Les belles vies – Benoît Minville

71UUNJh7RmL Éditions Sarbacane – octobre 2016 – 231 pages

Quatrième de couverture :
Vasco et Djib, deux banlieusards inséparables, sont envoyés pour un été en pension au coeur de la Nièvre… Un choc des cultures, des personnages flamboyants : la vie belle, les belles vies.

Auteur : Benoît Minville est né en 1978 à Paris et vit à Sartrouville (Yvelines). Il doit à sa mère libraire de lui avoir inoculé le doux virus : il est entré en librairie pour un été et y est toujours, treize ans plus tard. Il publie trois romans jeunesses, Je suis sa fille (2013), Les Géants (2014), Les belles vies (2016) et un roman noir adultes Rural noir (2016).

Mon avis : (lu en mai 2018)
Vasco et Djib sont deux adolescents turbulents qui vivent en banlieue parisienne. Ils se connaissent depuis toujours. Après une bagarre qui a fini au poste de police, pour les punir et les faire réfléchir, leurs parents décident de les envoyer passer l’été à la campagne, au cœur de la Nièvre chez Tonton et Tata. Tonton et Tata (Albert et Marie Favre) ont 80 et 60 ans, ils consacrent leur temps à huit enfants de 6 à 17 ans que leur a confié la Ddass.
Le temps d’un été, Vasco et Djib vont être dépaysés, découvrir la vie en communauté, la nature et ses plaisirs simples, les balades en vélo, les baignades dans le lac, les parties de foot, ramasser les œufs du poulaillers, fabriquer le pain quotidien… Les deux ados vont découvrir la tolérance, l’entraide, et leurs premiers émois amoureux.
Cette histoire est écrite avec humour et beaucoup d’émotions, les enfants de Tata et Tonton : Dylan, Chloé, Jessica, Gaëtan, Gwen, Kamel, Farah et Sirine  sont attachants et Vasco et Djib comprennent très vite la chance qu’ils ont d’avoir des parents aimants…
Un été inoubliable, dans une grande maison remplie de bonne humeur qui aura fait grandir nos deux grands adolescents.
Un très beau roman sur la fin de l’adolescence, l’amitié, les premiers amours. Un livre qui fait du bien.

Extrait : (début du livre)
Vasco et Djib se demandent si ça ne va pas être plus grave qu’ils ne le pensaient.

Fesses vissées sur son banc, les mains dans les poches de son jean, Vasco tente de se vider la tête en suivant le parcours d’une araignée sur le mur blanc blindé d’affiches de prévention. Djib a la trouille au ventre ; il n’a qu’à fermer les yeux et ceux de sa mère apparaissent, la nausée n’est pas loin.
Un policier passe devant eux. Les bras chargés de paperasse, il rentre dans le bureau d’à côté.
Le commissariat est calme. Vasco glisse ses mains dans ses cheveux gavés au Pento et tente un coup d’œil à son meilleur pote, son frère de cœur… Djib se contente de hausser les épaules. Le silence est interminable, interrompu parfois par des bruits de doigts sur des claviers, des éclats de voix, une machine à café qui vrombit.
Un autre agent arrive — il marche d’un pas décidé, suivi d’une vieille dame qui peine à tenir la distance. Vasco s’attarde sur le bandage qu’elle porte au front, soupire et se penche vers Djib.
— Tu vas la rappeler, Samia ?
— Je t’ai dit d’oublier mon nom.
— Putain, je t’ai dit que j’étais désolé !… Tu crois que je m’en veux pas ?
— Me soûle pas, Vasco.
Du fond de sa colère, Djib ne comprend toujours pas comment tout ça a pu déraper si vite.

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