L’année 2020 en chiffres…

Mes lectures au cours de l’année 2020

Nombre de lectures moins important en 2020 (112) par rapport à 2019 (128)

*  *  *

Par genre

 

Les BDs sont largement au 1er rang suivis par les romans au 2ème rang,
puis les polars au 3ème rang

dont 13 lectures audio
(soit  11,6% du total de mes lectures ou 21,6% si je ne compte pas les BD)

*  *  *

Par sexe de l’auteur

Il y a 60% d’auteurs masculins pour 40% d’auteures féminines.
Le pourcentage total reste inchangé en un an.
Pour mes lectures de romans et romans jeunesse, il y a une majorité féminine, 57%  et 82%.
Pour les BD, c’est toujours très déséquilibré en faveur du masculin,
avec plus de 7 sur 10 !

*  *  *

Par nationalité de l’auteur

Romans

Près de 50% de romans français, puis un peu plus de 30% de romans européens
et un peu plus de 20 % de romans d’Amérique du Nord 

Polar, roman noir, thriller 

Pour les polars, l’Europe représente plus des 2/3

BD

Pour les BD, la France est la grande gagnante avec 3/4 !

Tous genres confondus, j’ai lu des livres de 20 nationalités différentes
dont 11 en Europe…
Après la France (79), les grands gagnants sont l’Angleterre (7) et
le Canada (7 dont 5 du Québec) puis les États-Unis (6) et la Belgique (6)

*  *  *

Merci à tous pour vos visites et vos commentaires.

A l’Année Prochaine !

Bilan final Challenge Voisins Voisines 2020

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Nous étions 8 participants dont 6 actifs

Nous avons lu ensemble 92 livres  (tous différents)

Le livre le plus lu :

Cette année, aucun

 L’auteur le plus lu :

M.C. Beaton avec 13 livres différents 

Grands lecteurs : 

Sharon : 36 livres
Aproposdelivres : 22 livres
Pativore : 16 livres
Manika : 14 livres
Desjardins, Passage à l’Est  : 1 livre

Spécialistes…

Écosse Sharon  (10 livres)
Angleterre  : Sharon (9 livres),
Pativore
(8 livres),
Aproposdelivres (7 livres)

Nombre de pays visité : 19 pays

Allemagne, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Royaume-Uni (Angleterre, Écosse), Serbie, Suède

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Pays gagnants :

Angleterre (Royaume-Uni) : 27
Écosse (Royaume-Uni)  : 14
Allemagne  : 9

Grands voyageurs :

Aproposdelivres et Sharon : 11 pays
Manika et Pativore : 7 pays

Bilan chiffré du 30/12/2020

J’ai peut-être oublié de noter une ou plusieurs de vos lectures…
N’hésitez pas à me signaler mes erreurs, elles seront rectifiées ultérieurement !

Le challenge se poursuit en 2021 !

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Espérance – Résistance – Juliette Keating

Lu en partenariat avec Masse Critique Babelio

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81nHrD1e9sL Thierry Magnard – septembre 2020 – 96 pages

Quatrième de couverture :
Wassim vit à la cité de l’Espérance, avec son grand terre-plein vide, ses copains… Et quand un soir son père lui annonce que les jardins ouvriers au pied de leurs tours vont être vendus à un promoteur immobilier pour construire des bureaux, son sang ne fait qu’un tour.
Lorsqu’il découvre les mots si puissants de Greta Thunberg à la télévision criant « How dare you? », il entend l’urgence d’agir pour sauver les jardins. Qu’est-ce qu’il doit faire ? Qu’est-ce qu’il peut faire ? Avec Mia, qui le fait fondre et qui ressemble tellement à Greta, Bouba, Alice, Fatou, Saïd, ils s’organisent. Lui et ses copains sont jeunes, et alors ? Quand les vieux deviennent fous, n’est-ce pas aux jeunes d’être sages ?

Auteure : Née dans la région parisienne, Juliette Keating publie depuis 2011, des billets de littérature politique, des chroniques, des nouvelles et de la poésie sur son blog hébergé par Mediapart. Elle collabore au magazine culturel en ligne Délibéré. Elle a publié Demain, j’ai quinze ans. 

Mon avis : (lu en décembre 2020)
Le titre de ce roman « Espérance Résistance » est tout un programme !
Espérance c’est le nom de la cité où Wassim, quatorze ans, vit avec sa famille et ses copains. Au pied des immeubles, le long de la voie ferrée, il y a les jardins familiaux laissés en partie à l’abandon où seuls Bakary, un jeune malien, et le père d’Alice continuent à cultiver des légumes et des fleurs. Un promoteur et son 4×4 noir rôde à proximité des jardins, la mairie étant bien décidée à céder les terrains pour y construire un immeuble de bureaux et un fast-food…
Après avoir vu et entendu Greta Thunberg sur une video, Wassim se sent concerné et veut faire quelque chose contre la destruction des jardins, grands-parents, parents et enfants y on tous de beaux souvenirs dans ses « jardins ouvriers » devenus « jardins familiaux »… Avec ses copains Bouba, Mia, Alice, Lorenzo, Fatou, Saïd, Wassim va créer le groupe « Espérance Résistance » et mobiliser le quartier pour sauver les jardins. Quand les vieux deviennent fous, n’est ce pas aux jeunes d’être sages ?
Voilà un roman très court (96 pages) pour les Ados, facile à lire, sur un sujet d’actualité et qui met en scène des adolescents qui s’engagent contre la bétonisation de leur quartier. Idéal pour éveiller leur conscience.
La première moitié du roman lue par l’auteure est disponible gratuitement sur le site de l’éditeur, Thierry Magnard

Extrait : (début du livre)
Johnny le clodo déboule sur la dalle. Il titube devant le magasin. Crishhhh… Il ouvre une canette. Il l’a piquée et glissée dans sa poche. Mais il voit tout sur son écran, le Chinois ! Il a installé des caméras. Faut être un dieu pour lui chourer un truc. Et voilà Johnny qui lève sa canette volée vers le ciel gris. Il chantonne : « À vot’ santéééé les jeunes ! »
Il boit d’une traite, heureux. Une nuée d’oiseaux criaillent en se posant sur l’arbre. Il fait lourd. On s’ennuie. J’écoute la balle de Lorenzo frapper le sol : tap tap tap tap. Mia aspire les dernières gouttes d’un multivitamines. Tap tap tap tap tap. Personne d’autre sur la dalle. Depuis combien de temps on est là, Lorenzo, Mia et moi ? À attendre quoi, assis sur le muret devant le magasin du Chinois, nos nuques courbées sur Snapchat ? Tap tap tap jusqu’au bout du dimanche, répond la balle de Lorenzo.
Johnny est bourré. Il ricane dans son coin. Les oiseaux s’envolent. Mia se lève et va jeter sa gourde dans la poubelle qui déborde. Elle s’avance vers Johnny en mordillant la paille orange. Qu’est-ce qu’il lui prend ? Elle crie : « Eh, l’alcoolo, cache tes chicots ! »
Lorenzo éclate d’un rire qui rebondit sur les tours. Le ballon lui échappe et va rouler dans les jambes de Johnny. Il vacille, devient plus rouge encore. Il lance sa canette, qui explose en crachant la bière. Attention à la colère de Johnny !
– Raaah ! Raaah !
Il s’approche, l’air féroce. On se dresse en hurlant.

Extrait audio lu par l’auteure (voir onglet « Ressources »)

Mes livres coups de cœurs 2020

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Voici une sélection complètement subjective de livres qui m’ont marqués,
qui m’ont touchés, qui m’ont émus, que j’ai aimé cette année…

Dans la catégorie Roman français

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Dans la catégorie Roman étranger

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Dans la catégorie Roman policier

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Dans la catégorie Document

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Dans la catégorie Adolescent

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Dans la catégorie Bande Dessinée

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Dans la catégorie Beau Livre

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Dans la catégorie Livre Audio

9791035401238-001-T L'homme qui savait la langue

 

Un amour infaillible – Anne B. Ragde

Fleuve éditions – novembre 2018 – 360 pages
10×18 – juin 2020 – 408 pages

traduit du norvégien par Hélène Hervieu

Titre original : Liebhaberne, 2017

Quatrième de couverture :
Après une vie mouvementée, Tormod Neshov, le patriarche de la famille, coule enfin des jours paisibles dans sa maison de retraite. Plus rien ne l’empêche désormais de baigner dans les souvenirs de son premier amour, une histoire qu’il a dû nier toute sa vie et que pourtant il n’a jamais oubliée. Pour rien au monde il ne souhaite donc retourner à la ferme où règne dorénavant sa petite-fille Torunn. Bien décidée à honorer désormais son héritage et à remettre l’exploitation en état, elle s’investit aussi dans l’entreprise de son oncle Margido, lequel, après des années de solitude, commence enfin à s’ouvrir au monde. Erlend, de son côté, a pris un congé à son travail pour garder un oeil sur la rénovation de la villa de Klampenborg. Tout pourrait être parfait… si son compagnon Krumme n’était pas d’une humeur de chien à cause de son nouveau régime. Comme souvent, c’est lorsqu’on pense que la vie est un long fleuve tranquille que de nouveaux événements viennent tout faire basculer.

Auteur : Anne B. Ragde a tout d’abord été professeur de communication à l’université de Trondheim. Ses débuts en littérature datent de 1986 avec un livre pour enfants intitulé Hallo! Her er Jo (Bonjour, voici Jo !). Depuis lors, elle a écrit plusieurs livres pour enfants et adolescents, et parmi eux une biographie de Sigrid Undset, pour laquelle elle a reçu le Prix Brage. Son premier roman destiné aux adultes, En tiger for en engel (Un tigre pour un ange), a été publié en 1990. Elle a écrit plusieurs romans, des thrillers et des recueils de nouvelles. Son roman La Terre des mensonges a reçu un accueil très chaleureux des lecteurs et des critiques, en Norvège comme en France ; le livre a par ailleurs été traduit en plus de 20 langues. Avec La Ferme des Neshov (prix des libraires de Norvège en 2005) et L’Héritage impossible, cette trilogie a rencontré un vif succès et a fait l’objet d’une adaptation télévisuelle, suivie par plus d’un million de téléspectateurs norvégiens.

Mon avis : (lu en décembre 2020)
C’est le cinquième roman de la série de la famille Neshov. Margido est toujours à la tête de son entreprise de pompes funèbres et sa nièce Torunn l’aide maintenant. Cette dernière a entrepris la rénovation de la ferme dont elle est devenue la seule propriétaire. Torunn y vit seule avec Anna, sa jeune chienne husky pleine de vie et pleine de poils…
Tormod, le patriarche, est maintenant heureux dans la maison de retraite, le personnel est aux petits soins avec lui et Torunn et Margido viennent souvent le voir et sont attentifs à son confort. Erlend vit toujours exilés au Danemark avec Krumme, ils ont maintenant trois enfants, Ellen, Leon et Nora, dont ils partagent la garde avec les mamans. Erlend s’occupe des travaux de rénovations de la villa où ils pourront tous vivre ensemble.
Un roman au rythme lent, plein d’humanité et de nostalgie avec une conclusion inattendue qui annonce une suite à cette saga.

Extrait : (début du livre)
Au moment où la musique commença à résonner dans la pièce, Margido releva la tête et son regard s’échappa vers la fenêtre de son bureau. La mélodie et le texte étaient d’une telle beauté que cela le prit tout à fait au dépourvu. Un long moment, pendant qu’il relisait le programme du déroulement des obsèques et vérifiait une troisième fois les dates au cas où il aurait laissé passer une erreur, il n’avait prêté qu’une oreille distraite à ce que disaient de jeunes hommes dans un studio de radio en parlant tous en même temps de la manière dont ils avaient travaillé pour sortir leur premier album.
En dehors de la nef de l’église ou de la salle de cérémonie, la musique n’occupait pas une grande place dans sa vie, il n’avait même pas de chaîne hifi chez lui. Mais la radio était souvent allumée avec le son assez bas quand il était seul au bureau. Il adorait les beaux psaumes et il était presque toujours ému par la musique que les proches choisissaient pour les funérailles. Il y était question de perte, de chagrin, de la vie telle qu’elle avait été vécue jusqu’à l’instant où la mort avait pris le relais.
Il fut frappé par la pensée qu’il n’y avait pas au fond une énorme distance entre la grande beauté et le chagrin. Car la musique qu’il écoutait maintenant, alors qu’il s’était attendu à de la musique de jeunes qui cassait les oreilles, était d’une beauté indicible, et elle lui procura une grande joie parce qu’il était joyeux au départ. Tandis qu’il y avait peut-être une autre personne quelque part qui écoutait la même musique, une personne plongée dans une si grande douleur que la mélodie et les mots étaient trop difficiles à supporter. Il pouvait rester ici à regarder par la fenêtre et s’adresser un petit sourire de connivence, cependant que l’autre personne voyait sa plaie se rouvrir en grand et était malheureusement obligée d’éteindre la radio pour ne pas en entendre davantage. Étrange, pensa-t-il, à l’image de la vie elle-même, tout aussi imprévisible.

Déjà lu du même auteur :

la_terre_des_mensonges La Terre des mensonges   la_ferme_des_Neshov La Ferme des Neshov
l_h_ritage_impossible L’héritage impossible  zona_frigida  Zona frigida
un_jour_glac_ Un jour glacé en enfer la_Tour_d_arsenic La Tour d’arsenic
117480780 L’Espoir des Neshov

Petit bac 2020a
(8) Amour

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Norvège

Speak – Emily Carroll, Laurie Halse Anderson

81xuBk6iznL Rue de Sèvres – janvier 2019 – 376 pages

Quatrième de couverture :
« J’aimerais faire un vœux mais je ne sais pas lequel… J’essaie de ravaler la boule que j’ai dans la gorge. Je pourrais leur raconter ce qui est arrivé. Comment réagiraient-ils ?  » Melinda a 15 ans. Ce soir d’été, au beau milieu d’une fête, la jeune fille est victime d’un drame. Elle appelle la police. Personne ne saura jamais pourquoi elle a lancé cet appel, ni ce qu’il lui est arrivé cette nuit-là. Tout simplement parce que Melinda, murée dans son silence, ne parvient pas l’exprimer…

Auteurs : Emily Carroll, auteur et illustratrice de bande dessinée, elle est également créatrice de plusieurs web comics à succès. Elle a reçu deux prix Eisner en 2015 et vit à Stratford dans l’Ontario.
Laurie Halse Anderson, son roman Speak, vendu à plusieurs millions d’exemplaires, est traduit dans trente pays. Elle a reçu le Margaret Edwards Award en 2009, attribué par ]’American Library Association. Elle vit aujourd’hui en Pennsylvanie.

Mon avis : (lu en octobre 2020)
Ce roman graphique est l’ada
ptation du roman de Laurie Halse Anderson. Cela raconte une année scolaire au lycée vue à travers les yeux d’une élève de seconde. Tout y est décrit avec beaucoup d’intelligence et une grande justesse.
L’entrée scolaire en seconde est difficile pour Mélinda, elle est mise de côté par ses anciennes amies, harcelée par d’autres élèves. Petit à petit, elle se mure dans le silence et s’isole, à l’école comme chez elle. Ses parents ne comprennent ni son attitude, ni ses mauvaises notes… Au fil des pages, le lecteur devient comme un confident pour Mélinda, il découvre le drame qu’elle a subit, le malaise et traumatisme dans lesquels elle est plongée…
Un récit profondément humain, crédible et bouleversant.

Extrait : (début de la BD)

 

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C’est lundi, que lisez-vous ? [134]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne ces dernières semaines ?

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Le voyage d’Abel – Isabelle Sivan et Bruno Duhamel
L’Aube à Birkenau – Simone Veil et David Teboul

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?
L’amour impossible – Anne B. Radge
Espérance – Résistance – Juliette Keating (Masse Critique)

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Speak – Emily Carroll, Laurie Halse Anderson (BD)
L’art du sushi – Franckie Alarcon (BD)
Il faut sauver nos insectes ! (Masse Critique)
Un peu de tarte aux épinards : 2. Les épinards sont éternels – Casado et Pelaez (BD)

Bonnes lectures, protégez vous et évadez-vous en lisant !

L’Aube à Birkenau – Simone Veil et David Teboul

71ZOkOsTjVL Les Arènes – novembre 2019 – 281 pages

Quatrième de couverture :
« La guerre avait fauché une génération. Nous étions effondrés. Mon oncle et ma tante avaient beau être médecins, ils ne possédaient plus rien. Leur clientèle avait disparu. Leur maison avait été pillée. Leurs économies avaient fondu. Le lendemain de mon arrivée à Paris, comme ils n’avaient ni argent ni vêtements à m’offrir, c’est une voisine qui m’a secourue avec une robe et des sous-vêtements. Il régnait dans la maison une atmosphère de désolation.
Il n’y avait plus le moindre meuble. Les miroirs avaient été volés, à part ceux qui étaient scellés aux murs et que les pillards n’avaient pas pu emporter.
Je faisais ma toilette matinale devant un miroir brisé par une balle. Mon image y apparaissait fissurée, fragmentée. J’y voyais un symbole.
Nous n’avions rien à quoi nous raccrocher. Ma sœur Milou était gravement malade, mon oncle et ma tante avaient perdu le goût de vivre.
Nous faisions semblant de vouloir continuer. »

Auteurs : David Teboul est cinéaste, photographe et vidéaste. Il a réalisé des installations, plusieurs documentaires dont Yves Saint Laurent 5, avenue Marceau 75116 Paris, devenu également un livre en 2002, et Mon amour, tourné en Sibérie, qui sortira au cinéma en 2020
Simone Veil est née en 1927 à Nice. Elle a seize ans en mars 1944 quand elle est arrêtée et déportée à Auschwitz-Birkenau. Magistrate, elle devient, en 1974, ministre de la Santé et fait voter « la loi Veil » qui libéralise l’avortement. En 1979, elle devient la première femme Président du Parlement européen. En 2004, présidente de la fondation pour la Mémoire de la Shoah, elle publie son autobiographie Une vie. Membre du Conseil constitutionnel, elle est élue à l’Académie française en 2008. En 2010, elle est « la personnalité préférée des Français », selon un sondage IFOP. En 2017, elle meurt à quatre-vingt-dix ans et reçoit un hommage solennel aux Invalides. Elle entre en Panthéon avec son mari en 2018, un an après sa mort. C’est la quatrième femme à recevoir cet « honneur solennel de la nation ». Plusieurs dizaines d’écoles portent son nom.

Mon avis : (lu en octobre 2020)
David Teboul avait 12 ans lorsqu’il a vu Simone Veil pour la première fois à la télévision, le 06/01/1979, aux « Dossiers de l’écran ». Le petit garçon, qu’il était et qui devait cacher aux autres qu’il était Juif, comprend ce jour là qu’il est pleinement français. David a la conviction que quand il sera grand, il rencontrera Simone Veil pour de vrai.
A trente ans, David, devenu  cinéaste et photographe, tente, non sans difficulté, de rencontrer Simone Veil. Il finit par obtenir un rendez-vous de 10 minutes. La rencontre durera près de 3 heures et Simone Veil lui accordera d’autres longs entretiens. David accompagnera aussi Simone Veil lors d’un voyage à Auschwitz.
Ce très beau livre a été conçu à partir des conversations enregistrées et filmées par David Treboul.
David a été également le témoin de conversations, entre Simone et Denise, sa grande sœur, entre Simone et Marceline Loridan-Ivens, sa copine de déportation, entre Simone et Paul Schaffer, compagnon du kommando de Bobrek.
De nombreuses photos sont présentes de ce bel ouvrage, des photos de famille, des photos prises par David lors de leur voyage à Birkenau.
Un livre touchant, des entretiens pleins de sincérité, de simplicité

Extrait : (début du livre)
Dans ma famille, nous étions juifs, patriotes, républicains et laïques. Les deux branches, celle des Jacob, du côté de mon père, et celle des Steinmetz, du côté de ma mère, vivaient dans cet esprit depuis plusieurs générations.
La famille de mon père venait d’Alsace et de Lorraine.
Du côté alsacien, elle appartenait à une bourgeoisie instruite et aisée où l’on trouvait notamment des médecins. Sur l’histoire de cette branche paternelle, peu de choses me sont parvenues. Elle faisait partie de la communauté juive de Strasbourg tout en étant, depuis plusieurs générations, détachée de la pratique religieuse. Son arbre généalogique ne s’étend que sur un siècle et demi. J’ai cependant conservé deux miniatures de qualité qui viennent de cette famille Netter. Ces portraits témoignent d’un certain statut social.
L’autre branche de la famille paternelle était issue de Lorraine, plus précisément des environs de Metz. Son histoire nous est mieux connue. Il y a quelques années, mon mari, mes enfants et moi avons retrouvé une tombe de famille qui remonte à 1760 ou 1770. Un seul membre de l’ancienne communauté juive, un centenaire en pleine forme, subsistait dans ce village. Il veillait sur ces belles tombes anciennes. Le cimetière était intact et bien entretenu. La disparition de cette communauté m’a semblé d’autant plus triste.
Les deux branches paternelles ont commencé à quitter l’Alsace et la Lorraine au moment de la guerre de 1870, peut-être avant. Dès 1900, mon grand-père paternel travaillait à Paris, comme comptable à la Compagnie du gaz. Il semble qu’il ait eu d’autres ambitions. Il vivait avenue Trudaine, dans le IXe arrondissement. Mon père y est né. Le hasard a voulu qu’à dix ans d’intervalle ma mère y naisse aussi.
Pour les Jacob, la laïcité était la règle depuis des générations. Dans son testament, mon grand-père paternel avait précisé qu’il ne souhaitait pas d’enterrement religieux. Mon père était farouchement attaché à ces principes. La pratique religieuse ne tenait aucune place dans sa vie. Un jour, une cousine italienne m’a emmenée à la synagogue, ce fut d’ailleurs ma seule visite à la synagogue avant la guerre. Mon père a manifesté son mécontentement. Il a demandé à cette cousine de ne pas chercher à influencer ses enfants. Seuls comptaient à ses yeux l’humanisme, les valeurs morales, l’art et la littérature. Il avait étudié aux Beaux-Arts avant la Première Guerre mondiale, en section d’architecture, et y avait obtenu la deuxième place au grand prix de Rome. À ses yeux, l’architecture relevait des Beaux-Arts, c’était une profession noble.

Le voyage d’Abel – Isabelle Sivan et Bruno Duhamel

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Quatrième de couverture :
À Reclesme, dans un petit village au cœur de la France, Abel vit seul avec son chien, ses deux vaches et ses brebis. Il n’a jamais quitté son village. Pourtant, toute sa vie, il a rêvé de parcourir le monde, et imaginé de lointains voyages. En ce mois de septembre, et ce malgré son âge, Abel a décidé de partir en Éthiopie.

Auteurs : Né en 1975 en Seine-Maritime, après des années de lycée laborieuses et une année de Faculté d’Arts Plastiques, Bruno Duhamel entre aux Beaux-Arts d’Angoulême, hésite deux ans entre la 3D et le design Internet, et choisi finalement la bande dessinée. Après plusieurs collaborations avec divers scénaristes, Kochka, Harlem, Butch Cassidy,  Je suis PAS petite !!!, Le Père Goriot, Les Brigades du temps, Le Voyage d’Abel… Il signe, avec  Le Retour, son premier album en solo.
Isabelle Sivan, née à Marseille, a passé plusieurs années de son enfance en Afrique. Elle est aujourd’hui avocate en propriété intellectuelle. Elle a signé sous le nom de Lisa Belvent le scénario de la bande dessinée Le Voyage d’Abel (2014). Dankala est son premier roman.

Mon avis : (lu en novembre 2020)
Abel est un vieux paysan qui n’a jamais quitté son village. Il vit seul avec son chien, ses deux vaches et ses brebis dans la ferme familiale. C’est une vie qu’il n’a pas choisi, en effet, ses frères tous partis, il a du rester. Pourtant, il aurait voulu être marin, et toute sa vie, il a rêvé de parcourir le monde, et imaginé des voyages. Abel passe donc son temps libre à lire et relire de nombreux guides touristiques. Le lecteur découvre Abel dans sa routine quotidienne, la traite de ses deux vaches, mener ses chèvres aux champs avec son fidèle compagnon, puis son petit tour au village pour faire ses courses, retour à la ferme jusqu’au soir et il finit sa journée au comptoir du bar… Au fil des saisons, Abel supporte cette vie qu’il n’a pas choisi grâce à ses rêves et à l’espoir de partir un jour…
Une histoire émouvante, pleine de tendresse et de poésie.

Extrait :

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(8) Personnage Célèbre

Déjà lu du même auteur : 

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