Je peins à l’aquarelle – Sarah Van Der Linden

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81GpWQknYKL Mango – février 2022 – 96 pages

Quatrième de couverture :
Peindre à l’aquarelle, c’est apprivoiser l’eau : un vrai jeu d’enfant !
Tu verras qu’on obtient des effets magiques avec des moyens très simples. Ce livre t’explique tout : le matériel à choisir, le maniement du pinceau, puis les techniques essentielles de l’aquarelliste. Comment peindre un dégradé, obtenir des textures variées, flouter les couleurs, les fusionner, les superposer…Tous ces secrets sont à ta portée ! Tu pourras suivre les modèles étape par étape ou créer tes propres œuvres en utilisant tes techniques préférées.

Auteure : Mirglis est le jardin créatif de Sarah Van Der Linden, où fleurissent les tutoriels et les cours en vidéo qui ont fait sa notoriété. La nature, l’inspiration et l’imagination sont intimement liées pour cette aquarelliste au nom prédestiné (« du tilleul » en néerlandais). Son credo : il n’est jamais trop tard pour apprendre et le plus dur est de faire le premier pas.

Mon avis : (lu en juin 2022)
Voilà un très joli album destiné aux plus de 8 ans, enfants comme adultes, pour découvrir l’Aquarelle.
Un premier chapitre donne des conseils sur le matériel à utiliser : la boîte d’aquarelle, les pinceaux, le papier…
Un deuxième chapitre est consacré aux couleurs avec des petits exercices à faire : création d’un nuancier et d’une roue des couleurs.
Le chapitre suivant aborde quelques techniques de base avec des explications illustrées pas à pas, des modèles pour s’exercer et d’autres pour s’inspirer : comment manier le pinceau, peindre un lavis, peindre un dégradé, jouer avec les pigments.
Le dernier chapitre explique pas à pas comment réaliser cinq tableaux en utilisant d’autres techniques : utiliser une gomme de réserve pour garder blanc certaine partie du tableau, utiliser du sel sur la couleur, choisir les bonnes couleurs, utiliser un papier humidifié pour peindre ou humidifier le papier après avoir peint enfin jouer avec la transparence.
Pour chacun de ses exercices, des modèles inspirants sont également ajoutés.
Cet album ludique donne vraiment envie de commencer, et je me suis laissée tenter à essayer…
Ci-dessous, ma première page d’exercice sur les couleurs faite avec les moyens du bord, papier à dessin trop léger et de la gouache à la place d’aquarelle…

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Merci Masse Critique pour cette amusante découverte à tester avec un enfant ou soi-même…

Extrait :

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Petit bac 2022
(4) Objet

Les Mange-Mange – Zemanel

Lu en partenariat avec Flammarion Jeunesse

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Flammarion Jeunesse – Père Castor – octobre 2019 – 32 pages

Illustré par Madeleine Brunelet

Quatrième de couverture :
Un conte de Zemanel, d’après la tradition tchadienne.

Auteur : Comédien puis metteur en scène et auteur, Zemanel met en scène des ouvrages de Flammarion jeunesse, dont ses propres histoires, comme Dans le ventre du moustiqueLa sieste de MoussaLe petit hérisson partageur, Un travail de fourmis, ainsi que l’album Les Quatre Géants.

Illustratrice : Madeleine Brunelet a illustré de nombreux ouvrages, dont plusieurs Classiques chez Père Castor – Flammarion jeunesse comme La petite Poule Rouge et Aladin ou la lampe merveilleuse. Elle est également l’illustratrice de plusieurs Imagiers du Père Castor et auteure-illustratrice de la série « Les P’timounes ».

Mon avis : (lu en octobre 2019)
J’ai été élevée aux histoires du Père Castor et j’ai moi-même lu ces histoires à mes enfants lorsqu’ils étaient petits… Depuis 1931, ces histoires existent et encore aujourd’hui de nouveaux auteurs perpétuent cette tradition. Cela me ravie !
Cette histoire est inspirée d’un conte du Tchad,  qui met en scène un couple de paysans et leurs trois enfants, une famille unie, courageuse et pleine d’amour, ils habitent une case faite de terre et de paille et possèdent une vache maigre et cultivent un pauvre champ.
Les deux aînés, Azif et Assia sont deux enfants obéissants contrairement au petit dernier, Lunes qui n’en fait qu’à sa tête et dit trop souvent « non » à tout. 
Mais l’année a été très mauvaise et la famille perd sa récolte et sa maigre vache, un soir, ils sont ensemble tous les cinq dans leur petite case, on gratte à la porte…
Les Mange-Mange sont là. Ils sont trois démons qui viennent terroriser les gens lorsqu’il y a du mauvais temps. Ils s’invitent chez les gens et exigent de manger. Si on ne répond pas favorablement à leurs exigences, les Mange-Mange n’hésitent pas à dévorer sur le champ leur hôte et sa famille ! 
Que va faire le père pour protéger sa famille ? En particulier pour faire comprendre à Lunes qu’il faut obéir à ses parents…
Destiné aux jeunes enfants, voilà un très beau conte, très joliment illustrée qui offre à réfléchir sur la désobéissance et qui fait découvrir la vie d’une famille en Afrique.

Merci à Brigitte et à Flammarion Jeunesse pour ce retour à l’enfance.

Extrait : (début de l’album)
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Mes 150 pourquoi : La Terre – Anne-Claire Lévêque

Lu en partenariat avec Flammarion Jeunesse

71IcPd+ABbL Père Castor / Flammarion Jeunesse – août 2019 – 64 pages

Illustrations Stéphane Nicolet

Quatrième de couverture :
Le monde qui nous entoure est d’une grande complexité !
Pourquoi Internet a-t-il été une révolution planétaire ?
Pourquoi parle-t-on d’un « Continent de plastique » ?
Pourquoi un être humain sur dix n’a-t-il pas accès à l’eau potable ?
Pourquoi les Japonais célèbrent-ils la déesse du Fuji-Yama ?
Ouvre vite ton livre pour le savoir !

Auteur : Anne-Claire Lévêque vit à Paris. Anne-Claire Lévêque écrit des albums jeunesse pour le plaisir de s’envoler loin le temps d’une histoire, de jouer avec tous les mots… Elle est l’autrice de l’Archidoc, Les Pompiers chez Flammarion Jeunesse.

Illustrateur : Stéphane Nicolet est graphiste et illustrateur pour l’édition jeunesse et la presse. Il a déjà illustré deux textes de Muriel Zürcher : Youpi, oups, beurk (2016) et A quoi on joue ? (2016). Il vit en Dordogne.

Mon avis : (lu en août 2019)
Un livre destiné aux enfants à partir de 7 ans, un âge où l’on se pose pleins de questions, dans beaucoup de domaine…
Ici ont été regroupées environ 150 questions autour de la Terre. Elles sont présentées par thèmes : en introduction, sous forme de cartes pour présenter la Terre dans le système solaire, puis les plaques tectoniques, les continents et les océans, les différents climats et les saisons et enfin les pays du monde. Puis quatre parties où il est question des paysages (grandes prairies, montagnes, déserts…), de la population (villes, transports, drapeaux…), des ressources de la Terre (eau, agriculture, énergie…) et des cultures du monde (habitats, spécialités culinaires, jeux…).
C’est un livre intelligent, joliment illustré qui donne envie de comprendre et d’apprendre tout en se divertissant.
Même les + de 7 ans découvriront des réponses à des questions que l’on se pose à tout âge.
C’est un livre que l’on a envie de lire plusieurs fois, que l’on peut ouvrir au hasard et sans se lasser pour en découvrir un peu chaque jour…

Dans cette même collection, il existe déjà « Mes 150 pourquoi : les animaux » et « Mes 150 pourquoi : le corps humain »

Merci Brigitte et les éditions Flammarion Jeunesse pour cet album divertissant et intelligent.

Extrait : (quelques pages)

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« Merveilles de l’architecture »

p63

Cœur de bois – Henri Meunier, Régis Lejonc

coeur de bois Édition notari – mars 2017 – 30 pages

Quatrième de couverture :
« Je ne comprends pas votre pardon ».
« Je ne vous ai rien pardonné ».
« Je suis désolé », bougonna le vieillard.
« Je n’ai pas besoin d’excuses non plus ».

Auteurs :
Régis Lejonc : Né en 1967, il vit et travaille à Bordeaux. Autodidacte, il est illustrateur professionnel depuis 1991. Il utilise le pastel sec comme technique. Suite à la découverte de l’illustration par le livre pour enfant, Régis Lejonc s’est lancé également dans l’écriture et partage son temps entre ses projets pour l’édition jeunesse, la publicité, la bande dessinée. Troisième lauréat du grand prix de l’Illustration, remis en juin 2010 au Centre de l’illustration de Moulins (Allier).
Après des études d’arts plastiques et un emploi de travailleur social pendant près de six ans dans les quartiers nord de Bordeaux, Henri Meunier se découvre, un peu par hasard, une passion pour la littérature jeunesse. Il commence à rédiger quelques récits qu’il garde dans ses tiroirs. Sa rencontre avec Régis Lejonc, intéressé par l’une de ses histoires, relance son envie d’écrire. Après avoir vécu à Bordeaux, Henri Meunier habite maintenant à Londres.

Mon avis : (lu en novembre 2017)
Parce que cet album a été présenté lors du Café lecture de le Bibliothèque que j’ai eu l’idée de l’emprunter pour le découvrir…
Il nous a été présenté comme un album pour adulte, plutôt original… J’ai donc été curieuse.
Je vais en dire le minimum car je veux laisser le lecteur découvrir par lui-même ce conte porté par un texte d’une grande sensibilité et ses illustrations captivantes.

Cela commence avec une femme qui se maquille et se fait belle avant de partir « faire une balade en forêt avec un vieillard impotent ».
Au fil des pages, le lecteur va découvrir une  réinterprétation originale d’un célèbre conte de notre enfance.
Les illustrations, aussi belles que des tableaux, sont en parfait accord avec le texte si mystérieux.
Après avoir lu jusqu’à la fin cet album, je n’ai pas pu m’empêcher de le relire plusieurs fois pour en découvrir tous les détails du texte et des dessins… Une très belle découverte inattendue !
J’ai interrogé la bibliothécaire sur quelle étagère elle allait mettre ce livre « inclassable », elle ne savait pas vraiment, sans doute dans le rayon des Bandes Dessinées Adultes.
J’ai remarqué que chez Am*z*n cet album est classé pour 3 ans et plus… , chez Fn*c pour 6 ans et plus…, pour Babelio il a l’étiquette littérature jeunesse…

Extrait : (début de l’album)
Aurore força le trait de khôl sur ses yeux. Elle coinça sous son béret quelques mèches revêches, déposa deux gouttes de parfum à la naissance de son cou et enfila son caban.
Elle s’apprécia une dernière fois dans le miroir. « La plus belle, c’est moi. Et merde à Blanche Neige ! », gloussa-telle. La quarantaine généreuse, une allure de jeune femme et un teint de gamine, en vérité Aurore n’avait besoin d’aucun artifice pour faire ravage. Mais les soins précautionneux qu’elle portait à son apparence étaient pour elle comme le bon pain : une nécessité heureuse.
Même pour une balade dans la forêt avec un vieillard impotent, elle voulait être irrésistible.

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