrigue efficace nous incite à garder le livre en mains et l’on découvre seulement à la fin qui est ce terrible meurtrier. L’essentiel n’est pas l’intrigue policière, mais l’histoire de Joseph, ce jeune héros, écrivain en devenir, meurtri par la vie et bouleversé par les morts de ces petites filles. Aussi bien enfant qu’adulte, Joseph est terriblement attachant.
Avec cette bande dessinée, j’ai aimé me souvenir de la très belle découverte de ce grand roman.

Extrait : (début de la BD)

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Le droit du sol – Étienne Davodeau

915JTiXsDGL Futuropolis – octobre 2021 – 216 pages

Quatrième de couverture :
En juin 2019, Étienne Davodeau entreprend, à pied et sac au dos, un périple de 800km, entre la grotte de Pech Merle et Bure. Des peintures rupestres, trésors de l’humanité encore protégés aux déchets nucléaires enfouis dans le sous-sol, malheur annoncé pour les espèces vivantes. Étienne Davodeau, sapiens parmi les sapiens, interroge notre rapport au sol. Marcheur-observateur, il lance l’alerte d’un vertige collectif imminent et invite à un voyage dans le temps et dans l’espace.De quelle planète les générations futures hériteront-elles ? Qu’allons-nous laisser à celles et ceux qui naîtront après nous ? Comment les alerter de ce terrible et réel danger pour leur survie ? Il est de notre responsabilité collective d’avancer sur les questions énergétiques pour protéger la « peau du monde ». Dans cette marche à travers la France, il est parfois accompagné d’amis, de sa compagne, mais aussi de spécialistes, qu’il convoque sur ces sentiers pour qu’ils nous racontent l’histoire unique du sol de notre planète, ou encore celle du nucléaire et de ses déchets, dangereux pendant plusieurs centaines de milliers d’années. À la marge du témoignage et du journalisme augmenté, le Droit du sol marque le grand retour d’Étienne Davodeau à la bande dessinée de reportage.

Auteur : Étienne Davodeau est né en 1965 et vit en Anjou. En 1985, après des études d’arts plastiques à Rennes, et la création du studio BD Psurde, il publie la trilogie Les Amis de Saltiel, puis Le Constat. Puis Quelques Jours avec un menteur, Le Réflexe de survie, et trois polars : La Gloire d’Albert, Anticyclone et Ceux qui t’aiment. En 2001 il réalise Rural !, véritable reportage, où il confirme son choix — peu fréquent en bande dessinée — d’inscrire le monde réel au cœur de son travail. Il s’intéresse aussi à la bande dessinée pour enfants (il scénarise Les Aventures de Max & Zoé, dessin de Joub). Il réalise, avec David Prudhomme au dessin, l’adaptation en bande dessinée de l’unique et méconnu roman de Georges Brassens, La Tour des miracles. Après avoir publié Chute de vélo (Prix des libraires spécialisés 2005), il revient au reportage-documentaire avec Les Mauvaises Gens, qui reçoit le Grand prix 2005 de la critique, le Prix France Info, puis à Angoulême le Prix du Scénario et le Prix du Public. Enfin, avec Kris, il met en images dans Un homme est mort les manifestations ouvrières à Brest en 1950, qui obtient le Prix France Info. 2011, parution des Ignorants. Grand prix de la ville de Saint-Denis, festival Cyclone BD de l’Île de la Réunion. 2013, Grand Boum, festival BD Boum de Blois. 2014, Lulu femme nue est adapté au cinéma par Solveig Anspach, avec Karine Viard dans le rôle titre. 2015, Grand prix du jury Diagonale-Le Soir pour l’ensemble de son œuvre.

Mon avis : (lu en mars 2022)
Cette BD est le journal de la randonnée de 800 km qu’Étienne Davodeau a effectué en juin 2019 entre Pech Merle dans le Lot et Bure dans la Meuse. Depuis une grotte où les hommes du paléolithique nous ont laissé les chefs-d’œuvre de l’art rupestre, jusqu’au lieu où les hommes d’aujourd’hui ont décidé de construire un « Laboratoire de Recherche Souterrain » pour y enfouir des déchets nucléaires… Sac sur le dos, sans oublier son carnet de croquis, Étienne Davodeau entraîne le lecteur avec lui durant son long périple sur les sentiers de randonnées. Tout en racontant son quotidien de marcheur, les paysages rencontrés, ses diverses sensations durant les journées, les nuits, au gré de la météo changeante, il invite avec lui des témoins particuliers historiens, chercheurs, militants qu’il a interviewé avant ou après sa marche… Il prend le parti de la Terre et avec cette BD, il veut nous faire prendre conscience que nous jouons notre avenir en protégeant notre sol et nos territoires.
Un roman graphique passionnant à découvrir aussi bien pour le côté documentaire que pour la belle randonnée qu’il nous fait faire.

Pour en savoir plus sur Bure : Cent mille ans – Pierre Bonneau, Gaspard D’Allens et Cécile Guillard

Extrait :

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Déjà lu du même auteur :

lulu_femme_nue_tome1  Lulu Femme Nue : 1er livre lulu_femme_nue_tome2 Lulu Femme Nue : 2ème livre
rural Rural ! Chronique d’une collision politique
chute_de_velo Chute de vélo  un_homme_est_mort Un homme est mort
les_mauvaises_gens Les Mauvaises gens Quelques_Jours_Avec_Un_Menteur 
Quelques jours avec un menteur

les_ignorants Les ignorants 93767685 Le chien qui louche 

116346808 Le Réflexe de survie 51kdlYcRPgL La gloire d’Albert

cd4371b931af1875182e99e4c49fb512 Anticyclone 116631554 Ceux qui t’aiment


Jours de sable – Aimée de Jongh

81d5Lfp0ZrL Dargaud – mai 2021 – 288 pages

Quatrième de couverture :
États-Unis, 1937. John Clark, journaliste photo-reporter de 22 ans, est engagé par la Farm Security Administration, un organisme gouvernemental chargé d’aider les fermiers victimes de la Grande Dépression. Sa mission : témoigner, grâce à la puissance d’évocation de la photographie, de la situation dramatique des agriculteurs du Dust Bowl. Située à cheval sur l’Oklahoma, le Kansas et le Texas, cette région est frappée par la sécheresse et par des tempêtes de sable spectaculaires qui plongent les habitants dans la misère, poussant bon nombre d’entre eux à migrer vers la Californie. Mais au fil du temps, John comprend que, pour accomplir sa tâche, il devra surmonter un obstacle bien plus grand qu’un climat hostile…

Autrice : Aimée de Jongh (1988) a publié sa première bande dessinée « Aimée TV » à l’âge de 18 ans. Elle a été découverte par plusieurs maisons d’édition et de presse, pour lesquelles elle travaille aujourd’hui encore. Aimée a suivi sa formation en film d’animation dans les écoles de Beaux Arts de Rotterdam et de Gand. Entre-temps, elle a signé une bonne dizaine de séries de bandes dessinées et a collaboré sur cinq films d’animation. Sa série bd quotidienne Snippers (Coloc’ en français) paraît dans un journal hollandais et dans un journal suisse ; en Belgique, ce sont surtout ses bandes dessinées pour jeunes enfants, comme Kito & Boris et Slimme Pim qui l’ont fait connaître.  En 2014, Aimée s’est attelée à son premier roman graphique, dont elle signe aussi le scénario : Le retour de la bondrée (titre original : De terugkeer van de wespendief). Cet album lui a valu de percer à l’international. Cette bande dessinée a été très bien accueillie et a remporté le prestigieux Prix Saint-Michel pour le meilleur album de bande dessinée de 2014-2015. Le livre sera publié en français par Dargaud et par la suite porté à l’écran en 2016. En 2018, elle collabore avec Zidrou au scénario et publie un deuxième roman graphique chez Dargaud, L’obsolescence programmée de nos sentiments. En 2020, elle publie un nouveau roman graphique en solo chez Dargaud, Jours de sable, qui est salué par la critique et qui remporte notamment le Prix des Libraires de BD.

Mon avis : (lu en février 2022)
Entre fiction et récit historique, Jours de sable est une BD magnifique et émouvante qui raconte durant les années trente, les difficiles conditions de vie des habitants du Dust Bowl (bassin de poussières), situé entre Oklahoma et Texas, subissant de terribles tempêtes de poussière.
L’organisme gouvernemental américain Farm Security Administration chargé d’aider les fermiers durant la Grande Dépression, décide d’embaucher John Clark, un jeune photo-reporter pour photographier les terribles conditions de vie des agriculteurs du Dust Bowl. Son arrivée dans ses territoires de misère et inhospitaliers ne passe pas inaperçue et il va lui falloir l’aide précieuse de Betty, une jeune fille téméraire et pleine de vie, pour se faire accepter et comprendre l’ampleur de cette catastrophe qui pousse de nombreux fermiers à l’exode en direction de la Californie.
Le lecteur découvre que ces tempêtes de poussière et de sable sont la conséquence de l’hyper-exploitation agricole de la région lors de l’arrivée de nombreux migrants. Les terres ont été défrichées et labourées avec une telle intensité que cela a favorisé des phénomènes venteux extraordinaires sur des parcelles devenues dénudées. Les terres fertiles sont parties aux quatre vents laissant derrière elles, poussière et sable…
L’autrice de la BD, nous invite également à réfléchir sur le pouvoir de la photographie : photo spontanée ou photo posée, angle de prise de vue, gros plan, grand angle…
A la fin de l’album, le lecteur découvre un dossier explicatif très intéressant sur la genèse du programme de la Farm Security Administration et son projet photographique destiné à présenter « l’Amérique aux Américains ».
Une BD coup de cœur qui inclut quelques photos de l’époque aux scènes dessinées.

Extrait :

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Petit bac 2022
(3) Couleur

Les grands cerfs – Gaétan Nocq

51R1W-HYwrL Daniel Maghen – septembre 2021 – 223 pages

Quatrième de couverture :
C’est dans les montagnes des Vosges, dans une ancienne métairie au cœur de la forêt, que Pamina a choisi de vivre isolée du monde avec son compagnon Nils. Elle se sait entourée par un clan de cerfs dont elle ne perçoit que les traces. Jusqu’au jour où un inconnu, Léo, photographe animalier, construit une cabane d’affût et l’initie à l’observation des grands cerfs. Au fil des saisons, par tous les temps et souvent de nuit, Pamina guette l’apparition des cerfs. Elle apprend à les distinguer, les nommer et découvre aussi toute une vie sauvage. Au fil de cette initiation, elle va découvrir d’autres clans plus cruels –; les hommes qui gèrent la forêt et les chasseurs –; et s’engager dans le combat pour la préservation de la nature et de ses espèces sauvages.

Auteur : Gaétan NOCQ est dessinateur, peintre, carnettiste et auteur de romans graphiques. Il s’est formé à l’expérience du carnet de voyage et de reportage en France et à travers le monde. Cette démarche de dessin sur le vif, propre au carnet de voyage, alimente réciproquement son travail en atelier. Il s’engage dorénavant sur les chemins de la narration et donne au roman graphique une valeur de témoignage. Il a publié plusieurs romans graphiques : Soleil brûlant en Algérie (2016), Capitaine Tikhomiroff (2017), Le Rapport W (2019), dans lequel Gaétan Nocq, passionné d’Histoire, relate comme dans un reportage le parcours de Witold Pilecki alias Tomasz, infiltré dans le camp d’Auschwitz pour une mission de résistance. Cet album a reçu le prix de la meilleure BD historique 2019.

Mon avis : (lu en mars 2022)
Cette BD est une livre adaptation du roman du même nom de Claudie Hunziger. Elle nous entraîne dans les Vosges à la rencontre des grands cerfs. Pamina vit dans une maison au cœur de la forêt des Vosges où vivent des cerfs. Elle ne les voit jamais, car ils sont craintifs, mais elle entend leurs brames sonores. Un soir, alors que Pamina rejoint Nils, son compagnon, dans la métairie, dans la pénombre sur la route surgit un grand cerf, celui qu’on appelle Wow. Grâce à Léo, un photographe qui connaît bien la forêt, comment et où trouver les cerfs et comment se dissimuler pour les observer, Pamina va s’intéresser à eux. Ils vont construire une cabane d’affut. Et Pamina va y venir souvent et malgré la neige ou le givre, elle va apprendre à les guetter seule dans la nuit. Et lors de l’apparition des cerfs, son plaisir est tellement grand.
Cette BD est très belle, très intéressante et instructive. J’ai appris beaucoup de choses sur les cerfs, sur les rapports ambigus entre l’Office National des Forêts, les chasseurs et les écologistes défenseurs de la nature. Les paysages sont magnifiques quelque que soit la saison ou la météo.
Une très belle découverte.

Extrait :

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Petit bac 2022
(3) Animal