L’année 2018 en chiffres…

Mes lectures au cours de l’année 2018

Nombre de lectures plus important en 2018 (120) par rapport à 2017 (97)

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*  *  *

Par genre

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Les romans sont au 1er rang suivis de très près par les BD au 2ème rang,
puis les polars au 3ème rang

dont 16 lectures audio
(soit  13% du total de mes lectures ou 19% si je ne compte pas les BD)

*  *  *

Par sexe de l’auteur

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Il y a 63,5% d’auteurs masculins pour 36,5% d’auteures féminines.
C’est parfaitement équilibré pour les romans et les documents.
Les auteurs jeunesses sont en majorités féminines 60% contre 40%.
Pour les polars, c’est l’inverse, une majorité masculine dans les mêmes proportions 60% contre 40%.
Pour les BD, c’est toujours très déséquilibré en faveur du masculin, avec 8 sur 10 !

*  *  *

Par nationalité de l’auteur

Romans

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Presque 40% de romans français, puis 1/3 de romans d’Amérique du Nord (en majorité québécois), puis 20% de romans européens.

Polar, roman noir, thriller 

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Pour les polars, la France représente plus de 50%

BD

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Pour les BD, la France est la grande gagnante !

Tous genres confondus, j’ai lu des livres de 20 nationalités différentes
dont 14 en Europe…
Après la France(84), les grands gagnants sont le Canada (14 dont 13 du Québec),
la Belgique (9) et les États-Unis (8)

*  *  *

Merci à tous pour vos visites et vos commentaires.

A l’Année Prochaine !

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C’est lundi, que lisez-vous ? [51]

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C’est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé maintenant par Camille

Qu’est-ce que j’ai mis en ligne cette semaine ?

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Passage des ombres – Arnaldur Indridason
Dent d’ours – tome 6 – Silbervogel – Yann et Henriet
La vraie vie – Adeline Dieudonné
Les Beaux Étés – tome 5 : La Fugue – Zidrou et Jordi Lafebre
Les bracassées – Marie-Sabine Roger

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?

Qui décide tous les soirs d’allumer les étoiles – Carine Bausière (Masse Critique)
Le Lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux – Martha Hall Kelly
Le vertige des falaises – Gilles Paris

Que lirai-je les semaines prochaines ?
Lucky Luke : Un cow-boy à Paris – Achdé et Jul d’après Morris
Les vieux fourneaux – tome 5 : Bons pour l’asile – Wilfrid Lupano et Paul Cauuet
L’intérêt de l’enfant – Ian McEwan
Summits of my life – Kilian Jornet (Masse Critique)
Ueno Park – Antoine Dole
Miss Crampon – Claire Castillon (partenariat Flammarion Jeunesse)
Mentine tome 5 : On divorce ! – Jo Witek (partenariat Flammarion Jeunesse)

Bonne Année 2019, bonnes lectures et à l’année prochaine !

 

Bilan final Challenge Voisins Voisines 2018…

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Nous étions 10 participants actifs

Nous avons lu ensemble 166 livres  (dont 157 différents)

Le livre le plus lu :

Cette année uniquement des doublons, soit 9 livres

Agatha Raisin enquête, Tome 5 : Pour le meilleur et pour le pire – M. C. Beaton (Aproposdelivres et Sharon)
Agatha Raisin enquête,tome 6 : Vacances tout risques – M. C. Beaton (Sharon et Aproposdelivres)
La fille sous la glace – Robert Bryndza (Sharon et Anne7500)
La sorcière – Camilla Lackberg (Manika et Sharon)
L’Écart – Amy Liptrot (Aproposdelivres et Sharon)
Le Bonhomme de Neige – Jo Nesbo (bidib et Sharon)
Les petites chaises rouges – Edna O’Brien (Manika et Passage à l’est!)
Nos souvenirs sont des fragments de rêve – Kjell Westö (Sharon et Edyta)
La vraie vie – Adeline Dieudonné, (Aproposdelivres et Pativore)

 L’auteur le plus lu :

M.C. Beaton avec 8 livres  différents (10 lectures)

Grands lecteurs : 

Sharon : 50 livres
Anne7500 : 27 livres

Pativore : 21 livres
Manika : 19 livres
Aproposdelivres : 18 livres
Passage à l’Est  : 10 livres
Claudia : 7 livres
Edyta : 7 livres
Bibid  : 5 livres
MichelQuedeverbes  : 2 livres

Spécialistes…

Belgique :  Anne7500  (14 livres)
Ecosse :  Sharon  (9 livres)
Suède : Sharon (8 livres)

Nombre de pays visité : 28 pays

Albanie, Allemagne, Autriche, Belgique, Bosnie, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni (Angleterre, Écosse, Irlande du Nord, Pays de Galles), République Tchèque, Russie, Slovénie, Suède, Suisse, Ukraine

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Pays gagnants :

Angleterre (Royaume-Uni) : 24
Belgique : 20

Suède : 17
Écosse (Royaume-Uni)  : 15

Grands voyageurs :

Sharon  : 16 pays
Pativore  : 13 pays
Aproposdelivres : 11 pays

Manika : 10 pays
Anne7500  : 8 pays

Bilan chiffré du 31/12/2018

J’ai peut-être oublié de noter une ou plusieurs de vos lectures…
N’hésitez pas à me signaler mes erreurs, elles seront rectifiées ultérieurement !

 

Le challenge se poursuit en 2019 !

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Mes livres coups de cœurs 2018

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Voici une sélection complètement subjective de livres qui m’ont marqués, qui m’ont touchés, qui m’ont émus, que j’ai aimé cette année…

Dans la catégorie Roman français

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Dans la catégorie Roman étranger

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Dans la catégorie Roman québécois

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Dans la catégorie Roman policier

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Dans la catégorie Document

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Dans la catégorie Adolescent

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Dans la catégorie Bande Dessinée

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Dans la catégorie Livre Audio

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Les bracassées – Marie-Sabine Roger

lesbracassées Éditions Rouergue – août 2018 – 314 pages

Quatrième de couverture :
Fleur et Harmonie ont des prénoms un peu… trompeurs. Harmonie est jeune, nerveuse, sensible. Elle est affligée d’un syndrome pénible, et se collète résolument avec une vie qui ne lui fait pas de cadeaux. Fleur est âgée, obèse, pétrie d’angoisses, de manies. Elle vit seule avec son chien Mylord et son armoire à pharmacie. Elle se méfie de tout le monde, sauf de son thérapeute, le cher docteur Borodine. Autour d’elles, Elvire, Tonton, le merveilleux Monsieur Poussin. Autant de personnages singuliers, touchants et drôles. Rien n’aurait dû les rassembler, si ce n’est leur étrangeté et le fait que la société fait d’eux des inclassables, incapables, déclassés, bras cassés. Dans ce roman, il y a de la musique russe, un petit chien en surpoids, des gens un peu fêlés, des monstres improbables, de très beaux portraits en noir et blanc, de la traîtrise et du drame, et – ce n’est pas du luxe – un peu de tolérance.

Auteur : Marie-Sabine Roger est l’auteur de La tête en friche (adapté au cinéma par Jean Becker, avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus), Vivement l’avenir (prix des Hebdos en région et prix Handi-Livres), Bon rétablissement (prix des lecteurs de L’Express, adapté au cinéma par Jean Becker, avec Gérard Lanvin), et Trente-six chandelles.

Mon avis : (lu en décembre 2018)
Voilà l’un de mes coups de cœur de cette année.
« On a du mal à s’empêcher de juger les autres, et souvent sur leur apparence. »
Fleur, soixante-seize ans, obèse, agoraphobe, angoissée. Elle ne trouve d’apaisement qu’avec Mylord, son chien et ses médicaments. Naïve, elle tient un journal intime comme une adolescente de 15 ans.
Harmonie est une jeune femme de 29 ans, frêle, aux gestes désordonnés, et qui lance fréquemment injures et « aboiements ».
Leur rencontre va être explosive…
Il y a également Elvire et ses yeux qui dansent, Tonton et sa carrure de déménageur et Monsieur Poussin, 103 ans, qui photographie la rue depuis sa fenêtre, depuis toujours.
Des personnages singuliers, touchants et drôles qui en se fréquentant oublie leur handicap, la peur face à la différence.
« On peut choisir de voir le bon ou le mauvais côté des gens »
Grâce aux photos de Monsieur Poussin et son regard positif, tous ces personnages cabossés et différents vont porter un regard nouveau et différent sur le handicap, d’abord le leur puis celui des autres…
Une belle histoire émouvante, pleine d’humanité, d’amitié et de tolérance. Un coup de cœur.

Extrait : (début du livre)
Je trouve l’annonce un vendredi punaisée à l’épicerie sur le tableau d’affichage que je vais consulter sur les conseils de Diego pour vérifier si quelqu’un n’aurait pas retrouvé par hasard le parapluie que j’ai égaré le mardi précédent c’est-à-dire trois jours plus tôt c’est facile de s’en souvenir depuis il n’a pas plu je ne suis allée nulle part ailleurs C’est d’autant plus facile de s’en souvenir que je reviens au magasin le jour même le mardi en question pour voir si je n’aurais pas laissé mon parapluie ce qui semble une évidence puisqu’il n’est pas chez moi.

Wouh-Ouh-Ah-Ah.

Lundi 26 juin 16 h 38

J’ai rendez-vous à 18 h 15 avec la jeune femme qui m’a téléphoné pour l’annonce, et je me suis aperçue après son appel que je n’avais même pas pensé à lui demander son nom. C’est stupide de ma part, et d’une telle indélicatesse ! Je n’ai pas osé la rappeler. Je me le suis vertement reproché, même si j’ai des excuses, car parler au téléphone est bien trop pénible pour moi. Le docteur Borodine m’encouragerait à ce genre d’exercice, j’en suis sûre. Il aurait certainement raison. Malgré tout, si je peux éviter de me mettre toute seule dans des situations que je déteste, je ne vais pas m’en priver. Thérapie ou pas thérapie.
Je ne sais pas de quelle façon cette jeune femme aura interprété mon manque de curiosité. Je ne voudrais pas passer à ses yeux pour une de ces personnes prétentieuses pour lesquelles une employée de maison en vaut une autre, sans qu’il soit nécessaire de connaître son nom.
De plus, elle m’a fait très bonne impression, même si j’ai eu par moments quelques difficultés à la comprendre. Mais ça, c’est le mal du siècle : les gens n’articulent plus. Ils n’articulent plus du tout. Jusqu’aux acteurs qui se mettent à marmonner, c’est un comble. Pourtant, il me semble que le moins que l’on puisse espérer d’un acteur, c’est qu’il parle clairement ? Eh bien non, c’est à croire que certains ont décidé de ne plus s’exprimer qu’en voyelles et grommelots. C’est pire encore pour les nouveaux chanteurs : entre ceux qui s’époumonent en braiements ridicules et ceux qui chuchotent de si près dans leur micro qu’on s’attend à les voir le lécher comme une glace en cornet, impossible de comprendre les paroles, maintenant. Le soir, dans mon fauteuil, je penche de plus en plus vers mon téléviseur tel un vieux sapin qui s’effondre, l’oreille tendue, à tenter en vain de décrypter les paroles sur leurs lèvres. Sans parler de ces cameramen qui filment de façon saugrenue et enchaînent les gros plans sur les mains des chanteurs ou le regard des danseurs, dont personne n’a rien à faire. C’est grotesque.
Enfin, je suppose que c’est à moi de m’adapter car je pressens bien que, si je ne le fais pas, il y a fort peu de chances que la société change, elle, pour mieux me satisfaire.
Comme le dirait Josiane « il faut savoir évoluer » – à supposer que vivre dans un monde dans lequel les gens ne se comprennent plus qu’à moitié, lorsque par hasard ils se parlent, représente une évolution. Quoi qu’il en soit c’est la réalité, les gens ne font plus aucun effort pour se rendre intelligibles.

Déjà lu du même auteur : 

la_tete_en_friche La tête en friche  vivement_l_avenir Vivement l’avenir 

Bon_r_tablissement Bon rétablissement 36 chandelles Trente-six chandelles

111438962 Dans les prairies étoilées

 

Les Beaux Étés – tome 5 : La Fugue – Zidrou et Jordi Lafebre

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Dargaud – novembre 2018 – 56 pages

Quatrième de couverture :
La fin de l’année 1979 approche doucement. Les Faldérault ne peuvent pas dire qu’ils en gardent un bon souvenir : Madeleine déteste aussi bien son travail de vendeuse de chaussures que la femme qui l’a engagée, cette pingre de Delmotte, et Garin a proposé à Pierre de reprendre la série « Zagor », celle-là même que Pierre ne peut décidément plus voir en peinture ! Bref, il est vraiment temps que l’année se termine ! Pour se changer les idées, les Faldérault décident de fêter Noël au soleil ! Néanmoins, toute la petite famille ne sera pas de la partie puisque Julie-Jolie reste à la maison pour préparer ses examens. Ce n’est pas non plus du goût de Louis qui avait prévu d’assister au concert de Pink Floyd à Londres et dont les plans sont bouleversés à la dernière seconde. Les voilà donc partis pour des vacances qui s’annoncent mouvementées… surtout lorsque Louis décide de fuguer en cours de route…

Auteurs : Zidrou (Benoît Drousie) est né en 1962 à Bruxelles. D’abord instituteur, il se lance au début des années 1990 dans l’écriture de livres et de chansons pour enfants. En 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L’Elève Ducobu. Sa carrière de scénariste de bande dessinée est lancée ! Il signe de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, assure la reprise de La Ribambelle. Il est également l’auteur des plus réalistes, mais non moins sensibles, La Peau de l’ours, Lydie, Folies Bergères, La Mondaine, Les 3 Fruits. En 2015, Zidrou revient en force avec trois nouveaux albums : en août Le Bouffon avec Francis Porcel, en septembre, une nouvelle série familiale, Les Beaux Etés avec Jordi et en octobre, en duo avec P. Berthet, un polar dans les régions reculées de l’Australie, « Crime qui est le tien ». Pour 2016, l’auteur continue d’écrire les souvenirs de vacances de la famille Faldéraut dans « Les Beaux Étés » et proclame la fin de Venise dans « Marina ».

Jordi Lafebre est né en 1979 à Barcelone, où il étudie la bande dessinée et les beaux-arts avant d’effectuer ses premiers pas de dessinateur en 2001. Il est publié dans plusieurs magazines espagnols, notamment dans la revue pour la jeunesse Mister K, dans laquelle il signe El munda de judy (« le monde de Judy») en collaboration avec le scénariste Toni Front. Sa rencontre avec Zidrou est décisive: après quelques dessins dans l’hebdomadaire Spirou, il participe à un ouvrage collectif écrit par le scénariste de Ducobu, La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien, puis en 2010, il cosigne avec lui un album remarqué, Lydie. En 2014, toujours avec Zidrou, il sort La Mondaine, et continue sur sa lancée, en 2015, avec une nouvelle série Les Beaux Étés qui sortira en septembre. En 2016, le tome 2 des Beaux Étés sortira en juin 2016.

Mon avis : (lu en décembre 2018)
Quelle plaisir de retrouver la famille Faldérault plus tôt que d’habitude ! Nous sommes en 1979 et en cette fin d’année où rien ne va plus côté travail, Pierre est pressenti pour reprendre la série « Zagor », Madeleine déteste son travail de vendeuse de chaussures, et comme l’été dernier leurs vacances en Bretagne se sont déroulées sous la pluie, c’est décidé, la famille part en vacances dans le sud de la France. Pour Louis, c’est la catastrophe, il avait tout prévu pour aller au concert de Pink Floyd à Londres…
Une lecture légère, divertissante, familiale sans oublier l’esprit de Noël, qui nous permet de remonter le temps en compagnie des Pink Floyd. J’adore cette série !

Extrait : (début de la BD)

p3  45

678

Déjà lu dans la série  :

108883254 Les beaux étés – 1 – Cap au Sud !

111573241  Les beaux étés – 2 – La Calanque

117361825 Les Beaux Étés – tome 3 – Mam’zelle Estérel

les beaux étés Les Beaux Étés – tome 4 – Le repos des guerriers

La vraie vie – Adeline Dieudonné

71p2FeHYtpL L’Iconoclaste – août 2018 – 265 pages

Quatrième de couverture :
Le Démo est un lotissement comme les autres. Ou presque. Les pavillons s alignent comme  des pierres tombales. Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et  celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère, est transparente,  amibe craintive, soumise à ses humeurs.
Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l arrivée du marchand de glace. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.

Auteur : Adeline Dieudonné est une femme de lettres belge. En 2018, elle publie un premier roman remarqué, « La vraie vie », qui remporte le Prix Première Plume 2018, le Prix du roman Fnac 2018 et le prestigieux prix Victor Rossel 2018.
Elle habite à Bruxelles.

Mon avis : (lu en décembre 2018)
Ce roman commence comme un conte étrange, poétique parce que la narratrice est une petite fille et cruel car la famille est toxique… Puis cela devient un thriller psychologique terrifiant.
La fillette et son petit frère sont unis par une complicité sans faille. C’est essentiel, car ils ne peuvent trouver aucune aide dans leur famille, le père étant violent, obsédé par la chasse et la mère quasi inexistante face à la tyrannie de son mari. 
Lorsque l’histoire commence, l’héroïne est âgée de 10 ans et son petit frère a 6 ans. Ils sont tous les deux témoins d’un accident violent et le choc transforme le petit frère qui perd sa voix, son sourire et son insouciance. La fillette va alors tout tenter pour retrouver le sourire de ce petit frère qu’elle aime tant.
L’héroïne se réfugie dans les sciences pour essayer de retrouver « La vraie vie », celle d’avant le drame.
Ce premier roman d’Adeline Dieudonné est un coup de poing en plein cœur. 
Un livre qu’on ne peut pas lâcher et que l’on lit d’une traite. C’est bouleversant, haletant, passionnant et terrible à la fois. 

Extrait : (début du livre)
À la maison, il y avait quatre chambres. La mienne, celle de mon petit frère Gilles, celle de mes parents et celle des cadavres.
Des daguets, des sangliers, des cerfs. Et puis des têtes d’antilopes, de toutes les sortes et de toutes les tailles, springboks, impalas, gnous, oryx, kobus… Quelques zèbres amputés du corps. Sur une estrade, un lion entier, les crocs serrés autour du cou d’une petite gazelle.
Et dans un coin, il y avait la hyène.
Tout empaillée qu’elle était, elle vivait, j’en étais certaine, et elle se délectait de l’effroi qu’elle provoquait dans chaque regard qui rencontrait le sien. Aux murs, dans des cadres, mon père posait, fier, son fusil à la main, sur des animaux morts. Il avait toujours la même pose, un pied sur la bête, un poing sur la hanche et l’autre main qui brandissait l’arme en signe de victoire, ce qui le faisait davantage ressembler à un milicien rebelle shooté à l’adrénaline du génocide qu’à un père de famille.
La pièce maîtresse de sa collection, sa plus grande fierté, c’était une défense d’éléphant. Un soir, je l’avais entendu raconter à ma mère que ce qui avait été le plus difficile, ça n’avait pas été de tuer l’éléphant. Non. Tuer la bête était aussi simple que d’abattre une vache dans un couloir de métro. La vraie difficulté avait consisté à entrer en contact avec les braconniers et à échapper à la surveillance des gardes-chasse. Et puis prélever les défenses sur la carcasse encore chaude. C’était une sacrée boucherie. Tout ça lui avait coûté une petite fortune. Je crois que c’est pour ça qu’il était si fier de son trophée. C’était tellement cher de tuer un éléphant qu’il avait dû partager les frais avec un autre type. Ils étaient repartis chacun avec une défense.
Moi, j’aimais bien caresser l’ivoire. C’était doux et grand. Mais je devais le faire en cachette de mon père. Il nous interdisait d’entrer dans la chambre des cadavres.

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Dent d’ours – tome 6 – Silbervogel – Yann et Henriet

81XzJ0syojL Dupuis – septembre 2018 – 64 pages

Quatrième de couverture :
La destruction de New York est imminente. Plus déterminée que jamais, en dépit de ses récentes découvertes sur les traitements infligés aux Juifs par ses compatriotes nazis, Hanna se dit prête à voler aux commandes du Silbervogel, le tout dernier bombardier issu des hangars allemands. Cette merveille de technologie larguera la bombe atomique sur la Grosse Pomme, telle une vengeance secrète à laquelle personne n’aurait pu se préparer.
Pendant ce temps, les soldats de l’O.S.S. rencontrent les représentants de l’armée de libération polonaise et de la résistance polonaise communiste. Leur objectif ? Saboter le Silbervogel avant qu’il ne soit trop tard, grâce à l’aide d’un scientifique infiltré dans la base ennemie. Une mission des plus périlleuses, d’autant plus qu’encore deux mille Juifs sont retenus prisonniers dans ses sous-sols.

Auteurs : Yann Lepennetier, dit Balac ou Yann, est un auteur de BD. 
Après ses débuts dans la publicité et l’architecture, ce Marseillais s’est lancé dans la bande dessinée en 1974 en dessinant pour Spirou à Bruxelles où il habite désormais. 
Remercié par le journal pour dessins irrévérencieux, il avait noué des liens forts de franche camaraderie avec Conrad avec qui il a notamment réalisé les Innommables en 1980 et lancé la Tigresse blanche en 2005. 
Ses premiers scénarios l’avaient conduit dans l’univers de Franquin avec le Marsupilami en 1989 et de Gosciny avec Lucky Luke sans oublier son one-shot sur une aventure de de Spirou.
Il écrit depuis pour de nombreux dessinateurs comme Berthet (Pin Up, Yoni, les exploits de Poison Ivy), Simon Léturgie (Spoon White), Félix Meynet (les Eternels) avec ou encore Herval (Tiffany), René Hausman (Les Trois cheveux blancs, Le Prince des écureuils), Yslaire (Sambre), Joël Parnotte (Le Sang des Porphyre).
Sa production est très diversifiée, avec des séries humoristiques, voire la reprise de classique (Le Marsupilami, avec Batem, Lucky Luke, avec Morris, Kid Lucky avec Conrad (sous le pseudonyme commun Pearce) et Jean Léturgie). 
Sa série Narvalo dessinée par Erik Juszezak devrait voit son épilogue en 2008 avec un second tome en plus de 54 planches. Le Sang des Porphyres est prévu en 4 albums dont 2 sont parus. Son actualité est par nature riche. En 2008 il a sorti le 2ème tome de Tiffany et le 3ème des exploits de Poison Ivy.

Né le 15 février 1973, Alain Henriet nourrit dès son plus jeune âge ses appétits bédéphiles dans les Stranges qu’il achetait en occasion sur les marchés, mais également dans Mickey Magazine, puis dans diverses séries de chez Dupuis. Il s’inscrit à l’académie des beaux-arts de Liège. Ses premières publications arriveront à cette époque, il participera à l’aventure du magazine  »Brazil » dans les trois numéros existants. 
À la même époque, toujours à l’académie de Liège, Alain gagne un concours de BD organisé par le journal de Spirou (deux planches publiées dans le numéro 3044), il se retrouve à jongler dans sa dernière année d’études entre la rédaction du journal (où il était en stage) et l’école. De là naîtront ses premières planches dans le journal de Spirou. 
En 1998, Alain est engagé à la rédaction de Spirou magazine comme correcteur et maquettiste. Il y travaille toujours, mais uniquement le mardi. C’est lors d’un festival qu’il rencontre Olivier Vatine. Celui-ci préfère la première version d’Une pizza à l’oeil à leur projet de S.F. Le soir même, ils décident de relancer la machine du tueur aux péripéties humoristiques. De là suivra la trilogie « John Doe « aux éditions Delcourt. La série finie, les protagonistes décident de prendre chacun leur envol. 
À cette même époque, Olivier Vatine cherchait un dessinateur pour la série « Golden Cup ». Fort de leur collaboration sur John Doe, celui-ci propose la série à Alain. De là suivra la collaboration avec le scénariste Daniel Pecqueur et, par la suite, la rencontre avec Manchu (grand spécialiste de science fiction) pour les designs très réalistes des véhicules. 
Alain signera également avec les éditions Dupuis pour un album : « Pandora Box ».
Aujourd’hui, il collabore avec Yann pour la série » Dent d’Ours » aux éditions Dupuis.

Mon avis : (lu en décembre 2018)
Hanna s’est portée volontaire pour piloter l’engin qui a pour objectif de détruire New York. Les partisans polonais de l’OSS vont tout faire pour empêcher le Silbervogel de prendre son envol. Max, Hanna et Werner vont-ils se enfin se retrouver ?
Voilà enfin, le dernier épisode de cette série. Pour ma part, mon attrait pour cette série s’est éteint à la fin du 3ème tome. J’ai continué à lire la série par habitude et pour les superbes dessins. Ce dernier épisode tient la route…

Extrait : (début de la BD)

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Déjà lu de la même série :

92014366 Dent d’ours – tome 1 : Max  9782800160078_1_75 Dent d’ours – tome 2 : Hannah

105621445 Dent d’ours – tome 3 : Werner

112367181 Dent d’ours – tome 4 – Amerika bomber

81E2rZnx5dL Dent d’ours – tome 5 – Eva

Passage des ombres – Arnaldur Indridason

Lu en partenariat avec Audiolib

9782367627595-001-T Audiolib – octobre 2018 – 8h27 – Lu par Philippe Résimont

traduit de l’islandais par Eric Boury

Titre original : Skuggasund, 2013

Quatrième de couverture :
Un vieil homme solitaire est retrouvé mort dans son lit. Il semble avoir été étouffé sous son oreiller. Dans ses tiroirs, des coupures de presse sur la découverte du corps d’une jeune couturière dans le passage des Ombres en 1944, pendant l’occupation américaine. Pourquoi cet ancien crime refait-il surface après tout ce temps ? La police a-t-elle arrêté un innocent ? Soixante ans plus tard, l’ex-inspecteur Konrad décide de mener une double enquête. Jumeau littéraire d’Erlendur, il a grandi en ville, dans ce quartier des Ombres si mal famé, avec un père escroc, vraie brute et faux spirite. Il découvre que l’Islande de la « situation » n’est pas tendre avec les jeunes filles, trompées, abusées, abandonnées, à qui on souffle parfois, une fois l’affaire consommée, « Tu diras que c’était les elfes ».
Un polar prenant qui mêle avec brio deux époques et deux enquêtes dans un vertigineux jeu de miroirs. Où l’on découvre que les elfes n’ont peut-être pas tous les torts et que les fééries islandaises ont bon dos…

Auteur : Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en Histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l’auteur de romans noirs couronnés de nombreux prix prestigieux, publiés dans trente-sept pays.

Lecteur : Philippe Résimont brûle les planches depuis plus de vingt ans dans des registres très différents (Cyrano de Bergerac, Le Misanthrope, Ladies Night, Littoral). Il participe également à quelques aventures cinématographiques (Les convoyeurs attendent, Maternelle, Une nuit).

Mon avis : (écouté en novembre 2018)
J’ai accepté de recevoir ce livre audio pour l’épisode 3 de la Trilogie des Ombres sans avoir lu les deux épisodes précédents… Cela ne m’a pas gênée dans ma lecture.
De nos jours, un vieux monsieur est retrouvé mort dans son lit. Lors de l’autopsie le médecin constate que la mort n’est pas naturelle et que l’homme a été étouffé avec un oreiller. La police est surpris également de trouver dans l’appartement, des vieux articles de presse concernant le meurtre d’une jeune fille, en 1944.

Konrad, policier en retraite, va mener cette double enquête concernant des faits ayant eu lieu avec près de soixante-dix ans d’écart.
En 1944, les troupes américaines sont installées en Islande. Le corps d’une jeune fille, Rosamunda, a été trouvé derrière le Théâtre National à Reykjavik.
Les deux enquêteurs Flovent et Thorson, vont assez rapidement trouver un coupable idéal pour ce meurtre. Et pourtant, cette enquête leur laissera un goût d’inachevée…
La grande Histoire et l’histoire intime de l’Islande se mêle adroitement, on découvre la condition féminine de l’époque, ce pays à la situation stratégique occupée par les Américains sans oublier les croyances et les légendes populaires islandaises…
Cela m’a donnée vraiment envie de découvrir les deux premiers tomes de la Trilogie !
Merci Pauline et Audiolib pour cette belle découverte.

Extrait : (début du livre)
Les policiers firent venir un serrurier plutôt que de défoncer la porte. Quelques minutes de plus ou de moins ne changeaient pas grand-chose.
Au lieu d’appeler la Centrale d’urgence, la voisine s’était directement adressée au commissariat principal. Le standard l’avait mise en relation avec un policier à qui elle avait expliqué qu’elle n’avait pas vu l’homme qui occupait le logement à côté de chez elle depuis plusieurs jours.
– Il passe parfois chez moi quand il revient de faire ses courses. Normalement, je l’entends marcher dans son appartement et je le vois de ma fenêtre quand il descend au magasin. Et là, je ne l’ai ni vu ni entendu depuis un moment.
– Il est peut-être parti en voyage ?
– En voyage ? Il ne quitte jamais Reykjavík.
– Et qui vous dit qu’il n’est pas allé dans sa famille ou chez des amis ?
– Je ne crois pas qu’il ait beaucoup d’amis, et il ne m’a jamais parlé de sa famille.
– Quel âge a-t-il ?
– Plus de quatre-vingt-dix ans, mais il est robuste et complètement autonome.
– On a pu l’hospitaliser ?
– Non… je m’en serais rendu compte. Je suis sa voisine.
– Il est peut-être parti en maison de retraite. À son âge…
– Je… Vous avez de ces questions ! Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Tout le monde n’a pas envie d’aller en maison de retraite. Et il est en très bonne santé.
– Merci de nous avoir prévenus, je vous envoie quelqu’un.
Les deux policiers patientaient devant la porte du vieil homme en compagnie de sa voisine Birgitta. Le premier avait une énorme bedaine et le second, beaucoup plus jeune, était si maigre qu’il flottait dans son uniforme. Tous deux formaient un couple un peu comique. Plus expérimenté, le plus âgé avait souvent dû faire appel à un serrurier pour pénétrer chez des gens. La police devait régulièrement s’assurer que tout allait bien chez des gens qui n’avaient pas de famille et avaient échappé à la vigilance des services sociaux. Omar, le serrurier, cousin du policier obèse, ouvrait les portes en un tournemain.
Ils se donnèrent l’accolade quand ce dernier arriva. Omar força sans difficulté la serrure.

voisinsvoisines2_2018Islande

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