Le Café du temps retrouvé – Toshikazu Kawaguchi

71rpApjScHL Albin Michel – novembre 2022 – 244 pages

traduit du japonais par Mathilde Tamae-Boubon

Titre original : KONO USO GA BARENAI UCHI NI, 2022

Quatrième de couverture :
La légende raconte qu’un petit café tokyoïte propose une expérience unique à ses clients : voyager dans le passé… le temps d’une tasse de café.
Gôtarô voudrait revoir un ami décédé il y a plus de vingt ans; Yukio, dire à sa mère combien il s’en veut de n’avoir été plus près d’elle ; Katsuki, retrouver la jeune fille qu’il regrette de n’avoir épousé; Kiyoshi, un vieil enquêteur, offrir sa à femme le plus précieux des cadeaux…
Se réconcilieront-ils avec leur passé ?

Auteur : Toshikazu Kawaguchi est né à Osaka en 1971. Il est dramaturge et a produit et dirigé le groupe théâtral Sonic Snail. Tant que le café est encore chaud est l’adaptation d’une pièce de sa société 1110 Productions, qui a remporté le grand prix du 10e Festival dramatique de Suginami. Il s’est vendu à 1 million d’exemplaires au Japon et est devenu un bestseller international.

Mon avis : (lu en novembre 2022)
Ce livre est la suite du livre du même auteur « Tant que le café est encore chaud », que je n’ai pas lu.
Si nous pouvions revoir un proche, que lui dirions-nous ? Voilà une expérience unique que propose le café Funiculi Funicula de Tokyo à ses clients : voyager dans le passé ou le futur… le temps d’une tasse de café. Mais sous certaines conditions : cette personne soit déjà venue dans l’établissement, vous devez revenir dans le présent, avant que le café ne refroidisse, il est impossible de changer le présent. Pour ce tome 2,  le principe est le même, avec quatre nouvelles personnes :
Gôtarô voudrait revoir son meilleur ami décédé il y a plus de vingt ans. Il pense l’avoir trahi en mentant à la fille de ce dernier. Il veut rétablir la vérité et demander pardon à son ami.
Yukio, n’a pas pu se rendre aux funérailles de sa mère Kinuyo et souhaite la voir une dernière fois pour lui dire combien il s’en veut de n’avoir été plus présent auprès d’elle.
Katsuki veut retrouver la jeune fille qu’il regrette de n’avoir pas épousé et souhaite savoir si elle sera heureuse.
Kiyoshi, un vieil enquêteur, veut offrir à sa femme un cadeau et lui dire une chose qu’il n’a jamais pu réaliser avant.
Je ne suis pas très bon public pour ce genre de science-fiction mais les différentes histoires sont assez bien ficelées.
La lecture de ce roman n’a pas été aussi captivante je l’espérais, mais plutôt agréable. L’écriture manque de rythme, il y a des répétitions et les aller-retour entre présent et passé ou futur ne sont pas toujours clairs. J’ai également eu du mal à m’y retrouver entre les nombreux personnages et leurs noms japonais que j’avais du mal à retenir.
Une histoire tendre, pleine d’espoir et de poésie qui interroge nos émotions et nous rappelle que la vie est éphémère, qu’il faut vivre pleinement le moment présent et apprécier ces moments passés avec ceux que l’on aime.

Extrait : (début du livre)
Vingt-deux années durant, Gôtarô Chiba avait menti à sa fille.

« Le plus difficile, dans la vie, est de vivre sans mentir », disait Dostoïevski. Les gens ont toutes sortes de raisons de mentir. Certains le font pour se mettre en valeur, d’autres pour tromper leur monde. Si le mensonge peut parfois blesser, il arrive également qu’il sauve des vies. Dans la plupart des cas, cependant, les menteurs regrettent d’y avoir eu recours.
Gôtarô n’échappait pas à la règle, lui qui venait de passer les trente dernières minutes à faire les cent pas devant la porte d’un café où l’on pouvait remonter le temps en répétant dans sa barbe : « Je n’avais pas eu l’intention de mentir. »

Le café en question se trouvait à quelques minutes à pied de la gare de Jinbôchô, dans une étroite ruelle perdue entre des immeubles de bureaux. Seule une pancarte indiquait sa présence : Funiculi Funicula.
Sans cette enseigne, personne n’aurait pu se douter qu’il y avait un café à cet endroit, car l’établissement se situait au sous-sol.
Gôtarô descendit les marches menant à la porte ouvragée devant laquelle il s’arrêta, marmonnant encore quelques mots avant de secouer la tête et de faire demi-tour, puis de se figer de nouveau au milieu de l’escalier, l’air songeur. Il fit plusieurs fois l’aller-retour ainsi, sans pouvoir se décider.
– Pourquoi ne pas poursuivre votre réflexion à l’intérieur ?
À ces mots, il se retourna en sursaut. Une femme menue se tenait devant lui, vêtue d’une chemise blanche, d’un gilet noir et d’un tablier de sommelier. Une employée du café, comprit aussitôt Gôtarô.
– Eh bien…
Alors qu’il cherchait ses mots, l’inconnue le dépassa pour descendre rapidement l’escalier.

Ding-dong.

Petit bac 2022
(7) Couleur

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