520 km – Max de Radiguès

81WoCJbtypL Sarbacane – août 2012 – 60 pages

Quatrième de couverture :
Simon a 14 ans, il est en vacances à Arcachon avec sa mère. Il découvre sur Facebook que sa petite amie, Louise, a changé son statut de « en couple » à « célibataire ». C’est à cause du père de Louise: il trouve qu’elle est trop jeune pour être amoureuse. Simon ne peut pas l’accepter et décide de fuguer – en stop – pour rejoindre Louise, sa Louise, à Montpellier où elle est en vacances.
Le voyage ne sera pas aussi simple que Simon l’avait imaginé.

Auteur : Né en Belgique en 1982, Max de Radiguès est auteur de bande dessinée et éditeur à l’employé du Moi. Il écrit et dessine pour la jeunesse et les adultes. Ses livres chez Sarbacane, Frangins et 520km, lui valent plusieurs sélections et récompenses .
En septembre 2009, il était invité pour un an de résidence au prestigieux Center for Cartoon Studies, à White River Junction – Vermont, au côté notamment de James Sturm et Jason Lutes. Il a raconté son année de résidence dans son livre Pendant ce temps à White River Junction paru chez Six Pieds sous Terre qui faisait partie de la sélection officielle du festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2012.
Il a depuis multiplié les résidences à Montréal et à Bordeaux entre autres.
En plus de ses livres, il multiplie les expériences par la publication en ligne et le fanzinat. Ses projets comme l’âge dur et Moose, paraissent en fanzines mensuels envoyés par la poste aux lecteurs avant de devenir des livres.
En 2018, il reçoit le Prix Polar SNCF et le Prix des Lycéens du Festival d’Angoulême pour son livre Bâtard.

Mon avis : (lu en septembre 2022)
Voilà une BD trouvée à la Bibliothèque et lue cette été. 
Simon a 14 ans, il est en vacances d’été à Arcachon avec sa mère et quelle est sa surprise lorsqu’il découvre sur les réseaux sociaux que le statut de sa copine Louise est passé  de « en couple » à « célibataire »… Il décide donc de partir la rejoindre à Montpellier… en faisant de l’autostop. Entre Arcachon et Montpellier, il y a « 520 km » de route, à parcourir et c’est cette road-story que nous raconte cette bande dessinée. Simon part sans informer sa mère, il va faire des rencontres plus ou moins sympathiques et après deux jours de voyage, Simon arrivera à Montpellier…
A travers les yeux d’un adolescent, ce périple sur les routes françaises, fait découvrir au lecteur le monde de l’auto-stop, et des rencontres qui font grandir. Le dessin est simple mais efficace.
Il y a une suite publiée en 2014 : « Un été en apnée » et un album regroupant les albums « 520 km » et « Un été en apnée »  disponible dans la version intégrale « Simon et Louise ».

Extrait :

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Petit bac 2022
(6) Chiffre

Déjà lu du même auteur :

Orignal Orignal 9782203141414 Bâtard

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Joséphine Baker – Catel, Bocquet

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Casterman – septembre 2021 – 568 pages

Casterman – (édition de luxe) – novembre 2017 – 504 pages

Quatrième de couverture :
Joséphine Baker a 20 ans quand elle débarque à Paris en 1925. En une seule nuit, la petite danseuse américaine devient l’idole des années folles, fascinant Picasso, Cocteau, Le Corbusier ou Simenon. Dans le parfum de liberté des années 1930, Joséphine s’impose comme la première star noire à l’échelle mondiale, de Buenos Aires à Vienne, d’Alexandrie à Londres. Après la guerre et son engagement dans le camp de la résistance française, Joséphine décide de se vouer à la lutte contre la ségrégation raciale. La preuve par l’exemple : au cours des années 1950, dans son château des Milandes, elle adopte douze orphelins d’origines différentes, « la tribu arc-en-ciel ». Elle chantera l’amour et la liberté jusqu’à son dernier souffle.

Auteurs : José-Louis Bocquet mène de front les activités d’écrivain et de scénariste. Pour Catel, il a aussi écrit les biographies sur Kiki de Montparnasse et Joséphine Baker. Leur quatrième ouvrage en commun est consacré à Alice Guy, pionnière du cinéma.
Catel Muller, diplômée des Arts décoratifs de Strasbourg, se spécialise dans le portrait en bandes dessinées de femmes remarquables. Son album Ainsi soit Benoîte Groult chez Grasset obtient le prix Artémisia de la bande dessinée féminine. Chez Casterman, ses biographiques consacrées aux clandestines de l’Histoire Kiki de Montparnasse, Olympe de Gouges et Joséphine Baker, sont multiprimées et traduites dans le monde entier. Couronnée en 2018 du Grand prix belge Diagonale-Rossel pour l’ensemble de son œuvre, Catel s’est imposée comme une autrice majeure de la bande dessinée.

Mon avis : (lu en mai 2022)
Je connaissais très superficiellement l’histoire de Joséphine Baker à travers quelques chansons redécouvertent dans le film Odette Toulemonde d’Éric-Emmanuel Schmitt avec Catherine Frot et Albert Dupontel. Dans les années 80, ayant une tante habitant la commune de Castelnaud-La-Chapelle, j’ai eu l’occasion d’aller à la piscine dans les jardins du Château des Milandes…
Mais en lisant cette biographie en bande dessinée, j’ai vraiment découvert la richesse de la vie pleine de péripéties de Joséphine Baker et son destin exceptionnel.
Joséphine Baker n’était pas uniquement la fantasque danseuse à la ceinture de bananes, mais une femme émancipée, une farouche adversaire des discriminations raciales et une militante antiségrégationniste. J’ai découvert son action d’espionne pour le compte de la France Libre pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est également une femme de cœur qui adopte douze orphelins d’origines, de couleurs et de religions différentes, sa « tribu arc-en-ciel ».
Ce roman graphique très documentée, avec en annexe des fiches biographiques des différents personnages rencontrés dans ce livre, est une belle réussite et une lecture passionnante.

Extrait :

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Petit bac 2022
(6) Art

Amalia – Aude Picault

91aQtIk37+L Dargaud – janvier 2022 – 148 pages

Quatrième de couverture :
Amalia est au bord du burn-out. Dans sa famille, où elle s’occupe de sa fille Lili, 4 ans et subit sa belle-fille Nora, 17 ans, ça crie et ça claque les portes, sans répit. Dans l’entreprise où elle est coach, on parle rentabilité, process’, elle perd le sens de ce qu’elle fait. Dans les campagnes alentours, elle voit la terre épuisée par la pollution et à la radio, les nouvelles du monde sont loin d’être rassérénantes. Alors Amalia fatigue et s’épuise, Amalia craque.

Auteure : Née en 1979, Aude Picault a obtenu le diplôme en communication visuelle des Arts déco de Paris. Elle autoédite « MoiJe » en 2004, ce qui lui permet de poser un pied dans la bande dessinée. Depuis, elle n’arrête pas, et publie notamment « Papa » (2006), « Les mélo maniaks » (2008), « Transat » (2009), « Comtesse » (2010), avant de se lancer avec Fabrice Parme dans l’adaptation en bande dessinée du magnifique dessin animé « Famille Pirate » (2 tomes, 2012 et 2014). En 2015 elle sort « Parenthèse Patagone », récit de son voyage autour de la Patagonie en voilier. En 2017, paraît « Idéal standard ». Un roman graphique qui décrit le quotidien d’une trentenaire au-delà des clichés habituels sur les relations amoureuses. La même année sort « L’air de rien », un album consacré aux relations sociales dans le cadre de la vie urbaine. Elle publie en 2019 « Déesse ». En 2022 « Amalia ».

Mon avis : (lu en juillet 2022)
Amalia est la mère d’une petite Lili et belle-mère de Nora, la fille de Karim, son conjoint. Amalia est chaque jour, à tout instant confrontée au risque d’épuisement…
Avec humour, Aude Picault raconte le quotidien d’Amalia avec les pressions et la charge mentale qu’elle subit en permanence.
Elle doit tout gérer : au travail où on lui en demande toujours plus, sous prétexte d’agilité et de flexibilité. A la maison où elle doit s’occuper de l’éducation de sa fille, de la crise d’adolescence de sa belle-fille, des tâches domestiques… Karim, boulanger dans une usine de pain industriel, est là pour l’aider et gère mieux la pression du quotidien. Amalia est également préoccupée par la crise environnementale et n’hésite pas re-trier les poubelles de ses voisins peu soucieux du recyclage… C’est une perfectionniste.

Amalia passe sa vie à courir, jusqu’au jour où elle va craquer et réaliser qu’elle va devoir changer sa façon de vivre… Avec cette comédie tendre et pleine de réalité, Aude Picault dénonce à la fois : l’industrie agro-alimentaire, le modèle des influenceuses, le management absurde, le harcèlement. Mais tout n’est pas sombre car un autre monde est possible !

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022
(6) Prénom

Ulysse Nobody – Sébastien Gnaedig, Gérard Mordillat

81J-gRWkqdL Futuropolis – février 2022 – 144 pages

Quatrième de couverture :
Acteur dévalué, réduit à faire le « zouzou » à la radio, Ulysse Nobody vient de se faire jeter de Radio Plus, après une prestation désastreuse en direct. Rejeté de partout, Ulysse se retrouve sans travail, sans droits au chômage, sans le sou. Sans rien. Le voici aux abois. Une rencontre va changer son destin. Pour le meilleur, momentanément, et le pire, durablement.Fabio, un ancien collègue de Radio Plus, travaillant désormais « dans la communication », souhaite aider Ulysse : il l’a toujours trouvé « génial » et il estime de la plus grande injustice qu’un talent comme le sien ne soit pas reconnu. En fait de « communication », Fabio milite pour le PFF, le Parti fasciste français, dirigé par Maréchal, candidat à l’élection présidentielle. Fabio propose à l’acteur de prendre la parole sur la scène du Zénith de Lille où se tient le grand meeting fasciste : « Il y aura 10000 personnes pour t’applaudir. » De fait, Nobody fait un tabac : « Vive le PFF, vive la France ! », conclut-il sous une avalanche de vivats enthousiastes. Maréchal, ravi de son « show », lui propose alors d’être un candidat du Parti fasciste aux législatives… Le début de la fin pour Nobody.
Un récit impitoyable et jubilatoire signé par Gérard Mordillat (Le Suaire, Corpus Christi) et mis en scène par Sébastien Gnaedig (Profession du père). Évidemment, toute ressemblance avec la réalité ne saurait être fortuite.

Auteur : Écrivain et cinéaste, Gérard Mordillat a été responsable des pages littéraires de Libération dans les années 1970. Il a publié de nombreux livres dont Vive la Sociale ! (1981), Les Vivants et les Morts (2005), Le miroir voilé et autres écrits sur l’image (2014), La Brigade du rire (2015) et Moi, présidente (2016).
Diplômé de l’IUT de Bordeaux en métiers du livre et de l’école Estienne de Paris en Arts Appliqués, Sébastien Gnaedig se révèle un petit surdoué du média BD.
Il a été maquettiste, chef de fabrication, directeur de collection puis directeur éditorial puis directeur général des Humanoïdes Associés entre 1996 et 2000, directeur de collections chez Dupuis pour les collections Aire Libre et Repérages! de 2000 à 2004. 
En 2004, il relance les éditions Futuropolis. En parallèle, il est dessinateur de bande dessinée.

Mon avis : (lu en juin 2022)
C’est Noël et Ulysse Nobody, un petit acteur sans envergure, doit raconter un conte de Noël sur Radio Plus. Il a l’idée saugrenu de son « Noël triste » et dès le lendemain, il est viré de la radio… Et Ulysse Nobody est grillé dans toute la sphère artistique : audiovisuel, théâtres, cinémas… Il se retrouve seul et sans plus aucune ressource. Il est alors approché par Fabio qui flatteur, le voit comme un artiste de grand talent et l’encourage à devenir député… Un député du PFF, c’est à dire du Parti fasciste français.
Gérard Mordillat a voulu dénoncer la manipulation, les fausses informations d’un parti d’extrême droite qui se construit sur la frustration et le rejet de toute partie de la population devenue bouc émissaire.
J’ai trouvé cette BD décevante et dérangeante à lire : Ulysse Nobody est un personnage de plus en plus antipathique. Il m’a fallu du temps pour la terminer, j’y ai trouvé beaucoup de clichés faciles.

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022
(5) Prénom

Un général, des généraux – Boucq François, Juncker Nicolas

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édition spéciale (noir et blanc)  édition  normale (couleur)

Lombard – février 2022 – 144 pages

Quatrième de couverture :
Mai 1958. Alger s’embrase contre un nouveau gouvernement qui, à Paris, semble prêt à dialoguer avec les indépendantistes. Des milliers de colons se soulèvent, obligeant l’armée et ses généraux à choisir leur camp : rester loyaux à l’état ou à l’Algérie française, dernier vestige du grand empire colonial Français. Dépassés et galvanisés par la situation, les généraux s’embarquent dans un coup d’état qui devient rapidement incontrôlable… Et si seul un vieil homme à la retraite, le « dernier héros français », était capable d’arrêter cette machine folle et éviter une guerre civile ? Ce vaudeville politico-militaire donnera les clés du pouvoir à de Gaulle et sa Ve République… car juré-craché, « le Général » l’a promis à toutes et à tous : cette fois, il les a compris.

Auteurs : Boucq, de son vrai nom François Boucq, est un auteur de bande dessinée français né à Lille en 1954. Il a reçu en 1998 le grand prix de la ville d’Angoulême, qui récompense l’ensemble de sa carrière. 
Nicolas Juncker est né en 1973. Après des études d’histoire, il devient dessinateur de presse puis professeur de bande dessinée au conservatoire des Arts de Saint-Quentin en Yvelines et d’Ivry-sur-Seine. Il signe en 2003 chez Treize Étrange sa première bande dessinée, Le Front, puis Malet en 2005, et D’Artagnan, Journal d’un Cadet, en 2008. Plus récemment, il a écrit le scénario du triptyque Fouché (Les Arènes) et de la série Un jour sans Jésus (Vents d’ouest). 

Mon avis : (lu en juin 2022)
Tous les faits racontés dans cette bande-dessinée sont vrais.
Alger, le 13 mai 1958. Une manifestation de pieds-noirs tourne à l’insurrection. L’annonce de la nomination d’un énième président du Conseil, Pierre Pflimlin, qui a évoqué l’éventualité de négocier avec le FLN, a mis le feu aux poudres. Un comité de salut public prend le pouvoir et défie le gouvernement.
Cette BD raconte comme une comédie satirique cet engrenage d’événements plus ou moins hasardeux à l’origine de la Ve République et du retour du Général de Gaulle à la tête de la France.
Historiquement, c’est très intéressant pour moi, dont les programmes d’Histoire n’ont jamais été au-delà de 1945. Mais, j’ai lu cette BD en version spéciale, noir et blanc et je l’ai donc trouvé plutôt austère et pas facile à lire. J’ai découvert plus tard la version couleur qui semble plus abordable à lire. 

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022
(6) Ponctuation
(la virgule)

Déjà lu des mêmes auteurs :

7107hv78xWL Seules à Berlin – Nicolas Juncker

61ctMY08fQL Janvier 2015 : Le procès – Yannick Haenel et François Boucq

Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 16 ans – Riad Sattouf

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Quatrième de couverture :
Eh oui, Esther est en seconde. Les cours sont souvent en demi-jauge, covid oblige.
Les garçons sont de plus en plus intrigants, certains  » fument de la drogue  » et d’autres même sont  » dealers « , c’est à dire qu’ils en revendent… Mais ils sont toujours très cons, ça c’est sûr.
Esther se pose de plus en plus de questions. Pourquoi les garçons sont-ils autant fascinés par l’attitude criminelle? Pourquoi les insultes dégradantes sont féminines? Pourquoi y a-t-il des racailles même dans les petits patelins bretons? Qui s’occupe du problème majeur que représentent les garçons pour les filles, en fait?
Et puis un jour, le vaccin contre le covid finit par arriver, mais est-il bien sûr ? Ses copines en doutent… Et si tout cela n’était qu’un grand complot ? Comment savoir ce qui est vrai ou pas ?
Esther doit choisir ses  » spécialités  » pour la première. Il faut penser à son orientation, à son futur métier. Mais euh, on est vraiment obligé de travailler plus tard en fait? Et pourquoi il faut se décider maintenant ?
Esther grandit, elle va traverser la France seule en train, et c’est toute une odyssée, un chemin initiatique qui s’ouvre à elle, une métaphore de la vie adulte qui l’attend. Ou alors, peut-être que c’est juste une grosse galère?
C’est ça, avoir 16 ans !

Auteur : Riad Sattouf est auteur de bandes dessinées et réalisateur.
Né en 1978, il passe son enfance entre la Libye, la Syrie et la Bretagne. Depuis 2014, il dessine chaque semaine Les Cahiers d’Esther dans L’ Obs, d’après les histoires vraies d’Esther A.
Le premier recueil des histoires de cette petite fille ( Les Cahiers d’Esther, Histoires de mes 10 ans) a paru en janvier 2016, chez Allary Éditions. L’adaptation en dessin animé du premier recueil a été diffusée à partir de septembre 2018 sur Canal +.
La série L’ Arabe du futur, vendue à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde, est traduite en 22 langues.

Mon avis : (lu en juin 2021)
Septième album de cette série, Esther a 15 ans, elle est en Seconde dans un lycée parisien pour l’année scolaire 2020-2021. Covid oblige, les cours sont encore en demi-jauge. Mais les élèves ont beaucoup plus de liberté dans l’établissement, ils peuvent y entrer et en sortir plus librement. Ainsi les fumeurs sortent dès que possible entre les cours. Esther est choquée par la facilité avec laquelle les fumeurs peuvent se procurer de la drogue car un lycéen deale en toute impunité devant le lycée. Alors que pour avoir gentiment voulu aider un élève de sa classe, Esther va se retrouver accusée de faits gravissimes. Sérieuse et bonne élève, elle sera pourtant exclue pour quelques jours et collée !
Elle est fan de Timothée Chalamet, de la chanteuse Angèle qui, sur les réseaux sociaux, déclare aimer les Cahiers d’Esther. Esther reproche à Riad Sattouf de la dessiner toujours comme une petite fille, alors qu’elle a pris des formes depuis ses 10 ans !
Pour se faire de l’argent poche, Esther fait du baby-sitting. Mais lorsqu’elle se retrouve à garder à une adolescente et une pré-ado de quelques années de moins qu’elle, la soirée sera cauchemardesque…
Esther sait également se rebeller face aux interdits de ses parents… Elle a du mal à accepter que son père refuse de la voir grandir. Elle découvre l’indépendance.
Esther grandit et s’interroge beaucoup sur sa vie, sur son « avenir », sur son orientation et ce n’est pas toujours facile.
Ancrée dans notre réalité et la crise du Covid, Esther a des débats avec ses amis sur le passe sanitaire, la vaccination, certains d’entre eux croient à une théorie du complot.
Cette bande dessinée est un condensé de l’actualité vu par une adolescence d’aujourd’hui qui aborde les questions d’inégalité, d’injustice, de rapports sociaux.

Extrait :

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Déjà lu du même auteur :

100708942 L’Arabe du futur : Une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984)

106163512 L’Arabe du futur – Tome 2 : Une jeunesse au Moyen-Orient (1984 – 1985)

114098671 L’Arabe du futur – Tome 3 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1985-1987

61Xcfw864ML Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 10 ans

51ZNjb2mdML Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 11 ans

51IwS05hfNL Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 12 ans

larabedufutur4 L’arabe du futur – Tome 4 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1987-1992

51tqcHt2h+L Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 13 ans

esther14 Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 14 ans

L’arabe du futur – Tome 5 : Une jeunesse au Moyen-Orient, 1992-1994

61m3PQ1fVPS  Les Cahiers d’Esther : Histoires de mes 15 ans

61qAEnYOvOL Le jeune acteur, tome 1

Petit Bac 2021
(5) Chiffre

Chez nous… Paroles de réfugiés – Marco Rizzo et Lelio Bonaccorso

91z8NcS03BL Futuropolis – février 2021 – 112 pages

traduit de l’italien par Hélène Dauniol – Remaud

Titre original : Feltrinelli Comics, 2019

Quatrième de couverture :
À la suite d’À bord de l’Aquarius, Marco Rizzo et Lelio Bonaccorso se sont rendus en Calabre pour témoigner de l’accueil fait aux migrants en Italie. La Calabre est l’une des régions italiennes les plus touchées par le chômage mais également l’une des plus hospitalières pour les réfugiés.Les auteurs ont rencontré les humanitaires, les autochtones et les réfugiés. Ils racontent les tragédies liées à ces situations dramatiques, les cauchemars bureaucratiques et les horreurs quotidiennes.Ils témoignent aussi du succès de certaines politiques privilégiant un accueil digne et une volonté d’intégration de ces migrants. Une situation italienne qui fait écho à celle de la France.

Auteurs : Né en 1983, Marco Rizzo  est un scénariste de bande dessinée et journaliste italien, surtout connu pour ses reportages en bande dessinée.
Lelio Bonaccorso est dessinateur et enseignant de BD sicilien. Après plusieurs collaborations avec DC Comics et Marvel, le dessinateur fétiche de l’écrivain Marco Rizzo sera son binôme sur de nombreuses bandes dessinées politico-sociales italiennes 

Mon avis : (lu en avril 2022)
Après leur BD documentaire A bord de l’Aquarius, les deux auteurs italiens (un journaliste et un dessinateur) ont voulu découvrir le sort des réfugiés en Italie à travers plusieurs témoignages. Ils se sont rendus en Calabre, l’une des régions italiennes les plus touchées par le chômage mais également l’une des plus accueillantes pour les réfugiés. Les auteurs ont rencontrés des associations humanitaires, des réfugiés et des italiens autochtones.
Il existe des expérimentations d’intégration qui sont réussies. Mais la corruption et l’utilisation frauduleuse ou abusive des fonds de l’État donnent des situations difficiles aussi bien pour la population locale que pour les réfugiés… La complexité de la bureaucratie expose également certains réfugiés à des situations dramatiques…
Cette BD très documentée et instructive est une bonne synthèse de l’état des lieux de l’accueil réservé en Italie aux réfugiés, la situation est comparable à celle qui existe en France.

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022
(5) Ponctuation

Déjà lu des mêmes auteurs :

914E4BPV1wL A bord de l’Aquarius

Tout plaquer et aller prendre un bain – Mathou

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Monsieur Pop Corn – novembre 2016 – 135 pages

J’ai Lu – mai 2019 – 144 pages

Quatrième de couverture :
Ce livre est un livre poétique, pour faire sourire, pour faire rire, pour se dire « ah oui tiens, c’est vrai, j’avais oublié tout ça ». Mathou aime glaner des petits moments, mettre de côté dans un coin de sa tête des petits plaisirs, des petits bonbons de bonne humeur ou de joie simple qui permettent d’avancer et de positiver – parfois. Ce livre est une succession de petits moments, vécus ou fantasmés, bien réels ou rêvés, aperçus, à peine entrevus, passés trop vite… Le temps file et nos souvenirs avec, ce livre est là pour se souvenir de ces moments, qui aident à voir la vie du côté le plus joli possible

Auteure : Mathou, pétillante trentenaire née à Angers, est illustratrice, auteure et graphiste. Elle se fait connaître grâce au succès de son blog « Crayon d’Humeur », où elle publie depuis 2007 des illustrations rondes et colorées, glanant le côté positif des petites tracasseries du quotidien, et sublimant nos défauts avec humour.

Mon avis : (lu en juin 2022)
Une BD prise par hasard à la Bibliothèque et qui se lit très rapidement. L’auteure recense des petits moments du quotidien qui font plaisir, qui donnent de la joie, qui font du bien… Il y a les petits bonheurs de tous les jours, des petits moments de temps en temps et en fin de livre des petits mots d’encouragement : comme « tout va bien », « tout est possible », « le meilleur est à venir », « MERCI beaucoup », « les enfants ça fait des Papillons dans le ventre », « la pluie c’est pas toujours triste », « haut les cœurs »…
Cette BD est sympathique, elle nous incite à voir le côté positif dans de multiples situations de notre vie… De quoi redonner le sourire avec humour et poésie.

Extrait :

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Petit bac 2022
(5) Verbe

La jeune femme et la mer – Catherine Meurisse

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Quatrième de couverture :
Catherine Meurisse a résidé plusieurs mois à la Villa Kujoyama, une résidence d’artistes située à Kyoto. Cherchant à renouveler son inspiration, elle s’est immergée dans les paysages japonais. Un an plus tard, elle séjournait de nouveau au Japon, quand le typhon Hagibis dévastait une partie du pays. De ces deux voyages, placés sous le signe de la nature, tour à tour muse et dévastatrice, est né l’album La Jeune femme et la mer.

Auteur : Catherine Meurisse est née en 1980. Après un cursus de lettres modernes, elle fait ses études à l’école Estienne puis à l’École nationale supérieure des Arts décoratifs à Paris. Dessinatrice, autrice, caricaturiste, reporter et illustratrice d’albums pour la jeunesse, Catherine Meurisse est une artiste prolixe. Aiguisant son regard et son trait pendant quinze ans dans de nombreux titres de presse (Le Monde, Libération, Les Échos, L’Obs…) et plus particulièrement à Charlie Hebdo, elle réalise des bandes dessinées où l’esprit de sérieux n’a pas sa place. Après Mes Hommes de lettres, Le Pont des arts, Moderne Olympia et Drôles de femmes (avec Julie Birmant), elle publie en 2016 La Légèreté, récit bouleversant de son retour à la vie, au dessin et à la mémoire, après l’attentat contre Charlie Hebdo auquel elle a échappé. 

Mon avis : (lu en avril 2022)
Cette BD est une ode à la nature présente au Japon.
Une jeune dessinatrice française part en résidence d’artiste au Japon pour y peindre la nature. Elle rencontre un artiste japonais qui cherche à peindre la « Femme » et qui écrit des haïkus et Nami, la jeune femme de l’auberge, une jeune et belle japonaise assez mystérieuse. Il ne faut pas oublier la présence d’un tanaki (sorte de raton-laveur, animal mythologique très présent dans la culture nippone) qui raconte le Japon et offre des poils de sa queue en guise de pinceau…
C’est une rencontre entre l’Orient et l’Occident, si différent et pourtant complémentaire… Un dépaysement pour les modes de vie, pour les façons de penser…
Les paysages peints par l’auteure sont magnifiques et sont une invitation à la contemplation. Une bande dessinée pleine de poésie avec des touches d’humour.

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022(5) Famille

Déjà lu du même auteure :

112494001 La légèreté

Soixante printemps en hiver – Aimée de Jongh, Ingrid Chabbert

814MPr8ATwL Dupuis – mai 2022 – 120 pages

Quatrième de couverture :
Le jour de son 60e anniversaire, Josy refuse de souffler les bougies de son gâteau. Sa valise est prête. Elle a pris une décision : celle de quitter mari et maison pour reconquérir sa liberté en partant avec son vieux van VW ! Sa famille, d’abord sous le choc, n’aura dès lors de cesse de la culpabiliser face à ce choix que tous considèrent égoïste. Josy va heureusement tenir bon, trouvant dans le CVL (« Club des Vilaines Libérées ») des amies au destin analogue et confrontées à la même incompréhension sociétale… Mais cela suffira-t-il pour qu’elle assume sa soif d’un nouveau départ ?

Auteures : Aimée de Jongh (1988) a publié sa première bande dessinée « Aimée TV » à l’âge de 18 ans. Elle a été découverte par plusieurs maisons d’édition et de presse, pour lesquelles elle travaille aujourd’hui encore. Aimée a suivi sa formation en film d’animation dans les écoles de Beaux Arts de Rotterdam et de Gand. Entre-temps, elle a signé une bonne dizaine de séries de bandes dessinées et a collaboré sur cinq films d’animation. Sa série bd quotidienne Snippers (Coloc’ en français) paraît dans un journal hollandais et dans un journal suisse ; en Belgique, ce sont surtout ses bandes dessinées pour jeunes enfants, comme Kito & Boris et Slimme Pim qui l’ont fait connaître.  En 2014, Aimée s’est attelée à son premier roman graphique, dont elle signe aussi le scénario : Le retour de la bondrée (titre original : De terugkeer van de wespendief). Cet album lui a valu de percer à l’international. Cette bande dessinée a été très bien accueillie et a remporté le prestigieux Prix Saint-Michel pour le meilleur album de bande dessinée de 2014-2015. Le livre sera publié en français par Dargaud et par la suite porté à l’écran en 2016. En 2018, elle collabore avec Zidrou au scénario et publie un deuxième roman graphique chez Dargaud, L’obsolescence programmée de nos sentiments. En 2020, elle publie un nouveau roman graphique en solo chez Dargaud, Jours de sable, qui est salué par la critique et qui remporte notamment le Prix des Libraires de BD.
Ingrid Chabbert est une auteure d’ouvrages pour la jeunesse et scénariste de BD. Elle écrit depuis qu’elle est enfant mais c’est seulement en 2010 qu’elle publie son premier album jeunesse, « La fête des deux mamans ». Aujourd’hui, elle est l’auteure de plus de 50 albums. Ingrid a été l’une des fondatrices (avec sa compagne) des Petits pas de Ioannis, une maison d’édition jeunesse (2010-2013). Elle vit aujourd’hui à Carcassonne.

Mon avis : (lu en juin 2022)
C’est le jour de ses 60 ans et Josy a décidé de partir. Sa valise est faite, tout est prêt pour quitter son mari et sa maison et partir libre avec le vieux combi Volkswagen. A l’occasion de son anniversaire, sa fille, son fils, leurs conjoints et ses petits-enfants sont venus déjeuner pour la fêter… L’annonce de son départ au moment du dessert est un choc pour tous…
Elle n’a rien de particulier à reprocher à son mari sauf l’usure du temps après 35 ans de mariage. Elle ressent seulement l’urgence de retrouver de la liberté.
Pour son premier soir et pour faire le point, Josy s ‘installe sur un parking où se trouve la caravane où vit Camélia avec son bébé, car elle a fuit un mari violent. Quelques temps plus tard, Josy va faire la rencontre des filles du CVL (le Club des Vilaines Libérées) où elle fera connaissance de Christine… En parallèle l’attitude très égoïste de ses enfants est pesante avec sans cesse leurs appels téléphoniques culpabilisants. Ils ne cherchent à aucun moment à comprendre leur mère.
Le dessin de cette bande dessinée est expressif, les couleurs pastel, harmonieuses et douces sont en accord avec le ressenti de Josy, personnage très attachant tout comme Camélia et Christine.
Voilà une bande dessinée pleine de tendresse et de belles émotions.

Extrait : (début de la BD)

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81d5Lfp0ZrL Jours de sable – Aimée de Jongh

Petit bac 2022
(4) Chiffre