Astérix n°38 : La Fille de Vercingétorix – Jean-Yves Ferri, Didier Conrad

91Yq339lSyL Éditions Albert René – octobre 2019 – 48 pages

Quatrième de couverture :
Effervescence et chamboulements en perspective. La fille du célèbre chef gaulois Vercingétorix, traquée par les Romains, trouve refuge dans le village des irréductibles gaulois, seul endroit dans la Gaule occupée à pouvoir assurer sa protection. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la présence de cette ado pas comme les autres va provoquer moults bouleversements intergénérationnels…

Auteurs : Jean-Yves Ferri pour le scénario. Oscillant entre humour et tentative de réhabilitation d’un certain mode de vie campagnard, il se démarque du reste de la production par un ton particulier. De sa jeunesse, il garde son amour immodéré du terroir et l’insuffle dans ses planches. Dès 1993, il fait son entrée parmi la caste des auteurs de Fluide Glacial. Ses ‘Fables autonomes’, parues au format album en 1996 et en 1998, évoquent une condition rurale âpre. Ardent défenseur du monde paysan, il n’en traite pas moins avec décalage et cynisme par le biais de l’autre série qu’il développe dans les pages de Fluide Glacial, celle des aventures d »Aimé Lacapelle’, sorte de policier rural à la gouaille inégalée. Auteur et dessinateur, c’est en s’associant avec Manu Larcenet qu’il rencontre massivement le public. Leur oeuvre commune, ‘Le Retour à la terre’, entamée en 2002, témoigne de la difficulté de vivre sans racines et fait preuve d’une sensibilité rare. Entre humeurs bucoliques et regard doux-amer, Jean-Yves Ferri est un artiste dans le système mais définitivement à part.Didier Conrad pour le dessin. Né le 6 mai 1959 à Marseille, il fait ses débuts en 1973 avec une « Carte blanche » humoristique de deux pages pour SPIROU. Il s’associe avec Yann pour illustrer « Jason », un scénario fantastique de Mythic. Avec son complice, il va former le premier duo d’affreux jojos de la bande dessinée en multipliant, au début des années 80, des animations corrosives dans SPIROU (les célèbres hauts de pages), la satire des séries réalistes traditionnelles avec les « Innommables » et la parodie avec « Bob Marone ». Séparé de son conseiller en pastiches, Conrad commence en 1984 une œuvre personnelle : c’est « L’Avatar » qui préfigure selon lui, « Le Piège Malais », publié en deux volumes six ans plus tard dans la prestigieuse collection « Aire Libre » et dont une intégrale a été proposée en 1999. Conrad crée ensuite, en 1991, une série pour les plus jeunes lecteurs : « Donito », dont quatre aventures se succéderont chez Dupuis avant qu’il renoue pour Dargaud avec les « Innommables » et son complice préféré, Yann. Sous le pseudonyme commun de « Pearce », ils vont explorer la jeunesse de Lucky Luke dans « Kid Lucky », sur un scénario de Jean Léturgie, chez Lucky Productions. Son dessin nerveux et joliment disneyien lorsqu’il ne s’attaque pas au bazooka aux univers classiques le fait remarquer par les chasseurs de tête de Spielberg qui s’efforceront un moment de canaliser son inspiration pour les studios Dreamworks aux états-Unis. Le dessin animé d’outre-Atlantique n’étant apparemment pas sa tasse de thé préférée, « Pearce » vient de relancer une série drolatiquement western sur scénario de Jean Léturgie : « Cotton Kid », un petit môme de l’Ouest.

Mon avis : (lu en novembre 2019)
Cette album est la quatrième collaboration entre Jean-Yves Ferri et le dessinateur Didier Conrad. Ils ont imaginé de nouvelles aventures complètement dans l’esprit de l’univers créé par René Goscinny et Albert Uderzo.
Escortée par deux chefs arvernes, une adolescente arrive dans le village gaulois, c’est la fille de Vercingétorix recherchée par César et ses légionnaires. Adrénaline tient tête aux adultes et ne se sent aucunement des ambitions politiques… Astérix et Obélix ont reçu l’ordre de surveiller et de protéger l’adolescente. Mais celle-ci est fugueuse… Elle a pour complice les ados du village dont Blinix et Selfix, les fils d’Ordralfabetix et Cétautomatix aussi cool que leurs pères sont coléreux. Les Pirates participent également à l’aventure de cet album plein d’humour et de jeux de mots ! Adrénaline est vraiment « attachiante » !

Extrait :

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