La vie comme une image – Jocelyne Saucier

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Bibliothèque Québécoise – octobre 2014 – 93 pages

XYZ éditions – janvier 1996 – 104 pages

Quatrième de couverture :
La vie comme une image: une mère parfaite, une petite fille modèle, un père gentil, l’observance stricte des règles de la bienséance. Rien, en apparence, pour donner matière à un roman. Et pourtant… De cette vie réglée comme du papier à musique s’échappent de désagréables et persistantes odeurs. Le mur du silence qui l’enveloppe se lézarde et laisse entrevoir que ce soi-disant éden, tout entier édifié sur le mensonge, engendre une souffrance qui conduira au meurtre.

Auteur : Jocelyne Saucier est romancière. Son domaine est l’imaginaire. Son premier roman, La vie comme une image, finaliste au Prix du Gouverneur général, raconte un meurtre invisible sur un ton intimiste. Les héritiers de la mine, finaliste au prix France-Québec Philippe-Rossillon, est un suspense psychologique. Jeanne sur les routes, finaliste au Prix du Gouverneur général et au prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec, est une histoire d’amour impossible sur fond de Babel communiste. Dans ce quatrième roman, la romancière se fait conteuse.

Mon avis : (lu en novembre 2018)
Voilà un court roman surprenant dès les premières pages et dont je ne sais quoi penser…
Je l’avais acheté, il y a deux ans au Festival America de Vincennes, au stand de La Librairie du Québec, et je ne l’avais pas encore lu… Les premières pages sont plutôt déstabilisantes et peu engageantes… Il est question de souvenirs d’enfance et en particulier d’odeur de menstruations… (contrairement à mon habitude, je me suis refusée à mettre ces premières pages comme extrait du livre…) La narratrice a alors quatre ans, elle évoque ainsi, le comportement de sa mère et la complicité mère-fille qui va naître autour du sujet. L’histoire se passe dans les années 50, la famille semble parfaite : un mari attentionné auprès de sa femme et de sa fille, une petite fille modèle, sage et bien élevée, une mère parfaite épouse. Une vie bien rangée pour chacun. Le couple parentale se sépare et à force de non-dits, de mensonges, de faire attention aux apparences, la fille officialise la séparation de ses parents seulement trois ans après… La révélation de cette vérité connue de tous met en colère la mère qui pendant quelques temps en voudra à sa fille…
J’ai eu du mal à lire cette histoire, parce que cela parle d’une autre époque, ces histoires de non-dits dans les familles me dérangent… parce que j’avais tellement aimé « Il pleuvait des oiseaux ».

Extrait : (page 43)
Il y avait déjà trois ans que mon père était parti quand j’ai appris qu’il nous avait quittées. J’admire le courage de ma mère, j’admire sa force morale et tout ce qu’il a fallu de cran et d’ingéniosité pour continuer à mener la maison et à entretenir la présence de mon père comme si elle croyait vraiment ce qu’elle me disait, qu’il avait été muté à un autre poste et puis à un autre, dans une autre ville, toujours plus loin, qu’on n’y pouvait rien, le travail d’un homme exige parfois des sacrifices de la part de sa famille. Je me demande combien de temps elle aurait tenu si je ne lui avais pas dit un jour que je savais.
Mes parents ont toujours eu des relations harmonieuses. Je n’avais aucune raison de m’inquiéter lorsqu’elle m’annonça, à mon retour de l’école, qu’on l’avait envoyé dans le Nord pour remplacer un employé qui avait eu un grave accident d’automobile. « Tu connais papa, toujours prêt à aider, et puis c’est une promotion, il sera l’assistant du maître de poste là-bas. » Il en avait pour trois mois dans le Nord, le pauvre homme ayant eu un poumon perforé par une côte.

Déjà lu du même auteur :

il pleuvait des oiseaux - Copie Il pleuvait des oiseaux  les-héritiers-de-la-mine Les Héritiers de la mine

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5 réflexions sur “La vie comme une image – Jocelyne Saucier

  1. J’ai adoré « Il pleuvait des oiseaux » moi aussi.
    Je me souviens d’avoir été également dérangée par le premier chapitre. Sinon, j’ai le souvenir d’un récit presque onirique et d’un roman intimiste et feutré, original.

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  2. je ne suis pas certaine savoir bien compris ce passage : . Le couple parentale se sépare et à force de non-dits, de mensonges, de faire attention aux apparences, la fille officialise la séparation de ses parents seulement trois ans après…
    C’est comme si le couple était séparé mais que l’épouse ne le savait pas?

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