L’adoption, cycle 2 – tome 1 : Wajdi – Zidrou et Monin

81ciQ7T2MbL Bamboo – septembre 2021 – 72 pages

Quatrième de couverture :
Originaire du Yémen, Wajdi a grandi dans l’horreur de la guerre. Une enfance brisée par les combats, les privations, les souffrances. Après de longs mois d’attente, Gaëlle et Romain accueillent enfin Wajdi chez eux. Méfiant, endurci par la force des choses et ne parlant pas un mot de français, l’enfant de 10 ans s’effraie des moindres bruits du quotidien et interprète mal les gestes les plus simples.
Les heureux parents adoptifs vont être très vite confrontés aux premiers « non », aux premiers troubles de l’adolescence et aux premières rébellions. Wajdi a connu le pire, il va lui falloir du temps avant d’en accepter le meilleur.

Auteurs : Né en 1962 à Bruxelles, Zidrou est d’abord instituteur, puis en 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L’Élève Ducobu. Il signe alors de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, puis imagine des histoires pour adultes comme ProTECTO, Lydie, ou encore Tourne Disque. En février 2012, il signe Boule à Zéro et en octobre 2014, Merci. En 2017 il sort L’adoption avec Arno Monin.
Après avoir passé un bac littéraire puis une année à la fac en histoire de l’art, Arno Monin intègre une école d’arts appliqués qui proposait la formation dessin, animation, bande dessinée. En cours de formation, un projet BD commence à le démanger. Il s’y consacre alors à plein temps afin de le présenter à des éditeurs. Il signe les dessins du très remarqué L’Envolée sauvage, suivi de L’Enfant maudit.

Mon avis : (lu en décembre 2021)
Dans cette série de BD autour de l’adoption, voici un nouveau cycle avec Wajdi, un petit garçon de 10 ans, originaire du Yémen qui a grandi dans un pays en guerre. Gaëlle et Romain accueillent Wajdi avec plein de bonne volonté dans leur belle maison. La communication est difficile entre le jeune garçon et sa famille adoptive : ils ne parlent pas la même langue, tout est étranger dans cette maison, les coutumes, la nourriture, la salle de bain… Wajdi est craintif, il refuse tout contact tactile, les bruits inconnus le terrifient. La nuit, seul dans cette grande chambre est souvent cauchemardesque pour cet enfant brisé par son passé. Et la famille ? Elle ne fait rien pour chercher à comprendre les réactions de Wajdi. Elle est déstabilisée par « l’ingratitude » du jeune garçon… Aucun n’est vraiment à l’écoute de Wajdi qui a besoin d’être apprivoisé. Personne ne comprend qu’après avoir connu les horreurs de la guerre, se retrouver sans aucun repère, dans un pays inconnu, sans comprendre la langue est un choc pour ce petit garçon qui n’a rien oublié de sa vie au Yémen.
Ce premier tome de cette histoire a une conclusion poignante et terrible, il nous fait réfléchir sur le sujet de l’adoption. Le dessin de cette bande dessinée est doux et coloré.
J’attends avec impatience la suite et fin de l’histoire de Wajdi.

Extrait :

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Petit bac 2022
(1) Famille

 

Déjà lu des mêmes auteurs :

l'adoption L’adoption cycle 1 – Qinaya

117523615 L’adoption cycle 1 – tome 2 – La Garùa

Celle qui nous colle aux bottes – Marine de Francqueville

Masse Critique
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71Y-jCdQBnL Rue de l’échiquier – avril 2021 – 200 pages

Quatrième de couverture :
– J’aimerais bien que tu me racontes ton histoire, pourquoi t’es devenu agriculture et tout ça… !
– Oh là là… mais c’est l’agriculture ton sujet, pas moi !
– Oui… enfin, c’est un peu les deux !

Auteur : Marine de Francqueville est une jeune illustratrice fraîchement diplômée de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD), section cinéma d’animation. Elle réalise des courts-métrages, des clips, des scénographies, des sculptures en argile ou en céramique, et prépare un festival artistique dans le village de son enfance, Trigny. Celle qui nous colle aux bottes est sa première bande dessinée publiée.

Mon avis : (lu en janvier 2022)
Une bande dessinée très documentée et très instructive sur l’agriculture d’aujourd’hui.
Marine est étudiante aux Arts Déco à Paris, son père est agriculteur dans la Marne. Pour son mémoire de fin d’études, elle décide de parler de l’agriculture et de l’environnement. Ainsi commence un dialogue entre le père et la fille. Elle a des convictions écologiques, elle vit maintenant à Paris, donc à la ville… Son père défend l’agriculture conventionnelle même s’il en connaît les défauts… Les échanges sont riches, parfois passionnés mais toujours affectueux… Marine et son père s’interrogent mutuellement, ils restent ouverts aux arguments de l’un et de l’autre, ils font progresser leur réflexion. Ce débat très actuel met en lumière les enjeux décisifs de l’agriculture de demain.
Au cours de son enquête, Marine rencontre de nombreux agriculteurs ayant des manières différentes de produire. Les mentalités changent avec la nouvelle génération. Il est question de bio, d’agroforesterie, d’ogm…  Avec elle, le lecteur découvre l’évolution de l’agriculture depuis ses origines et surtout depuis l’après Seconde Guerre Mondiale avec le remembrement du territoire, le productivisme… Les contraintes imposés aux agriculteurs pour voir toujours plus gros et les conséquences sur l’environnement.
Comme le montre la couverture, « Celle qui nous colle aux bottes » est aussi bien la boue que Marine !
Avec un dessin noir et blanc assez simple, cette bande dessinée, très complète sur le fond, nous fait nous interroger sur le futur de notre planète.

Extrait :

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Petit bac 2022
(1) Objet

Moon river – Fabcaro

41JolfSf+sL 6 pieds sous terre – septembre 2021 – 80 pages

Quatrième de couverture :
J’en ai vu d’autres, et des bien pires…
L’affaire de la coupe mulet ?
Je préfère ne pas en reparler si ça ne vous dérange pas…

Auteur : Fabrice Caro, dit Fabcaro, dessine depuis l’enfance et décide de s’y consacrer pleinement à partir de 1996. Il travaille pour la presse ou l’édition, pour différentes revues de bande dessinée telles : Fluide Glacial, FLBLB, Psikopat, Jade, Tchô !, L’Echo des Savanes, Zoo, Mauvais esprit et CQFD. Il a publié chez des petits éditeurs (comme La Cafetière ou 6 Pieds sous terre) comme chez des gros (Audie, Lombard avec la reprise d’Achille Talon). Fabcaro multiplie les collaborations où il officie en tant que scénariste, avec James, Boris Mirroir (Amour, Passion et CX diesel) ou encore Fabrice Erre (Z comme Don Diego, Mars). Son dernier ouvrage chez 6 Pieds sous terre, Carnet du Pérou fut l’un des livres d’humour marquant de 2013, sélectionné pour les prix d’Angoulême en 2014.

Mon avis : (lu en décembre 2021)
La nouvelle BD de Fabcaro est arrivé ! Un album avec une couverture noire très chic,
présenté sous film plastique… parce qu’il n’est pas à mettre entre toute les mains ?
Comme d’habitude, Fabcaro a imaginé une intrigue saugrenue dans le genre du polar : 
Hollywood, années 50, l’immense actrice Betty Pennyway est victime d’un crime sans précédent et particulièrement abominable. L’Amérique entière est en émoi. L’événement fait la une de la presse.
L’affaire est prise très au sérieux et c’est le lieutenant Baxter qui mène cette délicate enquête
: interrogation de l’équipe de tournage, de la rivale de la victime, de ses anciens amants… La police investigue dans les moindres détails pour tenter de percer ce sombre mystère.
En parallèle à cette intrigue policière, nous suivons Fabcaro dans sa vie quotidienne, à sa table à dessin dans la cuisine familiale, au café avec un ami ou en face à face avec son éditeur, il doit répondre à cette interrogation récurrente : « Tu vas vraiment faire tout un album sur cette histoire ? »
Deux histoires en parallèle, donc deux styles de dessins :

La partie Hollywood est dessinée avec un trait réaliste en noir et blanc plus des aplats de bleu.
Dans la partie autobiographique le trait
est plus brouillon, les visages très expressifs et les teintes plus ternes.
Comme d’habitude, Fabcaro part d’une intrigue simple et banale et avec l’idée d’un crime improbable (qui n’emballe pas vraiment ses proches), l’histoire vrille vers de l’inattendu… Et le lecteur se laisse surprendre !

Extrait :

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Capture-d’cran-2015-06-23-11 Zaï Zaï Zaï Zaï  71Uaq7bWeCL Open BAR, 1ère tournée

61985PN5lJL Formica : Une tragédie en trois actes 

 91LoZIUwWRL Le discours – Fabrice Caro openbar2 Open Bar 2

Petit bac 2022
(1) Art ( chanson )

 

 

Mon rond-point dans ta gueule, portraits de gilets jaunes – Sandrine Kerion

81DqsNwQFZL La Boîte à Bulles – octobre 2021 – 144 pages

Quatrième de couverture :
Le 17 novembre 2018, un mouvement non structuré ébranle la France et son gouvernement, l’émanation d’un ras-le-bol collectif qui pousse des centaines de milliers de personnes à protester ensemble contre la vie chère, les inégalités grandissantes, le manque de démocratie… Des groupes de Gilets jaunes campent durablement sur des ronds-points stratégiques, bloquant le pays pour faire entendre leur colère.
Sandrine Kerion était l’une d’entre eux. Afin de mieux rendre la réalité et la complexité de ce mouvement, elle a interrogé plusieurs de ses compagnons de lutte  afin de retranscrire leurs témoignages en BD. Sans émettre de jugement sur leur discours, elle les écoute et les laisse s’exprimer, eux qui considèrent s’être tus trop longtemps et ont vu dans ce mouvement de «  la France d’en bas  » l’occasion de faire bouger les choses. Avec espoir puis, souvent, avec désillusion.
Le projet de l’autrice vise notamment à contrer les représentations – trop souvent caricaturales – des Gilets jaunes dans les média. Ces portraits rendent compte la de diversité des profils de ces personnes mais aussi des combats chers à chacun de ces Gilets jaunes. Une diversité qui faisait sa richesse mais qui a également causé son incapacité à se structurer…

Auteur : Née en 1979, et résidant en Bretagne, Sandrine Kerion est dessinatrice et scénariste de bande dessinée autodidacte. Ces dernières années, elle s’est orientée vers la BD documentaire et de reportage, avec une sensibilité particulière pour les sujets liés à l’actualité sociale. En 2020, elle a élaboré une BD reportage sur l’accès à l’IVG durant le confinement, en collaboration avec la journaliste Isabelle Halliez, parue dans la revue rennaise La Vilaine. En 2021, paraît ses deux premiers ouvrages édités : J’ai Vu les Soucoupes et Mon rond-point dans ta gueule, un portrait de militants gilets jaunes, qu’elle réalise depuis 2018 et publié dans un premier temps via un blog sur le site de Mediapart.

Mon avis : (lu en décembre 2021)
En novembre 2018, Sandrine Kérion se reconnaissait pour la première fois dans un mouvement social, et elle a enfilé son gilet jaune. Sandrine a participé à des rassemblements sur les ronds-points des Côtes d’Armor, elle y a rencontré des gens et discuté avec eux.
« En novembre 2018, il y avait une forme d’enthousiasme. On se disait que quelque chose était possible, que les choses allaient pouvoir changer.   Je me suis aperçue que c’était des gens, comme moi, dont on ne parlait jamais, des gens qui n’intéressaient personne. Alors qu’en fait, ils représentent la majorité des habitants. Ceux que pendant la crise du Covid, on a appelé les premières lignes, les aides-soignantes, les salariés de l’agroalimentaire, les routiers, les agents de sécurité.  C’est eux qui font tourner le pays.  » 
Sandrine s’est rendue compte que dans les reportages dans les journaux ou à la télé, les gilets jaunes n’avaient pas vraiment la parole, pas le temps de s’exprimer ou alors que leurs actions étaient mal interprétées… Elle a donc décidé d’aller interviewer longuement et à plusieurs reprises une dizaine de gilets jaunes rencontrés sur les ronds-points costarmoricains, et elle en a fait les portraits.
« C’était important de comprendre leurs parcours, leurs valeurs, leurs revendications. Je voulais faire un état des lieux de la situation. Il fallait pour cela prendre du recul. « 
Elles et ils sont : Dany 47 ans ambulancière, Alexandre 34 ans magasinier, Benjamin 38 ans employé de la fonction public, Barbara 69 ans retraitée de la fonction publique, Michel 63 ans retraité, Gilles 59 ans chauffeur routier en invalidité, Bris 81 ans retraité, Mathieu 40 ans plombier électricien autoentrepreneur, écologiste solidaire et Céline 58 ans femme au foyer.
« Sur les ronds-points, les gens ont pris conscience de beaucoup de choses. Ils ont eu l’impression de grandir, d’apprendre beaucoup de choses. C’étaient des espaces d’échanges, de parole. Chacun faisait part de ses difficultés mais réfléchissait aussi à trouver des solutions. »
« Un an après, les gens étaient dans un état d’esprit différent. Il y avait beaucoup de désillusions, d’interrogations sur l’avenir. Ils avaient surtout l’impression que rien n’avait changé. »
A l’automne 2021, des gilets jaunes sont revenus sur les ronds-points car « Rien n’a été résolu. Le prix de l’essence flambe à nouveau, comme celui des matières premières. Pour les gilets jaunes de 2018, la situation est encore pire maintenant. »  « Pourtant, ils avaient vu juste. Les moyens pour l’hôpital, les services publics, c’étaient les revendications des ronds-points. On a vu avec le coronavirus combien c’est important. »
Pour le titre, Sandrine a repris un slogan affiché sur le gilet d’un anonyme.  Elle a dessiné cette aventure humaine et sociale en blanc, gris et en jaune pour frapper le regard du lecteur.
Un roman graphique intéressant et très instructif à lire et à faire lire.

Extrait :

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Déjà lu du même auteur :

81qpXcBE-wL J’ai vu les soucoupes

Petit bac 2022
(1) Couleur

Astérix n°39 : Astérix et le Griffon – Jean-Yves Ferri, Didier Conrad

81W28TNCDFL Éditions Albert René – octobre 2021 – 48 pages

Quatrième de couverture :
Astérix, Obélix et Idéfix sont de retour pour une 39e aventure. Accompagnés du plus célèbre des druides, ils s’apprêtent à partir pour un long voyage en quête d’une créature étrange et terrifiante.
Mi-aigle, mi-lion, énigmatique à souhait, le Griffon sera l’objet de ce grand voyage !
Toujours réalisée par le talentueux duo formé par Jean-Yves Ferri au scénario et Didier Conrad au dessin, nul doute que cette nouvelle aventure proposera une quête épique et semée d’embûches à nos héros à la recherche de cet animal fantastique !

Auteurs : Jean-Yves Ferri pour le scénario. Oscillant entre humour et tentative de réhabilitation d’un certain mode de vie campagnard, il se démarque du reste de la production par un ton particulier. De sa jeunesse, il garde son amour immodéré du terroir et l’insuffle dans ses planches. Dès 1993, il fait son entrée parmi la caste des auteurs de Fluide Glacial. Ses ‘Fables autonomes’, parues au format album en 1996 et en 1998, évoquent une condition rurale âpre. Ardent défenseur du monde paysan, il n’en traite pas moins avec décalage et cynisme par le biais de l’autre série qu’il développe dans les pages de Fluide Glacial, celle des aventures d »Aimé Lacapelle’, sorte de policier rural à la gouaille inégalée. Auteur et dessinateur, c’est en s’associant avec Manu Larcenet qu’il rencontre massivement le public. Leur oeuvre commune, ‘Le Retour à la terre’, entamée en 2002, témoigne de la difficulté de vivre sans racines et fait preuve d’une sensibilité rare. Entre humeurs bucoliques et regard doux-amer, Jean-Yves Ferri est un artiste dans le système mais définitivement à part.Didier Conrad pour le dessin. Né le 6 mai 1959 à Marseille, il fait ses débuts en 1973 avec une « Carte blanche » humoristique de deux pages pour SPIROU. Il s’associe avec Yann pour illustrer « Jason », un scénario fantastique de Mythic. Avec son complice, il va former le premier duo d’affreux jojos de la bande dessinée en multipliant, au début des années 80, des animations corrosives dans SPIROU (les célèbres hauts de pages), la satire des séries réalistes traditionnelles avec les « Innommables » et la parodie avec « Bob Marone ». Séparé de son conseiller en pastiches, Conrad commence en 1984 une œuvre personnelle : c’est « L’Avatar » qui préfigure selon lui, « Le Piège Malais », publié en deux volumes six ans plus tard dans la prestigieuse collection « Aire Libre » et dont une intégrale a été proposée en 1999. Conrad crée ensuite, en 1991, une série pour les plus jeunes lecteurs : « Donito », dont quatre aventures se succéderont chez Dupuis avant qu’il renoue pour Dargaud avec les « Innommables » et son complice préféré, Yann. Sous le pseudonyme commun de « Pearce », ils vont explorer la jeunesse de Lucky Luke dans « Kid Lucky », sur un scénario de Jean Léturgie, chez Lucky Productions. Son dessin nerveux et joliment disneyien lorsqu’il ne s’attaque pas au bazooka aux univers classiques le fait remarquer par les chasseurs de tête de Spielberg qui s’efforceront un moment de canaliser son inspiration pour les studios Dreamworks aux états-Unis. Le dessin animé d’outre-Atlantique n’étant apparemment pas sa tasse de thé préférée, « Pearce » vient de relancer une série drolatiquement western sur scénario de Jean Léturgie : « Cotton Kid », un petit môme de l’Ouest.

Mon avis : (lu en décembre 2021)
Cette album est la cinquième collaboration entre Jean-Yves Ferri et le dessinateur Didier Conrad. Ils ont imaginé de nouvelles aventures complètement dans l’esprit de l’univers créé par René Goscinny et Albert Uderzo.
Jules César charge son géographe, Terrinconnus de ramener le griffon, un animal mythique mi-aigle
mi-lion venu de l’Est. Les Romains partent donc en expédition en Barbaricum, chez le peuple des Sarmates… Panoramix a vu apparaître en rêve son ami le chaman Cékankondine qui sent menacé leur animal fétiche.  Accompagné d’Astérix, Obélix et Idéfix, Panoramix décide de se lancer dans ce grand voyage pour aider les Sarmates. Une grande expédition dans la neige… Panoramix est très enrhumé, la potion est gelée et a perdu son pouvoir. Des paysages de forêts enneigées peuplées de loups. Les Romains sont également déboussolés dans ce pays blanc et glacé…
Chez les Sarmates, les combattants sont les femmes, des amazones tandis que les hommes restent au village…
Un album réussi qui réserve au lecteur des surprises, de nombreux jeux de mots, des rebondissements, des dialogues drôles avec des références à l’actualité. A lire sans réserve de 7 à 77 ans et plus !

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022
(1) Animal

Déjà lu des même auteurs :

Quelqu’un à qui parler – Grégory Panaccione

91Su2SVpf5S Lombard – août 2021 – 256 pages

Quatrième de couverture :
Samuel broie du noir. Et il y a de quoi ! Il est célibataire, vit dans un petit appartement sous un toit de Paris et se morfond dans un travail qui ne le passionne pas… Seul chez lui le soir de son anniversaire, Samuel s’amuse à appeler le seul numéro qu’il connait par cœur, celui de sa maison d’enfance. À sa grande surprise, quelqu’un décroche : lui-même. Le petit Samuel, 10 ans, qui rêve d’être footballeur, de voyager et d’écrire des romans pour impressionner les filles… Comment garder la tête haute quand on doit avouer à l’enfant qu’on était qu’on n’a réalisé aucun de ses rêves ? Il est temps pour Samuel de reprendre sa vie en main…

Auteur : Grégory Panaccione est un animateur, illustrateur, dessinateur et coloriste de bande dessinée français. À 14 ans, il entre à l’école Estienne de Paris, où il apprend les bases du dessin, du graphisme et de la gravure sur cuivre classique. Il poursuit ensuite ses études artistiques aux Beaux-arts de Paris où il expérimente le dessin de nus et l’étude de morphologie. Après une expérience frustrante dans le monde de la publicité, il décide de se lancer dans la bande dessinée.
Il publie sa première bande dessinée muette, « Toby mon ami », en 2012, puis « Âme perdue » en 2013.
« Un océan d’amour », scénario de Wilfrid Lupano, en 2014 – Sélection officielle du Festival d’Angoulême 2015, Prix de la BD Fnac 2015. En 2016, il publie « Chronosquad » sur un scénario de Giorgio Albertini.
Il vit à Milan depuis plus de dix ans et continue d’expérimenter différentes techniques de dessins animés en changeant souvent de rôle (designer de personnages, designer de décors, lay-out et aussi un peu d’animation, pour finir comme réalisateur pour plusieurs séries TV).

Mon avis : (lu en novembre 2021)
Cette BD est l’adaptation d’un roman de Cyril Massarotto, roman que je n’avais pas lu.
Samuel fête ses 35 ans avec un gâteau, des bougies, du champagne… mais il est tout seul… Personne n’est présent pour partager ce jour de fête avec lui. Après avoir bu toute la bouteille, il téléphone à son ex-épouse qui l’a quitté depuis huit ans. Celle-ci est lassée que Samuel l’appelle tous les ans le soir de son anniversaire. Elle lui demande fermement d’arrêter de l’appeler pour toujours.
N’ayant plus personne à qui parler, il compose au hasard le seul numéro de téléphone qu’il connaît par cœur, celui de la maison de son enfance. A sa grande surprise, un enfant décroche… il s’appelle lui aussi Samuel…
Ces conversations avec Samuel-enfant, va faire resurgir de la mémoire de Samuel-adulte les souvenirs du passé, ses rêves

L’histoire est belle et prête à réfléchir sur sa propre vie et s’interroger si l’enfant que nous étions serait fier ou non de l’adulte que nous sommes devenus ? Mais je n’aime pas du tout le dessin.

Extrait : (début de la BD)

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Petit bac 2022
(1) Verbe

Du bruit dans le ciel – David Prudhomme

81dUSNPkahL Futuropolis – août 2021 – 208 pages

Grand Prix de la bande dessinée RTL 2021

Quatrième de couverture :
Octobre 2020. David Prudhomme retourne dans la maison familiale de Grangeroux, près de Châteauroux. Il se souvient de ce matin de janvier 1981 quand, pour la première fois, ses parents lui avaient montré l’endroit où ils allaient vivre. Ce jour-là, David découvre un simple terrain en friche sans rien autour avec, en guise de maison, un trou. Fini le foot et les courses de vélo avec les copains au pied de l’immeuble de la ZUP 2 à Châteauroux. Même s’ils n’ont roulé que 7 minutes, ils sont dans un autre monde. Un an plus tard, toute la famille emménage dans la jolie maison enfin construite au milieu de l’horizon et… de l’ancienne base militaire américaine, construite en 1951, à côté des entrepôts de l’OTAN qui desservent toute l’Europe. L’impression de vivre à la campagne est démentie par le bruit des réacteurs des avions cargos irakiens qui, entre 81 et 89, décollent chargés des armes vendues par la France à Saddam Hussein alors en guerre contre l’Iran. Au fil des pages, David Prudhomme nous raconte 40 ans d’un territoire de province aux prises avec l’évolution du monde, dont les soubresauts finissent par ébranler le quotidien. 40 ans pendant lesquels le petit David deviendra l’auteur David Prudhomme.

Auteur : David Prudhomme est né en 1969. Alors qu’il est encore étudiant à la section bande dessinée de l’école d’Angoulême, David Prudhomme démarre Ninon secrète en 1992 sur un scénario de Patrick Cothias. Il poursuit cette série jusqu’en 2004, le temps de six albums. Il réalise avec Etienne Davodeau en 2003, l’adaptation du roman de Georges Brassens, La Tour des miracles. En 2006, il publie également la première partie de La Marie en Plastique avec Pascal Rabaté. A sa sortie en 2010, Rebetiko remporte un succès critique et public immédiat et récolte de nombreux prix :  Prix Regards sur le monde au festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2010, Prix Lire 2010 de la meilleure bande dessinée de l’année Prix Ouest-France/Quai des Bulles au festival de la bande dessinée et de l’image projetée de Saint-Malo 2010. En 2011, sous sa direction paraît Rupestres!, un ouvrage collectif sur l’art pariétal, en collaboration avec Etienne Davodeau, Emmanuel Guibert, Pascal Rabaté, Marc-Antoine Mathieu et Troub’s. En 2012, David Prudhomme est récompensé par le Prix International de la ville de Genève, pour son ouvrage La Traversée du Louvre (publié en coédition avec le musée du Louvre).

Mon avis : (lu en novembre 2021)
Dans ce roman graphique, David Prudhomme nous raconte le lieu de son enfance : Grangeroux, près de
Châteauroux. Dans les années 80, ses parents font construire une maison au milieu des champs… Grangeroux est situé à proximité d’une ancienne base militaire de l’OTAN. Entre 1951 et 1967, environ 8000 soldats de l’US Army vivaient sur cette base et Châteauroux était devenu un coin d’Amérique !
Les soldats partis, l’aéroport et sa piste de 3 500 mètres, continuera à servir : des avions cargos décolleront pour acheminer en Irak des armes destinées à la guerre contre l’Iran ; des prototypes de l’aviation civile (Concorde, A380…) y feront des vols d’essai… Le projet ultime qui fera grand bruit est celui d’un consortium d’entreprises chinoises…
Entre souvenirs personnels et enjeux économiques cette BD raconte l’évolution des territoires de la France périphérique de ces quarante dernières années…

En bonus : (en cliquant sur les images vous accéder directement aux sites « remonter le temps » et « géoportail » de l’IGN)

L’évolution du territoire, ici en 2020 : photo aérienne et cartographie

Photo aérienne IGN (2020) et photo aérienne (1950 à 1965)

Petit clin d’œil final : Aéroport de Châteauroux-Centre
(16 mai 2020, juste à la fin du confinement)

Extrait : (début de la BD)

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Petit Bac 2021
(8) Couleur

Déjà lu du même auteur :

107460560 Vive la marée

Le jeune acteur, tome 1 – Riad Sattouf

61qAEnYOvOL Les livres du futur – novembre 2021 – 140 pages

Quatrième de couverture :
En 2008, Riad Sattouf réalise son premier film, Les Beaux Gosses.
Il choisit comme premier rôle le jeune Vincent Lacoste, timide et complexé, qui n’avait jamais imaginé être acteur. Le collégien de 14 ans se retrouve alors propulsé dans le monde secret, fascinant et parfois flippant du cinéma !
L’histoire vraie d’un adolescent anonyme devenu l’un des acteurs les plus talentueux de sa génération.

Auteur : Riad Sattouf est auteur de bandes dessinées et réalisateur. Né en 1978, il passe son enfance entre la Libye, la Syrie et la Bretagne. Il étudie les arts appliqués à Nantes et le cinéma d’animation à Paris, à l’école des Gobelins. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels la série L’Arabe du futur (2.5 millions d’exemplaires vendus), Les Cahiers d’Esther (950 000 exemplaires vendus, 3 premiers tomes adaptés en série d’animation pour Canal+), Pascal Brutal, Retour au collège ou La Vie secrète des jeunes.
Lauréat de nombreux prix internationaux (Los Angeles Times Graphic Novel Prize, prix de l’excellence au Japan Media Arts Festival, Max und Moritz Prize), il est l’un des rares auteurs à avoir gagné à deux reprises le Fauve d’Or du meilleur album de l’année au festival d’Angoulême ( Pascal Brutal volume 3 en 2010 et L’Arabe du futur volume 1 en 2015). La BPI du Centre Pompidou lui a consacré une exposition en 2018 : Riad Sattouf, l’écriture dessinée.
Riad Sattouf est également cinéaste, il a réalisé Les Beaux Gosses en 2009 (César du meilleur premier film et 900.000 entrées en France) et Jacky au royaume des filles en 2014.
Vincent Lacoste est un acteur français né à Paris en 1993. Découvert par Riad Sattouf en 2008, sa filmographie compte maintenant 35 films. Les Beaux Gosses de Riad Sattouf (2009), Astérix et Obélix : au service de sa Majesté de Laurent Tirard (2012), Hippocrate (2014) et Première Année (2018) de Thomas Lilti
Lauréat du Prix Patrick Dewaere en 2016, prix décerné chaque année à un espoir du cinéma français, il a été nommé aux Césars à quatre reprises.

Mon avis : (lu en décembre 2021)
Nouvelle BD pour Riad Sattouf avec « Le Jeune Acteur 1, Aventures de Vincent Lacoste au cinéma », premier tome d’une série de trois. Elle raconte le parcours de comédien de Vincent Lacoste. En effet ce dernier est apparu pour la première fois à l’écran dans « Les Beaux Gosses », le premier film réalisé par Riad Sattouf…
A 14 ans, Vincent Lacoste n’avait pas spécialement envie de devenir acteur, il est sélectionné lors d’un casting sauvage fait dans son lycée de la banlieue parisienne. Il ne savait pas que le réalisateur cherchait de jeunes comédiens « avec des gros nez, des dents tordues, des têtes zarbies »… Pour Riad, Vincent est encore trop beau pour le personnage. Il n’hésite pas à l’enlaidir avec un appareil dentaire, une coiffure improbable avec des cheveux gras et plaqués. Après s’être vanté au lycée d’avoir été sélectionné, après le tournage Vincent fait profil bas… Dans la salle de cinéma, il sera même vexé d’entendre les rires à chacune de ses apparitions sur l’écran… Ce premier film va lancer la carrière d’acteur de Vincent Lacoste, pour Riad après la réussite de « Les Beaux Gosses », son second long-métrage « Jacky au royaume des filles » sera un échec en salle et sa carrière de réalisateur sera freiné.
Le lecteur découvre les coulisses du tournage et un Riad très protecteur pour Vincent. Ne voulant pas que ce dernier prenne la grosse tête, et se brûle les ailes. Riad prend se rôle très à cœur et comme un « tonton » , il demande à Vincent de continuer ses études en parallèle de ses projets au cinéma. Au fil des années, la relation s’équilibre et ils sont devenus des amis…
Une BD coup cœur, très intéressante et pleine d’humour.

Extrait :

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Petit Bac 2021
(9) Adjectif

Idiss – Richard Malka, Robert Badinter, Bernard Fred

A1ASSrhQ-pL Rue de Sèvres – mars 2021 – 128 pages

Quatrième de couverture :
« J’ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss. Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l’Empire russe venus à Paris avant 1914. Il est simplement le récit d’une destinée singulière à laquelle j’ai souvent rêvé. Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage d’amour de son petit-fils. » Robert Badinter. Richard Malka et Fred Bernard s’emparent de ce récit poignant et intime pour en livrer une interprétation lumineuse tout en pudeur et à l’émotion intacte.

Auteurs : Richard Malka, né le 6 juin 1968 à Paris, est avocat au barreau de Paris, scénariste de bandes dessinées (L’Ordre de CicéronLa face kärchée de Sarkozy), et romancier français (Tyrannie et  Éloge de l’irrévérence) Il est spécialiste des questions de liberté d’expression et de laïcité, et connu pour être l’avocat du journal satirique Charlie Hebdo depuis sa création en 1992.
Né à Paris en 1928, Robert Badinter fut avocat au barreau de Paris et professeur de droit. Nommé ministre de la Justice en juin 1981 par François Mitterrand, il fit voter l’abolition de la peine de mort en France et prit de nombreuses mesures en faveur des libertés individuelles, des droits des victimes et de l’amélioration de la condition des détenus. Robert Badinter a présidé le Conseil constitutionnel de 1986 à 1995 et fut sénateur des Hauts-de-Seine de 1995 à 2011. Il est l’auteur de nombreux ouvrages juridiques et littéraires.
Fred Bernard est né en 1969, il illustre de nombreux albums réalisés en tandem avec François Roca, des romans jeunesse et sait être un auteur complet en BD adulte quand il écrit et dessine la série Jeanne Picquigny ou Les Chroniques de la vigne et les Chroniques de la fruitière et plus récemment, Carnet d’un voyageur immobile.

Mon avis : (lu en novembre 2021)
Cette bande dessinée est l’adaptation du livre de Robert Badinter Idiss (2018), hommage à sa grand-mère maternelle.

Idiss est née en 1863, quelque part entre la Roumanie et l’Ukraine, dans un village juif de Bessarabie. Son mari est un soldat du tsar toujours au front. Elle doit travailler dur pour subvenir aux besoins de ses enfants et de ses beaux-parents. Bientôt c’est le retour du mari et la naissance du troisième enfant : la petite Chifra et un peu de joie dans le foyer. Mais les premiers pogroms contre la communauté juive et la passion du jeu de l’ancien soldat poussent la famille à émigrer en direction de la France.
La famille s’installe à Paris et développe un commerce de confection dans le Marais. Devenue adulte, Chifra se marie avec Simon Badinter, originaire lui aussi de Bessarabie et de cette union naîtront Claude et Robert. Le bonheur est enfin là, malheureusement pour une courte durée car l’antisémitisme gagne la France puis ce sera l’arrivée de la dictature nazie, la Seconde Guerre mondiale, l’Occupation, les lois antijuives et le génocide programmé…
A travers l’histoire de sa grand-mère, Robert Badinter raconte le parcours d’une femme simple originaire d’Europe de l’Est qui a fuit l’empire tsariste pour découvrir une république laïque qui sera, elle aussi, bouleversée par la xénophobie et l’antisémitisme.

Extrait :

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Petit Bac 2021
(8) Prénom

Pico Bogue – tome 13 – Sur le chemin – Alexis Dormal et Dominique Roques

91p5yfyBx0L Dargaud – septembre 2021 – 48 pages

Présentation :
Pico et ses copains vont devoir réfléchir à la question de la violence. Comment l’éviter, lui faire face, et finir par en rire… Le treizième album de notre petit héros, toujours aussi drôle, tendre et malin !

Auteurs : Alexis Dormal est né en 1977 à Bruxelles. Après des études de réalisation cinématographique, il s’oriente vers le dessin et l’écriture. Dominique Roques, sa mère scénariste, et lui-même créent les personnages Pico Bogue et d’Ana Ana.
Dominique Roques est née en 1948 à Casablanca. Quelques années plus tard, en Belgique, elle a deux fils qui partagent son goût pour la bande dessinée humoristique. L’aîné de ses fils, Alexis Dormal, dessine depuis toujours des personnages pleins de vie. Si pleins de vie qu’il est vite devenu insupportable à Dominique de les abandonner à peine nés. Elle décide donc de leur faire des « transfusions » d’histoires, trouvant les donneurs… en elle et tout autour d’elle. Ainsi tchatchent, galopent et dévorent Pico, Ana Ana et les autres.

Mon avis : (lu en octobre 2021)
J’ai toujours beaucoup de plaisir à
retrouver Pico Bogue, ses copains et sa sœur Ana Ana.  La thématique principale de cet album, c’est la violence. C’est Barnabé qui veut faire un exposé sur la violence, voilà pour la bande de copains l’occasion de réfléchir à la question : quelles sont les différentes violences, comment y faire face, comment l’éviter… Grâce aux mots, à l’humour Pico Bogue nous invite à maitriser nos pulsions violentes…
Les dialogues sont toujours aussi savoureux et l’humour rafraîchissant.
Le dessin aquarelle est très expressif et plein de poésie.
Je suis une inconditionnelle !

Extrait :

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Petit Bac 2021
(9) Voyage

Déjà lu des même auteurs :

picobogue  Pico Bogue tome 1 : La vie et moi

pico_bogue_T2  Pico Bogue tome 2 : Situations critiques

pico_bogue_T3 Pico Bogue tome 3 : Question d’équilibre

5468  Pico Bogue, Tome 4 : Pico love

9782205068153_150 Pico Bogue, Tome 5 : Légère contrariété

92114288 Pico Bogue, Tome 6 : Restons calme

100514223 Pico Bogue – tome 7 – Cadence infernale

113716430 Pico Bogue – tome 9 – Carnet de bord

91ZOJyIEOcL Pico Bogue, Tome 10 : L’amour de l’art

91F8+-gZMYL Pico Bogue, tome 11 : L’heure est grave