Agatha Raisin, tome 13 : Chantage au presbytère – M.C. Beaton

814juHnbJ6L Albin Michel – octobre 2018 – 306 pages

traduit de l’anglais par Françoise Du Sorbier

Titre original : Agatha Raisin and the case of the curious curate, 2003

Quatrième de couverture :
Larguée (une fois de plus) par James Lacey, délaissée par son voisin en qui elle mettait ses derniers espoirs, Agatha Raisin déclare la guerre aux hommes en faisant vœu de chasteté… Jusqu’à sa rencontre avec le tout nouveau et très sexy vicaire de Carsely, qui fait l’effet d’une bombe au village : les femmes se bousculent à l’église. Quant à notre Agatha, elle retrouve aussitôt la foi… Mais, damned !, voilà que le corps sans vie du vicaire est découvert dans le bureau de l’église. Qui a pu commettre ce geste sacrilège ? Le clergyman était-il trop beau pour être honnête ? C’est ce que découvrira peut-être Agatha qui, sans le savoir, vient d’ouvrir une véritable boîte de Pandore…

Auteur : Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton a été successivement libraire, critique de théâtre, journaliste et éditrice, avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne. Sa série Agatha Raisin a été adaptée à la télévision et a été diffusée en France en 2017.

Mon avis : (lu en janvier 2021)
« Chantage au presbytère » est la treizième enquête d’Agatha Raisin.
L’histoire débute avec l’arrivé à Carsely d’un nouveau vicaire, venu suppléer Alf Bloxby, le pasteur. Tristan Delon, le nouvel arrivant est beau et jeune et voilà que toutes les dames du village se bousculent à l’église… y compris Agatha Raisin !

Mais un matin, il est retrouvé assassiné dans le presbytère et Mr Bloxby suspecté.
Évidement, pour aider son amie, Mrs Bloxby, à innocenter son mari, Agatha va s’intéresser à l’enquête. Elle fait donc équipe avec son nouveau voisin, John Armitage, auteur de romans policiers. Ils vont vite découvrir que derrière son visage angélique, ce vicaire à quelques affaires à se faire pardonner et donc plusieurs personnes pourraient bien s’en prendre à lui…
Comme d’habitude, c’est une lecture distrayante et facile dans une ambiance toute britannique !

Extrait : (début du livre)
Agatha Raisin commençait à se dire que jamais plus rien ne l’intéresserait. Elle avait adressé à un monastère en France une lettre à l’intention de son ex-mari, James Lacey, qui devait entrer dans les ordres, croyait-elle. Un mois plus tard, elle avait reçu une réponse : la communauté était sans nouvelles de Mr Lacey. Certes, il était parti en promettant de revenir, mais n’avait plus donné signe de vie depuis.

Et voilà, pensa-t-elle avec amertume. James en avait tout simplement eu assez d’elle et il avait utilisé le monastère pour s’affranchir de son mariage. Plus jamais, au grand jamais, elle ne tomberait sous le charme d’un homme, et cela valait notamment pour son voisin, John Armitage. Il lui avait fait des avances et elle l’avait éconduit, vexée qu’il ne professe ni admiration ni amour pour elle. Ils se parlaient de temps en temps, quand ils se rencontraient au village, mais Agatha avait décliné toutes ses invitations à dîner, si bien qu’il avait fini par renoncer.
Quand on apprit qu’Alf Bloxby, le pasteur, allait être assisté par un vicaire, les commentaires se déchaînèrent au village, mais la nouvelle laissa Agatha de marbre. Elle allait régulièrement à l’église par amitié pour la femme du pasteur, considérant cela plus comme un devoir que comme une source d’élévation morale. Et toujours par amitié pour Mrs Bloxby, elle se sentait obligée d’assister aux réunions de la Société des dames de Carsely, où les femmes du village discutaient des derniers projets de levées de fonds. Par une chaude soirée d’août, Agatha prit le chemin du presbytère avec des pieds de plomb. Une Agatha bien changée : aucun maquillage, de confortables sandales plates et une robe ample en coton.
La réunion se tenait dans le jardin des Bloxby. Miss Simms, la secrétaire de la Société, lut le procès-verbal de la réunion précédente. Agatha écoutait d’une oreille distraite, l’œil rivé sur les talons aiguilles de la secrétaire qui s’enfonçaient dangereusement dans l’herbe.

Petit Bac 2021(1) Prénom

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Écosse

Déjà lu du même auteur :

Série Agatha Raisin

111279972  tome 1 : La quiche fatale  112115556 tome 2 : Remède de cheval

511YgPvGkHL tome 4 : Randonnée mortelle 117060981 tome 3 : Pas de pot pour la jardinière 

Agatha_5 tome 5 : Pour le meilleur et pour le pire

51Pj39OW2mL tome 6 : Vacances tous risques : Bons baisers de Chypre

91fUANd3KcL tome 7 : A la claire fontaine  A1pFloaMoOL tome 8 : Coiffeur pour dames

91rBp5anMML tome 9 : Sale temps pour les sorcières 71noJFQhAiL  tome 10 : Panique au manoir 

51Vi5M8c4FL._SL500_ tome 11 : L’enfer de l’amour 81cUoHp2mUL tome 12 : Crime et déluge

Série Hamish MacBeth 

81OT4JnMMqL tome 1 : Qui prend la mouche 81UeE6xHi-L tome 2 : Qui va à la chasse

81gvCw2nhKL tome 3 : Qui s’y frotte s’y pique

Le Loup – Jean-Marc Rochette

812EQ8Ma8PL Casterman – mai 2019 – 112 pages

Quatrième de couverture :
Après Ailefroide, Rochette questionne la place de l’homme face au règne animal. Comme dans son précédent album, l’action se déroule au cœur du Massif des Écrins, dans la vallée du Vénéon. Un grand loup blanc et un berger vont s’affronter passionnément, jusqu’à leurs dernières limites, avant de pactiser et de trouver le moyen de cohabiter. Rochette célèbre une nouvelle fois la haute montagne, sa beauté, sa violence; l’engagement et l’humilité qu’il faut pour y survivre. Il tente aussi, par la fiction, de trouver une porte de sortie au conflit irréductible de deux points de vues, justes l’un et l’autre : les bergers qui veulent protéger la vie de leurs bêtes, les parcs qui tentent de sauver des espèces en voie d extinction.

Auteur : Jean-Marc Rochette originaire de Grenoble se destinait au métier de guide de haute montagne. En 1976, après un grave accident, il délaisse l’alpinisme et devient auteur de bande dessinée. Il publie alors dans Actuel et l’Écho des savanes et crée la série Edmond le cochon avec M. Veyron. En 1984, dans la revue (À suivre) il compose avec J. Lob, le premier tome de la série Transperceneige. Après une incursion en jeunesse (Coyote Mauve, avec Cornette, Le Petit Poucet), il revient à la SF à la fin des années 1990 en reprenant Le Transperceneige et en créant Le Tribut avec Benjamin Legrand. Après s’être consacré exclusivement à la peinture quelques années, il publie Transperceneige, Terminus (2015) et Ailefroide (2018) en collaboration avec Olivier Bocquet. En 2019 il signe Le Loup. De la tragédie à l’humour, du réalisme à la fantaisie, un graphiste hors pair.

Mon avis : (lu en décembre 2020)
C’est l’histoire d’un duel entre un berger et un loup, au cœur du massif des Écrins. Gaspard est un berger qui apprécie cette vie de solitaire durant plusieurs mois, accompagné seulement de ses bêtes et de son chien. Mais Gaspard est excédé par la perte de nombreuses brebis. Malgré les interdictions (le loup est protégé dans le cadre du Parc national), le berger part dans la montagne à la recherche du coupable du dernier massacre et abat une louve, laissant son petit orphelin. En quelques mois ce dernier deviendra grand, et l’ayant aperçu plusieurs fois, Gaspard sait que le jeune loup rôde jamais très loin et qu’il attend le bon moment… L’affrontement entre l’homme et le loup semble inévitable, cela commence par un combat psychologique, des attaques indirectes… Comment et quand aura lieu le duel final ? C’est comme dans un thriller, l’auteur joue avec les émotions du lecteur…
La montagne offre un décor magnifique à cette confrontation, les paysages sont sauvages, verticaux, éblouissants mais malgré cette beauté, au fil des pages la montagne devient aussi de plus en plus inquiétante et hostile…
À la fois fiction et fable, cette BD est une ode à la nature, à la montagne, une réflexion écologique sur la place de l’homme et du loup dans ces grands espaces.

Extrait : (début de la BD)

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Petit Bac 2021(2) Animal

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

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L’enfant qui rêvait d’étoiles – Alléno, Mantoux, Rabaté
Dans les geôles de Sibérie – Yoann Barbereau

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?
Agatha Raisin tome13 – M.C. Beaton
Les Discrètes paroles de Bretonnes… – Anne Lecourt

Que lirai-je les semaines prochaines ?
Seules dans Berlin (BD)
La traversée – Pajtim Statovci (Masse Critique Babelio)
Le Loup – Jean-Marc Rochette (BD)

Meilleurs vœux pour 2021.
Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous en lisant !

Dans les geôles de Sibérie – Yoann Barbereau

81PotSM0qqL Stock – février 2020 – 323 pages

Quatrième de couverture :
« La scène se joue non loin du lac Baïkal, où je vis, où j’aime, où j’ai la chance d’être aimé, à Irkoutsk, capitale de la Sibérie orientale. Des hommes cagoulés surgissent, c’est le matin. Ma fille crie. Elle a cinq ans. Je suis arrêté sous ses yeux, frappé ensuite avec science, interrogé, mais surtout frappé de ce mot ignominieux qu’il m’est pénible d’écrire : pédophilie. Sous les cagoules et dans l’ombre, des hommes veulent ma peau. Ils ont enclenché une mécanique de destruction, grossière et implacable, elle porte un nom, je le connais, le mot a été inventé par le KGB : Kompromat.
Dans les geôles de Sibérie, je tente de comprendre. Dans l’hôpital psychiatrique où je suis plus tard enfermé, je tente de comprendre. On me promet quinze années de camp à régime sévère. L’histoire de mes évasions peut commencer.
Nommer les personnages et les lieux importe peu. Je n’ai rien inventé. C’est un film, et ce n’en est pas un. C’est un roman, et ce n’en est pas un. Ce qui importe, c’est le moment de beauté où la littérature rend la vie plus intéressante que la littérature, ce qu’il faut, c’est l’attraper comme on attrape un poignard. La meute lancée à mes trousses craignait que tout finisse dans un livre. Le voilà. »

Auteur :Yoann Barbereau est né en 1978. Après des études de philosophie, il enseigne à Paris. Il a travaillé près de dix ans en Russie, où il a notamment dirigé l’Alliance française d’Irkoutsk. Il a publié des textes en revue (artpress, Revue d’esthétique…) et une traduction du Journal de prison du poète russe Igor Gouberman (Joca Seria, 2020).

Mon avis : (lu en janvier 2021)
Ce livre n’est pas un roman, mais le témoignage de Yoann Barbereau, directeur de l’Alliance Française à Irkoutsk qui a été piégé et arrêté par le FSB (les services de renseignement russes). C’est une histoire incroyable, un vrai roman d’espionnage : en février 2015, il est brutalement arrêté pour des accusations de pédophilie montées de toutes pièces. Il est d’abord emprisonné pendant 71 jours dans la prison d’Irkoutsk, puis sera interné dans un hôpital psychiatrique 3 semaines pour subir des tests psychologiques. Il est ensuite assigné à résidence avec un bracelet électronique en attendant un hypothétique procès… Voyant que cela s’éternise et que les autorités françaises ne lui viennent pas en aide, Yoann Barbereau prépare lui-même son départ et réussi à tromper la surveillance pour s’évader de Sibérie jusqu’à l’ambassade de France à Moscou. Il pense alors que bientôt il pourra retourner en France et revoir les siens… Mais l’aventure se poursuit, en effet pendant 14 mois, il se retrouve prisonnier de l’Ambassade de France, cloîtré dans une chambre de 15 m². Trop préoccupés par leur plan de carrière les autorités de l’ambassade, ceux ne font rien. Considéré comme un « colis encombrant », il ne faut pas que l’on sache qu’il est réfugié à l’ambassade. Lorsque Yoann apprend sa condamnation par contumace à 15 ans de camp de travail, il décide de nouveau, de s’enfuir pour gagner l’Europe et réussit enfin à rejoindre la France en novembre 2017.
Un témoignage palpitant, très bien écrit. Victime d’un kompromat, Yoann n’a rien inventé et puisque ses accusateurs n’avaient qu’une crainte que son histoire se termine dans un livre…  Nous devenons également des témoins de ce qui s’est passé en Sibérie…

Extrait : (début du livre)
Tiens, des mots bruissent dans ma tête de taulard.
Une voix dit :
« Il l’ignore, pourtant, celui qui n’a pas senti le gel prendre sur sa peau n’est que l’ébauche d’un homme. »
La formule est un peu sèche, un peu raide, sentencieuse. Sortie de la bouche d’Alexandre, ce jour-là, elle était juste. Elle sonnait. Nous étions au bord du lac, dans une cabane qui aurait pu être un décor de cinéma. Température extérieure : – 41 °C. Le poêle réchauffait les corps à l’excès. J’étais en nage.
J’étais en forme. Viktor me servit une goutte de vodka dans un gobelet en argent dont il était très fier. Alexandre fit l’impasse. Il y avait la cabane, les bûches sagement empilées près du poêle, quelques flammèches, l’odeur du bois, du poisson, les petits gobelets et la fenêtre qui nous happait. Pris entre les falaises, la forêt et le lac glacés, nous goûtions une forme de félicité au milieu de nulle part – aucune route et pas âme qui vive à moins de dix heures de marche. Le gel est entré dans la conversation, je m’en souviens. Alexandre était cramoisi, mais des phrases limpides sortaient de sa barbe poivre et sel. Je les entends du fond de ma geôle.
« L’expérience du gel est une mise en question. C’est la mise à l’épreuve de ce qu’un homme sait du fait d’être. »
Nous étions prêts. Nous avons avalé les derniers morceaux de poisson fumé et pris la direction du lac. Trois moujiks déterminés sur la glace du Baïkal. Le ciel était d’un bleu catégorique, la lumière finement ajustée. Tout concourait à rendre notre expédition théâtrale. Les petits gobelets d’argent avaient leur part, sans doute.
Il y avait surtout le lac.

Petit Bac 2021
(1) Lieu

L’enfant qui rêvait d’étoiles – Alléno, Mantoux, Rabaté

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Quatrième de couverture :
En mettant ses crayons dans les pas de Yannick Alléno, le chef étoilé le plus doué de sa génération, Pascal Rabaté a découvert que, dès sa plus tendre enfance, le petit môme de banlieue parisienne était destiné aux fourneaux.
Avec poésie et humour, Rabaté livre une vision très personnelle, voire impressionniste, de la trajectoire filante de ce chef français qui a emprunté le difficile et ingrat chemin de la cuisine et qui dessine aujourd’hui les contours de la cuisine moderne.

Auteurs : Pascal Rabaté est né en 1961. En 1989 et 1990, il publie ses premiers albums (Exode, Les Amants de Lucie et Vacances, vacances) aux Éd. Futuropolis. 1992-1995, Les Pieds dedans, Éd. Vents d’Ouest (3 volumes parus). 1997, Un ver dans le fruit et Ex voto, Éd.Vents d’Ouest. 1998-2001, Ibicus, éd. Vents d’Ouest, Alph Art du meilleur album à Angoulême et prix Canal BD des libraires de bande dessinée. 2006, Les Petits Ruisseaux et La Marie en plastique, avec David Prudhomme au dessin, qui obtient un Essentiel au festival d’Angoulême. 2007, adaptation d’Harry est fou, D.King Smith, 2009, parution simultanée du Petit rien tout neuf avec un ventre jaune et Bien des choses, où il illustre les textes de François Morel. Il réalise également l’adaptation cinématographique des Petits Ruisseaux.
Aymeric Mantoux est journaliste. Après être passé par TF1 et LCI, il est aujourd’hui rédacteur en chef de l’Optimum, ainsi que chroniqueur sur BFM.

Mon avis : (lu en janvier 2021)
Cette BD, raconte le parcours du chef cuisinier 3 étoiles Yannick Alleno. Je connais Yannick Alleno à travers les émissions de cuisine à la télévision comme Top Chef.
Yannick Alleno a d’abord découvert la cuisine avec sa grand-mère qui faisait mijoter les produits de son potager ou les grives piégées dans la campagne par son oncle… Les odeurs de lards qui sèchent, de la soupe cuite à l’eau de source, du pain cuit au feu de bois sont des souvenirs d’enfance qui ne seront pas étranger à sa vocation. A cette époque, il découvre également le plaisir que prend son cousin cuisinier à faire à manger à toute la famille.
Ses parents étant gérant de bistrots parisiens et ses résultats à l’école pas des plus brillants, le jeune Yannick va faire l’école hôtelière, puis un apprentissage en pâtisserie au sein de grandes maisons, il y apprendra le travail sans relâche, il y fera des rencontres essentielles, il aura l’opportunité de voyager vers le Japon…
Grâce à sa ténacité, son travail, son audace, son esprit de compétition, Yannick Alleno deviendra un grand chef triplement étoilé.
Un parcours
intéressant à découvrir et bien documenté sur l’avènement d’un grand cuisinier.

Extrait :

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Petit Bac 2021
(1) Être Humain

C’est lundi, que lisez-vous ? [137]

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L’évangile des anguilles – Patrik Svensson
Et nos lendemains seront radieux – Hervé Bourhis

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?
Agatha Raisin tome13 – M.C. Beaton

Que lirai-je les semaines prochaines ?
L’enfant qui rêvait d’étoiles – Alléno, Mantoux, Rabaté (BD)
Dans les geôles de Sibérie – Yoann Barbereau
Seules dans Berlin (BD)
La traversée – Pajtim Statovci (Masse Critique Babelio)
Le Loup – Jean-Marc Rochette (BD)

Meilleurs vœux pour 2021.
Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous en lisant !

Et nos lendemains seront radieux – Hervé Bourhis

71RTHoc4aGL Gallimard Jeunesse – avril 2019 – 80 pages

Quatrième de couverture :
Jeunes conseillers politiques, Sylvain et Camille sont aussi frère et sœur. Un soir, alors que les éléments extérieurs se déchaînent, ils se retrouvent isolés avec la Présidente de la République au fort de Brégançon. Le moment idéal pour une prise d’otage… Les deux idéalistes décident d’imposer au pays entier une politique écologiste ! Peut-on sauver la planète le temps d’un orage ?

Auteur : Hervé Bourhis est l’auteur d’une dizaine de bandes dessinées depuis 2002, comme auteur complet ou scénariste. Il travaille également pour la presse (Spirou, Télérama, Jade,…) des revues numériques (La Revue dessinée, Professeur Cyclope,…) et pour l’audiovisuel. « Yeah yeah yeah yeah » est un court-métrage adapté du Petit livre rock. Il a scénarisé une dizaine d’épisodes de Copy-Cut (Normaal / Canal + Family, et trois épisodes d’OVNI d’après Trondheim & Parme (Blue Spirit / Canal +) Hervé Bourhis a reçu le prix Goscinny en 2002 et le prix Jacques Lob en 2010.

Mon avis : (lu en janvier 2021)
J’ai pris par hasard cette BD à la Bibliothèque.
Tout commence dans l’Aveyron, en 1999, Marion joue à la campagne avec un lucane lorsque ses parents lui demande d’aller voir comment est l’activité des abeilles. Elle constate alors qu’elles sont la plupart mortes…
Une vingtaine d’année plus tard, nous nous retrouvons au Fort de Brégançon, Madame la Présidente de la République aspire à quelques heures de repos après un mini-sommet sur le climat avec la Chancelière allemande. Elle propose à ces deux proches collaborateurs présents, Mademoiselle Linart et à son frère Sylvain, de rester pour la soirée, pour préparer le communiqué pour le lendemain. Le temps est caniculaire et les orages ne sont pas très loin…
Mais ce soir-là, le frère et la sœur, ont un autre plan : une prise d’otage pour obliger la présidente à s’engager dans politique écologique radicale…
Une ambiance sombre pour un huis clos avec des militants déterminés. L’auteur interroge et bouscule le lecteur avec une réflexion sur une écologie politique extrémiste.
Le titre est positif et pourtant, l’histoire est sombre, le dessin naïf est mis en valeur par le choix de couleurs contrastées.

Extrait : (début de la BD)

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Petit Bac 2021
(1) Météo

L’évangile des anguilles – Patrik Svensson

Lu en partenariat avec Babelio et Le Seuil

61Kj8pO7iaL Le Seuil – janvier 2021 – 288 pages

traduit du suédois par Anne Gibson

Titre original : Ålevangeliet, 2019

Quatrième de couverture :
 » Quiconque cherche l’origine de quelque chose est aussi à la recherche de sa propre origine. « 
C’est l’une des créatures les plus énigmatiques du règne animal. Omniprésente depuis la nuit des temps (dans toutes les mers du globe, dans la mythologie, la Bible, l’Égypte ancienne, la littérature et d’innombrables cultures de par le monde, du Japon à la Scandinavie en passant par le pays basque), l’anguille ne cesse pourtant de se dérober à notre compréhension. Comment se reproduit-elle ? Pourquoi retourne-t-elle à la fin de son existence à son lieu d’origine, la mer des Sargasses, au large des Bermudes – où nul être humain cependant n’a jamais réussi à la voir ? Aristote croyait qu’elle naissait spontanément de la vase ; Sigmund Freud commença sa carrière en disséquant des centaines d’anguilles afin de dénicher leurs organes reproducteurs – en vain. Et aujourd’hui encore,  » la question de l’anguille  » demeure en grande partie irrésolue.
Patrik Svensson a passé son enfance à pêcher l’anguille, avec son père. La nuit, en silence, pendant des heures, ils attendaient de sentir vibrer le mystère au bout de leur ligne plongée dans les profondeurs des rivières et des lacs. Au point que cet animal, source de fascination autant que d’effroi, est devenu pour lui un totem – le symbole de tout ce qui demeure hors de notre portée, et à quoi pourtant nous accordons notre foi.
En mêlant la grande aventure scientifique, écologique, et le récit intime, L’Évangile des anguilles dévoile un pan de cet autre mystère, que chacun porte en soi : celui de nos propres origines et du sens même de la vie.

Auteur : Patrik Svensson, né en 1972, a grandi dans une petite ville du nord-ouest de la Scanie, dans le sud de la Suède, non loin de ce qu’on appelle souvent  » la côte des anguilles « . Passionné dès son enfance par le monde naturel et animal, il a fait des études de littérature puis est devenu journaliste, spécialisé dans les arts, la culture mais aussi la recherche scientifique. Best-seller traduit dans plus de 30 pays et lauréat du prix August, le  » Goncourt  » suédois, L’Évangile des anguilles est son premier livre.

Mon avis : (lu en janvier 2021)
Ce livre m’a été proposée comme un « roman » et c’est également ce que sous-entend le sous-titre « Histoire d’un père, d’un fils et de la créature la plus mystérieuse du monde animal ». Dans les faits, c’est à la fois un document scientifique, historique et en parallèle un récit intime. En effet, l’auteur raconte ses parties de pêche à l’anguille avec son père, leurs expérimentations et observations mais surtout nous informe sur le mystère qu’a toujours été cet animal. Entre poisson et serpent, l’anguille naît quelque part dans la mer des Sargasses sous forme de larves qui sont transportées par les courants du Gulf Stream et de la dérive nord-atlantique vers les eaux européennes. Elles deviennent alors civelles le long du littoral et dans les estuaires en Europe, ensuite après avoir remonté les rivières elles passent au stade d’anguille jaune pendant de longues années vivant dans les milieux humides, cours d’eaux, mares, fossés. Elle est capable de contourner de nombreux obstacles, et même s’il le faut, de sortir de l’eau. Enfin, c’est le dernier stade avec celui de l’anguille argentée et le moment de faire le chemin inverse, quitter les zones d’eau douce, retrouver la mer et reprendre le long voyage vers les Sargasses…
La vie d’une anguille n’est pas un long fleuve tranquille et il a fallu des siècles et de nombreux chercheurs ou chercheuses pour la comprendre et encore aujourd’hui, il reste des questions en suspens…
M’attendant à lire un roman, j’ai eu un peu de mal à entrer dans ma lecture puis l’intérêt du sujet qui mélange, science, géographie, histoire, philosophie, etc… m’a passionné. Mais en comparaison, les interludes souvenirs d’enfance et de pêches m’ont paru trop courts… car touchants et plus personnels.
Merci à Babelio et Le Seuil pour cette découverte instructive et palpitante.

Extrait : (début du livre)
Or la naissance de l’anguille arrive en cette manière: elle voit le jour dans une partie du nord‑ouest de l’Atlantique appelée mer des Sargasses, qui semble comme faite pour elle, à tout point de vue. Car la mer des Sargasses est moins une entité maritime propre qu’une sorte de mer dans la mer. Difficile de dire où elle commence et où elle finit; elle ne se laisse pas mesurer avec les instruments du monde ordinaire. Située un peu au nord de Cuba et des Bahamas, au large de la côte Est des États‑Unis, elle constitue un espace mouvant. Il en va de la mer des Sargasses comme du rêve, on ne peut pas affirmer avec précision à quel moment on y entre, à quel moment on en sort; on sait seulement qu’on y a été.Cette évanescence tient au fait qu’elle ne possède aucune frontière terrestre; seuls quatre grands courants océaniques la délimitent. À l’ouest, le Gulf Stream nourricier ; au nord, la branche qu’on appelle la dérive nord‑atlantique; à l’est, le courant des Canaries et au sud, le courant nord‑équatorial. Vaste de cinq millions de kilomètres carrés, la mer des Sargasses se déplace tel un tourbillon lent et chaud à l’intérieur du cercle fermé de ces courants. Ce qui entre ici n’en sort pas si facilement.
L’eau y est limpide, d’un bleu profond. Elle atteint par endroits sept mille mètres de profondeur. La surface est couverte de gigantesques nappes d’algues brunes et collantes appelées Sargassum, ou algues sargasses, d’où son nom. Leurs sarments épais forment des tapisseries longues de plusieurs kilomètres qui couvrent la surface de l’eau et protègent une infinité de créatures: petits invertébrés, pois‑sons, méduses, tortues, crevettes et crabes. Les profondeurs abritent d’autres formes de végétation. Une vie grouillante dans le noir, comme une forêt la nuit.C’est ici l’origine de Anguilla anguilla, l’anguille européenne. Ici que les femelles et les mâles ayant atteint la maturité sexuelle viennent frayer au printemps. Ici que prend forme, à l’abri de l’obscurité profonde, une larve à la tête ridiculement petite et aux yeux mal développés. On l’appelle larve leptocéphale; son corps est long de quelques millimètres à peine et présente la forme d’une minuscule feuille de saule. Tel est le premier stade de l’anguille.
La feuille de saule translucide commence aussitôt son voyage. Portée par le Gulf Stream, elle dérive sur des milliers de kilomètres à travers l’Atlantique en direction des côtes européennes. Cette pérégrination peut prendre jusqu’à trois ans; pendant ce temps, la larve enfle comme une bulle, millimètre par millimètre, et lorsqu’enfin elle atteint les rivages de l’Europe, elle subit sa première métamorphose, se transforme en alevin ou «civelle». Tel est le deuxième stade de l’anguille.À l’image de leur précédente incarnation en forme de feuille, ces civelles sont minces, sinueuses et translucides, comme si la couleur pas plus que le péché n’avait encore trouvé place dans leur corps pâle. Longues de six ou sept centimètres, elles ressemblent, écrivait l’auteure et biologiste marine Rachel Carson, à « de minces tiges de verre, moins longues qu’un doigt ». En anglais on les appelle d’ailleurs glass eels, « anguilles de verre ». Elles sont fragiles, sans défense, et passent pour un mets délicat, notamment au Pays basque.

Petit Bac 2021
(1) Objet

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Suède

C’est lundi, que lisez-vous ? [136]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

L’art du sushi – Franckie Alarcon
Un peu de tarte aux épinards : 2. Les épinards sont éternels – Casado et PelaezIl faut sauver nos insectes ! – Denis Richard, Pierre-Olivier Maquart

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?
L’évangile des anguilles – Patrik Svensson (partenariat Babelio)

Que lirai-je les semaines prochaines ?
Agatha Raisin tome13 – M.C. Beaton
Et nos lendemains seront radieux – Hervé Bourhis (BD)
L’enfant qui rêvait d’étoiles – Alléno, Mantoux, Rabaté (BD)

Meilleurs vœux pour 2021.
Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous en lisant !

Il faut sauver nos insectes ! – Denis Richard, Pierre-Olivier Maquart

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41R4RomHSnL Delachaux – octobre 2020 192 pages
Quatrième de couverture :

Les insectes disparaissent à une vitesse inquiétante ! Ce livre, en dressant le portrait de certains d’entre eux, emblématiques et menacés, est à la fois une alerte mais aussi une sensibilisation à leur préservation en France et en Europe. Il s’agit du groupe le plus important du monde animal. Et pourtant, ces papillons, ces libellules, ces coléoptères, ces abeilles, ces criquets et ces sauterelles sont victimes de la dégradation de leurs milieux. Modification des paysages agricoles, emploi massif et inadapté des pesticides et des engrais azotés, assèchement des zones humides, exploitation forestière intensive… Toutes ces agressions, et d’autres encore, on un point commun : l’action de l’homme. La diminution du nombre et de la diversité des insectes doit nous interroger car de très nombreuses espèces sont de précieux auxiliaires des activités humaines et toutes jouent un rôle essentiel dans le maintien des équilibres écologiques. Il est encore temps d’agir, tant sur le plan individuel que collectif, c’est le message que porte haut et fort ce livre magnifique.

Auteurs : Docteur en pharmacie, Denis Richard a également suivi un double cursus en botanique et chimie des substances naturelles. Depuis toujours passionné par l’entomologie, il fut fondateur du  » Jardin aux Insectes  » de Poitiers en 1998. Journaliste scientifique, traducteur de nombreux ouvrages traitant de la nature ou du jardinage, il est auteur d’une vingtaine de livres dont, aux éditions Delachaux et Niestlé La Vie des coléoptères d’Europe (2020, en collaboration avec Pierre-Olivier Maquart).
Pierre-Olivier Maquart est doctorant à l’université de Stirling (Écosse). Coléoptériste né, il se consacre à l’observation et à la photographie de ces insectes qu’il a observés à l’occasion de voyages en Afrique et en Asie. De ses périples, il a pu rapporter et décrire plusieurs espèces nouvelles. Il travaille actuellement pour l’institut Pasteur de Phnom Penh.

Mon avis : (lu en janvier 2021)
Merci à Babelio et aux éditions Delachaux et Niestlé pour l’envoi de ce livre lors de Masse Critique.
C’est un très beau livre documenté, instructif et très agréable à feuilleter pour s’émerveiller devant de nombreuses photographies d’insectes de toute beauté.
Je me suis toujours intéressée aux insectes que je croisais dans les jardins, les prairies, les potagers, la forêt… A l’époque pas d’internet ou d’appareil numérique pour les collectionner… Nous les observions, les dessinions avant d’aller enquêter dans un dictionnaire ou auprès d’adultes connaisseurs. Nous en capturions également parfois dans des pots de confitures au couvercle percée pour les observer plus longtemps… Je me rappelle de grillons capturés en Normandie puis libérés à Paris dans le Jardin des Poètes, un jardin public proche de l’appartement où j’habitais avec ma famille.

Plus tard, c’est mon fils aîné, passionné par les animaux dont les insectes, que j’ai accompagné dans ses découvertes et il est devenu bien plus savant que moi ! Il peut passer des heures dans un jardin à observer plantes par plantes les insectes qui s’y cachent… et ensuite de regarder des vidéos pour en apprendre encore plus… Papillons, abeilles, coccinelles, criquets et sauterelles, libellules, scarabées, coléoptères… n’ont plus beaucoup de secrets pour lui…
Dans ce livre, les auteurs nous parlent du drame qui couve : les insectes représentent 70% de la biodiversité animale connue et depuis des années de nombreuses espèces disparaissent ou déclinent dangereusement. L’Homme en est la cause, avec l’artificialisation des milieux, la fragmentation des habitats et l’épandage de produits chimique.
Le premier chapitre décrit l’étendu du problème et ses causes. Le deuxième chapitre nous rappelle que les insectes sont irremplaçables dans les écosystèmes et donc indispensables à l’Homme.
Puis en passant en revue milieux par milieux (prairies, milieux humides, bois et forêts, littoraux) de très nombreux insectes, le lecteur découvre ses caractéristiques et des photos, les menaces qu’il pèse sur lui et enfin comment le préserver ou le sauvegarder.
Le livre s’achève sur un cours chapitre sur les collectionneurs qui autrefois ont pu menacer quelques spécimens… Aujourd’hui, ils sont beaucoup moins nombreux et peuvent utiliser un appareil photo pour capturer un espèce rare et protégée !
Puis un chapitre important avec des actions à mener individuellement ou collectivement pour préserver et protéger les insectes.
Enfin, en annexes, index, bibliographie et listes d’associations européennes de conservation des insectes.
Un très beau livre à explorer et à partager en famille.

Extrait :

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Petit Bac 2021
(1) Animal